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<title>Sharko - diary</title>
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	<title>Coupe Extravertif (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, je n'écris plus, je sais, je sais. Ai-je perdu le goût Boubou? Qu'on me donne l'envie, l'envie d'avoir envie? Cher journal, à l'heure de Twitter/Facebook blabla, qu'il est difficile d'aller aussi vite avec toi, vieille charrue avant les boeufs.<br>Exemple, poil de bique qui pue du cul: si j'ai une idée... et bien le temps que je la formule ici-même, elle est déjà publiée/relayée par un autre sur Facebook. Tu vois ce que j'veux dire?<br>Je prends également conscience que la création de pas toi occupe beaucoup ma tête; le processus musical est rébarbatif donc insignifiant donc peu sexy donc quoi pour le moment?<br>(Un aparté concernant Twitter qui n'a rien à voir: vous arrive t-il de suivre des tweets de journalistes connus? Hallucinant le nombre de fautes de frappe et d'orthographe. Hallucinant. Et je passe sur les accents et la syntaxe à la hache et les phrases sans queue ni tête. "Mauvaise presse". Fin de l'aparté merci.)<br><br>Je prépare de nouvelles chansons avec Peter Crosbie. Comme il est australien, je le console de l'horrible raclée prise par les siens devant les allemands en Coupe du Monde. On s'amuse beaucoup. On rencontre des gens. On mange du chocolat. Entre deux accords de guitare, je lui souffle: "4-0 quand même, c'est dur!". Entre deux prises de piano, je lui lance: "Sur le troisième but, votre gardien, il était vraiment à la rue hein!". Haha, qu'est-ce qu'on rit.<br>Car oui, cher journal, c'est la Coupe du Monde! Aaaaah c'est cool! LA COUPE DU MONDE! Et la Coupe du Monde, c'est quoi?<br>Ben à la base, c'est le rêve!<br>C'est le soleil, les journées qui se terminent tard, avec des belles lumières sur le terrain, de belles images à la télé, de belles ambiances. Des joueurs qui offrent leurs visages émaciés à la sueur, à la chaleur, aux supporters torse-nus, aux filles à moitié à poil, à ce festival de drapeaux et de couleurs! L'été! La coupe du monde, quoi!<br>Et alors? Ben non... Non. Vraiment non. Cette année, non.</p><p>Cette année, la Coupe du Monde, c'est:<br>- les cages à miel qui bourdonnent dans la télé, l'impression qu'à chaque match le voisin du dessus passe la tondeuse à gazon en pétant dans un didgeridoo de trois tonnes; ces horribles yuyuzous là, c'est insupportable.<br>- les brésiliens avec des écharpes et le nez qui coule, Kaka qui joue avec des gants laine. J'te jure.<br>- les supporters qui boivent des soupes chaudes avec des moon-boots.<br>- la nuit qui tombe à 17h, l'anti-gel, la stalactique dans la lucarne des goals qu'il faut briser à la mi-temps...<br>MAIS C'EST QUOI CETTE COUPE DE MERDE? Oooh!<br><br>Et enfin, par ailleurs, cher journal. Beaucoup de réactions (souvent fortes) sur "Extravertif" (à voir sur vimeo.com) qui fût un bonheur intégral à tourner, à VIVRE et à traverser comme on traverse la table des desserts un soir de mariage réussi. Succulent. La vie à pleines dents. Intense. "Bouleversifiant". J'ose un merci solennel à la Massy et son acolyte avec ses cheveux à la Justin Bieber, Brice. Si demain je n'étais plus de ce monde... sachez que ce film est totalement et authentiquement la partie de moi la plus moi dans l'ode à la joie, l'enthousiasme et la conjonction Uranus-Jupiter en Maison 9. Il y a des parties de moi tellement plus laides, merci aux Wafs de ne pas avoir tout dévoilé. Ils m'ont rendu sympathique, ce que je suis, mais pas à ce point. Haha.<br><br>Une pensée, en ce premier post depuis sa disparition, à Denis Wielemans et aux siens. "Denis aimait la vie. Faisons de même."<br><br><br><br></p>


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	<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Foot, bières et chips. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p><p>Cette année, cher journal, c'est la Coupe du Monde de foot! Wouééééé!<br>Il m'a été raconté cette anecdote truculente; à Werchter (et probablement dans tous les festivals du monde) certains groupes demandent un téléviseur installé sur scène avec un canal qui retransmet le match du jour. Fabuleux.<br>J'avais entendu cette histoire avec The Cure en 1990 mais là, c'est carrément écrit dans les riders/exigences techniques des groupes. Ce qui me permet de résumer en deux mots les coupes du monde depuis ma naissance.<br>Donc:<br>1974: Molle. Dommage pour les oranges.<br>1978: Puante. Le 6-0 argentin, quel sketch.<br>1982: Roi Soleil à l'ombre. Bataille de Verdun en demi. Italie avec élégance.<br>1986: La main et les pieds de Maradona. Les Belges la nuit.<br>1990: Puante. Une finale de la puta.<br>1994: Roi Soleil is back. Les stades moches.<br>1998: Gloria Gaynor.<br>2002: Asie. Roi Soleil ENCORE.<br>2006: Le parcours des français. Coup d'boule.</p><p>
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	<pubDate>Sat, 29 May 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Avatar (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, ai enfin été voir "Avatar" en 3-D et c'était magique. Depuis quelques mois, je me demandais: "Ca fait mal les lunettes 3-D? Ca glisse sur le nez? Ca laisse des marques? On a des vertiges après? Est-ce qu'après une séance, tout paraît plat?". Que nenni, c'était fantastique.<br>Et le film me demanderas-tu cher journal? Ah oui. Et bien quelques scènes à la grosse ficelle ici et là; la chef scientifique ô si proche de la nature qui s'extrait de son cocon pour exiger sa cigarette comme un bon gros mécanicien sorti d'un film des années 50: "Où qu'elle est ma cigarette?".<br>Et aussi, si moi j'avais fusionné avec mon avatar pour la première fois, je crois que j'aurais regardé tout de suite la taille de mon sexe tout nouveau tout bleu. Mais je chicane, je chipote, le film est merveilleux.<br>Une fois sorti de la salle, la tête remplie de sons et d'images aussi riches, je me suis dit que James Cameron avait placé la barre très haut. Et que ça allait être difficile d'aller voir "Camping 2" sans pleurer ou tomber en dépression.<br>Une fois rentré chez moi, comme j'étais un peu déphasé et la tête encore dans le film, j'ai attrapé la queue du chat du voisin pour la joindre à la mienne pour voir si on avait une connexion Na'vi et si je pouvais monter sur sa tête. GHHHHHHHI!<br><br><br><br>]]></description>
	<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Jean-Marie (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, l'autre jour sur mon répondeur, à ma grande surprise, un message d'un inconnu qui se trompait d'interlocuteur:<br>- "Ouais Jean-Marie, c'est Christian ici hein. Dis, pas de problème pour nous, on t'a gardé 400 grammes comme tu voulais. Pas de soucis hein. Demande le sachet au grand-père, il sait où c'est, avant 8h ce soir si c'est possible hein. Parce que bon... Allez, bon, salut hein, ciao, merci."<br><br>Comme je m'ennuyais et que j'avais l'esprit malice... J'ai donc rappelé ce Christian et quand il a décroché, je lui ai dit: "Ouais salut Christian, c'est Jean-Marie. Merci beaucoup pour ton message hein et merci pour les 400 grammes. 20h c'est un peu juste pour moi... Je peux passer plus tard?".<br>Et là, il a eu cette phrase d'anthologie: "Jean-Marie, je ne reconnais pas ta voix."<br><br><br><br></p>
]]></description>
	<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Belzik Didier (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>L'autre soir, Bel'zik festival, gros festival, belle infrastructure, catering riche, Olivia Ruiz, belle organisation, cool.<br>Après le concert, nous venons de sortir de scène, j'ai la sueur lasse, une attachée de presse arrive et délicatement me dit: "Excusez-moi... Didier Reynders est dans la loge, il souhaite faire une photo avec vous pour le journal "La Meuse", c'est possible?".<br>Aïe. Bigre. Cher journal. Comment dire non? Comment dire non sans me choper un contrôle fiscal dès demain? Comment dire... je ne fais pas de politique? Comment dire... mon slip est trempé de sueur? Et d'abord, comment même imaginer que notre image va lui servir à... quoi donc? Pourquoi il demande pas d'abord de nous rencontrer? Sans penser photo-photo? Didier Reynders, il connait Sharko? Il aime? Il kiffe?<br>Bref. Malaise devant... erm... une légère récupération opportuniste? (Sans prétention hein; on est pas U2 ni David Guetta, j'ai dit "légère". Mais un peu opportuniste quand même, hein oui?)<br>Ai d'abord tenté ceci: "DJ Renders? C'est le DJ qui met les disques juste après maintenant? Pourquoi un DJ voudrait-il une photo avec nous?". Ouf, des pincettes, des pincettes.<br>(Ai dit non.)</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p></p>

]]></description>
	<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Fleurus (pardon Léonie) (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 11.0px Lucida Grande"></p><p>Cher journal, concert solo acoustique l'autre soir à Fleurus. "La Bonne Source": salle neuve et agréable. Peintures fraîches, toilettes propres, jolie architecture et bel escalier en bois. Mais ouf j'ai eu dur hein, ouh la la... au moins les vingt premières minutes. Parce qu'il y avait des enfants? J'en ai compté neuf. Il y en avait peut-être plus.<br><br>Les enfants, n'est-ce pas, ils ne tiennent pas en place, c'est bon à savoir. Pendant les deux premières chansons, aaaaaaaah les voir sages sur leur petite chaise au premier rang, observant le monsieur qui chante, refoulant leur irrépressible envie de visiter champêtre, c'est mimi mais très éphémère. Car oui, cher journal, en effet, très vite, et comment leur en vouloir, ils se lèvent, tentent des approches, se tortillent au plus près, de plus en plus près, et finissent ou sur scène ou tout au moins au pied du micro du monsieur qui chante. Un petit garçon jouait bonhomme. Un autre apprenait à sa petite soeur à faire des photos. Ces petites voix à mes pieds ("Maman, le monsieur qui chante, il a des cheveux blancs, il est vieux?") et ces petits rires aux moments délicats.<br>Tout ça et tout ça et tout ça pendant que j'exerçais mes neurones à ce dur exercice qu'est la concentration à mon âge, l'immersion cérébrale pour mieux rendre l'émotion, blabla, aïe.<br><br>J'ai donc traversé les vingt premières minutes comme un zombie, oubliant les accords, les paroles, j'étais en garderie ou à la maternelle, dans les bulles à Ikéa ou sur le toboggan du Center Park, je ne sais plus, j'étais perdu. Je m'en suis excusé et transparent, ai expliqué la situation cocasse au public. J'ai chambré les parents: "Alors, petit garçon, Papa/Maman n'ont pas trouvé de baby-sitter pour la soirée? Hihi." (sorry hein les parents) et j'ai même chambré les enfants (pardon, pardon, pardon Léonie, petite Léonie et ses petites lunettes qui mettait fort son doigt dans son nez et à qui j'ai osé dire: "Tu veux mon doigt?").<br><br>Et enfin, oui, cher journal, après cet aveu, le public a compris. Ils ont compris! Et leur indulgence de me donner des ailes... Oui! C'est la vie! C'est comme ça! C'est familial, c'est dimanche avec la tarte de Tatie et les enfants qui mettent le feu au chat! C'est le patriache qui râle, c'est la petite cousine qui a bien grandi, c'est Tonton bourré limite lubrique, les rires et les chants. David, c'est la vie! Au diable les concerts avec le public hystérique, le gros son, les filles à poil dans les loges et le whisky à gogo. Jacques Martin ici! Bousculé, déstabilisé mais tellement plus en vie. Merci!<br><br><br><br><br></p><br><p></p><p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Verdana"></p>



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	<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Monsieur Cinema. Mo'nique. Up. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, mon anti-dépresseur, c'est youtube. Quand je vacille, je vais voir mes groupes préférés au monde, mes héros, mes scènes cultes et je m'oublie.<br>Il fait nuit et j'écris ces lignes nu comme un ver sauf pour les raquettes aux pieds et la peau de bison.<br>Attention Monsieur Cinéma ici.<br>Cher journal, j'aurais aimé écrire que j'ai adoré "Up In The Air" mais non. A glissé sur moi comme une petite brise. Sans rien décoiffer.<br>Ai pas encore vu "Avatar", je dois être le seul en Belgique à ne pas avoir vu cette histoire de Schtroumps modernes à la cool. En 3D. (C'est gênant les lunettes 3D pendant 2h40? Ca gratte? Est-ce vrai que ça donne la nausée? C'est vraiment bien?)<br>Ai vu "Serious Man", agh... J'aime les frères Cohen oui, mais bon... Un gag m'a fait beaucoup rire ceci dit; le frère un peu fou qui répond "Ouiiii?" à chaque fois que son nom est prononcé dans la maison. Fort ri.<br>Ai vu "Julie and Julia": j'ai adoré la partie "Julia" et détesté la partie "Julie".<br>Ai vu "Sherlock Holmes", été surpris; c'est très ludique.<br>Mais mon film de l'année, aaah celui-là, je l'ai vu aussi. Un film comme un coup de poing (qui tiendrait une massue) dans la gueule. Jamais vu une actrice (Mo'nique) donner une performance aussi cynique, violente, dure, vulgaire et féroce. J'ai vécu ça comme un match de boxe. Cette femme (Mo'nique) a plus de charisme que Mike Tyson. Cette femme (Mo'nique) m'a donné la chair de poule et la crête qui va avec. Ce film tient toute son ivresse et sa réalité crue grâce à cette femme (Mo'nique). J'aime cette femme et j'aime son prénom (Mo'nique). Ma mère s'appelle Monique.<br><br>Musique? On a joué à Aubenas. C'est loin, c'est tout ce que j'en dirais.<br>Je compose comme un fou furieux. J'ai de quoi remplir trois albums. Dommage que le marché s'effondre, j'aurais fait un double album.<br><br>Pour finir, cher journal, un aveu. Je ressemble à mon père, de plus en plus. Effrayant. Je voudrais que non mais si. J'ai l'âge qu'il avait quand je l'ai connu, c'est un cap...<br>Me rappelle ce film-là, "Là-Haut" quand le vieux papy veut se débarrasser de Kevin, il jette le chocolat, Kevin saute au loin pour rattraper le chocolat, du coup le papy en profite pour plonger dans les broussailles et s'enfuir. Il croit avoir fait le plus dur quand il a marché à travers monts et merveilles, il relève enfin la tête... et aperçoit la bête gueule à Kevin qui fait "Cuuah?".<br>Haha. Nos parents, c'est comme ça. On fait tout pour ne pas leur ressembler, et un jour, on entend "Cuuah?" devant son miroir un matin.</p><p><br><br><br></p>









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	<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Conversation sur la promotion de "Rise Up" de Sharko. Paris. France. 21 et 22 janvier. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>- "Alors le "Fou du Roi" sur France Inter, c'était comment?"<br>- "Ouais ben, sommes partis la veille au soir, avons dormi en périphérie de Paris pour éviter de se lever à 3h du mat' le jour même, faire la route de Bruxelles et se taper les embouteillages, devions être en effet à France Inter le matin à 8h30 pour les réglages son. Donc..."<br>- "Woaw, tu parles bien en plus d'être beau. Et l'hôtel?"<br>- "Hyper glauque haha, j'te jure: le mec manipule ta visa d'un air filou à la Dracula et quand tu rentres dans la chambre, t'as l'impression de visiter Guantanamo: un lit en alu, un tabouret et basta."<br>- "Ah... Et l'émission alors?"<br>- "Sur "Rise Up", Teuk a eu un problème technique fâcheux, dû au stress..."<br>- "Aaaah nervosité quand tu nous tiens!"<br>- "Ouais et dû aussi au zèle d'une stagiaire qui n'a pas voulu nous laisser rentrer sur le plateau plus tôt. Plus tard, juste avant qu'on ne joue la seconde chanson; "Live and let die" de Paul McCartney, tu sais l'ex-chanteur des Beatles, un chroniqueur de l'émission, Didier Porte, ben il a lâché un obus contre l'un des invités du jour, Jean-Claude Narcy de TF1. Aurait pu être rigolo, je parle de l'obus, s'il n'avait été teinté de mauvaise foi. L'intéressé s'est offusqué, à juste titre, et a demandé un droit de réponse. Le débat s'est envenimé. Ils ont tellement débordé de la conduite que nous avons cru passer à la trappe. Tu vois, tout ce trajet et le travail de répétition pour rien, je l'aurais mal vécu, tu vois? Mais non, Bern a repris un peu le pouvoir et il nous a annoncé: "Je vous coupe car revoici Sharko avec une reprise: "Two life and to or not to die." Haha."<br>- "Ouille. Il s'est un peu emmêlé avec le titre, non?"<br>- "Oui, un peu. Et Stéphane Bern, il ressemble à Teuk."<br>- "Oui, tu m'avais déjà dit. Et l'après-midi?"<br>- "Interview avec un magazine spécialisé en claviers et programmes informatiques de musique, un mensuel appelé "Keyboard Magazine". Quel bonheur de pouvoir parler technologie, technique, micros, effets, trucs et astuces de studio... Et tout ça pour en venir à dire tout le bien que je pensais de mon vieux Macintosh SE! Haha!"<br>- "Oui, haha, on rit toujours avec toi, t'es un chouette mec."<br>- "Ah?"<br>- "Et le soir?"<br>- "Longue interview en direct sur le Mouv', la radio française. L'animatrice, jolie, Laura, canadienne, dégageait une énergie nucléaire authentique. Et un enthousiasme naturel!"<br>- "Tu l'as pécho?"<br>- "Nan. Grand partage amusant cependant. Et elle m'a raconté hors-antenne des trucs très rigolo sur la petite soeur de Beyonce. Drôle."<br>- "Cool. Et le lendemain matin?"<br>- "Rendez-vous aux Champs-Elysées avec notre éditeur qui ne m'a vraiment pas rassuré quant à l'avenir de notre musique. Négatif. Très négatif."<br>- "Ouille..."<br>- "Ouais... Il mâchouillait son cigare aux deux bouts devant un Ice Tea Pêche tout plat et me conseillait: "Coco, le rock, il est mort. Ce qui reste aujourd'hui c'est le R'n'B. Les chinois, ils viennent juste de découvrir le R'n'B et le marché est immense, Coco. Je te laisse, je vois Pascal Nègre à midi et j'ai pas encore mon billet d'avion pour le MIDEM de Cannes. R'n'B Coco! R'n'B!"<br>- "Aïe. Et l'après-midi?"<br>- "Rendez-vous à Radio France (RFI) pour une longue et belle émission sur les musiques du monde. Session acoustique croisée avec une chanteuse venue d'Italie, Lucilla Galleazi. Voix sublime."<br>- "Tu l'as pécho?"<br>- "Nan. Mais sérieux, le producteur de l'émission voulait qu'on improvise un duo. Ai fait tourner trois accords et sa voix était... comment dire... magnifique. Vraiment. Magnifique. Elle pousse des chants de lutte politique italiens, mais des trucs très amusants hein, pas des trucs de bobos chiants, des trucs qui donnaient de l'énergie aux ouvriers, du coeur à l'ouvrage. Beaucoup de mots, beaucoup d'énergie. On a improvisé un truc, c'était très beau. Puis elle a chanté seule et j'étais presque ému aux larmes. Non, je te le dis franchement: j'étais ému aux larmes."<br>- "Han, quelle fiotte tu fais."<br>- "Ho! Elle m'a fait forte impression. M'a donné envie de revisiter le répertoire des traditions, mais j'sais pas comment faire."<br>- "Excuse-moi pour le mot "fiotte"."<br>- "C'est bon, c'est bon..."<br>- "Et l'émission et l'interview?"<br>- "La journaliste aux commandes, une femme rigolote, brillante, qui contre toute attente m'a parlé de mon père. J'ai été surpris. J'ai eu du mal à retenir mes larmes."<br>- "Quelle fiotte tu fais."<br>- "Mais ta gueule!"<br>- "Et elle passe quand cette émission sur RFI?"<br>- "Le 28 janvier."<br><br><br><br></p><div><br></div><p></p>
]]></description>
	<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Casque Alain Juppé (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je sors de chez le coiffeur. Je ressemble à Alain Juppé.<br><br><br><br><div><div><div><p></p></div></div>
</div>]]></description>
	<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Invictus (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Attention Monsieur Cinéma ici.<div>Ai sorti ma tête de la stéréo, ai vu "Invictus" et...</div><div>même si le poème cité dans le film est beau à pleurer,</div><div>même si la prothèse dentaire ajoutée à Morgan Freeman lui confère un charme inédit (m'a rappelé Zaza dans "Le Père Noël est une ordure", haha),</div><div>même si Matt Damon joue sobre et juste,</div><div>même si on y comprend rien mais alors rien du tout aux scènes de rugby;</div><div>ces longs passages éthérés et silencieux qui manquent bien sûr de tonus, d'urgence, de vertige, mais qui par défaut s'avèrent finalement oniriques,</div><div><div>même si le contexte géo-politique Afrique du Sud est ignoré,</div><div>même si, et je te jure que c'est vrai Boubou, il y a une chanson du grand Jojo dans la bande-son (je dis bien le Grand Jojo dans un film de Eastwood, oui. Ainsi peut-on lire dans les crédits: "Olé, olé, olé" AKA "Anderlecht Champion" written by Grand Jojo),</div></div><div>même si Clint Eastwood est un géant,</div><div>même s'il collectionne les films avec boulimie sans se poser de questions (je suis admiratif des gens qui ne se posent pas de questions),</div><div>et même si j'ai aimé certaines scènes,</div><div>tout de même,</div><div>ce film est un gros navet.<br><br><br><br></div>]]></description>
	<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Bonne année, Boubou (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, vaut mieux tard que JAMAIS: bonne année Boubou.<div>J'aurais voulu éviter la sempiternelle stérile liste de "l'album de l'année" blabla 2009 parce que ben, en fait... je n'ai pas aimé un album en entier cette année. J'te jure.</div><div><div>Mais bon... Allez.<br>Les anglo-saxons mettent en avant le Phoenix; j'aime beaucoup leur production, leurs arrangements et la fille de Francis Coppola, mais j'ai la sensation que le chanteur s'illustre avec les deux mêmes notes tout au long de l'album.<br>Ai adoré l'album de The Horrors: un disque hanté. Mais à consommer avec modération car ça joue quand même sur l'humeur ces choses-là.</div><div>Flaming Lips? Mmmouais.</div><div>The XX? Ouais, non. C'est comme Gossip, c'est bien mais ça ne me touche pas. </div><div>Dirty Projectors? Oui, oui, oui! Beaucoup aimé. Organique, inspiré mais sur la longueur, je... Comment dire?</div><div>Grizzli Bear? Un grand single.</div><div>Scarlett Johanson? Ouf... Uniquement le single, merci.</div><div>Yeah Yeah Yeahs; uniquement le clip, merci.</div><div>Muse? Uniquement la pochette, merci.</div><div>Ghinzu? Je souligne ici la qualité de l'étoffe et la force des 49 premières secondes du "Cold Love": massives et étranges, viscérales et menaçantes.</div><div><div><div>Et je termine par Lily Allen: j'aime sa bouille et mon oreille a souvent savouré "Fuck you".</div><div></div></div></div><div><br>Les français mettent en avant le Benjamin Biolay? Ah?</div><div>Pour ma part, j'ai apprécié le titre Prohibition ("Je suis vieille et je vous encule") de Brigitte Fontaine (si seulement c'était pas produit comme sorti de GarageBand...).</div><div>Brigitte Fontaine, Lilly Allen: même combat. A trois générations près.</div><div><br></div><div>Si je parle des autres, Boubou, je dois parler de nous.</div><div>Cette année 2009 a t-elle été une année de petites erreurs?</div><div>Stratégie inadaptée? Exigences trop marquées et déplacées?</div><div>Le doute comme un auto-collant de tuning sur une Fiat Punto? Peut-être.<br>(Je ne voudrais pas faire mon statisticien suédois nostalgique ici, mais TOUT ce qui nous avait souri en 2007 ne nous aura pas souri en 2009. Ai fait un tableau Excell, te montrerai.)</div><div>Mais surtout, surtout Boubou, on aura misé! On aura tenté!</div><div>LET THERE BE ROCK, BOUBOU.<br><br>ps-supplément: Merde, sorry, j'ai oublié Mitsoobishi Jacson et I love Sarah dans mon top. Mille fois mieux que d'autres, j'te jure.<br><br><br><br><p></p><div><br></div></div></div>



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	<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Portraits rock (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Chose promise chose dûe: cher journal, je me suis senti d'écrire quelques portraits rock. Oui, j'te jure.<br>Radiohead:<br>C'est l'histoire du sosie de Jean-Pierre Treiber qui a une voix d'ange. Accompagné d'un orfèvre guitariste et d'autres complices plus discrets, ils cherchent ensemble des atmosphères à cristalliser et trouvent des chefs-d'oeuvres. Organique, sublime, leur musique est cependant un peu chiante sur la longueur de par son côté "neurasthénique-je déprime". Le sosie de Jean-Pierre Treiber pourrait en effet sourire plus. Et lorgner le pourquoi du comment le chanteur de Blur a trouvé son épanouissement dans Gorillaz.<br><br>Flaming Lips:<br>C'est l'histoire d'un cirque qui a mal tourné. Ils ont perdu les lions, le clown est mort et les girafes ne sont jamais arrivées d'Afrique. Du coup, un chanteur grunge-pop qui passait par là a pris le relais avec talent.<br><br>Téléphone:<br>Allô?<br>(Facile, je sais, je sais...)<br><br>Nirvana:<br>C'est l'histoire de l'ex-groupe du chanteur des Foo Fighters qui s'amuse maintenant dans Them Crooked Vultures. Nan, j'rigole.<br><br>Rolling Stones:<br>C'est l'histoire d'un guitariste qui ressemble trop à Johnny Depp dans "Pirate des Caraïbes".<br><br>Yannick Noah:<br>C'est l'histoire d'un mec qui a une voix de phasme et qui va quand même remplir le Stade de France en 2010.<br><br>White Stripes:<br>C'est l'histoire d'un mec qui a composé un riff dans un garage sur une guitare rouge et blanche. Ce même riff que les supporters de la Jupiler's League hurlent désormais à chaque mi-temps. Ce même riff est parfois chanté quand le Pepinster Basket Club égalise contre tout attente.</p><p><br><br><br></p>

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	<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Bravo U2 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, tout a commencé par des photos du nouveau pestac de U2 avec l'araignée géante, le truc immense-là à 360°. Ai vu des vidéos aussi... Aaaah ces Barnum de spectacles à échelle gigantesque... <br>(Au fait, c'est nouveau cette mode de vouloir remplir le Stade de France ou Stade Baudouin? Jean-Marie Bigard, Indochine, Mylène Farmer, U2, Muse, Depeche Mode, Yannick Noah, haha, non sans blague, Noah fait le Stade Roi Baudouin en 2010, j'te jure! Jouer dans les stades... Toujours plus grand, plus fort, plus de strobos, plus de lights, plus d'effets, plus de leds, plus d'écrans, plus de pyrotechnie, plus de flight-cases, plus de tourbus, plus de roadies, plus de techniciens, plus de semi-remorques, plus de filles à poil dans les loges, plus de drogues, de chips, de pépitos, de haribo-fraises, de coca-light, de fanta, etc. Ca fait passer nos concerts, nous groupe-artisans à l'foufelle, pour des mini-concerts de Playmobils éclairés avec lampe de poche à moulinet de Tonton. PAS cool.)<br>J'en reviens à U2, car cher journal, en revenant de notre concert à Dour l'autre soir, je laissais mes pensées divaguer vers cette formidable entreprise... Ouais. Ben déjà, j'aime U2. Et j'aime écouter U2 en général disons trente minutes. Une fois passé ce cap, je vire au vert pistache et frôle l'indigestion christianique et deviens caustique devant tant de trop bonnes intentions laïques. </p><p>
Dans U2, il y a le talentueux guitariste à bonnet greffé, le cerveau du groupe, l'inventeur du son de guitare pour grands espaces et arrangeur de génie: Edge. De type saturnien, il a une bonne bouille, on le sent passionné et il est le moteur du groupe. A ses côtés, il y a la bête de scène, Bono; charisme solaire, charme incontesté et vision géo-politique démagogique rigolote. Celui-ci dégage(ait) une énergie juvénile, il a(vait) une voix de ténor, il chante(ait) son coeur au bord des molaires, possèd(ait)e une fougue authentique, un charme foufou, du style petit cousin qui après trois coupes de champagne veut faire karaoké et proclamer mémé reine du quartier. A côté de Bono, il y a le bigleux qui a le charisme d'un phasme et derrière lui, le beau gosse féru de moto qui tape ses fûts.</p>
<p>La première fois que j'ai entendu parlé de U2, c'était dans les années 80, on m'avait dit: "Ce sont quatre irlandais qui ne font PAS l'Eurovision". Pas des Johnny Logan quoi. De prime abord, secoué par "Sunday Bloody Sunday", me suis mis en quête d'images, ai d'abord visionné Red Rocks puis le concert Live Aid 1985, où Bono voulait en pleine crise de manie-dépressive démontrer son amour du peuple avec panache et bottes en cuir hautes au-dessus du pantalon. Ce concert m'a marqué à vie et considérablement inspiré pour l'"exhibition" (à l'opposé de l'inhibition dans laquelle je me vautrais enfant).<br>Donc, ils étaient irlandais, singuliers et beaux. Moi qui pensais que tous les irlandais étaient roux, j'ai donc été saisi par leurs visages et les cheveux noirs de Bono (et feu les cheveux de Edge). Puis très vite, été saisi par leur détermination et leur ambition: conquérir le monde avec le meilleur disque, le meilleur son, le meilleur parcours, revisiter la musique américaine ici (Joshua Tree), réinvestir la musique européenne là (Achtung Babe). Des chansons qui veulent remuer, des riffs de guitare ingénieux, des arrangements parfois lumineux, une guitare et une voix qui portent comme une cavalerie (et une vision politique puérile irritante, haha).<br>Plus loin dans ma réflexion, je me disais, cher journal; nous, Sharko, il nous arrive bien sûr encore et toujours de faire des concerts où nous devons gagner le public, contrer l'hostilité, accrocher le wagon, convaincre et capturer, saisir et séduire, nous battre, descendre dans la foule et faire se lever les gens, draguer avec le risque du rateau à cinq branches... Même à Dour l'autre soir, j'ai senti que nous devions convaincre les curieux qui étaient venus en se disant "Ah... c'est ça Sharko?", ben ouais.<br>Donc, oui, je me disais: c'est quand la dernière fois où U2 a joué devant un public non conquis? Je veux dire vraiment? Un public pas acquis d'avance? Un public pas venu pour eux? La dernière fois qu'ils ont aperçu un mec bailler, ou croisé un regard vilain et désapprobateur dans le public?</p><p>Bref. Au-delà de ça: bravo U2 pour ne pas avoir changé de line-up depuis 1977, pas de divorce, pas de dispute notoire, pas de disque solo, bravo pour l'union, les chansons à la pelle, les maisons à Los Angeles, à Dublin ou dans le monde entier, les sociétés en Hollande pour éviter les taxes, les kilomètres de ligne de coke, le prix Nobel de la paix convoité, le phasme qui se tape Naomi Campbell, haha, nan, j'rigole, sorry. Sérieux, bravo U2. Sans eux, Coldplay serait toujours un groupe de cave à vins et Gwyneth Paltrow serait toujours célibataire. Et sans eux, Cali n'aurait jamais eu l'idée de faire de la politique, haha, oh sorry hein, on peut rire ici?<br><br>(Suis-je inspiré? Prochains portraits à croquer: dEUS, Depeche Mode, AC/DC, Nirvana, Lady Gaga, Rolling Stones, Beyonce, Yannick Noah, The White Stripes, The Strokes, Radiohead, etc. A suivre donc!)<br><br><br><br><br></p><div><div><div><br></div></div><p></p></div><p></p><p style="font-size: 12px; width: 600px; "></p><p style="font-size: 12px; width: 600px; "></p><p></p><p style="font-size: 12px; width: 600px; "></p><p style="font-size: 12px; width: 600px; "></p><p></p>









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	<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Saint-Teuk et Saint-Etienne (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p></p><p></p><p>Notre "tourbus" partait de Bruxelles vers Avignon à 5h45 du matin. Teuk est arrivé les cheveux en éclat d'obus, la mine faite comme une cerise dans un mon-chéri, le sourire gigantesque et les effluves d'alcool s'échappant de lui pour assommer l'aube bruxelloise.<br>Une fois le matériel chargé dans le camion, il s'est écrasé sur la couchette et n'a relevé la tête qu'après sept heures de route pour demander à Charlie où nous étions. "On vient d'arriver au Luxembourg..." a blagué Charlie avant que Teuk ne repose sa tête en sifflant: "Déjà... Cool.".<br>Mais Charlie, rongé par le remords, sceptique et pris à son propre piège, s'est quand même senti obligé d'avouer: "Putain Teuk, je rigolais; on vient de passer Lyon!". <br>(Sur la route, plus tard, en parlant du concert lugubre d'un groupe qu'il avait vu, Teuk a commenté: "Il y avait plus de vie dans Joy Division après la mort de Ian Curtis que dans ce groupe!".)</p><div><br>Notre concert à Saint-Etienne fût ô combien le meilleur de la tournée; les gens sont devenus fous, nous aussi, au diable la Mercedes diesel, que vivent les chevaux sauvages, la Camargue plutôt que le manège équestre du Puy-du-Fou, la Sardaigne plutôt que la Croisette, au diable le départ contrôlé et les arrêts calibrés, vive la sauvagerie, on veut des improvisations nom de dieu, du jeu, des accidents provoqués et des tournants heureux, du sourire, que dire, Peter (notre ingé-son) habité comme l'était le monsieur qui a fait nos lumières à l'instinct. Formidable. Saint-Etienne, poteaux carrés mais piquet rentrant.<p><br><br></p><p></p><p></p><p></p>





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	<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Victor Hugo Boss/Saint-Etienne Lyon (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal. Saint-Etienne: les poteaux carrés, l'Ange Vert, les ferronneries, Bernard Lavilliers en marcel et le ciel si bas qu'un canal s'est pendu et moi avec. Invité pour participer à une émission de télé, diffusion également sur une radio, en direct et en public, blabla, session acoustique, promotion du concert Sharko à Saint-Etienne du 12 décembre. Ils m'avaient dit: "C'est le "Taratata" local, c'est une grosse émission!". J'avais donc convié la jeune chanteuse Scampi à m'accompagner sur une chanson (Scampi alias chipswow sur youtube, elle est de la région de Lyon). Je m'étais enthousiasmé: "Allez, viens, c'est ton fief, c'est télé et radio, ça me semble bien, c'est le "Taratata" local qu'ils ont dit!". Haha, on a bien ri.<br>L'émission: spectateurs dissipés (agh), chansons bousculées dans le brouhaha, peu de chaleur et peu de tendresse, public aussi enthousiaste qu'un cousin carbonisé sur un halogène pour "No Contest" et Scampi lancée là-dedans... Aïe. (Scamp', sorry hein.)<br>L'interview qui a suivi en plateau était surréaliste, donc finalement très belge. Les deux animateurs se relayaient pour me poser des questions, l'un d'eux s'est lancé dans une question aussi longue et alambiquée qu'une traversée du désert en canot pneumatique, et l'autre m'a demandé: "David, d'habitude à tes concerts acoustiques, il y a beaucoup de... complicité avec le public, ce soir c'était un peu moins... ludique, comment l'expliques-tu?". Bigre. Ai répondu (un truc du genre): "Ben c'est difficile de jouer au ping-pong avec quelqu'un qui veut jouer au rugby."<br><br>Le lendemain, Lyon, Radio Scoop, grosse radio, forte audience (devance RTL et NRJ dans la région, j'te jure), animateur fougueux et plein d'aisance qui ne force pas sa nature à faire "djeun", "young" ou "Monsieur Patate". Du cool, du punch, interview fouillée, "Yo Heart" et "Since you called" à l'foufelle et petite session acoustique pour terminer.<br>Yves, l'animateur a beaucoup vanté la substance du livre "Sharko Journal". Ce qui, cher journal, me touche beaucoup et me pousse à penser que je suis le nouveau Marc Lévy, Françoise Sagan et Victor Hugo Boss.</p><p><br><br><br></p>


]]></description>
	<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Variety Lab, le "Fou du Roi" à Metz. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Dans le train, ouais ben j'écoute 2manyDJ's ou Pavement. Je suis comme ça, j'ai peur de rien.<br>L'autre midi, cher journal, direct radio sur France Inter, "Le Fou du Roi" (émission délocalisée près de Metz), avec Stéphane Bern, tous les chroniqueurs vedettes et la star du jour: Patricia Kaas.<br>J'y étais avec ma casquette "sexy chanteur à succès" de Variety Lab pour interpréter notre tubesque "We should be dancing" en live. Balance son, ouais cool, tout se passe bien top rapide donc hop loges, grignotage de gâteaux alsaciens à 19.000 calories pièce. Nous y discutons de foot, de feu la voix de Renaud, des clips de Grizzli Bear, de l'héroïne et de la mort d'untel, dissertons sur Myspace qui ressemble de plus en plus à un vieille superette démodée avec ses vieux prospectus fatigués sur le trottoir. (Ouais, tous ces commentaires à la con que nous devons supprimer tous les jours: "Salut Sharko. Cool ton son! Notre album sort le 4! Viens l'écouter sur ma page!" ou encore "Flora s'offre à toi pour 15,00 &euro; la minute" ou encore "Festival Rock-mon-Kaktus à Esch-sur-Alzette ce dimanche, entrée gratuite pour ceux qui ont déjà 4 grammes d'alcool dans le sang!". Agh. Mouais. Bigre. J'te jure, Myspace fout le camp.)</p><p>Après cette détente calorique et ludique, nous sommes poussés sur scène devant les invités et le public remonté comme une galette de Pompidou, salle surchauffée, ils ont la banane.<br>Et là, c'est le drame, puisque nous démarrons la chanson sans le retour-son sur scène! Nous sommes donc dans le brouillard et la devinette Trafalgar et faisons de grands signes à l'ingénieur du son dans une panique totale. Pour ma part, je me vois alors traverser un grand moment de solitude.<br>(Faire une chanson pour la radio en direct sans retour-son, c'est comme manger un gros spaghetti bolo au restaurant après une intervention chez le dentiste. La bouche et les lèvres anesthésiées, t'es pas sûr de tout mettre à côté, mais t'es pas sûr non plus de tout mettre dedans.)<br>Bref, dans cette tornade et avant que l'ingénieur ne répare son oubli, cette phrase inouïe de Thierry Bellia (guitariste et leader du groupe sur ma gauche) d'un calme irréel et détaché: "Ouais ben moi, j'ai pas d'retours...".</p><p><br><br><br></p>






]]></description>
	<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Vignette de mutuelle et la main de Henry (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, dernièrement, je ne te le cache pas, ai fait des concerts solo. Dont un l'autre soir à l'Atelier 210 à Bruxelles. Et cher journal, j'adore ça; je me sens vivre, vibrer, improviser, en totale liberté, je casse le cadre, je sors du champ, je chante à même la salle, je raconte, je disserte, je fais des blagues, je passe l'aspirateur, je me lance dans des introductions de chansons sans queue ni tête et je me fais peur, je me fais peur, sur la corde raide, au bord du vertige, je me fais peur et j'aime ça.<br>Donc, à l'Atelier 210, j'ai eu droit à un rappel, un VRAI rappel alors que j'étais déjà douché chez moi à lire mes mails en pyjama, un vrai rappel, tout trop très agréable. Tout sauf peut-être ce petit monsieur à l'affection disons tyrannique qui me faisait des grosses baises mouillées et qui m'a raconté sa vie, son futur emploi de bûcheron et sa nouvelle voiture commandée avec des sièges rouges dont la banque a finalement autorisé l'achat puisqu'au premier janvier il commence sa vie de coupeur de bois et tailleur de jardin et que le rouge, ça lui va mieux, et qu'il a fait des photos de moi sur scène, quatre rouleaux noir et blanc à 400 ASA et au moins 200 photos avec le numérique, qu'il préfère le numérique et qu'il a vu Front 242 en concert et que c'était super... Dans son enthousiasme, entrecoupé de baises mouillées, il a absolument tenu à me laisser sa "carte de visite": une vignette auto-collante de mutuelle. Ah. J'ai donc son nom, son adresse, son numéro de sécu sociale, c'est cool. Je vais la garder toute ma vie, j'te jure.<br><br>Beaucoup entendu parlé et vu et revu la main de Thierry Henry contre l'Irlande. On s'en fout un peu de la main, c'est la vie, c'est le jeu et dieu merci je ne suis pas irlandais. Le joueur en assumera la responsabilité toute sa vie et si dans dix ou vingt ans, dans une interview télé ou dans un stade ou peu importe où, on l'emmerde encore avec ça, ben c'est la vie, c'est le jeu hein.<br>Ce qui m'a fort fait rire par contre, ce sont les tweets du monde entier, les expressions facebookiennes et les titres des journaux anglais; "Le Cheat", "The Hand of Frog", "Thierry Henry a mis la main sur Jean-Pierre Treiber", "Thierry Henry a eu la main lourde au procès AZF", "Thierry Henry rejoint les Harlem Globe-Trotters", "Thierry Henry, handballeur" sur son Wikipédia, etc. <br>Fort ri.</p><p><br><br><br></p><p></p>



]]></description>
	<pubDate>Sat, 21 Nov 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>EN Avignon ("Mets ça sur cassette!") (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>L'autre soir en Avignon (il parait qu'on dit EN Avignon) pour concert solo "à l'arrache" dans un bar mythique de en Avignon et faire promo en Avignon pour notre concert Sharko de dans bientôt en Avignon.<br>Les jeunes gens du Sud sont drôles. D'abord, ils parlent avé l'accent qu'on dirait que chaque terminaison de phrase claque comme un coup de fusil dans un vieux western ("Vous voulez du paing?"). Plus encore, comme une jeune fille me l'expliquait, en Avignon, ils boivent beaucoup. Et s'ils boivent autant, c'est qu'ils ont le sens de la fête, et plus pragmatique, a t-elle ajouté: "Ici le coca est plus cher qu'un demi." (Elle avait raison). Cette même jeune fille a voulu faire sprint avé moi dans les rues de en Avignon pour me prouver que j'étais pas "si vieux". J'ai gagné le sprint, elle était très essoufflée et ça a fait rire tout le monde en terrasse. Car les jeunes de en Avignon, ils s'animent en terrasse même quand il fait 12° un soir de novembre.<br>Donc en Avignon dans ce bar à la cool, les organisateurs avaient convié du monde et nous passions des flyers, parlions de Sharko, de la tournée blabla et j'ai ensuite commencé chansons. Comme c'était à l'arrache, je me suis assis sur une table. A la table d'à côté, un mec un peu cake style "Le Parrain 2" avec son garde du corps hostile et sa gonz un peu vulgaire n'arrêtait pas de parler. Il disait: "T'en as pas une en français? Tu sais chanter en français? Il sait chanter en français? Il me comprend quand je parle? Hello you speak you english?". J'ai voulu lui enfoncer mon ukulélé dans son larynx mais je me suis vu au fond de la Méditerranée avec les pieds dans du béton et j'ai donc renoncé.<br>En partant rejoindre chambre hôtel, un gars m'a rattrapé et j'ai vite compris que j'allais traverser un moment d'humilité et de solitude quand il m'a confié, enthousiaste: "Hé, t'as une super voix! C'est rare, faut que tu l'enregistres, je sais pas; fait des démos, mets ça sur cassette, ça va le faire, j'suis vraiment étonné! Continue. T'as du talent et une super voix. Enregistre-la!". <br>Ouais super.<br>(Comme j'ai ensuite maudit cette ville où ils ne sont même pas capable de terminer un pont. Haha.)</p><p><br><br><br></p>




]]></description>
	<pubDate>Sat, 14 Nov 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ouais, c'est belge. Liste de lecture qui tue, merci. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je viens de réécouter quarante fois le nouveau single des Vismets, c'est excellent et ça sonne building ("Wasted Party")! Me donne envie de repeindre ma salle de bain et faire des pompes à la Rocky (c'est belge, cool!). Mais... ça ressemble quand même très fort à un autre groupe belge (vais même pas le citer car cher journal c'est trop évident - jusque dans le graphisme logo, j'te jure). De plus, avec mon esprit pragmatique terre-à-terre vieille chaussette, j'ai pas arrêté de me demander s'ils avaient négocié les droits avec AC/DC pour l'emprunt à la fin. Grande idée, mais ont-ils négocié? Hein, dis? <br><br>Comme c'est du belge et que c'est réjouissant, je viens de fouiller ma garde-robe Itunes pour réécouter les singles belges qui me propulsent: Mad Dog Loose ("Versa" et "Take me down"!), dEUS ("Hotellounge"), Luc Van Acker, TC Matic, Polyphonic Size, Front 242, Soulwax, 2manyDJ's, Moondog Jr, Evil Superstars... Cher journal, je viens de me faire une liste de lecture qui tue. <br><br><br><br>
]]></description>
	<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Reformation (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Il y a eu les Pixies. Je n'y croyais pas. S'avère que. Ils sont sur la route depuis 2006.<br>Ensuite, nous avons eu The Police. Je n'y croyais pas. S'avère qu'ils sont devenus encore plus millionaire en 2007.<br>Maintenant, et je me réjouis, je me réjouis; Pavement. Et ça, je n'y croyais vraiment pas. Il s'avère que.<br>A quand une reformation dEUS période Carlens-Barman-Trouvé?<br>A quand une reformation Nirvana avec Frances Cobain au chant?<div><br><br><br><p></p></div><br>




]]></description>
	<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Longues réflexions dans le tourbus (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>- Une démocratie idéale, est-ce que c'est une décision prise à l'unanimité ou à la majorité?<br>- La grippe A: les médias, les gouvernements, tout le monde en fait des caisses. Est-ce plus dangereux qu'on nous le dit? OU est-ce une cynique technique pour terroriser le peuple? OU est-ce une magistrale arnaque orchestrée par l'industrie pharmaceutique?<br>- Va t-on tous finir par s'habiller pareil (Gap, Zara, H&M,...), avec tous des intérieurs Ikéa? Va t-on tous mourir d'un cancer (le nucléaire, le gsm, les ondes Martenot)?<br>- Qui a tué Robert Boulin? Pourquoi ce silence?<br><br>(J'ai en effet besoin de repos; je sais, je sais.)<br><br><br><br><br></p>





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	<pubDate>Wed, 04 Nov 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Montpellier-Marseille (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, à Montpellier, j'ai fait mon linge au petit matin. Il y avait une laverette en bas dans la rue près des palmiers. En slip sur le trottoir parce que mes pantalons tournaient machine: rock'n'roll.<br>Cher journal, Yves (notre ingé-son) a conduit le tourbus comme si c'était une Vespa dans les rues de Rome ou Naples: "Allez Chouke, serre à droite! Perpèt' ici! Jean-Jacqueske Brilleke, allez maat, traverse. Allez Janineke avance!". <br>(Au resto un soir tard, Yves a aussi dit ceci: "Bonjour<br>Monsieur, si vous êtes bien aimable, je vais vous demander un café. Et en fait, nous sommes tous directeurs de Buffalo Grill Monde, donc nous vérifions que tout est bien tenu ici. On va vous donner une note s'il vous plaît bien. Comme ça vous savez, je préfère être honnête." Et le serveur, tellement stressé qu'il nous a pété notre carte Visa dans sa machine! Haha.)<br>Cher journal, pendant ces concerts (Bordeaux-Toulouse-Montpellier-Marseille), nous avons beaucoup bougé les lignes, improvisé beaucoup, placé des "happenings" ici et là (greffer "Meneh-Meneh" au milieu de "Excellent"? Si!), allongé les chansons, coupé les riffs, joué et pris beaucoup de plaisir hein, ouais c'était cool, merci. Nous sommes sortis du cadre et c'est ce que je préfère le plus au monde: sortir du cadre.<br>Et enfin, cher journal, je traînais cette idée depuis plus de dix ans: inviter lors d'un concert le public à sortir et chanter dans la rue le plus fort possible. Je me souviens avoir essayé plusieurs fois, jamais été compris. (A Bruxelles, à Paris ou dernièrement en concert privé près de Huy, personne pour me suivre; ils avaient tous cru à une lubie, à un gag ou une pause pour me permettre de faire pipi.)<br>Donc à Marseille. Le public dans la rue et le sourire sur tous les visages. Aaaah ce plaisir de hurler sur la voie publique sans être jeté en prison ou hôpital psy! Nous (sur scène) venions de jouer "No contest", je rangeais ukulélé, reprenais basse et ce bruissement spontané émanant du public s'est dessiné: "Lalalalalala... No contest... I am ze best"! J'ai saisi l'occasion: "Hé! Et si on la chantait dans la rue? Si on faisait une folie, chanter hyper fort, tous ensemble, union-communion, on y va?". <br>Nous y sommes allés: "No contest... I-AM-THE-BEST"!!!.</p><p><br><br><br></p>





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	<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Toulouse 28° (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, nous sommes sur la route, c'est super. <br>A Bordeaux, on a essayé des trucs, changé l'ordre des morceaux, improvisé, blabla, ça m'a donné une pêche incroyable, fraîche sensation, j'te jure. Autant faire bouger les lignes, non? <br>Longue discussion sur "les lignes", la "liberté", "viva la vida". A ma grande surprise, Teuk résiste au changement. Lui qui peut faire des improvisations à l'foufelle quand il joue en solo, il était pas fan pour désarmer le cruise-control dans Sharko.<br>La panique du jour, ben c'est François (notre tour man). A 15h, livide, il toussait, toussait, toussait, il suait à grosses gouttes, livide, livide, tellement blanc qu'il était transparent. J'ai fait un test; ai demandé à Teuk de se placer derrière François, et quand j'ai capté qu'on pouvait voir Teuk à travers, j'ai compris que François était vraiment malade.<br>Sans blague, grippe A ou pas grippe A: panique à tous les étages! Réunion de crise comme au Vietnam: "François, t'es malade, tu dois rentrer!", "Ouais ben s'il est malade de la grippe, il l'a déjà transmise!".<br>Le lendemain matin, Frainswo livide et encombré m'indique qu'il prend le train pour rentrer maison. Coup dur. Les dix premières minutes, tous chamboulés, mais Zyves (ingé-son) a pris le camion en main, ni une ni deux, jean-jacquesske fieu, on y va.<br>Donc, nous voilà sans François à Toulouse. Dans un mini club, mini, vraiment mini. Cherche pas, ta salle de bain est plus grande. Mais on a de nouveau essayé, joué, travaillé la matière, fait des erreurs, mis des morceaux de côté, tenté des impros. Au bout d'un temps, un drôle de mec s'est glissé devant moi. Il commentait à voix haute pendant que je chantais: "Ouais bien la note, tu l'as bien, bonne voix mec. Pas mal ta ligne de basse. Cool cette mélodie. Ouais pas mal. Putain, ne parle pas de foot. Ne parle pas entre les morceaux, joue. Tais-toi. Allez vas-y... Pas mal... Bonne voix... Haha tu me fais rire...". Au bout d'un moment, j'ai un peu pété un câble, interrompu le concert, expliqué à tout le monde ce qui se passait, on l'a invité à dire ce qu'il avait sur le coeur au micro (épique, inoubliable), on a chanté avec lui, puis on l'a vigoureusement invité à sortir de scène (toujours plus délicat). Un happening. Un vrai. <br>Toulouse 28° soleil et côte d'Azur ce soir. Haha. Trop une belle vie.</p><p><br><br><br></p>



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	<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Douane on tour (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Sur la route vers la Bretagne, arrêtés par la douane volante; opération surprise. Une femme-officier (jeune) vient vers nous, nous demande qui on est, blabla, quoi, comment. Peter (notre ingé-son qui conduisait) répond "Sharko, Bretagne, rock, belges". La femme intriguée, elle veut voir à l'arrière, constate des instruments, elle dit: "Vous jouez où?". Réponse de Peter (il est néerlandophone, il manie les "tu" et "vous" à l'foufelle): "A Ploermel. Si tu veux, on t'invite". <br>En un éclair, je nous ai tous vus en garde à vue dans un bureau des douanes, pendus par les pieds avec plume et goudron. Mais non, elle a rit, et elle a même ajouté: "Je serais bien venue... Mon groupe belge préféré, c'est Venus!".<br><br><br><br></p>]]></description>
	<pubDate>Sun, 25 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pharma glam (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>L'autre jour, fébrile et vieille chaussette, la gorge comme la Corée du nord ou une tranchée en '14, suis allé à la pharmacie du quartier avec ma petite prescription. Le bonnet jusqu'aux chevilles, l'écharpe tourne-boulée, mes deux pulls au menthol Vicks, ma petite goutte au nez, la mauvaise mine et les yeux gonflés, je me sentais aussi sexy qu'une crêpe ratée.<br>La pharmacienne, enjouée, s'illumine soudain: "David Bartholomé... J'avais pas tilté! Vous êtes le chanteur de Sharko? Woaw... Incroyable. Quand je vais dire ça à mon co-loc... il est méga fan!".<br>Je réponds: "Agh... Y a quand même plus glamour que ça hein comme situation, hein, non, hein?"<br>(Doux Seigneur Jésus Merci, j'y allais pas pour une médication délicate! J'ai d'ailleurs surtout pas insisté quand elle a oublié de me donner mon traitement contre la calvitie. Haaaha.)</p><p><br><br><br></p>

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	<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Ouï FM Paris Interview (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>L'autre soir à Paris pour radio OUI FM, en direct, longue interview, très drôle. L'animateur Dom me demande "Je t'appelle David ou je t'appelle Sharko?". Lui ai dit: "Ben, appelle-moi David... C'est comme si moi je t'appelais OUI FM". Ils ont dû penser que j'étais fou à lier. Je parlais du vertige, expliquais un truc du genre: "Ce producteur nous a appris à avoir le vertige debout sur une chaise, et ensuite à effacer le vertige à deux-mille mètres d'altitude". Il ont dû penser que je m'étais fait une ligne de coke aussi longue que Paris-Roubaix. Plus cette pensée, que je n'ai pas pu développer: "Quand tu as une Rolex, il faut pas se la péter, sinon tu rentres dans la Rolex et tu crois que TU ES la Rolex. Alors que ça reste TON BRAS qui porte la Rolex, tu vois?". Ils ont dû penser que j'étais un mix de Jean-Claude Van Damme et François Damiens sous coke et fou à lier. Agh.<br><br><br><br></p>]]></description>
	<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>AB 2009 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>L'autre soir, concert à l'AB, 1600 personnes. Des mois que nous le préparions et nous sommes arrivés à ce que nous désirions: Mercedes sur autoroute. Contrôler vitesse, courbes, tenue, excitation, panique. Ne pas se perdre dans le stress, autoriser l'épanouissement, blabla. Cher journal, je me souviens de nos longues réunions du mois de mars; projections, désirs... et voilà que nous étions au coeur du sujet, sensations, blabla, calmes. Comme au foot, aussi simple: "Je tire le corner premier poteau, tu mets ta tête, on marque". Ouais, comme ça.<br>Après le concert, after-party (WAF-ter Show au Bazaar), nous y étions comme sur un nuage. J'avais souhaité musique pas forte, lumières douces, boissons à la cool, nous permettre de descendre en douce, pas d'agression merci, douceur. Et douceur il y eût. Tout le monde adorable. La fille du bar, serviable, attentionnée, souriante, champagne à flots et margaritas à go-go (mon foie s'en souvient) puis eau pétillante pour reprendre mes esprits.<br>Ma mère si phosphorescente et enthousiaste le lendemain matin (j'avais la tête dans un sac à nuages et le coeur derrière): "Mon fils, tu étais ma-gni-fique, tu étais beau mon fils, c'était ton plus beau concert, tu étais merveilleux! Et les jeunes qui tapaient avec des conserves, c'était magnifique, ça m'a redonné envie de manger des petits pois. Et le petit groupe là avant vous là en première partie, les "Lucky Luke", ils étaient vraiment sympas!". (Elle parlait des Lucy Lucy.)<br><br><br><br></p>


]]></description>
	<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>A l'étroit (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cette photo (ci-haut) m'obnubile... Je me sens parfois comme la souris. Ai fait circulé cette image, ai eu réactions diverses: "Oh c'est mignon; la souris se met à l'abri!", ou "C'est un montage?". Ben non hein. Je regarderais cette photo pendant des heures. Quelle fin horrible. La souris a dû se dire, aux premières sensations sur elle du suc digestif: "Mmm, fait noir tout à coup. C'est étroit en plus... Fait un peu chaud ou c'est moi? C'est un petit peu serré ici. Je dois avoir de la fièvre; je me sens toute bizarre. Ouh lala, j'étouffe. On y voit que dalle en plus. Bigre, suis-je en train de... aaaaaaaghh". Oui. Ben oui. En même temps, c'est mignon ouais, on dirait que la souris porte un costume de serpent pour le carnaval.</p><p><br><br><br></p>



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	<pubDate>Sun, 18 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pepinster Basket (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Hier soir, j'ai eu l'honneur de donner le coup d'envoi d'un match de basket à Pepinster! S'agissait du huitième de finale de la Coupe de Belgique: Pepinster-Mons. Et cher journal, j'avoue, je m'attendais pas à grand chose. M'attendais-je à une salle triste avec des verviétois épais comme ça qui lancent la balle avec des attitudes de tueurs plus Benny B que Jay-Z? Ouais, ben j'avoue.<br>On m'a présenté à l'administrateur général, jovial et parfois même truculent, et celui-ci m'a immédiatement apostrophé: "Une bière? J'ai vu votre chute sur scène au Fiesta City sur Youtube. Drôle, drôle! Bon, on vous a expliqué comment ça s'passe? Il y a des boulet-frites à la mi-temps, les meilleurs du monde. Pepinster se prononce "Peuh-pinster" et pas "Pé-pinster", on vous a dit? Santé!".<br>Lui ai répondu que je préférais prononcer Pepinster comme "pépin" ou "peps" et que j'avais cru comprendre que je jouerais au moins un quart-temps; c'est la raison pour laquelle j'avais pris mes Nike et un short dans mon petit sac de sport. Il m'a regardé comme si j'étais drogué ou débile.<br>Puis il a ri.<br>Dans la salle, happé tout de suite par l'ambiance, le BOUCAN de la sono à fond la caisse et le monsieur au micro. Il hurlait le nom des joueurs avec enthousiasme: "Nu-mé-ro DIX-SEPT, il vient de Mia-mi, Floride, c'est le meilleur pivot de l'histoire de la conférence Est en Sub-Division Collège, je vous demande d'accueillir, DEUX MÈTRES DIX pour autant de muscles: Jeeeeeeeeeeremy COL-SON!!!". Et le public devenait fou. (Après avoir présenté tous les joueurs avec la même ferveur, il a ajouté: "Ce jeudi 15 octobre Sharko sera en concert à Bruxelles, je vous demande d'applaudir, 1m30 assis pour fort du gras au bide, le chanteur de Sharko: David Bartholomé!"... et là les gens étaient moins chauds.)<br>Suis rentré sur le terrain comme si j'étais Passe-Partout, intimidé par ces colosses américains, ces brutes yankee, ces armoires à glace U.S., ces bâtiments aéroportés de la Navy, ces plaques terrestres du nouveau monde. Plus encore par le numéro 10 de Pepinster qui ressemblait trop à un Big Jim de trois tonnes, tellement grand que j'ai demandé une échelle pour lui refaire son lacet. J'ai donné le coup d'envoi et le match a suivi. La puissance des engins, la rapidité, l'ambiance, la sono PENDANT LE MATCH à fond d'balle! Je me disais "Woaw... quel boucan!" et la musique allait encore plus fort. Elle semblait souligner et orchestrer des phases de jeu; quand Pepinster perdait la balle, ils envoyaient les "Dents de la Mer" et quand Pepinster reprenait le contrôle du ballon, c'était sur la musique de "Rocky"! Comme ça tout le temps. Fort drôle.<br>Soudain, dans mon esprit vieille chaussette, une pensée évasive; je me suis imaginé la vie de ces blacks U.S. ultra-tatoués et sur-musclés arrivés de Chicago ou Los Angeles pour manger des boulet-frites à Pepinster. Woaw, le trip. Sans malice, hein, pas de malice, mais ouf, ça doit être quelque chose quand même. Pensée furtive... Puis "Seven Nation Army" a explosé dans la sono et j'ai compris que Pepinster était passé en tête. (Ils ont gagné 101-98!)</p><p><br><br><br></p>


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	<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Non mais je rêve et Mika (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal (jungien), cette nuit, ai-je rêvé que la Belgique (oui) affrontait l'Angleterre (avec comme joueur Pete Doherty!) en finale de la Coupe du monde (non mais je rêve)? Tout Namur en fête (select), avec une projection (géante) sur la place et Benoit Poelvoorde (lui-même) en slip de bain (bien fourni). Soudain, alors que la Belgique menait 3-2 (si!), le match fût interrompu (dans le chaos) car un accident (mortel) eut lieu aux abords (du stade) avec un motard (de la police). La Belgique en finale (non mais je rêve) de la coupe du monde (haha)! Mon interprétation? Je dois me reposer, ça ne tourne pas rond dans ma tête.<br><br>Je passe du coq qui n'a rien à voir: j'aime bien Mika. L'univers, le son, la voix, le marketing. L'ambiguïté aussi. Son air fou-fou d'allumé asexuel bien étudié; ça ne fait pas fuir les ménagères et ça soulage les ados tourmentés dans leur construction identitaire. Comme il est beau, il magnétise filles et garçons, sans provoquer de jalousie excessive puisqu'asexué, il ne menace personne. Mais ceci étant dit, oui, ceci étant dit, hein, Mika selon moi a un truc qui me gêne quelque peu: les mélodies de ses chansons ressemblent fort à d'autres mélodies du siècle dernier. "Take it easy"? Ressemble fort à la chanson de Cutting Crew "Died in your arms tonight". Et "We are golden"? Ressemble fort à la chanson de Belinda Carlisle "Heaven is a place on earth".  <br>Non?<div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>

]]></description>
	<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Papyrus et Beauvais (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 13.0px Verdana; color: #444444"></p><p></p><p>Cher journal, je suis heureux pour toi. Le livre issu de toi, le recueil de toi, ta version papyrus est distinguée ça et là, ton corpus livré aux magasins lentement mais sûrement, les ventes progressent et je suis heureux du témoignage des lecteurs à ton sujet. A te déposer en personne dans les stocks des magasins comme un mercenaire caporal-artisan, j'me sens comme un "inglourious basterd", j'te jure.<br><br>Pour faire la promotion de toi, cher journal, j'ai participé à l'émission 50°Nord (Eric Russon, le présentateur, juste et précis). Pour toi encore, j'ai fait une intervention dans l'émission "Touch My Car" sur Plug RTL. Les dix premières minutes: totalement décontenancé par le concept et pourrais-je disserter des heures sur la "déshumanisation télévisuelle" blabla? Oui, certes mais l'équipe de production était des plus joviales et dénuée de cynisme. Ai donc vite chassé ma cogitation et cherché le contact avec tous; les candidats, les secouristes, le mec de la sécu, le chef promo Plug et surtout l'administrateur du Chat web en direct (pour discrètement lui suggérer de censurer les commentaires les plus horribles à mon encontre. Haha).<br><br>Concert Beauvais, France. Au repas, Yves (notre ingé-son) et Charly ont eu cet amusant conflit avec Phil (notre tourman) sur la justesse d'un raccourci dans Bruxelles. Phil soutenait une vision, que les autres contestaient, au point de parier TROIS MILLIONS d'euros. Hélas pour lui, vérification faite, Phil, bon prince, a admis sa méprise et nous avons donc toute la soirée étudié pour lui les modalités de paiement (taux fixe, taux variable, mensualités fixes, crédit passerelle, choix de banque et intérêts). Plus sérieusement, avons rejoué "Wake Up" ("Bunny bums"!) et "Car Was", abandonnées depuis longtemps. Avons également reconnu des visages; tout Amiens était là.<br>Retour chambre hôtel, ai lu articles fastidieux sur l'épisode Letterman (je sais, je sais) et lu la suite de la bio de Balladur (je sais, je sais), pour ensuite plonger dans un désarroi total (je sais, je sais).<br><br><br><br></p><p><br><br></p><br><p></p><p></p><p></p>




]]></description>
	<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Kaka reste au sol (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Real Madrid ce soir, Coupe d'Europe de foot, je chipote sur mon ordi, le match en fond sonore et soudain cette phrase: "Et Kaka reste au sol."<div><br></div><div><br></div><div><br><div></div></div>]]></description>
	<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Poème d'un vieux papy (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<div>"Moi quand je serai vieux<br>Tout sera encore mieux</div><div>Même si j'ai plus qu'une dent</div><div>J'en grincerai joyeusement</div><div>Elle mordra dans la vie</div><div>Avec la même envie</div><div>Même si j'ai plus qu'un cheveu</div><div>Je le peignerai de mon mieux</div><div>J'irai le cheveu au vent</div><div>Je prendrai du bon temps</div><div>Je ferai des projets</div><div>Des projets d'avenir</div><div>Et si ma mémoire m'oublie</div><div>J'en profiterai pour oublier de mourir"</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>
]]></description>
	<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Génie, va. Prix conseillé. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<div>Cher journal, ai vu l'explosion Serena Williams en plein vol à l'US Open et la perte du match qui en a résulté. Je m'en fous un peu de l'explosion, il m'arrive d'exploser aussi hein. En conférence de presse d'après-match, elle a pourtant raté une sublime occasion d'être grande devant l'Eternel. Interrogée sur ce qu'elle avait dit à la juge de ligne, elle a affirmé ne pas s'en souvenir. Agh. Si seulement elle nous avait répondu: "Ben ouais, j'ai hurlé que j'allais lui greffer des nouvelles amygdales en peau de balle de tennis derrière sa glotte à cette sale pute... J'ai merdé, suis désolée". On aurait tous compris hein.<div>Ai également vu un sommet de confiance en soi: Federer obtenant une balle de match lors de sa demi-finale face à Djokovic. Il a répondu à un lob par un passement de jambes, retournant la balle en aveugle avec assurance, plus encore un tel amusement, une telle joie, que c'en était à pleurer. Je ne parle pas de tennis ici, je parle de confiance en soi. Le jeu, la joie de vivre. </div><div>Je passe mon temps dans des sons. Et c'est pas joli-joli. J'aimerais que la musique me sorte par les trous de nez comme la magie sort de la raquette de Federer. C'est possible?</div><div><br><div>Cher journal, ton avatar livre "Journal Sharko" est disponible, tu sais. Il s'échange sous le manteau, par petites avancées, c'est fugace, réjouissant. Je reçois des mails d'appui et d'appoint. Quelle joie de ne pas uniquement suivre le "Barnum" médiatique, bien sûr les élephants et les tigres c'est chouette, mais les petits éclaireurs sur les ailes, c'est bien aussi. Suis pas Beigbeder, ni Amélie Nothomb, ni Yann Moix, ni Balladur. Je suis un petit éclaireur. Un artisan. Oh oui. Humble devant l'impossible... 144 pages, 13&euro; prix conseillé, merci hein.</div><div><br></div></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div><br></div>






]]></description>
	<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La solitude (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA["La vraie solitude, cest celle quon connaît au milieu dune équipe" (lu dans "Libé-Labo" ce matin - interview d'Audiard).<div><br><br><br><div><div></div><div><br></div></div></div>






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	<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Trop "Bruges" pas assez "Amsterdam" (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, j'ai eu la visite de cette amie des Etats-Unis que je n'avais pas vue depuis vingt ans. Comme nous nous étions perdus de vue, il nous a fallu remonter le fil de nos existences et ce faisant, j'ai pour ma part pris conscience du chemin parcouru en vieux con que je suis patate.<br>J'essayais de lui expliquer - elle qui est si loin du rock et plus encore du rock belge - l'industrie du disque, la réalité des tournées, l'irréalité des concerts, l'écriture des chansons, ce métier qui se meurt, cet artisanat qui m'échappe, mes lignes de basse, la magie des sons et les filles à poil dans les loges.<br>Je lui parlais de notre dernier album, qui est sans doute trop "Bruges" et pas assez "Amsterdam", mais c'est pas faute d'avoir essayé.<br>Je lui expliquais que selon moi un événement blabla se nourrit de plusieurs éléments et qu'il y a toujours des paramètres qu'on ne maitrise pas. C'est le but de l'exercice, mais je n'ai pas ce muscle. (J'ai souvent tendance à m'étonner de ne pas avoir maigri de cinq kilos quand j'ai fait régime sur un seul repas.)<br>Je lui confiais avoir parfois confondu "vivre" et "exister".<br>Je lui disais; comme il est difficile d'apprivoiser l'assurance. Avoir confiance en soi. (La confiance en soi est comme une odeur. Parfois celle-ci me pourrit la vie, parfois je ne sens rien alors que je sais bien que ça pue. Dans ces cas-là, je suis le King, le Roi, et ma dynastie dure le temps d'un quart d'heure... Quel bête exemple... Alambiqué et nul. J'ai que ça sous le coude hein. Sorry hein.)<br>Je lui disais; ce qui doit arriver arrive parfois avec une facilité déconcertante. Et parfois aussi, on s'efforce de faire passer un dromadaire par ses trous de nez: douloureux et compliqué. Mais est-ce à dire que si c'est difficile, si on doit forcer, c'est pas naturel? Et donc quoi?<br>(Ai eu un jour cette réflexion d'un critique qui m'interrogeait: puisque l'album était né dans la douleur, était-ce contre-nature? Si oui, n'était-ce pas fâcheux? J'en sais rien. Je ne crois pas. C'est la vie.)<br>"Je me gave d'ailleurs".<br>Nous parlions de l'inspiration. L'inspiration a comblé Rimbaud, Kraftwerk et Matisse mais l'inspiration se loge évidemment dans le commun des mortels sous la forme d'éclairs fugaces, de clairvoyance, de lucidité et d'esprit. Tout le monde peut être inspiré. Bien inspiré, mal inspiré. Respirez. Je radote.<br><br>Et puisque je parle d'inspiration, j'ai vu le "Prophète" d'Audiard (Attention Monsieur Cinéma ici). J'ai pas accroché la première heure mais j'ai tout de même beaucoup aimé le film. Et la dernière demi-heure est une merveille d'écriture et d'intelligence. Dommage que la symbolique "prophétique" ne soit que si peu exploitée. J'aurais adoré en apprendre plus sur l'ésotérisme et l'occulte. Respirez, je radote.</p><p><br><br></p><p></p><div></div>





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	<pubDate>Thu, 27 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Inglourious (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Vu "Inglourious Basterds". <br>Sur le coup, déçu. <br>Après-coup, digestion et... je suppose que c'est un grand film. <br>Mes attentes (grandes!) m'avaient guidé vers une déception composite: <br>- pas de choix de chansons/bande son ingénieux (selon moi!)<br>- pas assez de furie, folie furieuse (la fièvre de Quentin)<br>- pas assez de Brad Pitt (oui)<br>- pas assez de montage Tarantinesque (tu sais)<br>- pas assez du concept prometteur "des tueurs en mission chez les nazis ont carte blanche" (la plus grosse déception du lot)<br>- et pas assez de scènes drôles, même si deux idées m'ont beaucoup fait rire (Brad Pitt est drôle)<br>Mais maintenant que j'y repense et si je peux me permettre, il y a de grandes choses: <br>- le nazi allemand est magnifiquement bien interprété (maniéré, fou, gracieux, névrosé)<br>- Mélanie Laurent est superbe (et juste)<br>- certaines scènes sont inoubliables et foisonnent d'idées (et pourtant des films sur la guerre, c'est pas ça qui manque)<div><br></div><div>Maintenant, je passe mon temps à me dire (comme toujours): comment traduire ça en musique, en chanson? Cette originalité, cet enthousiasme, cette passion pour cette culture? Comment faire? <br>Je m'y penche déjà.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>
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	<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Tyson (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<div>Cher journal, l'autre soir "Tyson". Malgré l'étonnante émotion que ce film peut susciter, j'ai dû plusieurs fois réprimer un fou rire inapproprié.</div><div>Bouleversant (et donc hilarant sans le vouloir), "Tyson" est un documentaire qui retrace la vie du boxeur Mike Tyson. </div><div>Colosse de 200 kilos qui a assommé presque tous ses adversaires, spécialiste des K.O. d'une brutalité sans nom, plusieurs fois champion du monde, cannibale (il a mordu et arraché l'oreille de Holyfield au cours d'un match...), ultra-féroce, condamné (à tort?) plusieurs fois à la prison, revenu de nulle part, reparti vers nulle part.</div><div>Ce molosse donc, 200 kilos, porte un tatouage sur son visage et s'exprime lors de l'interview avec un zozotement à couper au couteau qui dévoile le petit garçon affolé et apeuré qu'il n'a jamais cessé d'être.</div><div>Il y a deux scènes immanquables; les sanglots qui le submergent et sa voix qui part en ficelle lorsqu'il tente (en vain) de parler de son premier entraineur (et père adoptif). La deuxième scène est celle où il est en direct à la télé U.S. avec son épouse d'alors, actrice en herbe immature et opportuniste, quand celle-ci confie cruement dans un long monologue l'enfer de sa vie de couple et la débilité de son époux. Voir la tête de Tyson se décomposer (en direct), figée entre colère, surprise et incrédulité est digne d'une scène de Louis de Funès.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>


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	<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Epaulé-jeté (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier des images du concert de Placebo en festival d'été en Allemagne.<br>Leur nouveau batteur m'a beaucoup fait rire. Me faisait penser à un bodybuilder en pleine séance d'épaulé-jeté; jeune fougueux explosif torse nu avec ses tatoos et sa mèche en pinceau qui tournait hélicoptère.<br>Attitude à la fois très puérile et... donc finalement rock'n'roll.<div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>


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	<pubDate>Thu, 20 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Bassiste en herbe (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Liste des plus grandes lignes de basse du monde pop 80's.<br>Pour tous les bassistes en herbe:<div><br></div><div>- Prince "When Doves Cry"</div><div> ( Il n'y en a pas; il y en avait une, Prince l'a fait enlever. Du coup, ça oriente la chanson vers un truc sec, dur, menaçant, pas rond, en phase avec le texte. Il fallait des couilles énormes; Prince avait des couilles énormes. Le concept même de supprimer une basse reste à étudeir. Pour tous les bassistes en herbe: LESS IS MORE.)</div><div><br></div><div>- The Police "Walking on the Moon"</div><div>(Un gaz rare, on dirait de l'hélium.)</div><div><br></div><div>- Queen/Bowie "Under Pressure"</div><div>(Super audacieuse venant d'un bassiste comme le Jean-Jacques de Queen. Pas méchamment hein.)</div><div><br></div><div>- Pink Floyd "Money"</div><div>(Illogique et arythmique. Pour les bassistes en herbe; il y a un sérieux twist dans la mesure. Bien compter.)</div><div><br></div><div>- The Clash "London Calling"</div><div>(Que dire? Sonne tout de suite comme un bus impérial. Possède une aura qui va dans le sens du texte: l'air du temps et le Zeitgest. Pour les bassistes en herbe: faites attention aux cloques en glissant vos doigts à chaque début de riff: "Doooooon-waing!".)</div><div><br></div><div>- Chic "Good Times"</div><div>(Impossible de ne pas bouger son cul. Mais très difficile à jouer. Pour les bassistes en herbe: la jouer derrière le beat: un truc primordial pour le groove. Pas rusher, c'est difficile, j'te jure.)</div><div><br></div><div>- The Beatles "All My Loving"</div><div>(Ai appris la basse avec cette chanson. Catchy et amusant à jouer. Pour les bassistes en herbe: n'essayez pas comme Paul McCartney de jouer à gauche si vous n'êtes pas gaucher.)</div><div><br></div><div>- Joe Jackson "Steppin' Out"</div><div>(Synthétique oui, impossible à jouer sur une vraie basse, n'essayez même pas.)</div><div><br></div><div>Bonus:</div><div>Joe Jackson "We Can't Live Together" EX-AEQUO avec Carmel "I'm Not Afraid of You": C'EST LA MÊME!</div><div>Etc.</div><div><br></div><div>Agh. Bon, j'arrête avec ces listes à la CON; trop compliqué à chercher, trop subjectif, ça n'intéresse personne et dans dix minutes, je vais pas arrêter de me dire "Merde, comment j'ai pu oublier celle-là?" (Style "Love Cats" de Cure, argh!)</div><div><br></div><div>PS: Ouais, je sais que Pink Floyd et Chic, c'est pas les 80's, merci.</div><div>Police non plus, merci. Et Clash est limite, je sais.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>
]]></description>
	<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Chantilly (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Au restaurant. <br>Entendu cette phrase issue d'une conversation entre une petite fille et ses parents. Ils parlaient d'alimentation. La petite fille:<div>- "Moi, mon préféré légume, c'est la Chantilly."<div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>

</div>]]></description>
	<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Minuit 23 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ai reçu ce petit mail l'autre nuit:<div>"salut david</div><div>je checke mes emails à minuit 23 dans une maison que j'ai à prêter à uccle</div><div>il y a une fête à coté et j'entends 'excellent' qui hurle et les oh ohoho qui vont avec</div><div>donc je pense à toi</div><div>à plute"</div><div><br></div><div>Touchant hein?</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>]]></description>
	<pubDate>Mon, 03 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Photo poète (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Un Spiderman black qui sauve des poussins en Asie? Woaw, j'appelle ça de la poésie.


<div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div><div><div style="font-size: 12px; width: 600px; "><br></div></div>
]]></description>
	<pubDate>Sun, 02 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Dopage, ouais! A fond! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<div>Cher journal, moi, hein, si j'peux me permettre, moi je suis pour le dopage. A fond!</div><div>Je ne comprends pas ce procès contre les cyclistes. Pourquoi tant de haine? Pourquoi eux? Pourquoi exiger l'immaculée conception?</div><div>Qu'ils se dopent! Et qu'ils se dopent mais à fond alors hein.</div><div>Qu'ils prennent des hormones de croissance jusqu'à s'en faire péter une troisième jambe pour mieux pédaler ou un troisième poumon.</div><div>Qu'ils se dopent pour l'avancée de la bio-chimie, qu'ils soient observés, étudiés, et p-e qu'on trouvera comment soigner mémé de ses flatulences.</div><div>Et que les instances ferment les yeux comme avant, devant une telle marge économique, devant une telle popularité. Un peu comme dans le sport américain d'il y a pas si longtemps; les joueurs de base-ball ressemblaient à des boeufs argentins, c'était spectaculaire.</div><div>En Europe? Ai toujours pensé que le foot de haut niveau était bourré de dope. (Vous vous souvenez de la coupe du monde 2006? Le mec qui flottait sur le terrain, dribblait tout le monde et foutait des coups de boule? Haha.)</div><div> </div><div>Pour le dopage! Puisque le dopage est ancré dans les moeurs et le quotidien de millions de gens à tous les niveaux depuis toujours.</div><div>Les béta-bloquants avant un examen oral? Un rail de coke au boulot avant une nuit blanche? Le petit café serré avant de prendre la route? Le RedBull? La cigarette? Le carré de chocolat? Le demi-valium avant d'affronter la belle-mère le dimanche? Le petit whisky avant un enterrement? Un pétard avant de dormir? Un alpraz? <br>Sommes tous dopés!</div><div><br></div><div>Cher journal; science-fiction ici. Imagine s'ils avaient soumis les musiciens à des contrôles anti-dopages. Woaw.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>
]]></description>
	<pubDate>Sun, 02 Aug 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>"Bootleg of AC/DC" - Décembre 2000 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je me souviens, j'étais jeune et mince et la scène était une vaste blague. <br>Décembre 2000 - Halles de Schaerbeek.<div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>



]]></description>
	<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Zooey Deschanel et Cher journal tu es de la préhistoire, sorry hein. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<div>Zooey Deschanel, woaw. Cher journal, j'viens de voir "Yes man". Et j'ai tellement un coup de coeur pour Zooey, l'actrice. Avec Zooey, j'ai eu un choc, j'ai eu un choc, une sensation de "déjà vu"; elle me rappelle Debra Winger adorée et vénérée dans "Terms of Endearment". Quel choc. La voix, le ton, le sourire, le charme... Aaaah le charme. Debra Winger dans "Urban Cowboy"! Zooey! Woaw. Debra! Woaw. Quel choc. Woaw.</div><div><br></div><div>Cher journal, tu es de la génération 1.0. Tu n'es pas vieux mais tu pues déjà le vieux cul. Quand je vois Twitter (ou Facebook) et la prolifération d'infos superficielles (et ma consommation à forte dose de conneries sur le net), j'hallucine. Parcouru le Twitter de Lance Armstrong: hallucinant. J'ai pris conscience du vertige. Quand je rédige ces lignes et te nourris cher journal de petites lignes comme autant de veines organiques et virtuelles, je me rends compte que tu es préhistorique. J'te jure.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>

]]></description>
	<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Douzy-Douza ouille! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<div>Cher journal, nous étions en concert à Douzy, un festival en France. Si le site est joli et les loges agréables, le public nous a réservé un accueil plus que glacial (la Sibérie à côté, c'est peanuts). Comme nous jouions à 17h45 et que c'était l'heure des saucisse-merguez, les gens ont déserté la fosse comme si en plus nous étions porteurs du virus grippe AHN1.</div><div>Cher journal, nous en avons même ri. J'essayais de faire chanter les gens sur "Excellent" et tout ce qu'on entendait en retour pendant les blancs, c'était des "Florence, t'as pas un ticket boisson?" ou les cris des enfants sur le chateau-trampoline d'en face. Les applaudissements étaient inexistants. J'en aurais fait une blessure narcissique si je n'avais senti la rage d'en découdre. La rage de leur faire trembler leurs barquettes de frites mi-cuites. </div><div>Il y a eu cette scène imparable et improbable où j'ai reconnu dans la fosse à cent mètres la jeune femme qui nous a permis de manger à notre arrivée. Entre deux chansons, je lui parlais sans passer par le micro "Ah, t'es là? Ca va? Merci pour la cantine!" et elle me répondait sans crier "De rien, j'aime bien ce que vous faites".</div><div><br></div><div>Bien sûr, je pourrais avoir honte ou me sentir comme une merde. L'orgueil sévèrement battu. Mais nous avions la rage sur scène, nous n'avons jamais renoncé. Et plus encore, dois-je admettre qu'au fond de moi, j'aime l'adversité? J'aime cette flexibilité mentale qui consiste à ne pas renoncer et trouver comment mieux défendre le projet. Comme à Ostende l'autre jour où fort de convaincre ces jeunes flamands, j'ai transformé "Excellent" en un chant patriotique local. Ou à Cluses quand je m'adressais au public dans un français horrible comme si j'étais du Wisconsin. C'est ma façon à moi de ne pas couler, je suppose. Qu'est-ce qu'on rit.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>]]></description>
	<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ostende (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, revenu de Ostende hein. Concert sur la plage, j'te jure... Tu rentres chez toi, y a du sable dans tout ton matos, ah merci, c'est cool.<div>Il y avait des jeunes flamands, j'ai entonné "Excellent" à la sauce locale pour rire un peu hein: "Ik spreek... nederlands! Je spreekt... nederlands! We spreken... nederlands! We spreken... nederlands!". Et à ma grande surprise, fougueux, juvéniles, confiants, enthousiastes, les jeunes ont plongé à fond dedans! Fougueux certes et fiers de leur contrée ouais.</div><div>Plus tard, interview de Teuk en direct sur StuBru, devant un car-régie sur la digue. Super cool Teuk et pendant qu'il répondait, des shorts-chaussettes s'arrêtaient devant lui.</div><div><br></div><div>Cher journal, je chantais, je regardais la mer et le ciel docile, c'était beau. Quelques mouettes.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>

]]></description>
	<pubDate>Sat, 18 Jul 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ardent Public (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Comment dire? Cher journal, hier aux Ardentes, Ô joie.</p><div>Un monde fou. Public généreux = Ardent public. <div><div><div><div><div><div>Ai eu un coup de barre au milieu (pour les plus fervents, entre "I Went Down" et "Sweet Protection": la fringale, le coup de biscotte, la fausse faim, la sueur froide, le souffle court, les jambes frisées, etc.), ai posé les pieds et me suis laisser porter; par la musique, le son, les lumières et le public ensuite. Et comment! Cher journal, c'est un peu comme un invité salutaire dans une tablée familiale qui prendrait le relais sur les plats, les assiettes, la volaille à découper, le bouillon, la vaisselle et le service à café sans perdre la bonne humeur et le petit mot gentil. C'était comme ça. Une tendresse dynamique. Une bienveillance.</div><div>Et cher journal, je remercie le public de ce salut. Et je vais pas faire mon Adamo ici hein, mais que d'humilité et de remerciements.</div><div><br /></div><div><br /></div><div><br /></div><div><br /></div></div>



</div></div></div></div>
</div>]]></description>
	<pubDate>Mon, 13 Jul 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Clip Yo heart (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je ne sais pas si tu as vu la vidéo de "Yo Heart" mais malgré ses imperfections, je suis quasi-fan. Cher journal, malgré les contraintes techniques (les néons, le placement, les lumières, le cadre), le stress sur le plateau (oui) et l'attente aliénante avant de faire la première prise (sept heures), nous y apparaissons humains, touchants et pas du tout "je-me-la-pète-grave-dans-un-clip-à-la-cool". J'ai pu subtilement y placer ma lubie "Silence of the Lambs" rencontre "Donnie Darko" qui rencontre "Carrie"; ces trois plans avec le lapin saignant (sans compter l'ultime plan angoissant) me comblent de bonheur. Je m'en voudrais aussi de ne pas mentionner la chaussure boule à facettes qui est à Charlie ce que le gant est à Michael Jackson. Cher journal, ceci étant dit, l'épine dorsale visuelle du clip, ce n'est pas la cage, les néons ou la boule à facettes. L'épine dorsale, c'est Teuk; irrésistible, il dégage une nonchalance, une classe, un naturel glam qui me laisse sans voix. Son attitude dans ce clip, sans malice, va faire bien des jaloux dans les bars de la rue Antoine Dansaert à Bruxelles. Et je ne vise pas Daan en particulier.<div><div><div><br></div><div><br></div><div></div></div>
</div>]]></description>
	<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Savoie. Sting. Freeze Frame. Moteur Kaput.   (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Ai vu une photo de Nick Cave à Werchter. J'aime bien la tête à Nick Cave, l'âge qu'il prend et la tête qui va avec.</p><div>Cher journal, nous étions à ce festival en Savoie en France. Cluses.</div><div>Certes, ce n'était pas le festival du siècle, c'est pas Pukkelpop hein, mais le cadre était charmant: une place de village grignotée par les Alpes. Derrière les Alpes, tout un staff à l'oeuvre pour que tout aille bien dans le meilleur des mondes. Humain et chaleureux.</div><div>En tête d'affiche; Metallica et Franz Ferdinand. Nan, j'rigole.</div><div>En tête d'affiche, Fiction Plane, qui est le groupe du fils de... Sting. </div><div>Cher journal, je te vois venir avec tes gros sabots. Oui, le fils de Sting. Si. Je l'ai donc croisé ce faux-frère. Je ne lui ai rien dit. Que pouvais-je lui dire? </div><div>Après notre concert, Joe Sumner (c'est son nom) a dit à Teuk: "Votre chanteur a une super voix!"... Ce à quoi Teuk aurait répondu: "Ouais et il a le même problème que toi: tout le monde pense qu'il chante comme ton père!".</div><div><br></div><div>Joe joue donc de la basse, possède une voix à l'identique de son père, bouge comme le chanteur de Joy Division sous opium et n'épargne pas ses efforts pour dynamiser le public. Honorable... C'est pourtant perdu dans les méandres d'une tristesse sourde que je suis rentré à l'hôtel. J'observais le concert de Joe assis à côté de la scène avec Teuk. Nous observions l'envie troublante d'exister de Joe, la voix de Joe, la musique à Joe. </div><div>Cher journal, je sais que dès que j'écris plus de trois phrases tu es perdu, vu que t'es con comme une bite, mais je dois te dire que j'ai ressenti là un truc profond et j'ai dû m'éclipser.</div><div>Sans ironie ni malice, il était là, tout fils de Sting qu'il était, millionnaire, la trentaine bien entamée, la curiosité éphémère qu'il suscite, à chanter son coeur devant un public curieux, short-chaussettes, en Savoie, place du village. Il avait une telle envie d'exister. Il y avait quelque chose de douloureux là-dedans. (Bien sûr que je me suis projeté. Bien sûr; l'énergie trop forte, l'envie d'exister, la voix, la basse, haha... parle à mon cul.)</div><div>Je l'imaginais enfant, le Joe, ou ado. Avec les vilains qui lui sifflent "Roxanne" à l'oreille à tout bout d'champ dans la cour de récré, les jaloux, les curieux... Le Joe, irradié par le talent de son père, par le succès de son père, jusqu'ici dans les Alpes, dans ce festival où le premier groupe de la journée a eu la bonne et lourde idée de reprendre "Walking on the Moon". Pour faire plaisir à Joe? Pas sûr. Si?</div><div><br></div><div>Plus tôt dans la soirée, étions allés manger avec toute l'équipe dans un restaurant local, et alors même que nous pénétrions dans le restaurant, un des cuisiniers blême comme un mort sortait des cuisines accompagné d'un médecin. La patronne au taquet devinant notre surprise et notre hésitation: "Rentrez, il a rien, il a rien, un coup d'chaud! Vous êtes combien? Rentrez, rentrez!". Haha. Bon appétit hein! Si ça tombe, le mec, il avait une GROSSE GASTRO, c'est cool. </div><div><br></div><div>Notre concert fût à l'image d'un spectateur aperçu dans la foule: gras du bide et pas concentré. J'avais choisi (par cynisme? Non. Par ennui?) de m'adresser au public en français mais avec un fort accent américain à couper au couteau. Teuk a cassé une corde de guitare très tôt, il a pris sa guitare de rechange et manque de bol, une autre corde a cédé tout de suite dans "Excellent". Dans un moment qui m'a semblé durer une éternité, Teuk, sans se démonter, a enlevé sa guitare, a marché derrière moi et est allé chercher une autre corde. Puis il est revenu (alors qu'avec Charlie, nous étions toujours au tricot) mais soudain, il n'a plus bougé... Je garde cette image inoubliable de Teuk figé devant sa guitare, se demandant que faire... avant de mettre le turbo. Un freeze frame comme on dit.</div><div><br></div><div>Si vendredi soir vers 17h vous étiez bloqués dans le tunnel Rogier à cause d'un véhicule dont le moteur venait d'enfumer tout le quartier Nord de Bruxelles, sachez que ce véhicule était le mien et que les trois affolés devant, c'était nous. </div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>
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	<pubDate>Mon, 06 Jul 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>France3, France Inter, Paris-Lille, Cosette (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, nous étions à Radio France pour l'émission le "Fou du Roi" (y avions déjà participé il y a cinq ans). Avons joué "Yo Heart" en live dans des conditions suprêmes. Avions un piano dans la loge. </p><div>Le lendemain, à midi, étais-je attendu à France Télévisions pour un direct en duplex sur France 3 Nord? Si.<br></div><div>Et je me la pète depuis deux jours avec ça. Ouais. Un duplex. Si.</div><div>Impressionnant le bâtiment France Télévisions. Dans le hall d'entrée où nous étions une dizaine (techniciens, gars de la sécu, invités divers...), il y avait Lara Fabian. Et les gens d'adopter une attitude zen et noble, style "on t'a reconnu patate mais on va pas le montrer". Le hic, c'est que la discrétion des gens était à la hauteur de l'exhibition théâtrale de la chanteuse; accompagnée de son manager, elle surchargeait ses paroles de rires hystériques, style "je suis trop une cool meuf et tout l'étage doit savoir que je suis là". Agh.</div><div>J'ai été conduit dans une minuscule cabine, le monsieur qui m'accompagnait m'y a laissé seul et perplexe. Seul donc avec une caméra, un petit écran et un petit retour son. </div><div>Magie de la technologie, la régie de France 3 Nord est intervenue via un interphone, a réglé les caméras, testé mon micro et mis à l'antenne.</div><div>Lors de l'interview, flatté, je me sentais comme un grand reporter en duplex de Washington, ça m'a fait oublier les vilaines critiques parues dans la presse.</div><div>(Oui, cher journal, de fait, je ne te le cache pas, l'album "Dance on the Beast" n'est pas épargné par la critique. Surtout en France. Album incompris. Ce qui me donne une énergie viscérale de le défendre encore plus. Comme l'enfant délaissé dans la cour d'école parce qu'il a une sale tronche ou des dents de lapins ou des oreilles en parabole NASA. Me donne une énergie de fou pour le protéger. Aaaaaaagh.)</div><div>Je suis bien conscient du danger d'une intervention télé. Trois minutes grand max top chrono, savoir se vendre, parler de soi, afficher un contenu et une profondeur, tout en dominant sa nervosité. Dans ce cas, plutôt que de faire de la survente lourde à tout prix, autant procurer une sensation télévisuelle, ça passe mieux à l'écran. Je crois. J'espère.</div><div><br></div><div>Le même soir, concert Paris. Nouveau Casino. Et le lendemain concert Lille.</div><div>Joués avec rage. J'étais Jimmy Connors version 1991, catcheur US, énergie dynamo. Charlie était Lev Yachine version 1963 et Teuk était Joe Montana version 1989.</div><div>Aaaaaaah l'enthousiasme spontané du public sur les morceaux de "Molecule". Woaw. Cool non? </div><div>Tu sais cher journal, ce petit frémissement qui parcourt la salle dès les premières notes d'un morceau... Cette attention prêtée au déroulement d'une mélodie... La bienveillance d'un public acquis... C'est une grâce. </div><div>(Surtout quand comme nous, on a écumé des petites salles vides pendant des siècles devant un public totalement indifférent. Quand on s'est battu comme des lions affamés pour se faire entendre depuis si longtemps... Attention, Cosette ici.)</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>

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	<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Comme dans les films (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Attention Monsieur Cinéma ici. Cher journal, tu sais ces choses "insupportables" au cinéma? Ces scènes que nous détestons, que nous dénonçons avec véhémence et que finalement nous aimons pour le bien-être et le rêve qu'ils suscitent?<br>- dans les films, il est toujours ultra-facile de se garer; généralement, une place de parking est toujours libre devant l'immeuble.<br>- dans les films, ils couchent toujours avec leurs sous-vêtements (soutien-gorge pour Madame et slip sans érection pour Monsieur).<br>- dans les films, pour payer des taxis, ils sortent des billets de leur poche sans regarder et c'est toujours le juste prix.<br>- dans les films (américains), ils ne disent jamais bonjour ni au revoir au téléphone.<br>- dans les films (et feuilletons américains), on peut ouvrir n'importe quelle porte avec une carte de crédit ou un trombone.<br>- dans les films (et feuilletons américains), toutes les bombes ont de grosses horlogeries électroniques avec de gros chiffres en rouge led, comme ça on sait quand ça pète.<br>- dans les films, les baisers les plus passionnés se font bouche close (surtout dans les films français).</p><p><br></p><p><br></p><p></p>




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	<pubDate>Fri, 12 Jun 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Le cochon et la basse besogne (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, entendu cette phrase à la radio ce matin:</p><div>Dans une ferme en France dans l'après-guerre. L'unique cheval de labeur, usé, malade et fébrile inquiète le paysan qui en appelle au vétérinaire:</div><div>"Aïe. Il est pas en forme votre cheval, je suis pessimiste... Je lui fais une bonne piqûre aujourd'hui, je reviens demain..." précise le vétérinaire.</div><div>Pendant la nuit, le cochon bienveillant alerte le cheval fatigué: "Hé, tu dois te battre. Si demain t'es pas debout, ils te conduiront au boucher. Allez, relève-toi, courage, t'es grand et fort, c'est juste un mauvais passage, relève-toi, courage!".</div><div>Le lendemain, le vétérinaire note un très léger mieux: "... mais je reste pessimiste. Je refais une piqûre aujourd'hui, je reviens demain..."</div><div>Pendant la nuit, le cochon bienveillant reprend à l'oreille du cheval: "Allez, c'était mieux aujourd'hui... Courage, t'es d'une race noble, pas comme moi... Allez, relève-toi. Sois fort, demain relève-toi, sinon ils vont t'abattre. N'oublie pas, t'es beau et fort! Courage!"</div><div>Au petit jour, comme prévu, le vétérinaire revient. Et son visage s'éclaire. Il se tourne vers le paysan: "Votre cheval va mieux, il est debout, la fièvre est tombée, il va s'en sortir!" Et le paysan fou de joie: "Quelle bonne nouvelle! Allez, pour fêter ça, on va tuer l'cochon!"</div><div><br></div><div>Trouvé ça ultra-triste.</div><div>Et j'ai pensé à cet article lu l'autre jour sur un combat de boxe à New York au Madison Square Garden en 1983.</div><div>La rencontre entre Luis Resto-Billy Collins et l'épouvantable épilogue qui en a découlé. Ai essayé de regarder le match sur internet; impossible.<br>C'est insoutenable.</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>

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	<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Radio belge, politique et Excellent! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<p>Cher journal, hier après-midi, invité à l'émission "Les jeunes s'en mêlent" sur la Première (radio belge). Arrivé ultra à la bourre, me suis perdu dans les couloirs de la RTBF, studio 3J20, m'enfin c'est où? Le principe de l'émission est simple; comment les jeunes (enfants ou ados invités sur le plateau) perçoivent-ils l'actualité? Ils ont largement la parole, ont le temps de s'expliquer, d'exprimer leur vision et l'animateur David Lallemand est particulièrement juste et pédagogue, même s'il chipote souvent ses longs cheveux. Le sujet était les Européennes; comment voter, pourquoi, pour qui? Il y avait des politiciens sur le plateau (dont le néo-politicien Defossez, ex-journaliste RTBF) et leurs interventions étaient aussi complexes et nébuleuses qu'est la technocratie européenne elle-même. (Si c'est pas très français ce que je viens d'écrire, parle à mon cul.)</p><div>J'ai (mal) joué "Rise Up". (Et j'ai définitivement pris conscience que l'album "Beast" est absolument impossible à défendre en acoustique.)</div><div>Bref, en deuxième titre, pour me rattraper, et comme je voulais contraster avec la complexité du débat et des attaques politiciennes, j'ai voulu chanter "Excellent" au ukulélé. </div><div>En préambule, en direct, ai dit ceci: "Voilà, nous sommes en direct... et je vais demander à tout le monde de chanter avec moi. C'est en anglais mais c'est super simple à apprendre et à retenir et à chanter. Et je demande bien évidemment votre concours, Messieurs les acteurs de la vie politique; montrez-nous aussi que vous êtes capables d'engagement, de légèreté et montrez-nous que vous êtes pas timides hein: "I'm special, Excellent... You're special, Excellent...""</div><div>Et là, les "acteurs de la vie politique", dans un acte de bonhomie qui m'a donné envie de pleurer et de remercier la vie de m'avoir permis de composer cette chanson, se sont pris bras dessus-bras dessous et comme dans une taverne bavaroise, se sont balancés en chantant "EXCELLENT!" Un instant de magie (très belge?) qui a illuminé tout le reste de ma journée. </div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div>
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	<pubDate>Sun, 24 May 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
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<item>
	<title>Croissant luné (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[<div><div><div><div><div><div><p>Cher journal, rallumez c'est pathétique. </p><div>Cher journal, je suis friand de petites capsules.<div>L'autre soir au Botanique, après notre concert, à des heures indues, dans la cantine technicien/artiste que nous appelerons "Carré V.I.P." puisque</div><div>nous pouvions y croiser la chanteuse Anaïs et moi-même.</div><div>Des gens venaient y trouver réconfort et sympathie, mais j'étais luné croissant donc peu accessible finalement.</div><div><br></div><div>Je ressassais notre concert. Je suis passé complètement à côté. </div><div>L'impression d'avoir un serre-tête Paris 2012,</div><div>l'impression d'avoir une chaise dans la bouche, offerte par un sponsor, </div><div>l'impression de ne pas avoir caressé les chansons dans le sens du poil.</div><div>Et pourtant tu sais, cher journal, à quel point j'aime ces chansons. Trop peut-être?</div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div><br></div><div></div></div></div></div></div></div></div></div>
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	<pubDate>Fri, 15 May 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Journal enregistrement "BEAST"  (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ici, dimanche. Londres.<br>Ferry, traversée de la Manche. Puis route vers Londres.<br>Nous y allons pour enregistrer notre prochain album. Nous y serons huit jours. <br>Au sortir du ferry, en Angleterre avec la voiture, l'adrénaline est montée en flèche; ces histoires de rouler à gauche, c'est quand même de la folie furieuse. Le premier rond-point, toujours ultra casse-gueule, au secours. Et dans Londres, perdus et paniqués, entre les coups de klaxon des autochtones et les bus autoritaires qui nous haïssent d'hésiter, l'adrénaline me sort par les oreilles. Pourquoi rouler à gauche? <br><br>Dans la voiture, la radio... Ai toujours pensé que la radio anglaise était la meilleure du monde... Et pendant 45 minutes, on a entendu que d'la merde. <br>Arrivés à l'hôtel. Sains et saufs.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici, lundi. Londres W10.<br>Cher journal, ici il pleut à saut, je déteste ça. Peux pas sortir, je hais les rhumes, les chaussettes mouillées, les cheveux humides et le temps triste. <br>Sommes donc dans le studio de Flood (producteur U2, Depeche Mode, PJ Harvey) avec Dimitri Tikovoi. Avons commencé la première chanson ("Animal"). C'est long. <br>C'est comme un pont; on ne sait pas combien de temps ça va prendre à construire, vu qu'on ne connait pas l'importance des eaux à traverser. On ne sait donc pas si on va se retrouver en Chine ou dans le jardin du voisin. <br>Dimitri s'est pris la tête toute l'après-midi; il souhaitait à tout prix développer une séquence via l'antique synthé Roland de Flood (synthé magistral de 1971 qui condamne un mur complet). <br>Compliqué à utiliser, mais quand les premières séquences sont arrivées, lancinantes, chaudes, rondes et hypnotiques, nous étions tous sur le cul.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici, mardi. Londres W10.<br>Sommes dans un Bed and Breakfast et la femme qui gère le lieu ressemble (de très loin) à Juliette Binoche. <br>Venons d'attaquer le second morceau ("Yo Heart") et j'ai mal aux oreilles. <br>Est-ce une façon inconsciente de dire "j'en ai plein les oreilles?", l'envie subconsciente de devenir sourd et ne rien faire/entendre/entreprendre?<br>Ce matin au studio tôt, Flood est arrivé. <br>Flood, le producteur et propriétaire du studio. Une inspiration. <br>Il a bossé sur les meilleurs albums de U2, PJ Harvey et Depeche Mode. Il a enregistré Bono sur "With or without you", il a enregistré le riff de "Personal Jesus" de Depeche Mode. Et aujourd'hui, il m'a serré la main. Ha!<br>(Teuk lui a dit: "Je connais ton nom, maintenant je connais ta tête".)<br><br>Ai lu ces phrases sur internet ce matin: "Être champion, c'est un parcours, une éducation, quelqu'un qui va au bout de lui-même. Il y a des champions méconnus, qui sont arrivés en demi-finale alors qu'ils n'avaient pas le talent pour cela, pendant que d'autres qui le possédaient n'ont jamais dépassé le deuxième tour. Il faut avoir envie de réussir, envie d'exister très fort. Pour certains, c'est la seule condition d'être entendus, vus, écoutés, aimés."<br><br>---------------------------------------------------------------------------------------------------- <br><br>Ici, mercredi. Londres W10.<br>Comme on est pas sur la Côte d'Azur et qu'il pleut encore, nous sommes tous malades. <br>J'ai l'impression d'avoir deux oreilles. Mais du même côté.<br>Avons continué sur "Yo Heart" qui devient très dance! <br>Une voie s'ouvre entre ludique et dance qu'il va nous falloir négocier à un moment donné. Le ton de la chanson est un peu sombre (les paroles, le chant), mais le reste semble s'orienter vers du happy-happy/show-biz strass. Ce qui n'est pas une mauvaise chose. C'est juste qu'il faut trouver l'équilibre. <br>En y repensant... le meilleur exemple d'équilibre qui me vient à l'esprit, comme ça... c'est "Alexandrie Alexandra". On se souvient tous des Clodettes à moitié à poil et Claude François faisant "HA! AGH!" en montrant son cul. Mais ce que je retiens, c'est le texte sur la nostalgie d'une enfance égyptienne et la mélodie renversante. Mais je compare pas hein, je parle juste d'équilibre.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici jeudi. Londres W10.<br>Comme on tourne en rond entre les prises, on a tendance à bouffer comme des porcs. Par ennui.<br>Un p'tit brownie par ci, un p'tit café par là, une p'tite salade de fruit, un biscuit, un cake, un cheeseburger... Agh.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici vendredi. Londres W10.<br>Cher journal, hier, journée rude, avec "Since you called". <br>Ma vision du morceau défendue avec force et une conviction SANS FAILLE (épuisante).<br>Conviction malmenée par Dimitri.<br>A la base, une chanson simple: trois accords, bonjour-bonsoir, plié-serré.<br>Dimitri la voyait dance et black U.S., je l'imaginais blanche et européenne.<br>Commencé à m'énerver. Et à le montrer. Teuk essayait timididement de calmer le jeu. Il disait: "Dimitri, ça commence à ressembler quand même beaucoup à Justin Timberlake...". <br>Dimitri lui demandait: "C'est une bonne ou une mauvaise chose?".<br>Et Teuk, notre puriste, notre garde-fou, notre humble soldat de répondre: "... C'est une bonne chose parce que Justin Timberlake il est riche et il vend beaucoup de disques".<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici samedi. Londres W10.<br>Flood vient d'arriver. A l'air sympa. Il a une belle voiture.<br>Il a écouté Jul faire une batterie, a chipoté ça et là et il est parti.<br>Hier soir, Catherine (l'assistante de Flood qui nous accueille pendant l'enregistrement) était au téléphone avec lui. Ai fait un excès de zèle (regretté immédiatement); je suis passé derrière elle et j'ai soufflé: "We're a better band than Soulwax!" (Flood a produit Soulwax...). <br>Ce matin, Flood, en montant dans sa voiture, il m'a dit: "You might be better than Soulwax indeed!". Ha!<br><br>Hier soir, nous sommes embarqués dans une chanson ambitieuse ("Horses").<br>La source du morceau est un petit thème "Electro-Atari" en dessous duquel j'avais une grille d'accords compliquée, gore, sombre. La rencontre du thème et des accords menaçants m'excitait. Mais en découvrant la chanson, Dimitri a fait la grimace.<br>Ai tout de suite dit: "Ne dis rien, j'ai compris". <br>Ai donc accepté sans joie de changer la grille d'accords, les basses et les guitares. Sans conviction. <br>Je ne comprenais pas la vision. Je trouvais ça mauvais. J'étais démoralisé et de mauvaise humeur.<br>Dimitri a pourtant persévéré sans prêter attention à mes théâtrales expressions d'agacement. Il a demandé à Julien de faire des percussions. M'a demandé de jouer sur un Solina vintage. Et là... soudain... la grâce! <br>Une atmosphère s'est dessinée. <br>Les guitares dégraissées de Teuk et le chant devenaient irrésistibles.<br>Entre percus indiennes, thème atari, langueur lynchienne avec des bribes new wave/cold wave et une impulsion à la Brian Eno... Emouvant, nostalgique et inclassable. Démodé donc très hype. <br>Jul est plus réservé, mais Teuk et moi pensons que nous tenons un morceau-phare de l'album. <br>(Je souligne ici la pugnacité et la détermination de Dimitri. Si je donne l'impression d'être sentimental, parle à mon cul.)<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici dimanche. Londres W10.<br>On a terminé un gros morceau. <br>Je disais à Dimitri, je ne sais pas si c'est très mauvais ou très bien. C'est vital en tout cas. Et orageux ("Cinema Tech").<br>Aujourd'hui, dans le studio d'â côté, un monsieur très anglais, qui ressemblait à Long John Silver. Nous avons sympathisé et il nous a montré son studio.<br>S'est avéré être le producteur de tous les albums de The Cure de 1983 à 1993; Dave Allen.<br>Teuk sur le cul, il avait des étoiles dans les yeux et souriait béatement.<br>Lui, notre puriste, gros adorateur de Robert Smith, devant le producteur des albums de son idole!<br><br>Hier soir, Jul et Teuk sont allés faire party time avec Dimitri. Et ce matin, en me levant, je regarde Jul dans son lit, il avait une effroyable nouvelle coupe de cheveux! Je l'ai reveillé: "Putain Jul, tes cheveux!!". <br>Il m'a dit: "Oui... Je sais... Tu demanderas à la copine de Dimitri...".<br>Il ressemble à un punk qui serait passé sous un camion conduit par Morrissey.<br>Demain, retour Bruxelles.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici jour d'été sans soleil. Bruxelles. Peu après Londres. <br>Je surfe sur une bonne vague. J'ai de l'énergie. De l'entrain. Christophe (label boss) est content des chansons. Il est revigoré. Moi aussi.<br>J'ai une bonne énergie. Et la vaillance devant les obstacles.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br style="font-weight: bold;">Ici lundi. Bruxelles. Deux mois plus tard.<br>Nous commençons la deuxième salve d'enregistrement de notre album 5. <br>A Bruxelles cette fois. (Idée d'un titre pour l'album: "Creatures"?)<br>Dimitri arrivé hier soir. Il a fait déposer tout son matériel par un roadie venu de Londres en camion. Un aller-retour Londres/Bruxelles! Monstrueusement cher, mais son matériel est indispensable, je dois reconnaitre.<br><br>Charlie remplace Julien.<br>Il nous faut donc maintenant gagner sérénité et investir amitié en Charlie, lui assurer toute notre confiance, reprendre la route et gagner la belle.<br>Avons eu la chance de trouver Charlie rapidement.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici jeudi. Bruxelles.<br>Cher journal, j'ai peu écrit. Je suis tourmenté. J'ai des pics d'anxiété.<br>Je trouve que Dimitri manque d'énergie. Il avait plus de pêche à Londres.<br>Faut dire qu'il fait horriblement chaud dans la pièce principale et que ça provoque une somnolence chez nous tous et chez lui plus encore. <br><br>Charlie nous donne la pêche. Il se montre enthousiaste et affiche son bonheur d'être là. Il découvre les astuces et les secrets de fabrication de Dimitri. <br>Au début de la semaine, Charlie prenait ses repères et essayait de trouver sa place. Il avait aussi une compréhensible tendance à montrer sa technique; en résultait un jeu trop riche. Je ne disais rien, je lui laissais prendre ses marques mais au bout d'un temps, j'ai confié à Dimitri que Charlie jouait trop.<br>Dimitri l'avait noté aussi... Comment lui dire sans briser son élan?<br>Dimitri a cette idée: construire une cage autour de la batterie avec des couvertures pour l'oppresser et réduire sa marge de manoeuvre; un "abri" d'à peine deux mètres cube dans lequel Dimitri a placé des amplis qui reprennent PLEIN POT ce que Charlie joue. <br>Ce faisant, il n'a plus besoin de jouer dix notes pour dévoiler sa puissance; un seul coup de caisse claire repris dans les amplis le décoiffe. <br>Dès les nouvelles prises de son avec la "cage", Charlie pense moins à jouer et plus à respirer. Et il dégraisse son jeu grâce aux amplis 100 watts qui cognent ses reins. <br>Très, très efficace. Mais j'ai eu un peu de mal à adhérer à la méthode sans culpabiliser. <br>La frontière à ne pas dépasser serait d'y trouver un plaisir sournois. Et j'ai parfois peur de découvrir une malice dans l'oeil de Dimitri. Haha.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici vendredi. Bruxelles.<br>J'ai vraiment l'impression qu'on avance pas.<br>Frustration à tous les étages.<br><br>Teuk vit mal les longues heures d'attente. Pire encore hier, il a attendu six heures pour faire sa partie de guitare jouée en cinq minutes. Après ça, il a attendu six autres heures pour faire des ajouts dont on a finalement pas eu besoin... Agh.<br>Pourtant. Le morceau d'hier ("Head") est une tuerie. C'est très fort. <br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici dimanche. Bruxelles.<br>Hier soir, Christophe (label boss) arrive avec sa compagne pour nous faire manger.<br>Bougies et nappe, petit vin rouge, potage, légumes, vitamines. Woah.<br>L'ambiance semblait paisible mais j'ai soudain eu une vive altercation avec Dimitri. Vision diamétralement opposée.  <br>Quand je dis "diamétralement opposée", c'est par exemple si j'écris dans un scénario "des enfants sont sous le choc parce qu'ils ont retrouvé un monsieur noyé", lui pourrait avoir envie de lire: "Les enfants ont noyé le monsieur".<br>Il a voulu faire arbitrer notre conflit par Teuk (pas concentré, il dégustait du vin en haut avec sa copine). J'ai explosé. Il a été surpris par ma colère, il m'a dit: "Sois pas vexé... On fait de la musique, on essaie des trucs...".<br>(Il aime bien me pousser à bout et voir comment je défends ma peau. )<br>Christophe a senti qu'il se passait quelque chose, il est venu me faire une bise et il m'a soufflé à l'oreille: "C'est bon pour ton égo...".<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici mardi. Bruxelles.<br>Ce matin, Teuk a réenregistré le riff de guitare pour "Since you called". <br>Dimitri mi-content; il trouvait que Teuk mordait trop nerveusement le riff. Après réflexion, il m'a donc demandé de jouer la partie de guitare. <br>Dimitri semblait préférer la tenue "funk blanc" de Teuk. Mais en même temps, il trouvait que mes attaques étaient plus droites.<br>Ai dit à Dimitri: "En fait ce que tu veux, c'est la main gauche de Teuk et ma main droite!". <br>"Mais c'est une SUPER IDEE!" s'est-il enthousiasmé! <br>Et de fait, nous voilà scotchés l'un à l'autre avec Teuk, sur une même guitare, lui de jouer les notes et moi de gratter. Dimitri rayonnant de plaisir et de malice. Il nous mitraillait avec son appareil photo. <br>"Ca va être compliqué à jouer en concert..." a fait remarquer François.<br><br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br><br>Ici jeudi. Bruxelles.<br>Sommes en train de faire des choeurs.<br>Avons appelé Mélanie, une chanteuse jazz à voix grave et sensuelle.<br>Les prises se font dans une petite cabine au studio. Elle a retranscrit les notes et comme je sais pas lire la musique, elle me donne des indications avec sa main comme une institutrice. <br><br>Avons fini une chanson qui me tord le ventre ("23 Find We Belong"). J'aurais pu l'écouter toute la journée. Ce chanson me fout des poils de bras partout. Dimitri enregistrait les parties de batterie, c'était magnifique. Selon moi la plus belle chanson de l'album. La plus orageuse, la plus forte. J'ai jamais chanté comme ça. C'est vraiment beau. Je suis reconnaissant à la vie. Je remercie la vie. Je me suis épanoui sur ce morceau. Je remercie l'énergie intérieure qui m'habite et qui m'a dirigé vers ce moment, cette grâce.<br>Tout ce qui gît dans l'inconscient veut devenir évènement.<br>----------------------------------------------------------------------------------------------------<br>




]]></description>
	<pubDate>Wed, 06 May 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Teasers SHARKO, ouais (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Pour la sortie de notre album, nous collaborons avec Waf!, une équipe spécialisée dans la capture d'images destinées à une diffusion sur le net, créant un "buzz" annonçant la sortie de l'album avec originalité par le biais de capsules vidéos destinées à être mises en ligne et erm blabla..., j'ai perdu le fil de ma phrase, je ne comprends rien à ce que j'écris.<br><br>Waf! est constitué de Christine Massy et d'un caméraman dandy à l'humour sec prénommé Brice. Ils me suivent donc depuis trois semaines 7j/7 et me poussent à faire des choses spectaculaires pour que j'ai l'air jeune et fou à l'image. (Je voulais aussi apparaitre à l'écran comme quelqu'un de sexy et sympathique. Ce qui ne me semblait pas difficile vu quand dans la VRAIE VIE, je suis sexy et sympathique! Nan, j'rigole.)<br><br>Christine est épatante, possède une énergie folle, me fait penser à un croisement Fée Clochette/Peter Pan et quand elle est vilaine à un croisement Fée Clochette/Peter Pan/Capitaine Crochet.<br>Brice lui pourrait être notable anglais s'il n'avait une fâcheuse tendance à s'habiller comme un ado américain sosie de Stefan Edberg/Peter Von Poel. <br>(Non, sérieux, les Waf!, ils me font rire. Ils possèdent un vocabulaire tellement imagé et télévisuel, ils m'ont appris une multitude d'expressions à la cool et des choses bien plus vulgaires aussi. Et aussi des ragots sur le PAV belge. Cool.)<br><br>Alors, comment se passe un tournage d'une vidéo pour Sharko avec les Waf? Et bien, par exemple, l'autre jour, nous nous sommes retrouvés sur un parking de supermarché.<br>Dans la voiture:<br>Christine: "Bon. Voilà le supermarché, David. On rentre, tu prends le micro central, je freine les mecs de la sécu, tu fais ton annonce micro, tu chantes, tu déconnes, tu racontes des conneries, quoi. Nous, on filme les réactions, ok? Tout le monde est prêt?"<br>Moi: "Oh attends Christine, t'es tombée folle? Je vais me faire casser la gueule par le vigile, il a un gros chien!"<br>Brice: "Je finis ma bière et on y va."<br>Christine: "Bartholomé, bouge ton cul. Si tu rentres pas dans ce supermarché, c'est que t'as pas des couilles!".<br><br>Bref me voilà au micro.<br>-----------------------------------------------------------------------------------------------<br>

]]></description>
	<pubDate>Tue, 05 May 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouveau site (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, tu as tout changé tes habits!<br>]]></description>
	<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Teaser (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Teaser 1 "Dance On The Beast"!!!<br>
]]></description>
	<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Oscars, Césars et Victoires (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'ai pu enfin voir les Oscars. Quel spectacle magnifique. Superbement filmé, mis en lumière, une célébration du métier sans mépris (très américain) et ultra-professionnelle. T'as vu les films ou t'as pas vu les films, t'aimes ou t'aimes pas, parle à mon cul. Que ce soit pas rock'n'roll, je discute même pas. Mais l'absence de malice ou d'attitude négative était plaisante. <br>
<br>
Le lendemain, les Césars, ouf tout le contraire. Cher journal, je sais ce que tu vas me dire: ça a du charme.<br>
Oui mais non. L'humour stérile, les interminables tunnels d'ennui soumis par les gagnants blabla et pire encore les présentateurs qui prolongent sans fin.<br>
Et toutes les belles émotions de flétrir... <br>
<br>
Hier enfin, trente minutes des Victoires de la musique. Une torture.<br>
Le mépris général. Les flottements, la froideur polaire. Ouille. <br>
Et un réel malaise physique devant le gouffre Saez. Son attitude, l'offre morbide, l'auto-complaisance, agh. Bigre.

]]></description>
	<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Oui c'est vrai= woaw (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[A 14 ans, j'étais beaucoup plus intelligent que tout le monde.<br />
<br />
Cher journal, j'ai vu le nouveau clip de Depeche Mode "Wrong" et= WOAW.<br />
<br />
Cher journal, j'ai écouté notre album enfin mastérisé avec la photo de la pochette sous les yeux et= WOAW.<br />
<br />
Cher journal, (attention Monsieur Cinéma ici) ai vu "Doubt" avec Meryl Streep et l'autre gros blond-là. Fabuleux. Juste. Pointu et précis. Filmé comme la pièce de théâtre du même nom mais sans JAMAIS être chiant, ce qui relève du miracle. Aurait pu virer au vieux téléfilm à la Columbo mais c'était sans compter l'ingénieuse mise en scène. Grosses réflexions après le film sur les  convictions intimes et les instinctives certitudes. Sur la foi, l'invincible sensation que ce qu'on fait est pour le bien d'autrui alors que ce n'est que le tamis de son auto-destruction (si je suis trop compliqué, parle à mon cul).<br />
M'a rappelé "Into the Wild" et la descente aux enfers d'un esprit sûr de sa bonne conduite. Donc "Doubt"= WOAW, WOAW.]]></description>
	<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>J'ai la rage (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Demain, je vais me faire tatouer: "Oui bonjour, je suis enragé. Au revoir."<br />
<br />
Notre album s'intitule "DANCE ON THE BEAST". Il sortira en avril.<br />
L'importance de la "bête" et l'importance de la danse? <br />
J'aurai bientôt tout loisir d'écrire ici même tout le bien que je pense des 11 chansons qui constituent l'album. (Que dis-je? Des 11 perles. Des 11 grandes oeuvres! Que dis-je? Des 11 pièces maîtresses, ouais. Que dis-je? Des 11 cakes de vieux con, ouais. Que de la merde. Nan, j'rigole, c'est un super album, je suis très content.)<br />
<br />
En attendant, attention Monsieur Cinéma ici; ai vu "Milk". <br />
Impossible de dire si j'ai aimé ou pas. J'ai envie de dire que j'ai pas aimé. Mais j'ai envie de dire que j'ai pas aimé pas complètement. Des scènes m'ont fait chier. Des trucs m'ont insupporté. Mais il y a des choses émouvantes. L'histoire est déjà peu banale. Déjà.<br />
J'avais vu, il y a quelques années, le documentaire sur le vrai Harvey Milk. J'ai jamais pu oublier son regard et son sourire. <br />
<br />
Sur le nouvel album de U2, il y a une chanson qui fait mais vraiment me fait quand même penser à Fleet Foxes. Vrèèèèment. <br />
Le chant, le texte, la mélodie... Bigre. Et la chanson s'appelle... "White As Snow"! Ouille. ]]></description>
	<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Wrestler (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Attention Monsieur Cinéma ici.<br />
Ai vu "Wrestler", ai adoré oui. Même si la longue scène avec la fille ado est aussi larmoyante qu'inutile. <br />
(Dans l'appart de la fille, un poster de Vampire Week End!)<br />
J'ai presque pleuré devant la force vitale de croire au rêve pour ensuite livrer ce rêve à la réalité crue et glaciale.<br />
Ca m'a trop rappelé les concerts quand on se tape des heures de route pour se retrouver dans un no man's land avec des deux zombies et trois pelés. <br />
Monter sur scène quand même, faire don de soi comme si on était à Wembley et sortir avec le panache d'avoir bataillé le moral.<br />
Donc, "Wrestler", oui, je me suis projeté. Ah oui.<br />
Mais la grâce n'est pas chez Mickey Rourke (Attention Monsieur Cinéma ici!). Non, la grâce se loge dans cette actrice de 44 ans, belle comme jamais, magnifique et superlatifs sans compter; Marisa Tomei (la strip-teaseuse). Elle m'a donné envie de vivre, de soigner mon corps et tenter le pole dancing. <br />
C'est dire si elle m'a convaincu.]]></description>
	<pubDate>Sat, 21 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Tours intime (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ai fait un concert solo dans une petite salle sympathique ("Festival de l'Intimité" à Tours en France). Et j'écris ces lignes toujours sur le cul d'avoir vu ce que j'ai vu.<br />
En début de soirée, une ancienne Miss France, Mareva Galenter (aussi à l'aise là qu'un poisson dans un fishstick). Faisait des chansons sombres avec une attitude rayonnante, comme si elle faisait play-back chez Michel Drucker, léger paradoxe.<br />
Après elle, la révélation: un très jeune chanteur de Saint-Etienne; Sliimy, furieux mélange de Mika, Prince jeune, Michael Jackson enfant, Lily Allen, Christophe Willem chevelu et Boy George maigre. <br />
Seul avec un ordinateur et un guitariste, il a mis le feu avec ses chansons incroyablement catchy et sa fraicheur innocente bienvenue. La simplicité, le bonheur, l'enthousiasme qu'il dégageait, j'étais sur le cul. Je n'arrêtais pas de me dire: "Putain, il pourrait être numéro 1 dans les charts anglais dans six mois!"<br />
<br />
Après moi, un jeune homme furieux comme un animal sauvage ("La Parade de Gatchien"), seul en scène, il jouait de la batterie avec ses pieds, de la basse avec sa main gauche et de la main droite du synthé, tout en hurlant sa race au micro. <br />
Intense et fou.<br />
(Quant à moi, j'ai joué comme une merde. J'ai ramé comme un dératé pour rester sérieux, concentré et immergé: impossible. Une disgrâce.)<br />
<br />
Cette soirée m'a fait un bien fou. Une cure de jouvence. <br />
Les idées aperçues là,  défendues avec enthousiasme, simplicité et coeur m'ont ressourcé. Sommes en train de répéter le nouveau live pour nos concerts printemps-été et j'ai compris que 500 amplis Marshall et 100.000 watts de lights ne serviraient à rien.]]></description>
	<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pensée de Clifford Stoll (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA["Parler du futur? Moi, je ne peux pas. Je suis qu'un vieux con.<br />
Par contre, si vous voulez savoir ce que nous allons devenir dans un  futur proche, ne vous adressez ni à un politique, ni à un professeur, ni à un technicien, ni à un technologiste "à la pointe", non. Si vous voulez savoir comment sera la société dans vingt ans... allez voir un(e) maître/maîtresse de maternelle. Et si possible un(e) qui a de l'expérience. <br />
Eux, ils savent à quoi ressemblera la société dans vingt ans, ils savent. <br />
Bien sûr, nous ici, on peut tous imaginer qu'il y aura de chouettes nouvelles technologies et des super gadgets!<br />
Mais la question que je me pose plus précisément, c'est... dans quelle société serons-nous? Quand je note l'avance des jeunes enfants sur la technologie, leur facilité devant un ordinateur, leur dextérité dans l'envoi de sms, dans la manipulation d'un magnétoscope ou d'une télécommande... <br />
Eux, ces enfants, ils n'iront pas au bowling ou ils feront moins de balades découvertes dans la nature... Ils seront devant leurs laptops. Donc, la société dans vingt ans, ce sera quoi?"]]></description>
	<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouvel album (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je sais que je ne t'ai RIEN dévoilé sur notre prochain nouvel album. Nouvel album qui me bouffe la tête depuis presque deux ans. Deux ans où j'ai volontairement gardé sous le coude les anecdotes. Anecdotes qui seront mises en ligne très bientôt. Bientôt, en effet un nouveau site. Site que j'espère sexy, profond, excitant. Excitant comme les 11 nouvelles chansons de l'album. Album qui sortira bientôt.<br />
<br />
Bientôt, je dirai tout de l'enregistrement. Enregistrement qui fut épique et complexe. Complexe comme le fût le mix. Mix interminable durant lequel j'ai failli partir au Mexique dans un temple en forme de pyramide en escalier. Escalier qui a mené au mastering. Mastering réalisé dans la foulée. Foulée vive et tracassée d'un char. Sharko qui sort un nouvel album.]]></description>
	<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>In Charlerloi (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Quand un flamand chante sur Charlerloi.<br />
http://www.youtube.com/watch?v=MjaKlX3fCeQ<br />
(c'est Tom Pintens de Zita avec son nouveaux groupe).<br />
ps.: le clip est nul.<br />
th]]></description>
	<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Fleet Foxes (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Fleet Foxes. Rien à faire, j'écoute ce disque en entier au moins trois fois par jour. Les mélodies doucement surprenantes. Des parcours mélodiques hors sentiers battus, mais sans malice; pas pour désorienter, juste pour tenir en éveil. <br />
Les voix. Le son. Le bon vent. Les structures. Les petites complexités qui interpellent l'intelligence. Je me sens transporté quand j'écoute ce disque. J'me sens comme si j'étais avec des filles à poil au soleil, de bonne humeur, à côté d'une baraque en bois qui donne sur le Pacifique. Ou alors à la neige dans un chalet tranquille, toujours avec des filles à poil autour d'un bon feu avec des bûches en suffisance et des sourires sur les visages. De la tendresse. Et des filles à poil.<br />
(Par ailleurs, hein et sans être méchant, j'écoute le nouveau The Killers et je m'emmerde après 40 secondes.)]]></description>
	<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Slumdog (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Attention Monsieur Cinéma ici. <br />
Slumdog Millionaire. Et merde. J'ai pas aimé.<br />
Et merde, me voilà isolé du reste du monde, me voilà grincheux, grumpy, vieux con, tout ça parce que j'ai pas aimé LE film embrassé par les critiques unanimes. Shit.<br />
Pas aimé le personnage adulte dont le manque de charme, de charisme et sympathie m'ont rappelé mon pneu de vélo à plat.<br />
J'suis pas rentré dans le film, j'suis pas rentré dans le film, hein c'est comme ça... <br />
Faut dire que l'acteur répugnant qui joue le présentateur télé ne m'a pas aidé. Il joue comme un cake. Tout comme les policiers au poste, Sergent Garcia et l'autre Columbo là. Des cakes. <br />
Ai pas compris l'histoire des yeux, pas compris l'histoire du frère, ni l'histoire du pistolet. J'étais dans un mauvais jour. <br />
Un mauvais jour, c'est quand t'as l'impression que toutes les minuscules erreurs du film te sautent à la gueule. Comme le plan où la fille n'a plus son bijou et le plan d'après, le bijou réapparait. Ca te saute à la tête et tu prends trois bonnes minutes à t'en remettre. C'est ça un mauvais jour. Une hyper-sensibilité exacerbée par une pression inconsciente de trouver ça super bon. Et merde.]]></description>
	<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Kate Winslet (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Journal, je te méprise. Mais je me dois de plume prendre. Car.<br />
Hier film. (Attention Monsieur Cinéma ici.) <br />
"Revolutionary Road".<br />
Sur le cul, plus bas que terre, si j'avais eu encore des sels minéraux, j'aurais pleuré tout mon coeur. J'étais décimé. <br />
Anéanti jusqu'à 3 heures du mat'. Hanté par le ton du film. L'éclat de Kate Winslet, d'une justesse inouïe. Je l'ai détestée dans d'autres films, mais c'est ici du fort bel ouvrage... <br />
Quant à DiCaprio,  qu'il l'ait/eût souhaité ou pas, il incarne à la perfection un homme sans couilles, et qu'il est difficile de jauger la mesure de son talent. <br />
Est-ce un rôle de composition? Est-il castré par le génie de Winslet ou sublime t-il dans une grâce infinie l'individuation d'avec son personnage?<br />
Difficile de mesurer la grandeur d'un âne monté sur un pur-sang. <br />
Mais quel justesse...<br />
Aussi été pétrifié par les 30 dernières secondes du film, celles qui semblent durer une éternité... Pé-tri-fié. <br />
Ai senti une angoisse crue. Moins cérébrale que dans un film de feu Kubrick et moins gratuitement tordue que dans un film de Haneke. Sommet de justesse.<br />
Une nausée m'a envahi que j'aurais assimilée à l'impact du chef-d'oeuvre subi si je n'avais passé ma soirée à manger des chips à la cacahuète.]]></description>
	<pubDate>Fri, 23 Jan 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>2009 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Journal, je te souhaite une année à mon image: sexy et fantasque.<br>
<br>
La mélodie la plus jouée au monde, c'est quoi?<br>
Non, pas "Sweet Protection" de Sharko. Non, pas "Yesterday" des Beatles non plus. Non, pas Coldplay, non.<br>
C'est une mélodie écrite par un monsieur qui s'appelle  Francisco Tárrega Eixea (né en 1852, mort en 1909). Ca s'appelle "Valse Grande" et elle est jouée ci-bas après 15 secondes de cette vidéo:<br>
<br>
<br>
C'est la sonnerie des téléphones Nokia depuis toujours.<br>
850.000 téléphones la jouent chaque jour. Cool, non?<br>
<br>
!n&#477;&#638;p&#477;p 9002 &#477;éuu&#592; &#477;uuoq
]]></description>
	<pubDate>Thu, 01 Jan 2009 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Clap hands (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Reçu ceci ce matin:<br />
Lors d'un concert de U2 en Angleterre, Bono a commencé à frapper dans ses mains: <br />
-Every time I clap, a child is dying in Africa.<br />
Dans le public, une voix: Geez, stop clapping your fucking hands then!.<br />
Drôle hein?]]></description>
	<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Passage obligé (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Fantaisie. Humour. Anxieux. Cul. <br />
Calme. Enfance. Maille. Adrénaline!<br />
Le zen, je n'y crois pas. L'homéopathie, je n'y crois pas.<br />
Y a moins d'hypocrisie dans l'alcool.<br />
Vous voyez?<br />
Les religions. Le rock est-il une religion?<br />
Le nazisme. Une religion? <br />
L'astrologie. Une forme de psychologie.<br />
J'aime bien les voyants. J'allais voir des voyants quand j'étais jeune. Et ça m'éclatait. <br />
<br />
Je pensais à tout ça sur la route...<br />
Passage obligé.<br />
L'autre soir, perdu sur la route donc. <br />
Dans une punto dégueulasse avec des papiers de chocolats rouges partout. Sans GPS, à me tortionner pour comprendre les sorties. Sans radio, parce qu'on me l'a volée. Sans Ipod parce que les écouteurs blancs y tiennent pas dans mes oreilles. Perdu. <br />
Soudain une sortie, mais une sortie de Judas; une sortie qui donne vers une autoroute. <br />
Bref, me voilà dans une ligne forgée, une ligne droite vers pas ma direction du tout. Me voilà obligé de faire quoi? Vingt kilomètres vers là où je veux pas aller. Merde. <br />
Passage obligé. Comme dans la vie. Parfois.<br />
Ca me saoule les gens qui disent "Ben t'avais qu'à sortir! Agir Neuneul!" Ben non. Passage obligé. Mordre sur sa chique et attendre. Passage obligé.]]></description>
	<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Alain Delon (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Moi, Alain Delon; sale image. J'étais pas là du temps du "Guépard" ou de "Klein". Je le connais mal. Les guignols, oui. César dans Astérix, oui. Alain Delon, imbu de sa personne, oui. Alain Delon qui transpire de la moustache sur les plateaux de Fogiel, oui.<br />
Bref, sale image. <br />
L'autre soir, je tombe là-dessus:<br />
http://fr.youtube.com/watch?v=KW91OJ5OY0M<br />
<br />
Et les larmes aux yeux. Le personnage. Le regard. L'accent. Son regard de fauve, pointu. Son magnétisme. Sa sale gossitude. L'humilité ou l'infériorité de l'américain face à lui. L'américain, pensait-il "Putain, ce beau français, il charme les femmes!"? Faut voir ça! Un animal. Un document.]]></description>
	<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Quand gainsbourg se barre, gainsbarre se bourre (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Le truc avec le ballon!<br><br>
<br><br>
http://www.youtube.com/watch?v=pUWZDwFc6u4<br><br>
<br><br>
th (merci SQ)
]]></description>
	<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Fais-moi penser (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Fais-moi penser que je dois consulter, j'ai des frissons tout le temps.<br />
Fais-moi penser que j'ai un album à finir.<br />
Me tape sur le système. L'impression d'être une mule sur un char à voile dans un escalier d'une maison hantée. Evidemment, fais-moi penser qu'il n'y a pas de vent dans une maison hantée.<br />
Fais-moi penser que je suis d'une simplicité folle à la base. Fais-moi penser que je ne suis pas fait pour le protocole, le Monsieur Diplomate en moi ne pointe en effet le bout de son nez que par accident. <br />
<br />
Fais-moi penser que j'étais au Cirque Royal avec Julien Doré et fais-moi penser que j'étais tout chose quand il a entamé "I need someone" avec sa voix au bord de la falaise.<br />
Fais-moi penser que je dois faire un "DJ Set" bientôt et que je suis à deux doigts d'y passer la musique des Aristochats ou le "Carrot Is As Close As A Rabbit Gets To A Diamond" de Captain Beefheart. Par provocation, fais-m'y penser.<br />
<br />
Fais-moi penser que je n'ai pas cru à l'élection de Obama parce qu'à la lecture du ticket "Obama/Biden", mon cerveau en proie à une dyslexie paresseuse lisait de fait "Oussama Ben Laden". Fâcheux mais systématique.<br />
<br />
Fais-moi penser que j'ai vu le dernier film des frères Cohen et que j'ai préféré Ratatouille. Fais-moi penser que Mesrine était fou et qu'il n'était pas fragile des nerfs.<br />
<br />
Fais-moi penser que je perds mes cheveux et que je dois absolument me laisser pousser une mèche-crêpe non négligeable à rabattre sur le crâne à la Valéry Giscard d'Estaing qu'on rigole.<br />
<br />
Fais-moi penser que j'aime la vie. Finalement.<br />
Fais-moi penser qu'elle adore mes guilis.<br />
<br />
Rappelle-moi qu'en novembre 2005, j'ai reçu cette démo d'un ami au fort accent vosgien, qu'il nous aura fallu douze saisons entières pour la faire naitre et y poser ma voix. Fais-moi penser que ce vaste casse-tête passe désormais à la radio sous le nom Variety Lab et fais-moi penser que je suis heureux que cette chanson/mule se soit transformée en étalon à la foulée gracieuse et prometteuse.<br />
<br />
Fais-moi penser que je dois y aller.]]></description>
	<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Gigi (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Pour la même raison Gigi interdit de chanter: No Contest, I'm the Best. Hahahahahahahahaha.<br />
(ri toujours). th]]></description>
	<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Groupe de pédés (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Lu cet article sur Gigi Becali, président du Steaua Bucarest (club de foot roumain). <br />
Charismatique, terrifiant, fou, violent, méprisable, roublard, brutal, milliardaire, dangereux, grossier,... Gigi Becali "interdit à ses joueurs de chanter l'hymne de la ligue des champions ("We Are The Champions") avant les matchs européens au prétexte que Queen est un groupe de pédés."<br />
Fort ri.]]></description>
	<pubDate>Sat, 11 Oct 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Berlin (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Berlin.<br />
Avant de partir, nous pensions: "Chouette, c'est l'Allemagne! On va pouvoir rouler à du 250 km/h et ainsi tester notre résistance aux kilos G!". <br />
C'était sans compter les embouteillages systématiques, les sévères limitations de vitesse et les travaux dantesques qui feraient presque passer l'E40 pour une aire de saut à ski.<br />
Mais je m'éloigne.<br />
Berlin, et feu son mur. <br />
Le Popkomm: me suis demandé pourquoi une organisation aussi vaste offrait de telles lacunes logistiques. <br />
C'était trop brutal.<br />
Avons joué un set trop violent. J'aurais dû souffler et rester cool.<br />
<br />
A peine sorti de scène, je me suis fait agressé par notre éditeur qui a voulu résumer en 3 minutes toutes les pensées qu'il avait pu réunir en toute une après-midi. Ce qui m'a laissé un goût de fer dans la bouche, comme si un train de marchandise m'était passé sur la gueule.<br />
<br />
Dans l'immense cour qui menait à la salle, il y avait des stands à hot-dog et autres saucisses de Francfort. Et Lambert de me rappeler cette hilarante anecdote: alors que nous fûmes à New York-Central Park, cherchiasses le Dakota Building; bâtisse où John Lennon vécut et devant lequel il fût abattu; large bâtiment qui servît de décor au "Rosemary's baby" de Polanski; dont l'épouse Sharon Tate allait finalement marquer mon imagination et nourrir mes cauchemars; bref, eûmes un mal fou à nous faire comprendre par ces new-yorkais speedés; le sommet de notre déroute linguistique ne fût-elle pas quand devant une aubette à hot-dog, notre zélé Lambert osa un "Can I have hot-dog pliize?" et qu'une bouteille d'eau lui fût servie.<br />
Son désarroi lorsqu'il m'interroga: ""Hot-dog" en anglais, c'est "hot-dog" non?".]]></description>
	<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La crise blablabla (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[La crise, ça vous échappe? Si ça peut vous aider:<br /><br />
http://lacrisepourlesnuls.blogspot.com/<br /><br />
De rien,<br /><br />
th]]></description>
	<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Barcelone (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Si Señor. <br />
Sommes en Espagne et sur les claviers d'ordi espagnols, on peut faire ça: <br />
Ñañaña¿¿¿¿Lalañañaña viva España¿¿¿¿ Lalala viva España¿¿¿<br />
<br />
Chouette non?]]></description>
	<pubDate>Mon, 22 Sep 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Bozarométro (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Nonchalance.<br />
J'adore cette notion, à la limite.<br />
J'adore l'idée du Muzikométro. J'ai fait ça quand j'étais tout bébé, à savoir faire la manche dans le métro à Bruxelles, à Londres, ailleurs aussi. Réellement magique quand le public s'immerge. <br />
Moi, à la limite, ça m'ferait pleurer. Un peu comme dans les westerns des années 50, quand la cavalerie arrivait avec petite trompette pour secourir les faibles en péril.<br />
Une jeune fille a filmé ceci: <br />
http://www.youtube.com/watch?v=2z0u4yc99aM <br />
et c'est la magie dont je veux parler à la limite.<br />
Les gens... Ils hurlaient! Woah la générosité!<br />
Ca résonnait à fond dans De Brouckere, à fond!<br />
Des petits gars du Maghreb qui voulaient à la limite nous chambrer, haha, j'en ai aperçu quatre, ils étaient à la limite sur le cul. Plus encore: un couple vraisemblablement sans-abri, tous deux éméchés, à la limite, après un chapelet d'insultes proférées envers une jeune maman, se sont enfin apaisés pour chanter. Enorme kif.<br />
<br />
La veille, le "finissage" de l'expo aux Beaux-Arts. Ouais, ouais.<br />
Je m'attendais à la limite à un truc prout-prout avec à la limite des B.V. au champagne, qui allaient à la limite nous mépriser.<br />
Mais non, c'était à la limite bien. Beaucoup d'improvisations. <br />
A la limite. <br />
Un "Trip" à la limite explosif, ça allait tellement à la limite fort que les vitres tremblaient derrière à la limite nous. La pièce résonnait comme une boite de conserve à la limite vide et j'ai fait un limite acapella sur "I need à la limite someone" et c'était humain. A la limite. Car moi-même, je me sens humain. Finalement.<br />
Juste à la limite après nous, le groupe "Hong Kong Dong". <br />
J'ai à la limite adoré.<br />
<br />
Sérieusement maintenant.<br />
Ces jours-ci, nous répétons avec un batteur (Laurens) qui remplace pour deux concerts Charlie (en vacances) qui a lui-même remplacé Jul.<br />
Ce sang nouveau me revigore comme une crêpe norvégienne claquée après un footing de 15 km sous la neige.<br />
Laurens est flamand. Ce qui nous ouvre un peu l'esprit et offre une perspective nouvelle sur notre musique. En revenant de repet', je disais à Teuk, en vrai sage que je suis: "Teuk, jouer avec un flamand, qui est dans le circuit flamand depuis des années... le voir afficher sans mépris un enthousiasme vibrant pour notre projet, le voir prendre son pied sur nos chansons... ça me ferait presque pleurer, dis. A la limite." ]]></description>
	<pubDate>Wed, 17 Sep 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Souris! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je revenais du studio. J'étais à cran. Mort fatigué. Epuisé.<br />
4 heures du matin. M'suis affalé sur mon lit. Relâché la pression. Ai tenté en tout cas.<br />
Ai entendu un petit bruit dans la cuisine.<br />
Ai ensuite entendu un petit bruit sur la gauche de mon lit.<br />
Ai tourné ma tête pour découvrir l'immonde: une souris, sale et noire me regardait. Geste d'effroi. Cette sale pute s'est glissée sous un meuble. <br />
Comme j'crevais de peur,  j'ai pris ma couette pour me réfugier dans l'autre pièce et là, deux autres ombres furtives se sont dérobées sous mes pieds vers le canapé. Aaaaaaaaaagh!<br />
Ai été dormir dans la voiture.<br />
<br />
Je croyais être à l'abri, mais à l'aube, des flics sont arrivés, ont frappé à la vitre, et m'ont demandé comment j'allais.<br />
"On a reçu un appel du voisinage. Vous avez trop bu et vous ne vouliez pas prendre le volant?".<br />
J'ai répondu "Exactement!" en ayant fort peur qu'il découvre que j'habite dans la rue. J'pouvais pas dire "Non, en fait, j'ai vu une souris dans mon appart' et cette grosse vache me fait super peur et je sais pas dominer ça et donc je dors dans ma voiture..."... Je me voyais déjà en prison.<br />
Grave quand même. C'est interdit de dormir dans sa voiture?<br />
<br />
Le lendemain, ai acheté une quinzaine de tapettes, à glue et à ressort, du poison, deux émetteurs d'ultrasons, de la mousse PVC pour les trous, quatre bidons de javel, et Ratatouille ou pas Ratatouille, j'suis parti au massacre.]]></description>
	<pubDate>Thu, 11 Sep 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le dictionnaire (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je comprends que l'émission "Le jeu du dictionnaire" est suivie par un large public. (J'avais sous-estimé. Aïe.)<br />
En effet, dis, depuis lundi et la diffusion des émissions enregistrées, je reçois mails et courriers abondants: des connaissances d'écoles de quand j'étais jeune, des connaissances perdues de vue, des connaissances émues, des connaissances surprises, des amusées, des connaissances que j'aurais souhaité oublier aussi. Haha.<br />
Parmi ces mails, un monsieur curieux, amusé. Il s'appelle lui aussi Bartholomé et il me demandait si j'étais de sa famille. <br />
J'ai répondu: "Papa? C'est moi!".]]></description>
	<pubDate>Thu, 04 Sep 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Des housses (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ce matin, nous discutions avec Charlie. Il me dit en installant sa batterie: "J'ai un problème avec des housses".<br />
Et mon imagination de faire un bond:<br />
"Et si nous faisions un groupe de reprises de dEUS, on s'appellerait "Des housses" et on ferait du playback en utilisant uniquement des housses d'instruments. Ce serait cool, non?"<br />
]]></description>
	<pubDate>Mon, 01 Sep 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>1-2-3-4 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Un soir, j'ai reçu un mail mystérieux me conseillant de visionner cette vidéo:<br>
http://fr.youtube.com/watch?v=9C4e83Mq3EE<br>
A regarder jusqu'au bout. Une surprise est à la clé.<br>

]]></description>
	<pubDate>Sun, 31 Aug 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Jeu du dictionnaire et Beaux-Arts (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Lautre soir, enregistrement du «Jeu du dictionnaire» (émission très populaire de la radio belge) au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.<br />
Ils enregistraient quatre émissions dans les conditions du direct (et en public) dans la magique salle Henry Lebuf. Nous étions les invités de la semaine.<br />
Mythique salle. «Hantée». <br />
(Cest un peu notre «Olympia» à nous, hein comme on dit.)<br />
Des milliers dartistes... <br />
Dans cette salle, depuis des lustres, sont jouées les célébrissimes finales du Concourt Reine Elisabeth. <br />
Tous ces talents, tant démotions. Jétais épris.<br />
Juste avant de monter sur scène, un des chroniqueurs de lémission sémerveillait: «Ecrire des calembours sur un bout de papier et puis un jour se retrouver ici».<br />
«Cest très belge» ai-je soufflé...<br />
<br />
Les émissions sont enregistrées à la file, ce qui semble vite surréaliste et nécessite des efforts pour maintenir fraicheur et spontanéité. Les chroniqueurs rivalisent de bons mots, font des sketchs et des parodies. Les reparties fusent et en tant quinvité, il mest difficile de me positionner. Mécanique trop bien huilée. <br />
Si je la ramène, je sens les illades «Pour qui il se prend ce con» et quand je la ramène pas, je sens que je plombe lambiance. <br />
Bref, un chien devant une balle magique.<br />
<br />
Le gros kif de la soirée, ben cest évidemment de pouvoir jouer quatre chansons (une par émission) en acoustique avec Teuk. Woaw. Magique.<br />
Pendant «Sweet Protection» (jouée intense et obscure), jobservais la loge royale (inoccupée, je rassure ma mère), le public et les ornements.<br />
Des frissons. <br />
Jimaginais les glorieuses soirées du Concourt et les longues standing-ovations qui ont changé des destins. Jimaginais les belles robes et les femmes à poil, léloquence de laristocratie et les grosses prouts dans les velours épais. Jimaginais toutes ces âmes enjouées, les intenses et les grâces.<br />
<br />
Juste avant lémission, la chance de pouvoir visiter lexposition des Beaux-Arts (qui justifiait par ici la présence de la radio): «Its not only rocknroll babe». <br />
Au concept hautement excitant: un artiste contemporain du monde du rock a bénéficié dune totale liberté pour aménager à sa guise une des salles du palais. <br />
Sans surprises, Brian Eno, Laurie Anderson et David Byrne en sont. Yoko Ono. Mais aussi dautres comme Coco Rosie, The Kills et Pete Doherty... <br />
Jétais un peu... disons abattu. Je surfais entre déception et étonnement de voir aussi peu daudace. Las. Trop peu de brillantes idées et trop de conformisme. Je mattendais à plus dinventivité. Même les plus audacieux nont pas échappé aux petits dessins trop bien encadrés et alignés. <br />
Agh.<br />
Je surfais, je naviguais et mon cur battait de plus en plus fort. Oui!<br />
Je rêvais, bouillonnant: «Putain, moi, si on mavait donné une salle du palais et la liberté insolente qui va avec Mais je my serais installé pendant des semaines!! Enfermé à faire des trucs INSENSES nom de djeuh! A faire bamboula, fiesta, feux dartifice et graves esquisses. Petits dessins, gros dessins, moyens dessins. Des compressions, des expressions, des dépressions! Des collages. Des déchirures. Des fractures. Du plâtre. Des pizzas devant la télé. Des éclairs. Des éclaircies. Putain, mais on aurait dû me faire sortir de force au pied de biche!!».<br />
Agh. C'est comme ça.<br />
]]></description>
	<pubDate>Sat, 30 Aug 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sakifo Festival (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ile de la Réunion - Festival Sakifo:<br />
ça va être difficile de ne pas crouler sous les superlatifs poreux <br />
Mais cétait inespéré et paradisiaque.<br />
Aéroport et avion avec les Coco Rosie et Cali.<br />
Les soeurs Coco Rosie, laînée (celle qui porte des bottes en caoutchouc lété) elle a passé son temps à embrasser son pianiste et lautre sur (celle qui se laisse pousser la moustache) elle a passé son temps à faire la gueule. Cali accompagné notamment du très élégant Richard Kolinka (ex-batteur Téléphone).<br />
Après 11 heures de vol interminables, prenons le bus, traversons les brûmes énigmatiques de lîle et arrivons enfin à lhôtel. Cest immensément beau. <br />
Les palmiers, la super piscine super belle, les super bungalows, locéan magistral à 200 pas.<br />
Nous y rencontrons les Moriarty et profitons de la vie. Paradisiaque. <br />
Jai pas cherché à faire laventurier, jai juste posé mon cul et fait parade au soleil.<br />
A côté de moi, à la piscine, une petite brune souriante. Je me dis: «Ca y est, elle ma reconnu, je suis à laise nulle part quand même». Je lui retourne son sourire Cétait Olivia Ruiz. <br />
Elle était là avec Dyonisos.<br />
Bigre.<br />
Le soir, cocktails magiques, repas local curry-grosse prout et bain de minuit. <br />
Le lendemain, en arrivant en mini-bus sur le site du festival, une église. Sur la façade de cette église, une croix gammée. <br />
Je sais, je suis pas neuneul hein, même si à l'origine la croix gammée est un «symbole indien pourvu de vertu bénéfique» n'est-ce pas, ça reste toujours un choc. <br />
<br />
La scène où nous allons jouer est en face de locéan. <br />
A 100 m de la plage! Brisa Roché y trempe ses pieds!<br />
(Jamais vu autant de policiers et de mecs de la sécurité sur un site de festival. Même au Paléo suisse, ils sont moins nombreux.) <br />
Au plein milieu du soundcheck, tous les techniciens et les assistants nous délaissent à lfoufelle pour courir vers la plage. Ils hurlent: «Les baleines, venez voir les baleines!». Et de fait, des queues des baleines apparaissent et leur souffle en arrosoir à 50 mètres de nous émerveiller. Le temps suspendu. <br />
Teuk joue ce soir sur une Gibson SG de location. Il est beau et ressemble à un Angus Young local ngolo ngolo.<br />
Charlie («Monsieur 300%» qui remplace Jul à la batterie) joue sur un magnifique kit pourpre métallisé du plus bel effet. <br />
Concert : ô énergie, ô joie.<br />
Après la fin du concert, alors que nous allions nous bourrer de rhum et draguer les petites pépés avec nos gros cabots, notre solide François a fait un malaise et est tombé dans les pommes. Nous avons donc passé notre soirée à linfirmerie. Inquiets, nous pensions au chicungugna et/ou au palu et/ou la malaria. <br />
Ce nétait heureusement quun vilain coup de chaud.<br />
Retour hôtel, dernier tour de piscine, bagages et aéroport. <br />
Cali, dans lavion, il regardait «Kung Fu Panda». ]]></description>
	<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Paléo (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Vers la Suisse. Le Paléo. Enorme festival.<br />
Le peur au ventre.<br />
Tombés d'cheval aux Charrues, il nous fallait se remettre en selle vite vite vite. <br />
<br />
Dans le van, Lambert Roo (notre ingé-son s'il en est) inspiré. <br />
Il détendait l'atmosphère avec ses annonces scientifiques insondables. Il est un peu fou-fou comme ça.<br />
Il nous a expliqué que "le diamètre de la terre était plus grand à l'extérieur qu'à l'intérieur".<br />
Le temps que je comprenne la poésie et la complexité de cette phrase, nous étions déjà à Lyon.<br />
Lambert vient avec ces magnifiques plages de réflexions, telles "E=MC2" comme semble l'avoir compris Mariah Carey ou encore la raison pour laquelle 60% des aveugles préfèrent le Pepsi au Coca et 80% des non-aveugles préfèrent le Coca au Pepsi.<br />
Vers la fin du trajet, par ennui abyssal, avons joué à "Il ou Elle?".<br />
Les questions de Lambert furent: "Est-ce que IL est serbe?", "Est-ce que le papa de IL avait une barbe?", "Est-ce que le chanteur des Tellers sait qui est IL?" ou encore "Enfant, est-ce que IL avait peur des serpents?".<br />
Fort ri.<br />
<br />
Sur le site, backstage, interview avant concert.<br />
En direct sur "Radio Bresse". Le monsieur qui interviewe peut-être était-il un peu nerveux ou stressé ou fatigué... Sa première question: "Ouiiii alors, nous sommes avec David de Sharko, salut David, alors David, j'ai lu que vous alliez tourner en Australie bientôt, comment allez-vous y aller... est-ce que vous avez un tourbus?".<br />
Ce que j'ai bêtement répondu: "Pour l'Australie, c'est plus simple en avion."<br />
Ce que j'aurais dû répondre: "Pour l'Australie, en tourbus, on fait le plein au Luxembourg parce que c'est moins cher. On passe par la Chine, arrivés en Chine, on accélère très fort, on glisse sur l'océan jusqu'au Japon qui fait tremplin et hop on est en Australie."<br />
<br />
Autre interview avec un webzine écolo sur le développement durable. Ai baragouiné que j'étais un fervant écolo de gauche, très sensible à l'environnement et à la planète, soucieux de l'humanité et tout et tout et sur ce, j'ai jeté mon gobelet plastique dans un fourré et suis parti.<br />
<br />
Nous avons joué. Avec Charlie (qui a remplacé Julien).<br />
Joué à fond, intense, dense, inspirés, beaux, 300%. Public mou du genou, ai été reveillé tout ça jusqu'au fond du chapiteau, c'était ça ou la mort, ke j'dis. J'avais la rage.<br />
Lol, Frainswo, Charlie, Teuk, Lambert, tous ravis du concert, tous remontés à bloc, soulagés, inspirés.<br />
Communion émue et silencieuse au repas. Ouf.<br />
<br />
Après, le coeur guilleret, suis allé observer Daho (moins pire que j'croyais), The Do (mouais), un mec qui s'appelle "K" et qui se donne à fond sur scène. Puis j'ai pu assister au concert de Bashung depuis le côté de scène... J'étais ému. J'aime. On le sait malade mais il a toute sa voix. Un beau coffre.<br />
(Ai simplement regretté les arrangements si dépouillés. J'eusse aimé plus de couleurs.) <br />
Suis passé devant le concert de Vanessa Paradis. Bien. <br />
Beaucoup de joie visible. <br />
<br />
J'ai longuement discuté avec Lambert pendant ces deux jours. J'essayais de lui expliquer ma théorie (attention philosophe ici) du chat et de la souris.<br />
C'est une métaphore que j'ai beaucoup ressassée ces jours-ci: le chat joue avec la souris avant de la croquer. Joue t-il par perversité? Joue t-il pour mesurer son pouvoir? Joue t-il pour se distraire? Joue t-il pour que la souris se défende, le morde et trouve une stratégie pour s'échapper? Et ainsi lui rendre la vie plus excitante? Et ainsi lui permettre de trouver un alter égo? Joue t-il pour se rassurer ou joue t-il pour épanouir la souris? Transcender David pour s'affirmer Goliath?  Qui est vraiment le dindon de la farce? Quelle dimension?<br />
Lambert me demandait: "C'est quoi le chat et c'est quoi la souris?".<br />
"Nous avons chacun nos chats et nos souris, Lambert" lui ai-je soufflé comme un vieil apache mesurant mon effet.<br />
<br />
Je ne sais pas si Lambert croit aux essais de Jung sur la synchronicité et les coïncidences... Ces "messages" qui semblent autant de signes uniquement dirigés vers nous...<br />
Toujours est-il que. Alors qu'arrivés à Bruxelles nous rangions notre matériel, un chat est passé devant nous, fièrement, avec dans sa bouche une souris...<br />
<br />
"Tout ce qui gît dans l'insconscient veut devenir évenement."]]></description>
	<pubDate>Mon, 28 Jul 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Charrues Hue Dada (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Que dire?<br />
<br />
Les vieilles charrues. Ca restera comme le cauchemar ultime. <br />
Concert catastrophe.<br />
"On ne meurt pas des nerfs, on souffre".<br />
<br />
Pendant le trajet, avec Roo, savant fou et imperturbable, conversations surréalistes mais amusantes:<br />
Je demandais s'il était sérieusement possible d'envisager (avec le génie civil et la logistique exigée) prendre tous les habitants de France, tous, absolument tous les français, les loger en Suisse et en Italie et en Espagne pour un temps. Inviter ensuite tous les espagnols, tous, tous les habitants d'Espagne en France pour y habiter. Et tous les français de migrer enfin vers l'Espagne désertée.<br />
Pour que nous belges puissions cotoyer plus facilement les jolies espagnoles et nous amuser de leurs accents hibériques rigolos. <br />
Et en plus, aaaaaah se balader à Paris sans être verbalement agressé... Y commander un café dans une brasserie sans être méprisé... Y prendre un taxi sans la haine qui va avec.<br />
Lille deviendrait Barcelone, Barcelone à 35 minutes de Bruxelles!<br />
On irait voir des matchs de foot à Barcelone, on irait à Madrid (à Metz) et à Valence (à Sedan) sans peine. Woaw. Trop fort.<br />
<br />
Autre idée: virer tous les politiques d'un pays d'Europe, et inviter des enfants à gouverner ce pays pendant deux ans. Encadrés par des "sages" mais pas influencés. On les laisse faire. On regarde. Ils prennent leurs responsabilités, ils font leurs choix. Avec leur conscience d'enfants. Il y aurait des catastrophes, oui, c'est sûr, mais peut-être des surprises magiques.<br />
Faisons un essai en Finlande. C'est loin de chez nous, et en cas de catastrophe, c'est assez loin pour ne pas subir les conséquences.]]></description>
	<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Vieux con (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[13h22, ouvert session protools avec ce vieux bidule passé dans un filtre, compressé à mort, et pitché par tous les trous d'balle.<br />
13h42, essayé des chants, pas d'idée.<br />
13h55, pour le fun, ai pris ma guitare sèche et oh petit riff!<br />
14h12, l'ai joué sur une guitare électrique, passée dans le basspod, un autre effet, une compression et un line 6 pour la frime. <br />
14h15, par accident, ds les effets d'usine, suis tombé sur ce son très Bowie/Alomar/New Order/Martin Gore. Mmm.<br />
14h55, j'm'amuse à rebouncer la ligne de guitare en mettant à chaque fois plus d'effets. Ce qui me fait une quinzaine de pistes amusantes. Tri à la hache.<br />
15h25, ai chipoté mélodie voix. Et dans mon yaourt, suis tombé sur une phrase qui me renverse. La clé! C'est le secret le plus mystérieux. Les portes s'ouvrent d'elles-même quand elles constatent que tu possèdes la clé.  Suis ému. <br />
16h01, retravaille mélodie et structure. Ai conscience que riff est très très new wave. Mais une fois passé ce goût (ou mauvais goût) la chanson offre dimension inédite.<br />
16h22, compresse, mptroite, envoie aux autres et à D.<br />
16h28, sont enthousiastes.<br />
16h29, me sens fort beau et grand. Pour me récompenser, j'engloutis huit petits princes au chocolat. Me sens vite coupable, gros et moche.<br />
<br />
Entre les bounces, pour me distraire, j'parcoure youtube.<br />
Tombe sur mes vidéos favorites au monde: des vieux chanteurs qui incarnent des chansons belles à pleurer sans hystérie, sans aigreur, sans amertume, sans tricher, sans efforts. De Louis Armstrong à Frank Sinatra, plus c'est vieux, plus c'est beau. <br />
Je suis qu'un vieux con.]]></description>
	<pubDate>Tue, 15 Jul 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Solidays (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Nous étions à Solidays. Très beau lieu pour un festival (l'Hippodrome de Longchamp. Très beau, très grand). <br />
Jouions après Ting Tings (bien mais bon, après 3 chansons, on a tout compris) et avant IAM (bigre, très mauvais. Pas loin d'être variétoche, en fait). Et en final, Toots and the Maytals (belle ambiance et très festif, les puristes ont dû s'retourner dans leur tombe) et Gossip (pas vu).<br />
J'aime jouer sous un chapiteau en festival. J'adoooore ça. Protégés du soleil quand soleil, protégés de la pluie quand pluie, à l'abri des cieux, à l'abri du vent. La sueur, la condensation, le son. Matrice. J'aime. <br />
Alors que nous nous préparions, la chanteuse Yelle faisait spectacle en face et bigre, je trouvais ça tellement pas bon.   <br />
Concert tendu. Je m'étais décidé à jouer du synthé sur scène. Et grâce à un pédalier relié à celui-ci, je déclenchais des sons avec mes pieds. J'étais donc au début trop obnubilé par mes approximations orteils-Dorémifasol. Style, t'enfonces bien une note, un Sol si possible, longtemps et bien fort et juste après tu réalises "Ah merde, c'était un Fa...". Style ça.<br />
Deux nouvelles chansons. Cool. <br />
Pendant le concert, une lubie: ai commencé à communiquer en anglais avec le public, je trouvais ça fort amusant. Les gens qui nous connaissent y auront vu mon humour décalé. Les autres resteront persuadés qu'on était Foals (ils jouaient en même temps) ou au pire un groupe américain fort sympathique. Maintenant, je reçois des mails enthousiastes de spectateurs résumés ainsi: "Thank you. Fucking good your concert last night, you guys good!".<br />
So be it, hein.]]></description>
	<pubDate>Thu, 10 Jul 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>5 juillet et il pleut comme vache qui pisse (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Demain, nous jouons à Solidays et nous jouons sous un chapiteau.<br />
J'espère qu'il va pleuvoir à mort! Les gens chercheront alors à se protèger de la pluie dans nos bras.<br />
Nan, j'rigole. C'est pas gentil-gentil pour les festivaliers et les organisateurs... <br />
(J'espère une GROSSE averse quand même. Haha. Nan, j'rigole.)<br />
<br />
"David Bartholomé parlant du fait de chanter et jouer de la basse en même temps: "C'est comme si tu voulais être "Danse avec les loups" et "Taxi Driver au même moment!".<br />
François m'a envoyé cette "citation". Mais. Ce n'est pas ça que j'voulais dire. En fait, j'voulais dire: "C'est comme si tu voulais être "Danse avec les loups" et "GoodFellas" au même moment!". Deux films qui sont sortis à la même période, ont concouru pour l'Oscar du meilleur film la même année, et "GoodFellas" (sombre chorale-odyssée parano, urbaine, brutale et cocaïnée) perdant au profit du... disons joli film de Kevin Costner. (Pas grave.) <br />
<br />
L'autre soir, avons eu avec Christophe (label boss) une longue réunion sur les goûts des uns et des autres et la voie à emprunter pour le prochain album. Au bout d'un temps, j'me suis rendu compte que les descriptions, les ressentis et la signification des chansons variaient diamétralement selon Teuk, Jul, Christophe ou moi-même.<br />
Que si on utilisait le mot "rouge" pour décrire une chanson, on pouvait obtenir "pourpre" d'un côté et "orange foncé" de l'autre, si qq'un parlait de "joie rayonnante", ça pouvait vouloir dire "rythme uptempo" pour l'un et "naïveté fanfare" pour l'autre... Et si qq'un employait le mot "dance", ça pouvait être traduit en "sexy, filles à poil" pour l'un et "variété Claude François" pour l'autre... J'étais impressionné par nos écarts et les impressions bataillées.<br />
<br />
Jul nous a fait regarder le live de Battles ("Atlas" chez Jools Holland) sur internet.<br />
Scotché par leur positionnement sur scène, la cymbale à deux mètres du sol, les effets négociés en direct, le tapping guitare/synthé, l'énergie, l'attitude pèpère du batteur sur qui tout semble reposer. Woaw. <br />
J'avais pas été méga-impressionné par le titre à sa sortie (à cause d'une conjonction stupide: au même moment le D.A.N.C.E. de Justice- que j'associais curieusement à Battles- était diffusé partout et je le considérais de loin supérieur... Au temps pour moi. Désolé. Pardon.) mais là, je suis sur le cul plusieurs fois de suite en même temps.<br />
<br />
Je passe du coq à l'âne qui n'a rien à voir. <br />
Je suis pas journaliste. Je suis pas politique. Je ne défends rien. Je n'y connais rien. Je suis pas psychologue. Je ne sais pas le contexte, je ne connais pas l'histoire. <br />
Mais Ingrid Bétancourt libérée, ai vu sur internet et cher journal, j'étais quand même surpris que lorsqu'elle retrouve son mari, elle le regarde à peine. Ensuite, quand elle revoit ses enfants, elle se tourne sans cesse vers sa fille, et tellement moins vers son fils. Une inconsciente répulsion des hommes après un calvaire animal? (Bigre, me voilà freudien!)]]></description>
	<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouvelles chansons, films et Solidays (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, ça fait longtemps que je ne t'ai adressé mes égards. J'en suis désolé. <br />
Mais j'suis dans une période de composition, agh tu vois: réflexion intense, comme un scientifique à la recherche d'une molécule inédite, en quête de la grande substance, organique, magique.<br />
Ce faisant, parfois je suis Einstein, parfois Marie Curie, parfois je suis le frappé de "Back to the future", parfois je suis Prof des sept nains. Parfois aussi je me sens comme une merde, à chercher du pétrole dans une bouteille de Petrole Hahn. Ridicule à faire ruée vers l'or dans le sens contraire à la logique des masses. Nul. Inutile. Stérile... <br />
Puis deux minutes après, je tombe sur une pépite pure et me voilà à nouveau Einstein, Marat Safin ou Bobby Fischer.<br />
<br />
Autre chose. Attention Monsieur Cinéma ici.<br />
Ai vu "Jesse James", super lent et long, ai pas tout capté.<br />
On m'avait dit que c'était dans la même veine que "There will be blood" (le film du siècle). Mais non. <br />
<br />
Ai vu "Stranger than fiction", ai pas capté, ai pas aimé, ai détesté. Ai pas deviné le ton, donc je me suis vu être con comme une bite tout le long, spectateur pas flatté, moi pas content.<br />
Comédie? Léger drame? Concept lourd? Des accents anglais? <br />
Comprenais pas pourquoi, la ville, le métier, la logique, la poésie. Comprenais rien.<br />
Comme je n'connaissais rien du film, avais jamais entendu parlé du truc, on m'a passé le fichier, ai ouvert sans rien savoir, et dès fois, vaudrait mieux savoir.<br />
Will Farrell? Une comédie alors, non? Puis je m'suis dit (quand il se brosse les dents et entend la voix) que c'était un film à la "Truman Show", non? Puis, je m'suis dit (avec l'arrivée du psy) que c'était un film à la "Good Will Hunting", non? Puis, je m'suis dit (avec l'arrivée d'Emma Thomson) que c'était un remake des "Ailes du désir", non? Puis je m'suis dit (avec l'arrivée de la jolie black) que c'était la suite de "Bruce Almighty", non?<br />
Puis je m'suis dit que je détestais, oui!<br />
<br />
Agh. Comme il est difficile de reprendre les concerts (en festivals), alors qu'immergé dans les méandres du nouvel album, je me soustrais volontiers aux flottements de l'abstraction. Comme il est violent et brutal de s'arracher au confort de l'ouate (matrice-créatrice) pour jouer des chansons moins fraiches et s'enthousiasmer comme au premier jour. <br />
<br />
Le festival parisien "Solidays" (où nous jouons) reste à la base une manifestation pour sensibiliser les jeunes au danger du Sida ("Solidarité Sida"), favoriser le don pour la recherche, l'aide aux malades et orienter la prise de conscience.<br />
Les organisateurs distribueront des livrets sur le site. Ils ont demandé aux artistes de collaborer à leur rédaction.<br />
Ai donc reçu un questionnaire où il m'était demandé de parler du préservatif, du sida, de sexe, de pratique anale et orale.<br />
Bigre. Ai d'abord refusé. Tellement pas simple. Je trouvais pas les mots. Suis pas prof pédagogue, je ne suis pas toujours sagesse et maturité. Ha!<br />
Au bout de deux heures, ai adressé mes réponses à notre éditeur parisien, pour son bon conseil. Il s'est énervé: "T'es fou!' C'est carrément balot. Tu vas te griller, c'est vraiment une grosse cartouche ce festival, t'es raide fou d'écrire ça!". <br />
Finalement, j'envoie le texte à la rédactrice en chef qui s'enthousiasme: "Merci! C'est exactement ce qu'on recherche!".<br />
Haha. Voici:<br />
1) Pouvez-vous raconter la première fois que vous avez utilisé un préservatif ?<br />
- Oui, c'était au lycée, j'avais 13 ans. <br />
Avec les copains, on les remplissait d'eau et on les jetait par la fenêtre à l'étude. Et puis un jour, on a éclaboussé la prof de religion, qui nous en a beaucoup voulu.<br />
<br />
2) Avez-vous un conseil à donner aux jeunes festivaliers pour<br />
dédramatiser la "pose" du préservatif?<br />
- Je pense sincèrement que les jeunes festivaliers ne dramatisent pas la pose. Ce sont plus les adultes qui projettent leur gêne, non? <br />
<br />
3) Quelle est selon vous la meilleure raison pour passer test de dépistage?<br />
Affirmer et bâtir la confiance. Et obtenir du plaisir en plus, non?<br />
<br />
4) Dans la mesure du possible, pouvez-vous raconter une ou deux anecdotes sur votre rapport à la prévention ?<br />
Oui! L'anecdote suivante: on fait de la musique, on est programmé pour jouer dans un grand festival et puis un jour, contre toute attente, on nous demande de répondre à un questionnaire sur la pose du préservatif... C'est une anecdote qui tue! <br />
<br />
5) Quel est votre souvenir le plus chaud de festival?<br />
- Chaud... vous voulez dire sexuel ou simplement météo?<br />
<br />
6) Pour finir, si la musique de Sharko était une pratique sexuelle, ce serait quoi?<br />
- Le fist-fucking habillé en Mickey... Non?]]></description>
	<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Weekend (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'viens d'passer deux heures à vraiment écouter le CD de Vampire Weekend. La simplicité du truc, l'absence de prise de tête, certaines facilités et une réalisation un peu raquak oui, mais des idées, des arrangements et un ton. <br />
Je me suis dit que ce disque aurait pu être belge (je dis "belge" mais je pense "wallon"). <br />
Mais à la différence près, que si ce disque eût été belge, aurions-nous essayé de combler les trous avec des over-produits arrangements, des compressions bastons, des choeurs, des violons faits à l'ICP, trop de notes, des stéréotypes, des robes de complexe d'infériorité.<br />
Faudrait mettre un groupe belge dans une pièce avec l'interdiction de saboter et l'exigence d'avoir confiance en soi. <br />
Et ça donnerait sûrement un Vampire Weekend. <br />
]]></description>
	<pubDate>Mon, 12 May 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Place des Palais (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Sire bonjour.<br />
Palais du Roi à notre gauche. Ciel bleu partout. Environ 10.000 personnes devant et le bus V.I.P. à droite. <br />
Et au milieu, bien au milieu, bien centré dans ma face, pile central: le soleil. Eblouissant, brillant, puissant, force l'humilité. Vais vite me sentir comme une merguez un 21 juillet ou un poulet chez Grilled Chicken à Drogenbos ke j'dis.<br />
J'ai été nunuche, j'aurais dû étudier la question. J'aurais dû évidemment acheter des lunettes force 4 et les attacher avec du scotch. Parce que j'suis monté sur scène avec des lunettes certes, mais me suis rapidement dit que les lunettes de freiner mon élan James Brown. Enlevées lunettes, pas d'entraves, ké bête idée. <br />
Aveuglé comme dans un mauvais polar, interrogatoire brutal, "qu'est-ce tu f'sais la nuit du 5 mars", etc. <br />
Sueur dans mes yeux + soleil = arc-en-ciel conjonctivite!<br />
<br />
Plus que ça. Un sale virus me torture depuis une semaine. <br />
"Je suis là, je suis plus là, je suis là, je suis plus là". <br />
Ce type de virus.<br />
Et hier, cette saloperie a emprunté ma gorge et mes cordes vocales. Me suis reveillé avec la voix de Joe Cocker au fond du jardin ou la voix de Patrick Juvet, selon que je forçais ou pas.<br />
Aux essais son dans l'après-midi, ai senti que ma voix, belle voix, mon organe, ma profession de foi, mon outil, mon bijou partait en soucoupe. <br />
Agh.<br />
C'est idiot mais j'ai été pris d'une tristesse sans nom. <br />
Je n'allais pas être en mesure d'être... moi-même? <br />
Je n'allais pouvoir exprimer la profondeur de moi? Négocier le vertige, transcender, danser la transe de soi? <br />
Non. J'allais m'sentir coureur uni-jambiste au Tour de France, maçon sans truelle, politicien sans mensonges, oiseau sans plumes, peintre sans bâtiment, Judas sans Jésus, caca sans pipi, triste, zèbre sans rayures, navire sans mer, Mister Cash vide, vidé.<br />
Suis sorti de scène avec une douleur sourde.<br />
C'est la vie. Et c'est le jeu.<br />
Outre ma bobologie égocentrique?<br />
Des nouvelles chansons, des tentavives.<br />
L'ambiance était chaleureuse. Douce.<br />
Soleil et ciel bleu, y a rien de plus beau quand même.<br />
]]></description>
	<pubDate>Sun, 11 May 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Leuze (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Samedi passé à Leuze. Concert acoustique seul. "Secret".<br />
85 personnes. Bouche-à-oreille. Processus de "pas tape à l'oeil", discrétion, pas de pubs, pas d'annonces, pas de vulgarité, pas d'agressivité dans la présentation. Ne pas faire tête de gondole flashy et hyper-ventilée. <br />
Quel bonheur. Quelle félicité.<br />
Inspiré. Et le mot est faible.<br />
<br />
Quelques jours auparavant, j'exprimais mon désarroi à Teuk. <br />
Je lui confiais combien je m'en voulais d'avoir fait autant d'erreurs dans les chansons du concert de Polleur. Mais il a eu ces mots qui ont résonné en moi (raisonnés en moi): "Dafit, les gens, ils adorent cette nonchalance. Ils adorent ça."<br />
Oui... C'est vrai. Moi-même, tiens, cher journal, j'en ai marre des shows à la Broadway-style où tout est réglé mille ans à l'avance; les lights, les mercis, les rappels, la grosse artillerie certes, mais l'absence de... de quoi? De vie?<br />
Bien sûr, faut pas pour autant verser et tomber dans les shows à la Fugazi. Mais quel bonheur cette "nonchalance".<br />
Ai donc juste compilé une liste d'idées. Des bouts de papier partout sur scène, des instruments, des "props" comme on dit à Hollywood.<br />
Et me suis livré nu comme un ver. Ruses et astuces pour ne pas se laisser piéger. Piéger par quoi? <br />
L'auto-satisfaction, le second degré, le cynisme, la sourde tristesse, le sérieux, l'hystérie, ...<br />
Ai voulu combiné le tout comme dans Ratatouille. <br />
Saveur et confiance. Humanité.<br />
"Nonchalance" disait Teuk... <br />
Oui.]]></description>
	<pubDate>Sat, 19 Apr 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Adami (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier réunion à Paris pour l'Adami. Chaleureuse.<br />
Parmi les invités, la chanteuse de Brisa Roché (j'veux pas être vilain hein, mais qu'est-ce qu'elle ressemble à Bjork...) et le groupe Moriarty. <br />
Que je ne connaissais pas. Et que j'ai un peu pris de haut, puisque je considère quand même Sharko comme le meilleur groupe du monde, et tous les autres, c'est de la daub.<br />
(Naaan, j'rigole.) <br />
Bref, ne connaissant pas Moriarty, j'fais une recherche Google en rentrant et je tombe de haut. Leur superbe chanson "Jimmy" jouée à Taratata est superbement mise en musique, et immédiatement touchante. <br />
Mais.<br />
Je trouve quand même (j'veux pas être vilain) que ça ressemble fort à "Don't cry for Louie" de Vaya Con Dios.<br />
J'veux pas être vilain. J'dis ça comme ça. Ca n'engage que moi.<br />
<br />
Cher journal, as-tu remarqué le fort mouvement des filles qui chantent et qui remuent?<br />
(Retour de baton des star-academies stériles? Contre-effets des nunuches qui tecktoniquent en playback?)  <br />
Yael Naim, Soko, Moriarty, Brisa Roché, Feist, Cat Power, Camille, Kate Nash, Bat For Lashes, Imogen Heap, etc...<br />
Non?]]></description>
	<pubDate>Fri, 11 Apr 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nu (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA["Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique."<br />
(Sartre ou peu importe qui finalement.)<br />
<br />
Il m'a fallu plusieurs jours. Pour comprendre. <br />
Ce qui m'avait animé. Chaviré.<br />
Et pourquoi autant.<br />
Cher journal, je n'ai pas vu la petite culotte d'Ana Ivanovic, non, j'ai plutôt fait un concert solo acoustique à Theux-Polleur. <br />
Acoustique, oui, puisque j'ai notamment essayé de chanter sans micro à même la salle. <br />
Et ma voix de fleurir et envahir le spectre de par son entière puissance, chef. <br />
(Je ne manque pas d'air... Mais, cher journal, depuis le temps que je me dis que j'ai la chance de ne pas avoir la voix d'Etienne Daho.)<br />
J'étais donc là, ému, à nu. Comme un ver. <br />
Les textes et le sens des choses. <br />
Ne plus prendre appui sur l'énergie du groupe pour rendre le verbe et le propos.<br />
Mais les déposer nus et les sentir frêles en proie au froid, avec l'adrénaline pour seule<br />
commodité.<br />
<br />
Après le concert, me suis senti bien non pas deux heures. Mais deux jours.<br />
(C'est rare. Et c'est peu de le dire.)<br />
Certes, j'étais colère: l'oubli des mots, les erreurs dans les accords, le fou-rire impossible à étouffer.<br />
J'ai senti des sensations m'échapper. (J'en faisais le deuil immédiat. Pouvais pas contrôler. Ce qui me laissait quelque part entre humble et disons frustré. Ce qu'on dégage. Avoir foi. En ce qu'on dégage. La kinétique, les expressions,...) <br />
Au-delà de ça... j'étais plus moi là sur scène que dans la vie. <br />
(Ce qui déboussole, tu l'admettras.)<br />
<br />
Ai donc chanté comme un seul homme "Love is a bug" dont j'ai toujours sous-estimé l'âpre vérité. "We spent" que je trainais comme une vieille chaussette et qui recèle n'est-ce pas une jolie flagrance. "Wedding Dress" que j'avais déjà joué pour une radio sans trop y croire, et "Moon-Spoon-Light-Sky-Night" totalement ré-orchestrée par le public inspiré. C'est peu de le dire.<br />
ET bien sûr, les fidèles ont eu les grâces de Teuk et Jul sur "I went down", "Sweet Protection" et "Trip" (Tendre surprise. Merci chef).<br />
<br />
Le lendemain. Concert Sharko. Arras, j'adore ce théâtre. <br />
La coulisse, on dirait un film de Kubrick. <br />
Tout orange, froid et blanc, on dirait quelqu'un qui te HURLE de rester calme.<br />
(Arras ou la recherche dubitative des effets merveilleux de la veille.)<br />
Je me disais et ça n'a rien à voir "certes, un mec qui va dans un café bondé et qui sort sa race et tiraille la tragédie des sensations, serait t-il vraiment entendu?". <br />
Non. Les mecs lui préfèreront des discussions sur Standard Champion ou le Tibet, la bête gueule à David Douillet avec sa flamme olympique éteinte.<br />
Donc, considérons que j'ai eu de la chance de pouvoir sortir une belle essence. <br />
Et qu'il y ait eu témoins pour témoigner.<br />
Et considérons que se mettre à nu m'a perturbé. Je ne comprends pas entièrement.<br />
Mais c'est comme New York. Quelquechose s'est affirmé en moi depuis. Abstrait. Surréaliste. <br />
Comme porter une flamme olympique, quoi.]]></description>
	<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Focus (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Teuk téléphone à notre editeur pour lui dire combien ses collegues ont dépensés.<br /><br />
t]]></description>
	<pubDate>Sun, 30 Mar 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Focus (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Aujourd'hui, cher journal, dans le supplément Focus du Vif-L'express, Sharko en couv':<br />
Teuk n'a pas acheté d'IPhone.<br />
C'est peu de le dire.<br />
]]></description>
	<pubDate>Fri, 28 Mar 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>New York (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Dans le désordre:<br />
la fille dans le bar texan, le Vox Pop, Lambert Roo le bras dans la cuvette des toilettes et du caca partout dans le flat, la Reine dans le métro, le concert à Vox Pop, j'insiste. <br />
IPhones, fretless basse, la salle qui se vide à Pianos, les gens qui applaudissent le solo de Teuk dans "I went down" à Arlene's Grocery. <br />
Empire State, la dynamique, l'énergie, Letterman, muffins, pizzas, hamburgers, café latté, interview Julien, Noah, Ahmed, Bernard Moisse qui apparait comme un mirage, la gérante sublime du 507 que François m'interdit de contacter de peur que son mari latino vienne tous nous tuer.<br />
Le marteau-piqueur le matin, 1000 dollars, Lambert Roo qui perd son manteau et le retrouve, être dans une boite à Brooklyn et l'impression d'être à Mons.<br />
Never Thought, l'enfant à Vox Pop qui me prend dans ses bras, la chanson de Felix avec Summer, trop de glaçons tout le temps, peu d'humour noir, les boutons pour fermer les portes, Hugo Boss pas trouvé, la loi de la consommation à outrance, le polonais qui ressemble à Mathilde Seigner, la fille qui nous reconnait dans le métro: "You guys Sharko?". <br />
Les bars qui ne servent pas de coca-light, les "anything else?" partout, le Dakota building devant lequel on voulait avec Lambert Roo jouer à Yoko et John Lennon: lui faisant le mort devant le building et moi faisant yeux bridés-cri strident. (Haha, on peut rire, non?) <br />
Central Park. Tous les jours se dire: "Putain, demain on DOIT aller voir la statue de la liberté!" et l'oublier le lendemain. François qui tousse. Etre dans la plus grande métropole du monde et lire sur son portable "aucun réseau détecté". <br />
Les quantités et les tailles des choses, les gens qui mangent, les gens qui s'promènent tout l'temps un soda ou un snack à la main. <br />
L'eau à ras-bord dans la cuvette des toilettes: tu laches une crotte, t'es mouillé jusqu'au ciel. <br />
La ligne L, le Manny's, avoir joué à Harlem, et s'entendre dire d'un black bassiste rasta que je MOI blanc-neige arlonais j'ai un "great bass playing, man", m'empresser d'aller le dire à Lambert Roo qui me rétorque vilain: "Ca doit pas t'arriver souvent qu'on te l'dise, haha."...<br />
(Jouer "I went down" à Harlem. Putain...)<br />
Croiser des filles dans la rue et se vanter sans rire: "Yes, we're HUGE in Belgium, I mean, huge rock stars, you bet, we are."<br />
Faire des photos. <br />
Se faire plus de contacts en une semaine qu'en 3 mois à Bruxelles, recroiser Ségolène vers le Upper West Side. Jul quant à lui reconnait les jumeaux de Blonde Redhead sur Bedford. <br />
Un mec dans le métro s'exclame: "You look like the guy who plays bass for Sting!". <br />
Avons convaincus des rastas, des hard-métalleux, des vieux, des jeunes. Le gamin du Vox Pop va sans doute devenir une énorme star. Les filles de Long Island, sans doute l'une d'elle va t-elle devenir top-model superstar. <br />
<br />
En visitant Ground Zero, Lambert Roo dans nos silences respectueux nous dit soudain: "Si les mecs qui sautaient dans le vide, ils avaient pris des carpettes pour sauter parachute, ils seraient peut-être encore en vie, non?"<br />
<br />
(Dans les salles, Lambert, confronté à ces cons syndicalistes ou orgueilleux à la table de mixage... je remarquais ton désarroi Lambert, tu sais. Mal au coeur pour toi.)<br />
<br />
Nous rentrions du concert, en plein Harlem à 1h du matin. Allions vers le métro, profil bas quand même hein, parce que Harlem, ben c'est quand même Harlem, surtout la nuit. Une voiture nous coupe notre priorité piétons, et Teuk de hurler "Hey motherfucker!". L'espace d'une seconde, je nous ai vus tout nu roués de coups pendus par les pieds et fouettés sur Malcom X Blvd. <br />
<br />
New York. <br />
Moins hermétique que Londres. Moins agressive que Paris. <br />
(Me sentais plus en sécurité à 4 heures du matin seul à Williamsbourough qu'à 22 heures à Bruxelles).<br />
<br />
Retour à Bruxelles, le métro qui va à du 2 à l'heure. <br />
Apercevoir la tour du midi et s'taper un fou rire.<br />
Tout est si lent, on se croirait dans le Wisconsin. <br />
Tout est si lent, un mardi, on se croirait un dimanche.<br />
Du coup, comme tout est lent, on aurait comme qui dirait un besoin de compenser par des angoisses inutiles. <br />
Vais réfléchir à tout ça.<br />
Nous sommes de retour. <br />
Demain: Blois (Loir-et-Cher) en France.<br />
Haha. Bigre.]]></description>
	<pubDate>Sat, 15 Mar 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>New York (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Bon anniversaire, je suis belle et gracieuse.<br />
<br />
Woaw. Woaw. Woaw.<br />
Toute la ville bouge. Je suis sur le cul et c'est peu de le dire.<br />
Nous avons fait un énorme premier concert, un second plus intimiste. Nous dévorons la ville avec nos pieds, nos yeux, nos ventres, nos coeurs, nous sommes au coeur du monde, non?<br />
Roo a écrit son nom sur le muret en haut de l'Empire State Building.<br />
Tellement à écrire cher journal. Plus tard, plus tard, journal laisse-moi digérer mes Dunkin' Donuts.]]></description>
	<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Toronto Montréal (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Tout se passe bien. Cher journal, tout va bien.<br />
Sommes à Montréal, tempête de neige, nous dormons à quatre ds une mini-chambre de 2 mini-lits et à ma grande surprise, je dors bien. Je fais équipe matelas avec Lambert Roo, notre ingé son. Et Seigneur-Jésus merci, il ne s'est jusqu'ici jamais livré à une basse manoeuvre pour me piquer la petite couette au milieu de la nuit ou subtilement glisser ses pieds vers les miens. Il ronfle un peu, mais en bon ingé-son qu'il est, c'est juste pour mesurer la bonne acoustique de la chambre parait-il (entendre si le coupe-bas à 600 mégahertz de sa glotte est asymétrique hors-phase).<br />
<br />
J'ai une ottite dûe à la mauvaise gestion par des canaux auriculaires de la pression barométrique. Je suis qu'une pauvre chose. Je vais morfler demain dans l'avion pour New York.<br />
<br />
Les autres vaquent à leurs occupations, Teuk est de super bonne humeur, il fait des balades, Jul fait des achats, et François est chez des amis pour 2 jours.<br />
<br />
Nous avons eu une tempête de neige ici, hallucinant, ce matin, des montagnes de neige, 6 m par endroit. Impossible de marcher dans la rue hier soir. Jamais vu autant de neige de toute ma vie. <br />
Du coup, moi, j'ai pas vu grand chose de la ville et ce que j'ai vu, j'ai pas trouvé ça fort beau.<br />
<br />
Toronto, c'était bien. Le quartier où nous avons joué m'a fort rappelé San Francisco.<br />
Des choses remontent en moi, des choses oubliées. Les moeurs américaines par exemple que je détestais et que je retrouve. <br />
Je vulgarise, je vulgarise, certes mais par exemple, les jeunes se veulent méga hippie new wave, commerce équitable, veggie, habillé cool baba, mais quand tu parles un peu pour les bousculer, cynisme froid, ils captent rarement et ceux qui captent, ils ne semblent pas apprécier.<br />
Peu d'humour, pas le même sens de la séduction, une approche radicalement ouverte de prime abord (les "Salut toi!" immédiats ou les hugs à tout bout de champ) mais finalement dangereusement superficielle. <br />
<br />
Nos 2 concerts se sont bien passés. Surtout à Montréal où la réaction fût surprenante.  <br />
<br />
Cher journal, je passe du coq à l'âne que parle à mon cul ma tête est malade, Monsieur Cinéma ici, mais la fin de "Into The Wild",  je m'y attendais tellement pas.<br />
J'étais ému aux larmes. Et me souviendrait longtemps de ce film. Je m'attendais à un film pète-couilles à message idéaliste sur "préservons la nature, ô c'est beau la nature" mais ça se détourne subtilement vers une profondeur inédite sur les idéaux primaires dont nous sommes sûrs et qui nous font sombrer.<br />
La séquence de l'animal depecé et la catastrophe qui s'en suit, ou la fin magistrale sont rares. C'est un classique. Déjà.<br />
<br />
Je retourne à ma neige et à mes oreilles. Cher journal, déjà.]]></description>
	<pubDate>Sun, 09 Mar 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>C'est quoi ton p'tit nom? (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Amoco Cadiz, amanite, Sahel <br />
Chrysanthème, canine, morsure, varicelle <br />
Mygale, tarentule, épine, porte-avions <br />
Tout c'qui est dégueulasse porte un joli nom... <br />
<br />
Fourmilière, aiguille, acide et calice <br />
Le "Chemin des Dames", cercueil, cicatrice <br />
Cyclone, ouragan, camisole, typhon <br />
Tout c'qui est dégueulasse porte un joli nom... <br />
<br />
Guillotine, cirrhose, nuit blanche, les Baumettes <br />
Mirador, Stasi, syphon, baïonnette <br />
Fleury-Mérogis, la rue Lauriston <br />
Tout c'qui est dégueulasse porte un joli nom... <br />
<br />
Amygdale, pavot, vérole, aspirine <br />
Ecchymose, ortie, sanglot, carabine <br />
Carmélite, javel, cobra, Charenton <br />
Tout c'qui est dégueulasse porte un joli nom... <br />
<br />
Camora, péplum, cyanure, mafioso <br />
Tien-An-Men, amen, rasoir et ciseau <br />
Ostie, Vatican, Jean-Marie, mormon <br />
Tout c'qui est dégueulasse porte un joli nom... <br />
<br />
Picador, arène, dollar et cédille <br />
Ouragan, menotte, acide, Tchernobyl <br />
Atome et neutron, neurone et citron <br />
Et toi... C'est quoi ton p'tit nom?<br />
<br />
(A.Leprest 1993)]]></description>
	<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>D'équerre (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, vive la tektonic. <br />
Cher journal, j'ai fait chier tout le monde avec mon film préféré de tous les temps "There will be blood". Ai fait chier tout le monde. <br />
Ai crié mon coeur. Ai hurlé haut et fort mon émotion, ma joie de vivre et d'avoir vu ce film avant feu ma mort, ai remercié Anderson de me permettre de croire encore au septième art, ai fait chier tout le monde. Et "Blood" par ci, et "Blood" par là. <br />
Attention salut l'artiste, attention chef-d'oeuvre. <br />
La cinématographie, la narration, les lumières, l'audace. <br />
J'ai fait chier tout le monde avec la justesse de Day-Lewis, son verbe, son visage, son énergie, son intensité. Ai souligné avec autant d'enthousiasme la sous-estimée prestation de Paul Dano à ses côtés.<br />
J'ai fait chier tout le monde avec la misanthropie, le cynisme que dégageait le film, l'odeur. J'ai fait chier tout le monde en clamant que "Blood" était mille fois meilleur que "Old men" blabla que les Oscars c'est krakra, que Kubrick n'a jamais gagné un Oscar et Hitchcock non plus, et "Goodfellas" n'a pas gagné non plus et "Beautiful Mind" a reçu l'Oscar il y a trois ans alors que personne ne se souvient plus qui a fait cette daube surpuissante, ni avec qui c'était.<br />
Des semaines que je fais chier tout le monde alors que je viens de découvrir que le film de l'année, c'était en fait clairement "Ratatouille".]]></description>
	<pubDate>Thu, 28 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>gros (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[David, tu insulte les gros. Même moi. Toi gros pfffff... th]]></description>
	<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Trop de flèches, blabla (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, dépatouiller les nouveaux morceaux. Je suis très enthousiaste. <br />
Uptempi tempo.<br />
L'impression d'être un peintre. Avec mes bocaux. <br />
Les retouches, les pinceaux oubliés dans le white spirit. Ou pire, oubliés tout dur sur la table. Secs et pas souples. Ca arrive.<br />
Nous avions fait des sessions d'enregistrement en août, brutalement stoppées. <br />
Je viens de réécouter les ébauches. <br />
Il y a deux chansons qui s'imposent avec force. L'une d'elle, masquée, oubliée, j'suis retombé dessus par hasard. Woaw.<br />
Jamais réécoutée ni travaillée. Comment est-ce possible? Appelons-les "Never thought" et "Rising K".<br />
Avec "Jam15", mélodie que j'traine depuis 10 ans, ça fait trois.<br />
"Jam15" que nous avions tenté d'enregistrer avec Dimitri en 2006. Sans trouver la bonne pièce qui va dans la bonne fente de la bonne machine. <br />
(Trop de flèches sur le même arc, dis, en tirant je sais pas si tu as remarqué cher journal, mais ça va jamais loin. Ke j'dis.)<br />
"Jam15" oui. Enfin trouvé la clé. Merci hein. Ca fait trois.<br />
<br />
(Cher journal, j'te le dis pour éviter les malentendus: depuis le précédent post, suis allé chez le coiffeur secouriste, donc ce n'est plus jaune-orange Tequila Sunrise. J'dis ça parce que hier ai croisé un ami lecteur qui m'a fait cette remarque: "Ah c'est vrai que c'est jaune...". <br />
Mais non, vilain, je sors de chez l'coiffeur! Quand je disais jaune, je disais vraiment jaune jaune comme le Tour de France ou comme les dents de Tatie Léonie. Ke je ferme la parenthèse.)]]></description>
	<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ceinture! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je suis gros, gras, je bouffe comme un porc, je sais, et cher journal, au nom des nombreuses jeunes femmes qui m'écrivent, j'en suis désolé.<br />
Camilla Belle, Ellen Page, je suis nu comme un vers, venez, je vous aime, nous aurons des enfants ensemble et une belle vue. Venez. (Camilla Belle, je t'aime. Avec Ellen Page, c'est juste pour le sexe, tu sais... Oh Ellen, on peut rire, non?)<br />
<br />
Je me suis entendu dire cet après-midi en parlant d'un groupe rock: "Chez eux, il y a trop de ceintures sur le même pantalon."<br />
J'ai trouvé ça drôle.<br />
Je me trouve drôle en fait.<br />
<br />
Je viens de découvrir la dernière bande-annonce du film "JCVD" et je trouve ça délicieusement bon. Si le film est à l'image des bandes-annonces, je crie au génie, je crie à l'intelligence, bravo, Van Damme énorme coup de poker gagnant, j'ai toujours trouvé de la poésie en toi gamin, je t'aime, bravo.<br />
Samedi, il était invité aux Césars pour donner un prix. C'est bon signe. Il va finir par faire la couv' des Inrocks et tout le monde va trouver ça normal.]]></description>
	<pubDate>Sun, 24 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Achtung poussin (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, de retour d'une visite au pays des allemands. <br />
Dans une bourgeoise vallée vignoble. Sous la pluie, le soleil et pis c'est tout. <br />
(Pas ici pour Sharko. Ici pour moi.)<br />
Dans un coup de sang, coup de folie, me suis retrouvé dans un coquet (pour ne pas dire un tout petit peu vieillot) salon de coiffure de derrière les fagots, avec photos modèles années 70. <br />
Péroxydation pour moi, j'ai osé. <br />
Le coiffeur plus tout tout jeune, mais qui a gardé et crinière véritablement superbe et sourire achtung jovial. <br />
Son assistante, plus toute jeune non plus mais encore peps, de jolis restes d'une tonique adolescence post guerre mondiale. Charmante. <br />
Au début, j'étais ébloui par mon audace. Le regard gourmant tourné vers le soleil et ma tête en papillotes aluminium aux côtés d'une fort mémé et sa permanente d'un autre âge. <br />
J'étais oui, j'avoue journal, ébloui. Heureux d'être là. Profitant abondemment de l'instant rock'n'roll. Dans ce salon totalement rétro, et donc sauvagement tendance. Hype.<br />
(La mémé sans mépris me jetait des coups d'oeil sur ma tête et moi sur la sienne.<br />
"Ich liebe bigoudis" ai-je tenté.)<br />
<br />
Le charme fut rompu, disons au rinçage lorsque j'ai senti que l'assistante tirait fort une grimace achtung. Ah. Disons que c'était entre orange et jaune... Surtout jaune.<br />
Comment expliquer à notre jovial coiffeur allemand que c'est jaune? "Achtung geel"? <br />
Et pourquoi au fond défaire sa mine ravie? Gommer son amusement affiché d'avoir fait des merveilles à ma tête? Comment lui expliquer que lui, coiffeur âgé, a fait un peu son Jackson Pollock bûcheron, surtout au niveau des racines en quinconse et lopèzes obliques?<br />
Agh...<br />
(Je suis sorti, ai appelé coiffeur Bruxelles: "Guy, aide-moi, j'vais aux Etats-Unis bientôt, et avec cette tête-là, je passerai jamais la douane. Tu vois les gants qu'on met pour laver par terre au javel? Ben, j'ressemble à ça. Au secours!")]]></description>
	<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Frères Cohen et Kymia Dawson (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Attention Monsieur Cinéma ici. <br />
Ai vu "No country for old men". Ouais bof. <br />
A part pour une pointe d'humour ça et là, déjà relevée il y a 10 ans dans "Fargo", ouais bof. <br />
Bien sûr, passé outre la fascination 10 minutes de voir la coiffure de cheveux de Javier, entre playmobile et Mireille Mathieu, qu'est-ce qui reste?<br />
Alors moi, ke j'dis: "No country for old men" à côté de "There will be blood", c'est une roue de vélo.<br />
La portée de "Blood", la cinématographie, la folie sourde, les plans, le silence, la musique, les personnages, les fantômes, le bowling... ce film est hors-portée. <br />
Si "Blood" ne remporte pas l'oscar, je dépose plainte au commissariat de Saint-Gilles.<br />
<br />
C'est beau Paris. <br />
<br />
Juno. Je me suis procuré la B.O.<br />
J'adore les chansons. Intelligentes, simples, pas racoleuses. Petites pastilles pour les petits maux. <br />
Ô joie. Ces petites contines contiennent plus d'esprit que 10 ans de chanson française actuelle.<br />
Bon, c'est très acoustique, hein, alors j'me disais: comment écrire de cette manière pour un groupe rock? (Longue réflexion.)<br />
Maintenant, Kymia Dawson. La fille qui a écrit la plupart des chansons du film. Ecriture unique. Vision unique. Je me suis penché sur son myspace. Agh. Horreur. Briseuse de charme! <br />
Elle parle d'elle-même. Avec horriblement peu d'humilité et d'humour. Comment peut-on avoir autant de délicatesse et de qualité à l'élaboration de chansons et se vautrer sur une auto-bio aussi dégueulasse qui ferait passer Alain Delon pour l'Abbé Pierre?]]></description>
	<pubDate>Thu, 14 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>c quoi le rock? (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[bein c ça:<br /><br />
http://fr.youtube.com/watch?v=b4vrv0wGu9o<br /><br />
merci Loops. th<br /><br />
]]></description>
	<pubDate>Thu, 14 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>C'est là qu'on joue (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Arlene's Grocery (Lonely Planet)<br />
Ancienne épicerie transformée en club, qui prends des airs snobinards (c'est bien nous ça!) parce qu'elle a su anticiper l'explosion de Lower East Side dans les années 1990. Son unique salle surchauffée sert d'incubateur aux talents loceaux (c'est bien nous ça!), avec des super concerts gratuits (c'est bien...) tous les soirs, et une bière bon marché (c'est...!). <br />
Sharko le 10 mars. th]]></description>
	<pubDate>Tue, 12 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>There will be blood et Juno (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'ai vu "There will be blood". Un film. Un grand. <br />
Une vision. Une ambition. Ca va m'inspirer pour dix ans. <br />
Un film comme on en voit plus. Pas un film chiant pète-couilles coréen ou un film français avec Clovis Cornillac, non, ke j'dis, un grand film.<br />
Un film fort.<br />
Un film, non, que dis-je, un hommage. <br />
Une ôde.<br />
Je suis remué. Hanté. Je ferme les yeux, les images s'invitent dans ma tête. Chose rarissime, chez moi. Des séquences entières se posent. Une oeuvre d'art, je suis rebuté, je n'adhère pas à tout, mais je suis complètement subjugué.<br />
C'est l'histoire de Daniel-Day Lewis qui incarne... <br />
En fait, je résumerais le film comme ça. "C'est l'histoire de Daniel-Day Lewis qui incarne". <br />
Les plans sont d'une beauté cinématographique miards de bisous. Suivis de claques dans ta gueule. Tout le temps.<br />
<br />
Hier, concert, et pendant le concert, des images dans la tête. Le feu, le sang, le bowling. <br />
Après le concert, assis, la tête hurlante d'endorphines et soudain la beauté d'un plateau californien avec Lewis qui nage dans le pétrole qui illumine la façon que j'ai de boire le whisky.<br />
Un film rare comme ça, c'est à pleurer. <br />
<br />
Là-dessus, quarantaine, quille d'or, fleurette, je regarde un autre film sans trop y croire pour tuer la route: "Juno". <br />
Ellen Page, l'actrice, sublime, juste, croustillante, belle, mais pas belle comme Sophie Marceau ou l'italiennne là, non, encore PLUS BELLE. <br />
Un regard, une façon hyper naturelle emprunt d'une facilité assomante de livrer son texte. L'impression de découvrir la lune à vélo.<br />
A chaque fois.  <br />
"Ellen Page, je suis belge, je fais des chansons, j'ai joué à Pukkelpop en 2007 et à Frasnes-les-Avins en 2002, je t'aime, viens, ton vol part de Los Angeles à 14h, j'ai un nouveau robinet à ma douche et je sais jouer à Croque-Carottes".<br />
<br />
PS: Pour majorer encore mon emphase monsieur cinéma, cher journal, je m'en voudrais de ne pas souligner que Paul Dano joue dans "There will be blood" et que j'ai halluciné quand j'ai enfin reconnu son visage: il faisait l'ado muet dans "Little Miss Sunshine". Plus encore quand j'ai lu que c'est le guitariste de Radiohead qui fait la musique de "Blood": totalement unique, elle griffe les longs silences du film d'une patte de fauve.<br />
Et c'est peu de le dire.]]></description>
	<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Jacques Brel à la batterie (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[De redécouvrir un groupe que je te conseille vivement cher journal. Big Country.<br />
Comprends pas pourquoi ce groupe n'a pas connu un plus vif succès. Super son, joli chanteur, bassiste black aux harmonies voix qui tuent, les solos cornemuses. Bon ça a un peu vieilli hein c'est sûr. Mais ça remet en perspective Cold War Kids ke j'dis.<br />
Je te conseille de visionner ceci (attention, Jacques Brel à la batterie et les mocassins-chaussettes blanches du chanteur):<br />
youtube.com/watch?v=rzE4M5QTf2E&feature=related<br />
Ou tu recherches Google pour "Come back to me" et "Chance" ou "Inwards" ou "Where the Rose is Sown".<br />
J'aime bien les paroles aussi. <br />
"Come back to me" l'histoire d'une adolescente enceinte d'un minot soldat mort à la guerre des Falklands. Lis les paroles mon gamin.<br />
Maintenant oublie les mocassins-chaussettes blanches du chanteur, ferme les yeux. Lis les paroles de "In a big country" quand le monsieur chanteur il chante poumons pleins "Stay alive!!!" et sache que ce même monsieur chanteur il s'est suicidé en 2003.<br />
Monsieur pathos ici. Sorry hein.<br />
(Jacques Brel à la batterie!)]]></description>
	<pubDate>Wed, 16 Jan 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Tout va bien (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, ferme les yeux pour dormir, c'est mieux.<br />
<br />
Les petits soucis qui ne ménagent pas.<br />
Tout va bien.<br />
<br />
Un disque dur qui crashe. Deux ans de données s'évanouissent.<br />
Des dizaines de chansons... C'est un signe, dis, c'est un signe?<br />
Le magasin de réparation qui devrait fermer à 18h et quand j'arrive à 17h58, il est déjà fermé.<br />
Ce qui me laisse alerte et anxieux sur le trottoir. Alerte et anxieux. C'est peu dire.<br />
<br />
La voiture qui merde.<br />
Et devant le garage, des travaux, la route ouverte plaie béante et un détour de 25 minutes pour faire le tour de la ville et le tour du bête rond-point.<br />
Evidemment, la voiture qui roule sans problèmes quand le garagiste essaye.<br />
Haha. Tout va bien, j't'assure.<br />
<br />
Problème d'internet?<br />
Le chauffage qui rame?<br />
<br />
Nouvel appareil commandé en Allemagne qui se perd, <br />
puis qui arrive, et qui s'avère défectueux. L'appareil renvoyé en Allemagne sous garantie, qui se perd à nouveau et comme il s'est égaré deux fois, il arrive après la date limite de garantie-échange. Va expliquer ça, les nombres sont les nombres. Froids et inhumains.<br />
Achtung. Non, ça va.<br />
<br />
Le téléphone portable qui crashe avec les n° pas sauvegardés sur la carte sim?<br />
C'est sûr!<br />
"Oui, allô, c'est qui?"<br />
<br />
Non, non tout va bien. Non, j't'assure. Tout va bien.<br />
<br />
Les nouvelles chansons? <br />
La crise du disque? Je m'en fous.<br />
Seuls les forts et les plus inspirés resteront, les autres mèneront d'autres rêves de gloire et de richesse. Ailleurs.<br />
Ils feront fortune. Ou pas.<br />
La musique sera meilleure. Enfin, j'dis ça. J'dis rien.<br />
<br />
Oui, j't'assure, tout va bien. Non, vraiment.<br />
...hhelp.]]></description>
	<pubDate>Tue, 15 Jan 2008 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Police Story (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[On m'a refilé l'album des Dirty Projectors. J'ai mon album de l'année, si tant est soit-il que c'est important et que ça intéresse qui que ce soit. Le morceau de l'année: Police Story issu de ce même album sus-nommé. J'avais plus été remué comme ça depuis trop longtemps. Merci à toi, tu n'aimes pas que je te touche, mais je te dis merci. Merci et je comprends pourquoi tu aimes. Elvis Costello/Morrissey quelque part dans les résonateurs nez et les petites afro-références-world à la gratte. Plus, sans aucun doute, le riff le plus immédiat en accords majeurs entre les couplets. Et, laisse-moi ça, dis, ce petit riff à la Andy Summers à la fin. Bigre. Laisse-moi ça.<br />
"This war we can't win".]]></description>
	<pubDate>Thu, 27 Dec 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pas d'émotions (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Match de boxe, Canal+: Brahim Asloum championnat du monde. Cool. Asloum droit comme un flan de couteau. Droit comme un galbe de brise-glace. Il avancait sur l'argentin. Concentré. Pas hystérique. Agressif mais pas méchant.<br />
Le coach de Asloum, du coin, il hurlait: "Brahim, pas d'émotions! Pas d'émotions! Pas d'é-mo-tions!", c'était fort. Pas d'émotions qu'il criait, je comprends ça. Terrasser l'objectif. Faire rentrer la réalité dans le flacon du rêve et le rêve dans la bouteille de la réalité. Vas-y fifi, hisse ton fanion tonton. Réfléchis pas. Pas maintenant. Etre dedans. Torturer l'instant. Il y est presque. Il va y arriver. Les nerfs pour tenir. Agressif mais pas méchant. Agressif mais pas méchant. <br />
Dès que Brahim montrait des signes de fébrilité (style "Putain, y a la meuf de TF1 au premier rang! Ma taif, j'vais être champion du monde! Putain, champion! J'vais m'acheter une Porsche!") le coach, il hurlait "Brahim! Pas d'émotions!". <br />
Je comprends ça. Tu comprends ça? Je comprends ça. ]]></description>
	<pubDate>Thu, 20 Dec 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Dunkerke, sympa comme ville (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[L'autre soir à Paris. Studio "La Truite". A regarder le monsieur mixer le travail des messins. Drôle de quartier. Pas de quartier. Thierry avait des étoiles dans les yeux. Dans le métro, j'avais sa joie dans ma tête. Et son fort accent vosgien-lorrain dans mes oreilles. Ha! Nan, j'rigole. <br />
Le même soir (furieux). Politesse accrue d'un serveur qui me propose une margarita que parle à mon cul ma tête est malade, il avait mis 12.000 sucres dedans. Suffisamment de sucres pour ma grand-mère tenir deux guerres mondiales et nourrir toute la Somalie pendant trois décennies. A Paris, ils mettent du sucre dans la margarita! J'te jure. C'est vrai, tu sais.   <br />
<br />
Le lendemain, près de Paris. Studio hyper-sublime. A tomber. A tomber. La Rolls des studio. J'ai fait des voix pour le projet Exit June. Des voix ET une basse. Sur une Hofner véritable. A la Paulo, j'ai joué comme si j'étais Beatles. Puis les voix comme si j'étais Bee Gees. Woaw. Magnifique studio. Plus que ça. L'impression que j'étais sur le court Central de Roland Garros avec la raquette de Federer et mon serre-tête Paris 2012. Dans la pièce, une des batteries de Ringo. Pas Ringo vendeur des kébabs à Mougins, non, Ringo des Beatles. A tomber. La chanson. Elle parle d'amitié. Et les deux zozos du projet qui se tapaient des fou-rires monstrueux sur les ad-libs. Authentiquement amoureux l'un de l'autre. Emu.<br />
(J'ai joué avec une Rickenbacker unique, une fausse 12 cordes avec un chevalet complexe. J'me pissais dessus, j'te jure. Tu m'crois?)<br />
<br />
Le jour d'après, Dunkerke. Pour le projet qui couvrait la résidence Tourcoing. C'est la dernière étape. Dunkerke, c'est beau à pleurer. Faut pas être dépressif ici hein. hhelp]]></description>
	<pubDate>Thu, 20 Dec 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Lille phosphore (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Lille. Hôtel luxe. Interviews, je dis blabla: "Vous, vous avez la chanson française, tu vois. Un tabouret, un pull, une pipe, une guitare, hop, un récit. Chansonniers. Après, la chanson peut ampleur prendre, profondeur, puissance sonore (Noir Désir), intensité moderne... Si tu prends un texte à la Brassens chanté par un mec en pantalon skaï noir avec une Gibson pas branchée chez Jean-Pierre Foucault, c'est sûr... tu vois? Les anglo-saxons, ni tabouret ni pipe, wappambeloola belapampoo! Animal. Instinctif. Moins intellect... Rita Mitsouko? Des dégaines, des slogans, des interpellations. Instinctif... C'est quoi une chanson? Combien de "chansons" avaient les Doors? Combien en avait Brel? Tu vois c'que j'veux dire?".<br />
<br />
Seconde interview, première question: "Shégo ou Sharko?" Ohlala... Pfff. Au s'cours.<br />
<br />
Télé en direct France 3. Pressé. Stressé. Méga-compressé. A vrai dire, à rien dire, on a 2 minutes, ok, c parti. <br />
Le présentateur: -"Alorssharkoalbumnocontestcommentouiou?"<br />
Moi: - "Euhgh..."<br />
Lui: -"Maiscommentlefuturpublicclipsweetprotectionbelgique sans parler quepoelvoordebelgescissionleroilareineàpoilheindis?"<br />
Moi: - "... Alors, c'ke j'voulais dire..."<br />
Lui: - "Voilà c'est fini, merci David Bartholomé."<br />
<br />
Concert à Lille. Intense. Belle énergie. J'étais mal parceque nous eûmes des problèmes techniques, mais le peuple n'y a t-il vu que du feu? J'espère dis. Tout d'même, reste la gêne pour nous. Un peu comme si tu t'présentes pour un boulot et que tu découvres que ta braguette est branque. Ou que ton ourlet se déroule jusqu'à perpet'. Tu subis. La fille de l'interim, elle va p-e rien capter, mais toi, tu vas passer ton temps à phosporer. <br />
Ke j'dis.]]></description>
	<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Monsieur Cinéma ici (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Que parle à mon cul ma tête est malade, j'ai vu le film "Control", pas aimé. Le spectre du groupe, j'l'ai pas retrouvé. Quand on connait (un peu) Joy Division, on se souvient du spectre, de l'essence, du malaise, du guitariste qui ressemblait à un tcho de 11 ans, du chanteur qui dégageait une énergie brutale, noire... Dans le film, le guitariste, il est réduit à un nazillon anxieux qui fait des prouts. <br />
Le spectre de Joy Division ce sont les motifs, ce que dégage les individus, et j'ai rien retrouvé de ça ds le film. ('tention Anton, pas méchamment hein.)<br />
<br />
Vu aussi "Heartbreak kid", consternant. Farelly's le bide. Pas drôle, vulgaire, malsain. Nul. <br />
<br />
Vu aussi "300". Et j'ai fort ri. J'ai rien compris à l'histoire, mais c'était fort drôle. Pour résumer, c'est des Spartans du temps des romains qui combattent je-sais-pas-qui pour je-ne-sais-quelle-raison au temps des romains. Ils ont pas froid. Il neige, ils sont tous en slip au bord de la mer, avec une petite cape et ils montrent tous leurs abdos. Ils sont retranchés au bord d'une falaise, ils sont donc 300 en sandalettes et ils combattent des centaines de milliers de guerriers. Ils tuent tout le monde avec des lances. Sans grande stratégie. Juste comme ça. Pendant ce temps, la femme du chef restée à la maison, elle essaye de convaincre les politiques d'aider son mari chef, elle offre son corps à un député en toge, le député la trahit, elle tue le député. Pendant c'temps-là, les 300 en slip, eux, ils s'font finalement terrasser par l'ennemi. Donc, au final, après 2 heures, il ne s'est rien passé.]]></description>
	<pubDate>Mon, 03 Dec 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Spa twelve points!! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Studio Pure FM, Dig Up Elvis, ils arrivent. Ils sont 5. La ravissante, celui qui parle tout le temps, celui qui parle avec parcimonie, celui qui parle jamais et celui qui chante.<br />
Sommes envoyés en interview. Interview difficile. Puis soundcheck. Soundcheck difficile. Tous sur scène, sur scène difficile, à la balance, balance difficile, avons essayé, essayé difficile "Coit in Laguna" des DUE et "I need someone". <br />
Sonnait cake kakak. Mauvais son, tout le monde en même temps, balance lourde, larsens, l'impression de faire du saut à la perche, tous en même temps avec la même perche. Ce qui peut sembler amusant... Mais un peu chargé quand même. <br />
Concert DUE commence. Ils s'posent pas de questions. <br />
On les rejoint pour "Coit in Laguna". Tendu. Nerveux. Engagé. Les impros diligentés comme des abris fabriqués à l'approche de l'orage. <br />
Sur le fil, pas le temps d'être mignons. <br />
Là-d'ssus, "Sweet protection", "Trip" puis le second duo "Someone". Et là, abbraccaddabbra, fifi rond d'ficelle, tout s'met en place. La guitare de Teuk, les breaks de Jul, les ajouts de DUE, la voix de Julien D. Des poils de bras partout. Ravi, merci. <br />
<br />
Au restaurant, tous ensemble, c'était dégueulasse. On a attendu 3 heures pour des frites surgelées et des trognons de pizzas. Dégueulasse. Du coup, par ennui, on a fort ri des lapins morts de Céline. Haha.<br />
<br />
Lendemain midi, rushés à Malmédy, interview radio. L'organisateur du concert du soir nous emmène dans sa belle voiture berline, et nous sommes accompagnés d'un gars bien costaud pour nous ouvrir les portières. Ha, un garde du corps! L'impression d'être Bono et Bill Clinton. <br />
Dans les bureaux de la radio, fort une madame un peu âgée avec une grosse choucroute sur sa tête. Elle se tient assise, patiente sur une petite chaise. Elle attend j'sais pas quoi. "Bonjour M'dame, zêtes qui? On peut vous aider?". Elle répond: "Je suis Madame X et je suis voyante, j'exerce les arts divinatoires depuis 35 ans, j'ai travaillé pour France 2, France 3 et j'ai tourné un film avec Samy Naceri... Et vous, qui vous êtes?" (Quand une voyante dit ne pas savoir qui tu es, c'est mauvais signe, ke j'dis).  "Je suis chanteur... Dites, vous ressemblez fort à Amy Whinehouse avec vos ch'veux, zêtes cool!" <br />
Elle nous embrasse et nous promet une belle carrière. Sommes rushés à la salle.<br />
<br />
L'organisateur, un gars bien, très trop anxieux, n'arrive pas à trouver son calme, appelé d'partout, ne sait pas où donner d'la tête, s'élance comme un fou dans la tâche, en fait des tonnes, mais gentiment. C'est son premier concert. <br />
<br />
Au repas, vers 19h, puisque nous mangeons devant la vitre d'entrée avec Julien D. nous sommes observés comme des bêtes de cirque. Après un temps, comme la file s'étend dans le froid dehors, l'organisateur préfère ouvrir les portes. Il nous conseille vivement de nous réfugier dans les loges: "Sinon, les groupies vont vous sauter dessus!" Et Teuk de répondre: "Vraiment? Je reste ici alors!"<br />
<br />
Dans les loges, on rit fort. Je ris beaucoup avec Céline. Elle me dit: "Tu vas mourir, alors je m'attache pas". Son frère est fort drôle, il a une angine et il ne s'arrête jamais de parler. Il m'appelle "Cho-co-lat" et il appelle Teuk "Babybel".<br />
<br />
(Concert DUE, j'étais dans la coulisse. J'observais. J'ai trouvé ça émouvant. Le son était bien gros, le public incroyable, l'ambiance terrible. Terrib' public. Des ficus hystéricus, oui, il y en eût, mais pas que. Un public de curieux, d'observateurs, mais appréciateurs. Ils ont eu un gros succès. Une belle salle, un grand public. Yes. Heureux pour eux.)<br />
<br />
Notre concert: énoooorme engagement du peuple. Ils chantent, s'époumonent, bougent, réagissent spontanément comme dans les rêves ou dans les films, comme quand une chanson s'termine et k'la foule reprend la chanson pendant k'le chanteur il a le dos tourné. Comme ça quoi. Physiquement, on sent les vagues. Et les vagues de dunes. Les vagues d'énergie. Comme c t beau. Fort beau à voir. Mais pas que. A sentir aussi. La force physique que ça dégage. C manifeste. <br />
Meilleur public belge 2007. Spa, twelve points, man.<br />
<br />
Après le concert, explosés de joie. Toutes et tous. <br />
La compagne de l'organisateur arrive, royale. Dans la loge, elle étale ses coquetteries et je lui dis bonjour. Elle me demande: "Vous êtes qui encore? C'est pas vous le monsieur qui étiez à côté du chanteur à la fin?".]]></description>
	<pubDate>Wed, 28 Nov 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Petit lundi, grande semaine! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier, concert de soutien "Ni putes, ni soumises" au Bota.<br />
Acoustique, acoustique. Deux guitares et hop. <br />
Julien méga-occupé au studio s'excuse. <br />
Avec Teuk, dans les loges, répétions deux, trois idées, et woaw, elles ont pris forme, colorées, inspirées, j'étais enthousiaste-fleur au fusil! "Teuk, on devrait les jouer! On les joue? On les joue!".<br />
Mais ds les loges, on était à l'intime, chauds, détendus, décontractés... <br />
Sur scène, son rugueux et dur. Froid. <br />
Le trac est monté.<br />
<br />
Ce lundi.<br />
7h08: je pars au garage conduire ma caisse sans chauffage.<br />
8h00: j'arrive au garage, voiture de remplacement pas encore arrivée. <br />
8h22: voiture de remplacement arrive. Vieille caisse de Mathusalème. 180.000 km, les portières arrières ne s'ouvrent plus. Le coffre non plus. Le tableau de bord ressemble à Sarajevo en 1994, couine de partout.<br />
8h40: sur l'autoroute, je tombe en panne. Haha.<br />
8h50: j'arrive enfin à avoir l'andouille du garage au téléphone. Ils viennent me dépanner.<br />
9h30: je rappelle le garage. Le type me dit: "Ils sont sur la route, ils vous trouvent pas, c'est où kvous zêtes?". Quelle andouille. <br />
9h40: les dépanneurs m'appellent, ils trouvent pas.<br />
9h50: ils arrivent, sans r'garder le moteur, ils s'approchent sans surprise du réservoir avec un gros bidon d'essence. J'm'étonne: "Pourquoi vous pensez ke c'est l'essence?". Ils m'disent: "C'est not' métier."<br />
9h52: voiture repart. <br />
10h08: Pour le principe, je repasse qd même au garage dire à l'andouille que ça s'fait pas de prêter une voiture sans essence. <br />
Il me dit: "Ouais, ben si on prête avec le plein, les gens, ils refont pas le plein". <br />
Aah comme ça...<br />
12h48: comme dirait Martine: "Petit lundi, grande semaine!".]]></description>
	<pubDate>Mon, 19 Nov 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pina Colada, Ernest! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Nous fîmes en studio. Testâmes de nouvelles choses. No prise de tête. Certes, notre label chéri rêva d'un tube. Certes, on avait cette chanson. Christophe (label boss) arrive, écoute. "Ca sonne baraque! Coupe là, fabrique une intro avec le pont, rajoute une percu là, déplace ça devant et faisons mixer!". Certes, je résiste mollement, charmé par son énergie: "T'es fûr?" (quand je résiste mollement, mes "s", j'les prononce "f"). "Oui!" kim dit. J'hésite. J'lui dit: "Tu fais, pour nous, la pifte bretelle n'est pas finie, on pourrait faire rouler une Merfedes fans trop de foufis, mais de là à poser un Boeing deffus... je ne fais pas trop, tu vois?".<br />
Certes, me voilà luttant comme un rusé pour rajouter des fibres et du végétal. Faisant naitre un corps à l'intérieur d'un costume... Peut-être. <br />
Arrivons en re-studio. Mixage. <br />
La fille, charmante, mixe. Bouillonnante. Calorique. Nous fait écouter. J'lui explique: "Tu sais, toi, tu connais la cible, nous pas encore. On suit la trajectoire, mais nous, on n'voit pas encore la cible". Sur le moment, j'étais amusé par mon bon mot. Mais mes métaphores, parfois, y a que moi qui les assimile.<br />
Bref, on verra. On a le temps pour nous. Et la force avec nous. <br />
F'est fûr.<br />
<br />
Là-dessus, tracassé. Vais dans un bar chic. J'discute avec une actrice. On parle du film d'Anton Corbijn. On parle longuement d'un autre film sur le même sujet: "24 hour party people". Bref.<br />
Pina Colada chic et savoureux. Au bar chic, un joueur de foot méga connu. J'me disais, keskil fout là? Je croyais qu'il jouait au Bayern de Munich, non? Keskil fout dans un bar chic d'Ixelles à une heure du mat? Et son régime? Il était avec une femme chic. Aïe. Dois-je dévoiler son nom? Délation? <br />
(Et la voix du peuple de scander "DÉ-LA-TION!, DÉ-LA-TION!, DÉ-LA-TION!, DÉ-LA-TION!, DÉ-LA-TION!".)<br />
<br />
Hier, à la radio: débat sur Hemingway. <br />
Hemingway se serait suicidé avec le fusil dont son père se serait servi pour se suicider lui-même. Si c'est vrai, c'est d'une telle intensité! Il voulait vraiment se tuer. Pas se rater. Pas avec cette arme en tout cas. Il aurait pas survécu à la gêne.]]></description>
	<pubDate>Sun, 18 Nov 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Maintien (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Lu cette phrase magnifique: <br /><br />
"Tout, dans son maintien, le doux plissement de ses yeux, sa mise dune élégante simplicité, trahit la dignité jamais prise en défaut, lhumanité de chaque instant, une certaine et belle façon dêtre".]]></description>
	<pubDate>Sun, 18 Nov 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Naitre et mourir (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Entendu ce matin à la radio (parlant d'une loi française): <br />
"Née en fanfare et enterrée sans musique".<br />
]]></description>
	<pubDate>Fri, 16 Nov 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Cocktail dis (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Il m'arrive de boire des cocktails à 8 . Parfois à 12 ou 15 . <br />
Y a un cocktail à Ixelles à 16  et il vaut vraiment le détour, cadre magnifique. <br />
J'ai goûté n'est-ce pas un Mojito succulent: amer au début et très sucré sur la fin. 9 . <br />
Il y a le petit verre de champ' à 20 . Avec le kir, c'est 22 . Un vrai bon cocktail, c'est très vite 15 . <br />
Biensûr, dis, y a des cocktails à 6 . Mais ils puent l'vieux cul et il suffit pas de mettre du Schweppes dans un vieux verre Simpsons du Quick pour faire un cocktail. Ke j'dis.]]></description>
	<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Bataclan (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Au soundcheck, blanc comme un pastille de W.C. <br />
Super salle le Bataclan. Ke c bô. Ké bô plafond. Wouaw. <br />
Essais voix "un, deux, un, deux, check, un, deux", j'ai cru que j'allais tomber pomme. "Sweet Protection", je force un peu: prout mouillée. Haha. Méga sexy hein? Super glamour hein?<br />
Avant concert: un p'tit coup d'primpéran, vitamines et une bonne choucroute William Saurin avec des frites.<br />
Nan j'rigole.<br />
Adrénaline: le meilleur médoc du monde.  <br />
Au fond au bar, les professionnels de la profession. <br />
Dans la fosse, le public. Super concert. Super public.<br />
Le régisseur chef, il voulait pas qu'on fasse un rappel. Ké vilain. On a quand même fait un rappel. Haha. Pour celles et ceux dont le soutien vaut trente bouteilles de primpéran.<br />
Pendant "Rip Off", un monsieur avec fort une casquette a grimpé sur scène, s'est emparé du micro de Teuk, et a brutalement enchainé un rap, un slam ou était-ce une revendication pour le retour de Dorothée en prime time sur TF1? Bref, pas bien compris. Ce qui m'a fait rire, c'est la réaction de Teuk. Le type un peu hystérique qui lui bouffe son espace vital, et Teuk style hyper zen: "Tiens, le type il chante dans mon micro...".]]></description>
	<pubDate>Wed, 31 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Extreme relooking (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier Paris promo/interviews et repas/réunion avec organisateurs Printemps Bourges. Dans train, tiens, tiens, j'me sens bizarre. Dans métro, tiens, tiens, suée froide. Première interview, j'me sens de plus en plus cake. Vais prendre l'air 2 minutes et FLAARGHH gros vomi tout plein caniveau. Fort, dis. J'rentre à l'hôtel LAAAAEURGH vomi toilettes.<br />
Bon, ok, gastro. Annule rendez-vous. Triste de me sentir comme un chien aplati mort galette, alors que vie m'appelle. Médecin arrive. SOS médecin. 68 euros. Lui explique chanteur demain Bataclan, injection primpéran forte. Me dit tout bien, zêtes jeune. J'lui dis moi pas 68 euros en cash sur moi. J'peux payer en places de concerts? Bruno arrive argent. Vomi. Viens voir Bruno, tu vois poulet curry? Y a bon. J'essaie dormir. Me relève pour repeindre toilettes. 3h du mat, deuxième couche. J'allume télé. Chaine française qui s'appelle Téva. Pensais que c t chaine pour les témoins de Jéhova. Non, non. Une émission anglaise sur Téva: "Extreme Relooking". Woaw. Je reste scotché. Deux femmes, mères de famille, anglaises modestes, choisies pour être complètement relookées. Pas seulement zabits, non, grosse artillerie: nouveau nez, nouveaux seins, nouvelles dents pour celle qui avait vraiment les dents de d'vant comme deux pianos blancs à queue. Six semaines plus tard, relookées, belles comme tout, mères famille humbles, simples et sans histoires, princesses d'un soir. Amis et familles réunis pour résultat. Elles arrivent étincelantes, belles comme tout. J'ai pleuré comme une madeleine. L'émotion de la famille. Pouvais plus m'arrêter. De pleurer. Saloperie primpéran.]]></description>
	<pubDate>Tue, 30 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Politique boudin (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA["La seule grande réussite dans l'engagement humanitaire, c'est le pouvoir et la force occulte.<br />
La seule noblesse dans un acte citoyen, c'est la discrétion et l'intime conviction".<br />
J'ai écrit ça ds un mail...<br />
Nous refusons les apparitions pour diverses oeuvres humanitaires. Avons toujours refusé. J'y crois tellement pas. <br />
Un excès de réalisme diront certains, un acte non-citoyen diront d'autres! <br />
Ke j'dis, il ne faut pas mélanger univers artistique et engagement politique. C'est pas la même essence.<br />
Pour ma part, je n'y crois pas. Et d'autre part Bono est là pour ça. <br />
On a pas le statut. A notre stade, ce serait méga-présomptueux d'apparaitre en fer de lance d'un mouvement et draguer l'opinion à tout va. J'ai ma conscience pour moi. <br />
Rain Forest, la Birmanie, la défense des prisonniers ukrainiens de Russie, la libération d'Ingrid Bétancourt, les enfants du Soudan, la reconduction du bail commercial de la friterie Fontanas, la recherche contre la maladie de Crosfeld Jacob, la recherche de la voix de Renaud en concert, etc... toutes ces oeuvres nobles qui seront défendues mille fois mieux que par moi jouant "No contest" au ukulélé.<br />
<br />
Le 18 novembre, nous avons accepté d'apparaitre pour le mouvement "Ni putes ni soumises" au Botanique. 20 minutes en acoustique ukulélé. <br />
Avons accepté uniquement parcequ'il y avait le mot "pute" à l'affiche.<br />
Haha.]]></description>
	<pubDate>Sun, 28 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Plat fond et faux-plat (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Bruxelles ULB, ouais. Bof. Triste pour les gens qui ont cru à un concert Sharko dans des conditions normales. Triste pour elles et eux. Sincèrement, hein, c'est vrai. Pour les gens qui ont dû attendre et attendre et attendre jusqu'à 2h du mat'. Bigre.<br />
<br />
Paris, le lendemain. Incandescent ke j'dis. Dig Up Elvis jouait le même soir. J'avais peur d'affronter le monde de la quatrième dimension des fans au sortir de l'enfance et l'hystérie collective. Mais non.<br />
La fille de Mick Jones (The Clash) ouvrait la soirée. C'était fort mauvais. Sailor no Youth ça s'appelle. On aurait dit un groupe de reprise de Blondie/Pretenders. Après le concert, elle semblait défaite. Elle pleurait de rage d'avoir raté son truc. Elle avait fort bu. Dans la salle, pour lui remonter le moral et le compte en banque familial, ils ont passé "London Calling". Ce qui n'a VRAIMENT pas eu l'effet escompté. Ouille.<br />
<br />
Macon. Humainement fort touchant. Des rencontres. Yep. <br />
Hein Bidule?<br />
<br />
Marseille. Ké cool concert. La ville la nuit. <br />
<br />
Pyrénées. Cool concert. La fille de Dyonisos. Cool meuf dis.<br />
<br />
La route du retour? Une torture. Abou Ghraib à côté, c'est le club med. La prochaine fois, je fais comme les anglais y font, je prends des somnifères et je dors 12 heures.<br />
<br />
Mons. Interview avant le concert. Impossible de cerner si la fille qui me posait des questions était méga-hostile et allait me filer un gros coup d'boule ou alors si elle était simplement mal à l'aise et maladroite. A un moment, je me disais que si elle avait pu accompagner ses questions de gifles, elle l'aurait p-e fait, non?<br />
<br />
Partir en tournée, c'est voir son matériel souffrir. Mon entrée ampli a explosé, ma valisette jaune n'a plus de tirette, mon sac ordi ressemble à une tranchée 14-18, on a perdu un micro, il nous reste 1 bouton sur les 4 de la digi et les broches d'alimentation se sont défourchés hirsutes en poireaux.<br />
Cher journal, viens m'faire un bisou.]]></description>
	<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Article Sharko Témoignage Chrétien Octobre 2007 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Quoi de neuf en Belgique? Des blocs et du rock. Les blocs, éternels rivaux wallons et flamands, s'affrontent avec un peu plus d'animosité que d'habitude. Résumé lapidaire: les premiers accusent les seconds de vouloir la mort de la Belgique en réclamant l'indépendance, et les seconds déclarent leur ras-le-bol de porter le pays économiquement sans aucune reconnaissance. Depuis juin, les différents partis sont incapables de se mettre d'accord sur la formation du gouvernement. Le tout sur fond de xénophobie à marée haute. Faut-il voir une correspondance: l'éléctricité se manifeste aussi sur la scène musicale. Depuis la fin des années nonantes, Bruxelles et son festival des nuits botaniques propagent le grand frisoon des guitares qui grincent. La voie royale, c'est le groupe dEUS qui l'a ouverte, en prouvant que l'on pouvait être belge, oublier Brel, se brancher sur le secteur et vendre des disques dans toute l'Europe. David Bartholomé, leader du groupe Sharko, est allé un peu plus loin pour faire ses classes. Direction New York. Guidé non par un plan de carrière mais par une jolie fille. Et une certaine lassitude à devoir alterner entre refus de salles et public indifférent. A New York, il trouve un public mais ça ne suffit pas pour vivre. Retour en Belgique. Case zéro. Avant d'abandonner, il participe à un concours, et le gagne. Le réseau suit. Salles. Studio. Ainsi est né Sharko. Premier album en 1999. "Molecule", le quatrième, est sorti au printemps. Sharko entame sa tournée. De passage à Paris, David Bartholomé nous parle de la Belgique: "Quoi qu'il arrive, séparation ou non, ce n'est pas dramatique. Ce pays, de toutes façons n'en est pas vraiment un. Il y a une vraie différence entre Flamands et Wallons. On vit ensemble un peu comme une famille recomposée. La différence aujourd'hui, c'est qu'il y a le grand-père qui rapplique en soulignant que l'on est pas de la même famille et qu'il faut en finir, vivre chacun chez soi. Ce grand-père, ce sont les partis extrémistes flamands". Partis dont le discours est repris par la droite libérale depuis le score inédit réalisé par l'extrême droite aux élections municipales de 2000, à Anvers: "Un tabou a été levé. Beaucoup de belges pensaient comme l'extrême droite mais ne le montraient pas. Ce vote à Anvers en 2000 a fait basculer la parole publique". S'il tempère nos inquiètudes politiques de proches voisins, DB bouscule en revanche nos célébrations artistiques tournées vers le Nord. A l'entendre, Brel, Hergé ou Magritte écrasent l'espace vital des jeunes générations. "S'il avait été américain, je suis certain que Magritte aurait paru ringuard, il n'aurait pas percé. Même chose pour Hergé. A son époque, avec les Comics, les dessinateurs américains étaient beaucoup plus créatifs et incisifs". Quant à Brel... "par son gigantisme, il a fait du mal aux artistes suivants qui ont voulu percer. Si tu ne fais pas de chanson francophone et que tu n'as pas de charisme, tu n'existes pas. Arno par exemple a pu percer grâce à ça. Il vous plait toujours en France parceque vous n'êtes pas rassasié, mais en Belgique, c'est un peu le ras-le-bol. Il a un système qu'il répète inlassablement: un bon mot, un riff bien lourd avec des incantantions de blues et c'est parti". La chanson francophone c'est aussi la télé avec Sardou et Joe Dassin, ça incite plutôt à chanter anglais. D'autant que le francais se prête mal au rock "à l'exception de Noir Désir qui excellaient et que beaucoup copient aujourd'hui encore. Quand il est en Angleterre, db se branche sur la BBC1... "rien à voir avec les radios francaises, tellement frileuses. Tous les matins, la BBC t'envoie un morceau incroyable qui te secoue pour la journée, entre deux infos. Et les rockers anglais ont arrêté de copier Bowie depuis longtemps". Santé!<br />
Luc Chatel-Témoignage Chrétien 2007]]></description>
	<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Plafond (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Au sortir d'une tournée, je ne sais pas dormir. Je regarde le plafond et j'ai envie de t'embêter. <br />
Cher journal, tu m'attrapes pas.<br />
J'ai mal partout. La Flèche d'Or me manque. La sueur. La rage. L'énergie. <br />
Pas le contexte de la Flèche d'Or, non, la scène. C'est ma scène préférée au monde. Je préfère faire la Flèche d'Or une fois que Werchter cent fois. Ou le contraire. <br />
Oui, le contraire c'est bien aussi.<br />
Marseille, entre nous soit dit, notre meilleur concert de justesse de jeu. La troisième Flèche d'Or, notre concert le plus incandescent. <br />
Cher journal, être sur scène et avoir les poils de bras partout sur une chanson qu'on a joué 50.000 fois et qu'on connait trop par coeur... C'est un sentiment de bien-être inénarrable.<br />
"Minute"... Le riff reggae de "Rip Off"... La fin de "Car Was"... <br />
Ne point être accablé par l'ennui de les re et re et rejouer depuis des lustres, au contraire fi, sentir le frisson bienveillant sciatique-nuque. <br />
L'adrénaline absente... Plafond, t'es pas gent'.<br />
Journal, tu m'attrapes pas. ]]></description>
	<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Soirée people et tournée bus (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier, soirée people Paris. Concert privé Sharko dans un club un peu huppé-hype pour la première du "Coeur des Hommes 2" pour l'équipe technique et les investisseurs. Nous sommes présentés au réalisateur, très cool et pas prise de tête. Bernard Campan se fait agripper par un monsieur bavard un peu âgé dans les escaliers qui lui parle, lui parle, lui parle et Campan de réagir avec une diplomatie infinie. Marc Lavoine très people qui embrasse à tour de bras avec les yeux revolvers. Daroussin, pèpère. D'autres têtes connues mais incapable qu'on est de mettre des noms dessus. Une actrice très belle, des mannequins, un présentateur télé, un acteur tout petit avec une barbe, ... <br />
C'était l'anniversaire de Jul. Nous lui avons fort fait des bisous à minuit. <br />
<br />
Une tournée dans un bus, c'est comme partir à la mer avec un équipage. Au début, la discipline est de mise. Puis, très vite, on pète avec moins de discrétion, on jette nos détritus sous les sièges, l'habitacle ressemble à Sarajevo, Yves joue à Piet Van Dohertiesche (le Pete Doherty local, strip-teases improvisés, je suis jeune, je veux faire la fête), la prostate de Teuk rythme nos arrêts aux aires d'autoroute, et moi sex-appeal au sommet, attention top-glamour, j'essaie de tromper l'ennui en dormant sous une doudoune type Alaska-Sibérie et casque anti-bruit orange pour marteau-piqueurs sur les oreilles. <br />
Méga sexy.]]></description>
	<pubDate>Wed, 17 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Flèche d'Or (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier, Flèche d'Or. Après 2 jours de répet' âpre en studio, à perdre pied parfois, à fustiger notre assurance, à nous confronter à nos petites misères, quel bien nous fît de retrouver la scène.<br />
<br />
Avant notre concert, j'accompagne "Valériane-qui-m'a-fort-fait-un-cadeau-et-que-je-n'oublierai-jamais" manger au petit restaurant de la Flèche. Nous tombons sur le pire trou d'cul de serveur petzouille parisien du monde qui nous traite comme de la merde. On ne parle pas comme ça à "Valériane-qui-m'a-fort-fait-un-cadeau-et-que-je-n'oublierai-jamais" et on ne parle pas comme ça aux gens tout court ke j'dis. Style:<br />
Petzouille: -"Hé, j'vais trop vous demander carrément de ne pas vous assoir là, parske j'attends du monde ici".<br />
Nous: -"Ok, no problemo hein, nous agresse pas, hein."<br />
On s'installe.<br />
Elle: -"Monsieur? Pardon, dans le menu, vous m'expliquez c'est quoi le Coleslaw?"<br />
Petzouille: -"Ouais ben, pfffffff, si vous connaissez pas le menu, j'vous conseille de prendre autre chose."<br />
Elle: -"Pardon?"<br />
Moi: -"Comment tu lui parles, j'y crois pas. Tu sais qui c'est? C'est Valériane-qui-m'a-fort-fait-un-cadeau-et-que-je-n'oublierai-jamais! On te demande un renseignement. Dis plutôt que tu connais pas ta carte."<br />
Petzouille: -"Pfff, si, si... Mais j'ai des problèmes de mémoire... Bon, alors le Coleslaw, c'est des artichauds avec une crème blanche nappée dans..."<br />
Elle: -"Oui, non, je vais prendre autre chose, j'aime pas la crème blan..."<br />
Petzouille: -"Laisse-moi terminer, tu m'as demandé, j'te réponds. Le Colesaw, c'est donc blabla..."<br />
<br />
Valériane-qui-m'a-fort-fait-un-cadeau-et-que-je-n'oublierai-jamais mange. Enfin. Un peu dég' mais bon... elle mange.<br />
Au milieu de son repas, Petzouille arrive toute furie alerte et, nous signalant une table dégueulasse, il nous claque:<br />
Petzouille: -"Ouais ben, j'vais trop vous d'mander de bouger à cette table car j'ai 6 personnes qui arrivent."<br />
Moi: -"Tu rigoles? Elle est en train de manger! Elle va finir son plat, non?"<br />
Elle: -"Ta table elle est même pas débarrassée... Débarrasse d'abord ta table! Comment tu nous parles!"<br />
Petzouille: -"Pfff... Vraiment, y a des jours..." puis s'adressant aux gens qui attendent, agressif: "Bon ben revenez dans une demi-heure, vous voyez bien qu'y a pas d'table pour vous!".<br />
<br />
En ouverture concert, Soko. Un charme fou, j'avais les poils de bras partout. <br />
Complètement tombé sous le charme. Elle dégage beaucoup. Je resterai joliment indulgent avec tes caprices et tes manières. Parceque tu me donnes des poils de bras partout. <br />
<br />
Il y a des soirs où je crois aux conjonctions astrologiques ke j'dis. Ce même soir, mon micro se décâble, je marche sur mon fil de basse qui se déconnecte, je m'oublie dans "Sweet Protection" et rajoute 2 mesures, j'oublie les paroles, mon ukulélé de désaccorde complétement, la sono buzze tout le premier morceau et le limiteur général sonore de la salle écrase le volume dès qu'on grimpe dans les tours. Ce qui n'a pas eu l'air de gêner le public. Un accueil de folie.<br />
Quel bonheur de voir qu'il y a encore des gens pour s'enthousiasmer et se déplacer pour des concerts indie sans relais hypé des médias prout-prout.]]></description>
	<pubDate>Mon, 08 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Saint-Amand (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je reviendrai sur la Flèche d'Or dans un instant. Mais hier soir concert à Saint-Amand, j'ai cru que j'allais me taper un fou rire monstrueux. Un public clairsemé et difficile. Devant moi, des ados qui parlent, parlent, parlent comme quand on a 13 ans, rient de tout, et rient de tout fort. Juste à côté d'eux, un homme seul, méga bourré, qui essayait de capter mon attention par des "Hé, hé! Ici, hé toi le mec à la basse! Hé, toi! Tu bois un verre après? Hé, super plan de basse ça. C'est cool. Pas mal. Hé, hé, hé ici, tu m'entends? Hé? Tu bois un verre après? C'est quoi ton bassiste préféré? Hé! Putain, t'assures. Hé? Hé, tu bois un verre après? Et réponds-moi."<br />
Tout ça pendant qu'on jouait! PENDANT LES MORCEAUX!]]></description>
	<pubDate>Sun, 07 Oct 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Gencive de zoulette (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier, dentiste, un des meilleurs dentistes de Belgique. Sérieux. Un top. Opération gencive, dévitalisation, abcès sous un plomb perdu d'une carabine. Des piqûres célestes, je plane, je tripe un peu. Non, beaucoup. <br />
J'ai peur d'avoir mal, c'est pire que la douleur. Là-dessus, on rigole fort. "Le roi a t-il des couronnes?" demandais-je. <br />
Le portable de mon dentiste, posé sur une micro-balance très sensible, vibre. Il a reçu un message. Me voilà embarqué dans le délire suivant: "Dentiste, dis, quand votre gsm reçoit un message, est-ce que ton gsm il est plus lourd?"<br />
- "Non... Haha. Vous êtes drôle sous l'emprise de la drogue."<br />
- "Non, sérieux, on va faire le test. On va peser votre gsm, et je vais vous envoyer un sms, et on va peser à nouveau le gsm, ce serait incroyable qu'il ait pris du poids! Allez!"<br />
- "Monsieur Bartholomé, s'il vous plait, asseyez-vous, je n'ai pas fini mon champ."<br />
- "Allez, c'est quoi ton numéro? Hein, allez, c'est quoi? On va rigoler!"<br />
- "Monsieur Bartholomé, rhabillez-vous, et non, je ne vous donnerai pas mon gsm. Asseyez-vous! Pascaline! Venez m'aider! Monsieur Bartholomé fait un malaise!"<br />
<br />
Plus tard, remis de mes émotions, interview par téléphone en direct sur Mint FM, la lèvre encore endormie, je préviens le monsieur interviewer, il se lance dans sa première question, je me lance dans la réponse:<br />
"Oh wé 'iui pas e a on'ert en 'rance à 'aris et on 'a 'olalement 'aire 'es 'uos, 'ais 'est 'and 'ê' im'ortant 'e l'a'oir 'ur "e'ellent" 'ar"<br />
Et là, le monsieur en direct, il a eu un fou rire irréprescible.<br />
Impossible à rattraper. <br />
"'out 'a 'ien?"]]></description>
	<pubDate>Tue, 25 Sep 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Namur-Julien Doré-Metz-Métro-Braine-NRJ (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, tu es joli. Cher journal, nous avons fait en 3 jours 6 concerts et beaucoup de belles choses. Je saute de joie.<br />
<br />
Namur, foule des grands soirs. Pequet? Parceque. Cependant, n'est-ce pas, je m'attendais à plus de ferveur. J'ai beaucoup donné. Personnellement, j'étais sur les genoux. Public observateur. Pequet? J'sais pas. Tant mieux, hein, c'est cool. <br />
Mais je m'attendais à un embrasement. Pequet par ci, pequet par là: embrasement. Sauf que non. Ou si embrasement il y eut, je n'y ai vu que du feu.<br />
Le monsieur qui nous a servi à manger, il avait un peu les mains baladeuses. Un peu "copain comme cochon" et vas-y que j'te touche. Steak d'autruche mal cuit et pour les végétariens, menu spécial, attention, attention menu spécial pour les végétariens: frites surgelés-ketchup. Haha.<br />
<br />
Lendemain midi, à RTL-TVI pour la rencontre avec Julien Doré. Il arrive, bonjour. Oui, ça va. Il parle d'une voix douce. Autour de lui, manager et attachée de presse de prime abord accueillants comme une barrière nadar. J'observe. Lui aussi. Je crois qu'il nous observe. Je ne sais pas quoi penser. Lui non plus. Il nous dit "Je suis intimidé". Pendant l'interview, j'suis pas super à l'aise... Lui non plus. Ensuite, l'idée survient de jouer une chanson ensemble: son regard s'anime, on prend ukulélés, percus et sans préparation, hop, on projette nos frustrations dans un "Excellent" magnifique de simplicité. Lui tout en voix éthérée. Nous sommes communément surpris par l'émotion. Une réussite. Nous finissons, la porte s'ouvre avec le staff de RTL tout en joie et le manager de Julien Doré qui me saute presque dans les bras: "C'était chouette!". Tout le monde se congratule, la distance de rigueur a complétement disparu, l'attachée de presse sourit et notre Jul qui lance: "On fait un concert à Braine demain, on sait que tu seras à Charleroi... tu veux venir?".<br />
<br />
Le même jour, dans la soirée. Metz. C'est notre premier concert dans une salle depuis 3 mois ou presque. Nous nous réjouissons de l'acoustique. Fort amusant une dynamique plus naturelle. <br />
Ma mère est venue avec ses copines, et à peine j'descends de scène qu'elle débarque dans la loge en y invitant la moitié de la salle. Ma mère dans toute sa splendeur. Moi torse nu, sueur fraiche, elle dit: "Tiens gamin, dis bonjour à Caro, elle a acheté ton disque, attends, Véro tu voulais demander un autographe, gamin, signe un peu un autographe pour Véro, qu'est-ce que t'as fait à tes cheveux? T'as fait ça toi-même? Caro, ils vendent des tee-shirts, t'en veux un? Gamin, tu peux pas donner un tee-shirt à Caro? Rentrez, venez, il est là mon fils, bonjour Tuk, t'es toujours avec ta copine? Vous dormez à Metz? Ah mon fils. Tu peux donner un tee-shirt à Nico? C'est le copain de Véro. Il ose pas rentrer. Nico, viens. Bon, je te laisse, je suis fière de toi mon fils!". <br />
<br />
Lendemain midi, retour à Bruxelles pour les trois concerts dans le métro. Pour moi, l'expérience de l'année: proche du public, pas de sono, son organique, pas d'chichis, un papier plié photocopié pour seul plan, on s'déplace en métro, une petite table et hop on joue. Méga cool. Première station: Yser. Gentil. Rythmé par le métro qui ponctue. Deuxième station: Rogier. Encore plus de monde. On est dans un recoin un peu glauque. Mais on s'amuse! Chaude ambiance. Après, les gens ils viennent avec leurs sourires, nous présentent leurs enfants, nous donnent des cadeaux. Troisième station: Parc. Enorme. Beaucoup de monde, ambiance de fou. J'fais chanter les gens. Fort. TRES FORT. J'demande de l'engagement. Ils s'engagent! Tout le monde s'époumone sur les "I AM THE BEST". C'est si simple... <br />
J'ai fort aimé. Pas de micro, 2 guitares et une percu, sans filet, juste la voix et l'humeur juste.  <br />
<br />
Le même jour, vite, filons à Braine pour notre concert. Allons. Arrivons à Braine. Effervescence. Beaucoup de monde. Nous nous installons. Julien Doré arrive sous la tente de fortune backstage. Salut! Il est plus détendu. Nous aussi. <br />
Je ne peux m'empêcher d'observer, l'oeil heureux, la tête des gens qui l'apercoivent et le dévisagent. Ce qui rajoutait à la surprise, c'était l'endroit! Croiser Julien Doré à Paris dans une soirée jet-set, ouais c'est possible... Pourquoi pas. Mais croiser Julien Doré sous une tente militaire d'un festival à Braine, woaw, non? <br />
Public magistral. Embrasement. J'ai eu la chair de poule quand notre Jul est rentré à fond d'balle sur "Bug". Enorme son de batterie... Enorme. Yves (notre ingé-son s'il en est) a fait grosse patate. Ca résonait dans tout Braine. Je le cherchais du regard Yves. Et à ses côtés, j'ai vu en ligne tous ses collègues de son de la journée. Ils souriaient. Tous. J'étais heureux pour lui. Qu'il ait l'opportunité de laisser éclater son talent. La chance que ce soit avec nous, ouais. A me relire, je sonne comme une vieille chaussette sentimentale au bord des larmes, mais faut comprendre, c'est beau, non? <br />
Je suis monté sur la barrière, dans la foule, une fille me caressait l'entre-jambes, c'est déjà sur youtube. <br />
Concert à peine fini que tout le matériel est démonté-rangé car nous sommes déjà en retard pour Charleroi faire playback NRJ. <br />
Julien Doré est ravi du concert. Nous aussi. Ravis qu'il ait préfèré passer du temps dans un petit festival avec nous plutôt qu'être dans le parc V.I.P. de NRJ à s'la péter avec Amel Bent. <br />
<br />
Le même soir donc, Charleroi. Et le gros kif de la soirée: l'organisateur-programmateur de NRJ a dépêché pour nous une escorte policière à l'entrée de Charleroi! Motard, sirène, warning et gyrophare, le gros kif de Frainswo (notre tourman s'il en est) à fond dans Charleroi, passage à contre-sens, dépassage, repassage, hop hop hop. Nous derrière le flic, à faire des doigts d'honneur à tous les véhicules que nous dépassons, à fumer du shit avec notre demi-kilo de coke dans la boite à gand. Non, j'rigole.<br />
<br />
NRJ in the park, c'est quand même énorme. Le site, le backstage, la tente V.I.P., les loges, le catering-restaurant, le public, c'est énorme. C'est un peu comme le Pukkelpop mais en playback. Quand on est arrivé, Michael Youn sur scène et devant lui 50.000 personnes qui sautent. <br />
Dans les loges, réunion stratégique: doit-on jouer une chanson ukulélé ou doit-on uniquement jouer "Sweet Protection" et courir sur le saumon d'Ecosse et les 15 kilos de profiterolles backstage? <br />
On fera ukulélé. C'est tellement facile à faire! Un câble, une ligne, hop, ça passe dans la sono et tout le monde il est content.         J'ai pas peur. On a fait 4 concerts aujourd'hui, nothing can stop us now. You know.<br />
Avant nous, la chanteuse Shy'm monte sur scène avec un rappeur à ses côtés. Il parait qu'il est méga-connu, s'appelle Kamaro ou un truc comme ça. Sans blague, ce mec, il s'est gratté les couilles au moins 500 fois sur scène. Sans blague. <br />
Un vilain tic, ke j'dis. <br />
C'est notre tour. On monte sur scène, et là; c'est le drame. <br />
L'âne qui s'occupe de brancher mon ukulélé ne pige pas, il met 3 plombes à trouver la ligne qui va dans le bon sens, et pendant ce temps-là, je rame devant 50.000 personnes qui s'attendait à une chica bomba ou un rappeur méga gratte-couilles. <br />
A la place, ils ont un cake qui chipote une petite guitare que personne n'entend. L'autre cruche, là-bas, il cherche toujours comment brancher l'bazar, j'commence à paniquer: "Merde, on fait quoi?" et évidemment personne pour aiguiller l'autre Mister Bean qui n'a vraiment que ça à foutre de la soirée puisque tout le monde est en playback-orchestre! <br />
J'm'en fous. Je me lance, j'vais pas attendre 107 ans. <br />
Et là, les gens... ils huent. Haha. Ils huent! Hostilité! J'y crois pas! J'aperçois des gars qui font "Dégage!" avec de grands gestes, d'autres qui sifflent, un mec crie "Fous le camp!" avec ses pouces vers le sol comme à Rome. Je jette un oeil sur Teuk pour voir s'il constate la même chose. Puis j'regarde Jul... Ca me fait sourire. Les gens huent! Woaw. Finalement et tout à la fin, le ukulélé arrive dans la sono, et tu sais quoi? J'ai la rage maintenant. J'ai la bonne rage. La bande son de "Sweet Protection" démarre, je prends le micro et j'ai plus rien à perdre, nothing will stop me now. You know. Je parcoure la scène, j'ai la rage. Tu m'a hué? Prends-ça: "Sweet Protection" hurlé à fond. Je saute de l'immense scène, je rentre dans la foule, vous avez hué? J'ai peur de rien ce soir! Je m'en fous! "Sweet PROTECTION" ke j'crie. Et ça calme tout le monde. Woaw. Haha. On rit fort.<br />
<br />
Cher journal, pendant 3 jours, j'ai retenu des images pour quand je serai vieux comme une vieille chaussette. Beaucoup des images. Je retiendrai le vigile du métro à Parc que j'ai surpris en train de chanter les "I am the best" comme tout le monde mais entre ses dents et en sourdine. Toujours à Parc, je retiendrai les larmes d'un copain de Teuk. Il pleurait de joie. Je retiendrai le visage illuminé des collègues de Yves à Braine. Je retiendrai les huées de Charleroi et la rage-résilience que ça m'a inspiré. Je retiendrai le policier qui nous escorte comme si on était Beatles. Je retiendrai l'audace du programmateur NRJ, humain et sincère, nous offrant l'opportunité de défendre "Sweet Protection" entre Michael Youn et Amel Bent. Je retiendrai le regard de l'une et le sourire des autres. Je retiendrai les gens. Et enfin, je retiendrai la petite chanson composée il y a 10 ans et qui trouve son épanouissement, dans le métro ou à RTL-TVI, avec ma voix ou celle de Julien Doré, dans le coeur d'une mère ou la bouche d'une enfant. <br />
"I'm special... Excellent...".]]></description>
	<pubDate>Wed, 19 Sep 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Podium RTL playback (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'avais une absence d'ouverture d'esprit, oui dis. Le premier podium RTL, j'y allais comme on va essayer un string homme chez H&M. Fort mal à l'aise. <br />
Mais en même temps, j'étais fier qu'on y soit pour défendre (même en playback) "Sweet Protection". Chanson dense, profonde ke j'dis. Autrement plus dense que "Coco koala hey, coco koala ho!" et autres "Boum boum tchik tchik boumba".<br />
Je me revoyais lors de sa composition et l'écriture des mots, si personnels. Je nous revoyais en studio et l'âpre bataille pour l'épanouir... <br />
Pour ensuite sur scène devant 12.000 personnes faire playback avec ma basse pas câblée. Haha.<br />
Le premier podium, tellement mal à l'aise que je me suis enfui immédiatement après notre passage. En courant: voiture, allez merci hein, aur'voir, adieu, vrooooooom! <br />
<br />
Le deuxième podium, toujours playback. <br />
Mais après vive réflexion et insomnies diverses, j'ai voulu mieux comprendre l'essence. J'ai donc pris le temps d'observer la foule. Installé dans un petit recoin, je plongeais mon regard dans le regard émerveillé des gens... La chaleur simple, désarmante. Leur enthousiasme à la vue des stars de la chaine. Leur réactivité. Il y avait de l'amour dans les yeux des gens. Beaucoup d'amour. Ils voyaient en vrai les présentateurs qu'ils invitent dans leur salon tous les jours ou presque. Une emphase peut-être pas intellectuelle, mais so much sentimentale, you know. Moi avoir compris. Ok moi trop phosporer. Moi trop compliqué, ok, ok. <br />
Le playback s'est donc pour moi déroulé avec humilité joviale. Acceptant l'artifiel, acceptant la basse pas câblée, acceptant l'idée que les gens y s'en foutent que la basse, elle est pas câblée, que Teuk n'a pas de cordes à sa guitare et que Julien joue la batterie sans baguettes. Haha. Les gens y s'en foutent, y sont pas là pour faire "Les experts" ou Colombo "épisode playback". Y s'en foutent les gens.<br />
<br />
Le troisième podium, nous jouions en vrai, en live pour du vrai. Pas d'chichis. Dans ta face. Nous avions décidé de jouer rock, un peu dur, pour que les gens y sachent aussi que la musique de djeuns, c'est du rock qu'on fait et que le rock, c'est parfois un peu dur.  <br />
<br />
L'ambiance backstage, du côté des vips, du côté des "stars" de la chaine, était charmante. Vraiment. <br />
Simple, chaleureuse. Amusante. <br />
Plus simple et chaleureuse que bien m'en a pris. Bien plus agréable qu'un backstage concert ou un top festival où les batailles d'égo font rage occulte. Bien plus cool qu'un backstage concert ou un top festival où il est affolant de constater dans les yeux des gens qui n'ont rien à y faire une attitude sans grâce, une prétention pète-couilles et la jubilation vaniteuse d'être là. Je suis vilain: je retire ce que j'viens de dire.<br />
Non, sérieux, un backstage RTL, c'est un regroupement d'élus locaux, d'animateurs, de directeurs et autres sous-lieutenants alertes. Tous s'y promènent comme dans un barbecue familial. Egos au vestiaire. Sauf pour Axelle Red. Pardon, je retire ça aussi. Et tout le monde content d'être là, comme dans une boite de management où les employés se soudent par une rencontre informelle et familiale. <br />
Où le coeur fini par l'emporter sur le cynisme.]]></description>
	<pubDate>Fri, 14 Sep 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Verviers et playback (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[On a joué à Verviers. Et sur scène, je dansais, je suis tombé, c'est déjà sur youtube.<br />
<br />
Playback: oui, on a fait un "playback-orchestre" sur un podium RTL samedi. Devant 12.000 personnes.<br />
Un "playback orchestre", ça veut dire que le chanteur chante pour du vrai mais que les instruments sont sur une bande. C'est cool. On a pas à ranger le matériel après. ]]></description>
	<pubDate>Sun, 02 Sep 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Glamour DDR Flashdance (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, si à trois, tu ne m'as pas fait un bisou, je te fais fort des guilis et je te mords.<br />
Un... Deux... Trrrrrrrrrrrrrrrrr... Ok. Ca va.<br />
Ici la tempête sous la cape. Je visionne des films. Beaucoup. <br />
Je suis en train de lire un livre qui me bouleverse. Enfin. 727 sorties littéraires en septembre. Et un livre rentre dans mon coeur. Vraiment. <br />
<br />
Un mail de quelqu'un qui tutoie la folie. Suivi d'un autre, puis d'un autre. Tenez, moi, par essence, je sais que j'ai un p'tit grain. Je le sais. Je suis comme ça. J'ai une série de boulons mal vissés, des clous tordus, mal-enfoncés et quand même martelés, plaqués dans le bois. <br />
Aussi, quand je percois un esprit plus fêlé que l'mien, n'est-ce pas, je n'sais pas pourquoi, ça me fout le vertige. <br />
<br />
Guy Roux, dit "Gui-gui", 68 ans, vient de démissionner de son poste d'entraineur du club de foot de Lens. Entraineur culte et mythique d'Auxerre autrefois, il a pris en charge le club de Lens en juin dernier. Et cette semaine, il a démissionné. J'ai compris. "Homesick" comme ils disent. Ce qui m'a amusé, c'est sa conférence de presse. Devant micros et caméras, il a expliqué: "Je ne pense pas que c'est l'âge (qui est en cause), mais les bétabloquants consécutifs à mes problèmes cardiaques (il a subi un pontage en 2001) qui m'ont enlevé certains facteurs de colère, d'émotion, qui me permettaient de "lever" les joueurs".<br />
J'ai trouvé ça admirable. Parceque c'est inattaquable. C'est juste, précis, court, fort, simple. C'est admirable. <br />
Mais je suis resté sur ma faim. J'attendais autre chose. <br />
J'attendais une explication plus humaine. Plus humaine.<br />
<br />
L'autre jour, dans un parc d'attractions. En pleine argumentation théâtrale avec la vendeuse de Bounty, soudain une main sur mon épaule: "Excusez-moi. Vous êtes le chanteur de Sharko?".<br />
<br />
Je viens de terminer "La vie des autres". J'ai été pris d'un malaise. Je trouvais ça d'une tristesse sans nom. Miards... On parle bien de l'Allemagne d'il y a 20 ans?... Miards, dis.<br />
(J'ai détesté le passage avec la fille renversée par le camion. Trop facile. Et j'ai souri devant le plan fixe à la fin. Ca me rappelle trop les films des années 80 avec le plan fixe final sur la fille qui a surmonté l'épreuve, style "Flashdance".)]]></description>
	<pubDate>Tue, 28 Aug 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Chas d'aiguille (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je viens de m'entendre dire au téléphone:<br />
"D'où vient cette envie éreintante de faire rentrer un animal dans un chas d'aiguille, alors qu'un poil suffit?"]]></description>
	<pubDate>Mon, 27 Aug 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pukkelpop (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, j'adore tes gui-lis.<br />
Nous revenons de jouer Pukkelpop. Et c'était mille fois mieux que dans mes rêves. J'te jure. <br />
L'organisation? Lumineuse. Le site? Une merveille. Le public? Vif. L'après-midi? Brillantissime. Le concert? Fort. Backstage? Classieux. Le repas? Fameux. Des mythes? Bouffent mes pulls. La Rolls des festivals? Oui. <br />
<br />
Cher journal, c'est le deuxième festival cet été où nous croisons les KaiserChiefs. <br />
Et cher journal, le chanteur, il est gros du visage. <br />
Non, sérieux, j'observais ses jambes, il a des jambes de guêpes. Des petits pieds. Un cul normal. Ca commence à faire gras près des dessous d'bras. Puis ça monte.<br />
<br />
Teuk trainait dans la V.I.P. lounge et il était à côté de Iggy Pop. Quand il m'a dit ça, il avait des étoiles dans les yeux. <br />
Là-dessus, je lui ai demandé: "C'est gros comment une mythe?".<br />
<br />
Après notre concert, nous étions avec Frainswo dans l'immense cantine de luxe. Pratiquement seuls, tranquilles, attablés à une immense table, à manger nos plats haut-de-gamme devant une télé immense qui retransmettait en direct le concert des KChiefs. <br />
On ne se disait rien. On mangeait. Las. Fatigués. Sereins.<br />
Nous regardions à l'écran l'autre sot s'époumoner avec ses bonnes joues comme des jambons. Et Fraisnwo à ce moment-là, il a posé sa fourchette pour dire: <br />
-"Tu crois qu'il y a des gens qui le trouvent beau?"]]></description>
	<pubDate>Fri, 17 Aug 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pukkelpop (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Dans la camionnnnnnnette, au retour, je discute avec Jul de zik, carrément. Y m'demande ce que j'ai écouté en zik carrément, des trucs nouveaux. Ouiuiui. Travis. Bat for lashes. Hives. Un ami que je vénère m'a fait découvrir cette chanteuse-là: Kaki King. Qui je ne sais pour quelle raison impénétrable, me touche ô au plus haut point. Teuk dit: "Ouais, mais elle prend pas de plaisir à la musique". Je réponds: "Si, mais elle est timide."<br />
J'crois ke jsui allé voir 100 fois le clip où elle joue de la batterie, je sais pas expliqeuer maiiss ça me touche, je pourrais pleurer.<br />
Si.]]></description>
	<pubDate>Fri, 17 Aug 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Vacances retour (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je suis de retour. Je ne t'ai jamais oublié et ne t'oublierai jamais. <br />
Tu es mon seul équilibre. <br />
Sans toi, je suis plus moi.<br />
Demain, on se retrouve. Et on retrouve la route, les concerts, les chips, les sandwich-triangles, les fans, les groupies, les autographes (ého on peut s'la péter un peu ici, non, c'est interdit?), les bières tièdes, le temps dégueulasse, le pull à col roulé, le gilet, le k-way, le rhume, le débronzage facial ultra-rapide, Leterme, l'appart' humide et Pukkelpop en barque si on retrouve les rames.<br />
<br />
Pendant mes vacances, chaque soir un film. <br />
"Idiocracy", "Thank you for smoking".<br />
J'ai adoré "24 hour party people". Pour le méga-personnage Tony Wilson. Sous le charme. Son humour, sa bonne humeur constante. Le film est méga-bof, mais à chaque apparition du gars, je souriais.<br />
J'ai méga-adoré et suis resté scotché-scotché devant "Hard Candy". Halluciné devant le charisme et la justesse de la fille.<br />
J'ai méga-détesté "A Scanner darkly". J'ai été méga-surpris par Kad dans "Je vais bien etc...". J'ai méga-pas aimé "La moustache" car j'arrivais pas à croire à un Vincent Lindon mordu de moustache à la base. J'ai pas méga-aimé "Les 9 reines" car le doublage était infect. J'ai méga-regardé "The devil and Daniel Johnston", la scène où il est sur MTV, la folie infantile dans ses yeux, méga-émotion. "The Prestige"... "Zodiac"... <br />
Je vais faire ronpich cher journal. Je te fais bise. <br />
Tu es mon seul vaisseau.]]></description>
	<pubDate>Thu, 09 Aug 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Martiens et ovnis (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, tu es mon seul ami. <br />
Toujours vacances, soleil placide et vent girouette.<br />
Ce matin, très tôt, j'ai fait deux interviews par téléphone avec des journalistes australiens. Il était 8 heures du mat' pour moi, ils finissaient la journée chez eux. J'allais boire un café, ils allaient boire l'apéro du soir. J'allais tartiner mon croissant, ils allaient plonger leurs doigts dans des cacahuètes. Ils avaient la tête à l'envers au moment où je parlais, puisque moi j'avais la tête à l'endroit. <br />
J'ai d'abord parlé avec Jakeb de "Rave Magazine". S'est montré méga-fan de l'album. Il me posait des questions méga-profondes et je m'voyais répondre avec densité à des questions ultra-complexes à 8 heures du mat'. Soudain j'ai vu la lune dans le ciel bleu et au milieu de l'interview, ai demandé s'il la voyait aussi. C'était cool, on regardait la lune ensemble! J'ai trouvé ça méga-émouvant que nous, si loin, loin, loin l'un de l'autre, pouvions regarder la lune ensemble. Lui de là-bas, moi d'ici. Je l'ai senti plus proche de moi comme ça. <br />
Puis je me suis demandé si on regardait la même lune. Peut-être<br />
qu'ils ont une autre lune peut-être... Puis j'ai mis mon doigt dans mon nez, et je lui ai demandé s'il voyait ce que je faisais. Ca m'a fait tripé. Je m'disais: s'il voit ma lune, il peut peut-être voir mon doigt dans mon nez peut-être.<br />
<br />
Hier soir, le film "Idiocracy". J'ai fort ri les 30 premières minutes. Après, c'est moins drôle. Mais j'ai fort ri au début quand il débarque en 2555 pour découvrir le monde tel qu'il croissâme. J'ai enchainé sur "Thank you for smoking". Trouvé ça drôle et divertissant. Plus divertissant que drôle ceci dit. J'étais fasciné par les 2 actrices, l'ex-femme du gars et la meilleure amie du gars. Deux femmes sublimes, sèches, américaines, voix profonde, belles comme tout que j'dis, et je me suis demandé pourquoi j'étais à ce point sous le charme ("American thighs" disait Churchill).<br />
 <br />
Suis ensuite sorti dans la nuit noire, ai observé les étoiles. On voit bien les étoiles de là d'où que je suis, ke j'dis. Me suis fait la reflexion suivante: depuis la propagation des téléphones portables qui filment et font des photos, depuis la démocratisation intempestive de l'objet caméra digitale, comme il est curieux de constater que plus personne n'est plus jamais témoin d'apparitions d'OVNIS et autres martiens.]]></description>
	<pubDate>Fri, 03 Aug 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Vacances (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Nous sommes tous éparpillés en vacances. <br />
Pour ma part, j'ai une connexion de merde, inexistante quand il y a du vent et du soleil. Et comme je suis au soleil toute la journée avec un petit vent constant rafraichissant... <br />
Quelle merde, j'te jure. Haha.<br />
Je suis méga-frustré de ne pas remplir mon quota de 16 heures d'internet par jour ceci dit. C'est presque l'enfer, dis.<br />
Pour ce qui est du réseau téléphonique, c'est pire.<br />
Je passe donc mon temps à la réflexion.<br />
Et à watcher des films sur mon ordi. J'ai vu "Zodiac" long et au visuel 70's incroyable. Mais trop frustrant.<br />
J'ai vu "The Prestige" mais pas compris cette histoire de cage à eau à la fin du film. Pourquoi devaient-ils noyer les clônes, j'ai pas capté. Sinon, l'acteur qui joue TESLA, j'étais envahi par la surprise et la joie. Je tairai le nom, mais cher journal, c'est une sacrée bonne surprise ke j'dis.<br />
Bon, je profite de la connexion grâcieuse qui m'est offerte par la vie (vent calme, soleil en train de se lever avant que tout parte en couille et que je perde la connexion)  pour vous annoncer que j]]></description>
	<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Festival Mixthur et Xav' (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je n'aime que toi.<br />
Nous fîmes la longue route pour nous retrouver dans une vallée en Alsace. Ca m'a rappelé le film "Rambo" quand Stallone se retrouve dans un bois avec la brûme et les céphalées du Vietnam.<br />
Festival éclectique, qui passe du rap au trash-métal. Ca nous a changé de Spa et des vibrations francofolles. Ca nous a remis les yeux en face des trous. Ah pour sûr.<br />
Nous étions en train de manger nos carottes rapées sous une bâche de fortune, dans la sciure de bois pour résorber la pluie en séchant nos larmes.<br />
A côté, sur scène, un groupe de ska virevoltait entre poncifs et clichés. Et c'est à ce moment que je me suis lancé dans une explication profonde avec Xav' (notre ingé-son retour). Nous nous étions frités la veille et je voulais éclaircir la frite.<br />
Je lui parlais psychologie, gestion de stress et psychodrame quand soudain, j'ai senti son visage pâlir. <br />
Puis il est tombé. Lentement. Le teint gris, les lèvres blanches et les yeux ouverts. Je l'ai rattrapé comme j'ai pu, je l'ai posé à même le sol, tout le monde s'est levé comme un seul homme, entre légère panique et incrédulité. Il était gris, inconscient, les yeux ouverts. Je l'ai cru mort. Julien aussi l'a cru mort. <br />
Je lui ai soulevé les jambes tout de suite (geste félicité par les autres, mais en toute modestie, je voulais juste vider ses poches et prendre le cash). Puis enfin, enfin, il est revenu parmi nous. "Excusez-moi, a t-il soufflé, je crois que je viens de faire une légère chute de tension...".<br />
Quel soulagement... <br />
Teuk: -"Xav', toi non plus, tu n'aimes pas le ska?"]]></description>
	<pubDate>Tue, 24 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Spa d'oie (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je t'adore, de plus en plus fort.<br />
Il y avait une bonne ambiance à Spa. Tout Verviers était là.<br />
Je n'oublierai jamais Spa, ce week-end quasi-magique.<br />
Je n'oublierai pas ce backstage, je n'oublierai pas cette place. <br />
Je n'oublierai pas la pluie qui s'éloigne à petits pas devant mon regard courroucé. Je n'oublierai pas cette ville-ferveur, la presse, la radio. Je n'oublierai pas notre zone d'observation imparable pendant le concert de Zazie, seuls avec Zyves (notre ingé-son) à mater trucs et ficelles depuis la régie-console-retours.<br />
Yves: -"Regarde-moi ça, Daf, sortir une production pareille pour obtenir un son pareil... j'ai la gerbe fieu. Ils te sortent l'artillerie, le bouzouk dans ta face, tout ça... pour ça? <br />
Regarde un peu le matos de braves ici. Tu pourrais faire trembler toutes les Fagnes avec ça. Normalement, après ça, on devrait pas pouvoir retrouver un écureuil dans les arbres à moins de 500 km. Et ben non Daf, wat ça, ça se déroule pèpère, Jeanineke elle est gentille, alors que ça pourrait tout arracher et décoiffer bobonne jusqu'à Verviers. <br />
Radiohead à Pukkelpop, ils avaient moins de matos que ça...<br />
Me dis pas que le paye à ses claviers, y s'amuse. Me dis pas qu'il prend du plaisir avec son kaoss-pad pas branché. Me dis pas que le batteur, il rêve pas d'en mettre une grosse. C'est une machine de guerre son bouzouk et ça reste in de frietkot maat, et Zazie, moi, je la baiserais bien mon vieux. Haha."<br />
(Ce même Zyves qui, au coeur de la nuit et alors que nous partions vers Mulhouse, ouvre la portière du van pour s'enfuir dans la foule de Spa en criant: "Je suis jeune, je veux faire la fêêête!". )<br />
<br />
Plus tôt. <br />
Devant la météo versatile, le staff technique commande un relevé de la météo militaire vers 18h30. <br />
"Il ne pleuvra plus. Les averses s'éloignent vers l'Angleterre. Vous pouvez être tranquille" précise le communiqué.<br />
Trois minutes après, il pleut.<br />
"... L'armée belge" souligne Teuk.<br />
<br />
La veille, justement, l'appel paniqué de Teuk qui venait de se couper l'index en jardinant. Il ne pouvait décrire sa blessure mais parlait déjà d'annuler le concert. J'imaginais les sutures, les infirmières, la plaie, le sang, les pleurs et j'priais Frainswo de le rapatrier vers son divan. Frainswo rassurant: "La plaie est minuscule, mais mal placée. Nous jouerons. C'est non négociable... Haha." <br />
Teuk se fabrique une atelle de fortune et place ses barrés quinte de septièmes sur sa guitare, rassuré. <br />
<br />
Quant à moi, journal, j'étais bien. <br />
Nerveux, oh oui, un peu, mais bien. <br />
"Relax man" me soufflait Zyves.<br />
Le défi était grand, nous l'eûmes relevé. <br />
Au sortir du concert, sur les genoux que nous fûmes, blancs comme des pets de fantômes.<br />
<br />
Plus tard. <br />
La rencontre avec Zazie. Brève. Sympathique. <br />
Elle est belle. Intelligente. Elle domine son sujet. Je lui dis des bêtises, elle est diplomate. Elle me demande si j'ai déjà fait un concert "entre chien et loup", c'est l'instant qu'elle préfère. <br />
Je veux savoir si elle a déjà joué à Ferrières ou Gembloux, c'est l'instant que j'préfère.<br />
Rions, rions. Tant que nous eûmes dents pour ce faire.]]></description>
	<pubDate>Mon, 23 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Echelle (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je viens d'répondre à un mail en disant ça:<br />
"Tu coupes l'arbre pour construire une échelle au lieu de grimper à l'arbre".<br />
Et j'viens de réaliser que c'était peut-être le thème propre à mon existence. Ha,ha.]]></description>
	<pubDate>Mon, 16 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Dopage (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Faut-il légaliser le dopage sur le Tour de France? Mais oui! Oui, oui, oui! Qu'ils prennent tous des hormones de croissance qu'on rigole! Qu'ils aient tous des mentons à la Bogdanov et des tibias de 2 mètres, qu'ils aient tous des nez énormes! Qu'ils meurent tous d'arrêts cardiaque à 34 ans! On veut du spectacle! On veut les voir faire Bordeaux-Nantes en 20 minutes et clamser au micro de Rodrigo Benkens! Oui au dopage! On veut du pestacle! Oui aux coups de marteau entre coureurs pendant le sprint massif! Oui aux coups de coude! Oui à tout!]]></description>
	<pubDate>Sat, 14 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L'autre soir (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[L'autre soir, j'étais dans un endroit hype, et j'pètais d'chaud, je voulais enlever mon pull à col roulé (merci Al Gore, merci les mois de novembre qui tombe un 11 juillet) mais je me suis rendu compte que je portais un tee-shirt Sharko. <br />
"Merde, ai-je pensé, ils vont croire que je m'la pète! Je reste en pull! Merci Nicolas Hulot."]]></description>
	<pubDate>Sat, 14 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Dour (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, j'ai fort bronzé.]]></description>
	<pubDate>Sat, 14 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Teuk rédige (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Teuk a rédigé un texte pour la partie anglophone de notre site.<br />
J'ai fort ri, c'est fort drôle!<br />
<br />
Frank Black (08.07.07)<br />
I saw Frank Black on stage at a festival in France.<br />
He's not playing guitar anymore and his band is like a machine on speed. The only reflection that came into my mind was:<br />
"Take the money and run, run, mister Frank Black".<br />
Few hours later. I saw Kaiser Chiefs on stage. <br />
I predict... a short life.<br />
Walkin near a tourbus I saw a big ass of a man who was searching for something under his tourbus. It was Frank Black. Lookin for your mind, mister Black? <br />
I wanted to ask him but I didn't. <br />
Th<br />
<br />
C'est fort drôle.<br />
d]]></description>
	<pubDate>Wed, 11 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Evreux (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier à Evreux, gros festival de France.<br />
J'ai eu des soucis de son, de justesse, j'ai couru après le pétrole et j'suis jamais rentré dans mon match. Essouflé avant d'avoir couru.<br />
Je déteste ce sentiment. <br />
C'est comme d'aller à un mariage dans un château sauf que le brouillard est trop épais pour trouver le château, mais on est quand même content d'avoir vu les mariés à l'église. <br />
<br />
Au festival, suis allé voir un groupe dont j'ai déjà oublié le nom. Un trio américain. Ils avaient un matériel sophistiqué sur scène, avec beaucoup de pédales à trigger, un moog taurus II, un ordi et un séquenceur pas retord. Bonne énergie vive et originale. Je m'demande s'ils jouent à Dour.<br />
On a croisé Franck Black en allant faire une interview. Il est fort gros. <br />
Son pestac' était méga-déprimant parait-il. Je dis parait-il car j'avais plutôt choisi de me goinfrer au catering avec un bouquet d'entrées froides suivi d'un succulent porc au caramel.  <br />
Couru ensuite pour observer l'installation des Kaiser Chiefs. Les roadies à l'oeuvre, le mec des lumières en train de chipoter à ses installations, qui-fait-quoi-comment sur quel matériel, c'est toujours beau à voir. <br />
Pas convaincu par leur set par contre. Une bonne idée, et son application advitam-eternam comme on dit chez nous, pomme C/pomme V, pomme C/pomme V. Pub rock. Plaqués les accords et vas-y que je tourne-boulette avec ma bièèèèère.<br />
Ca fonctionne un temps, puis on se met à rêver d'une conscience, d'un angle, d'une vision.<br />
Le batteur, c'est le vrai chef du groupe. Elegant, lucide, souriant. Sûr qu'il va s'en sortir lui.<br />
Le chanteur, typique anglais, de là d'où que j'étais, il me faisait penser à Antoine des Girls in Hawaii qui aurait pris 45 kilos et deux kilos de coke: "Found in the... RIOT! Ohoo-ooo-ooh!".]]></description>
	<pubDate>Sun, 08 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Je pense que moi je pense (05/07/2007) INCOMPLET (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Bonjour peuple, cher journal, bisou-bisou.<br />
Je pense que Oswald est la vraie grosse victime du 22 novembre 1963 à Dallas (aïe).<br />
Je pense que Jimi Hendrix a toujours été sur-estimé (aïe!).<br />
Je pense que Keith Richards est Dieu (ah?).<br />
Je pense que ABBA vaut autant que les Beatles (mmm...).<br />
Je pense qu'on est trop à faire de la musique (...ah). Je pense surtout à Corneille.<br />
Je pense que c'est pas net cette histoire de 11 septembre-là (parana, parana, para para parano).<br />
Je pense que les gens, y sont quand même "bon public" parfois trop (si).<br />
Je pense que... euh... tu vois... (oui).<br />
Je pense qu'y a des chansons de Balavoine qui sont pas si mauvaises ("La bohème", c'est de lui?).<br />
Je pense que la télé rend fou les gens qui regardent les gens qui y passent (parle à mon cul).<br />
Je pense que sur une autre planète, des gens comme Francis Lalanne, Jean-Claude Van Damme, ils sont ou bien général-majors ou bien des divinités absolues (fort possible).<br />
Je pense que Elvis Presley a été un génie pendant 3 minutes et un gros lard le reste de sa vie (aïe).<br />
Je pense que je me suis trompé, il fallait lire "Helmut Lotti" à la place de Elvis Presley (aïe!).<br />
Je pense qu'après réflexion, on peut aussi mettre "David de Sharko" à la place de Elvis Presley, sauf pour ce qui est de l'histoire des 3 minutes de génie (mé naaaaaan, neuneul...). <br />
Viens m'faire un bisou.]]></description>
	<pubDate>Fri, 06 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Caravane passe (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA["On s'amène avec une caravane chez un mec qui ne nous a pas encore prêté sa voiture".<br />
(Un excès de zèle a fait que. Une info est sortie dans les médias. Que je n'vais pas relayer ici, journal. Ouh ça non, alors ça non jamais! Je ne valide pas. Je ne cautionne pas.)<br />
<br />
Cher journal, je viens de m'acheter des croqs. Ca c'est super!<br />
Je voulais les fushias, mais il ne restait plus que les marrones.<br />
Comme me dirait une fort amie: "Ca ressemble aux sabots des femmes de ménage".]]></description>
	<pubDate>Thu, 05 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Mauvaise nouvelle (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, mon seul ami. Aujourd'hui vers midi, nous avons fait une grosse réunion chez Bang avec Christophe (label boss Bang). A la base, je pensais que nous allions juste parler des royautés "et des brols ainsi" vite fait bâclé hop maison, mais Jul et Christophe avaient révisé.<br />
Nous sommes-nous donc retrouvés dans une solidement pointue réunion où tous les sujets furent-ils abordés? Oui.<br />
Tout, on a parlé de tout. Transparence et honnêteté. <br />
A coeur ouvert. <br />
Ainsi parlions-nous du sérieux des uns et des autres. De l'engagement des uns et des autres. De la mutation de l'industrie musique et de l'effondrement des ventes de l'objet disque. Ainsi parlions-nous de nos préoccupations profondes, des uns et des autres, commerciales et musicales, quand venue du bureau d'â côté, à travers la porte, nous entendîmes la voix de Philippe (co-label boss Bang) dire à ses collègues:<br />
-"Putain les gars, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, j'crois qu'on a perdu le tire-bouchon."]]></description>
	<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>'tention... pas méchamment hein (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Bon, moi parceque tu vois, bon, tu vois, je comprends que tu sois en retrait mais moi j'avance. Pas méchamment hein.<br />
"Il a tiré mes 'feux!" disait l'une...<br />
"Ils avancent plus vite que nous battons en retraite!" disait l'autre, les yeux remplis de larmes mais l'orgueil vaillant. <br />
<br />
La nuit, je ne sais que dormir, y a des fois avec. Donc, je sais que le sommeil est d'or. Octave, viens m'faire un bisou. <br />
'tention... pas méchamment hein.<br />
<br />
J'étais dans les bureaux de Bang ct a-p. Donc, j'étais dans les bureaux, et dans le couloir, ils ont scotché une lettre d'insulte qu'ils ont reçue et qui concerne un des artistes Bang. <br />
Je lisais la lettre, j'étais mort de rire. Ce qui fait rire, c'est pas tant les insultes que parle à mon cul ma tête est malade, ce qui me fait rire c'est la crise de nerfs que le mec a traversé pour écrire la lettre et l'envoyer. <br />
'tention... pas méchamment hein.<br />
<br />
Octave, viens m'faire un bisou. Descends de cette penderie. <br />
<br />
La madame polonaise, au coin de ma rue dans son night-shop. <br />
Je la connais depuis des lustres. Elle est lugubre comme une porte de château en Sibérie. Je ne l'ai jamais vue sourire.<br />
Je suis rentré dans le magasin et j'ai eu un moment "jouette". <br />
J'ai dit "Ca va fi-fille?".<br />
'tention... pas méchamment hein.]]></description>
	<pubDate>Tue, 03 Jul 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>San Francisco (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'étais à San Francisco, triste comme un squelette au fond d'une rivière. Il y avait les open-mike nights. <br />
2 chansons et le public vote. <br />
J'tremblais comme une feuille, j'prenais ma vieille guitare et mon anglais révisé scolaire, j'avais tellement peur. J'avais peur que les gens rient. J'étais si petit. <br />
"And she has no feet but I keep buying shoes...<br />
And she has no legs but I keep buying trousers...<br />
And she has no eyes but I keep buying sunglasses...<br />
And she has no hair but I keep buying combs...<br />
And we have no sex life but I keep buying condoms...<br />
And she has no love for me but I keep loving her"<br />
Je chantais des trucs comme ça. Facile.<br />
J'avais tellement peur que les gens rient.<br />
Tellement peur. Peur peur peur peur. Peur.<br />
<br />
Rien à voir, mais cher journal. Cher journal, l'autre jour à la cérémonie des Octaves de la musique, un jeune monsieur est venu à ma rencontre et sérieux comme une tombe, il m'a dit: "C'est pas mal c'que vous faites... Vous avez pas un prospectus ou une démo pour prendre à ma maison?"]]></description>
	<pubDate>Wed, 27 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Fêtes de la musique (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Aux fêtes de la musique, d'abord on prie pour qu'il ne pleuve pas. Ensuite, par méchanceté gratuite, on prie pour qu'il pleuve sur les autres groupes mais pas sur nous. Haha.<br />
Nous avons eu la chance de pouvoir faire deux bons concerts sans pluie le même jour. Bruxelles et Liège.<br />
D'abord, Place des Palais. <br />
Place Royale, place légendaire, devant le Palais du Roi. Fort beau. <br />
La place se remplissait. Je voulais qu'on mette le feu. C'est pas parcequ'on joue à 17h sur une place royale qu'on doit pas bourrer potame et patate.<br />
Pendant "Trip", je suis parti m'balader sur la rembarde et les gens sont devenus happy-happy.<br />
<br />
Après l'concert, dans le public à faire des free hugs, des free bisous et beaucoup des bisous.<br />
Ensuite, le journaliste fort gentil de RTL-TVI m'a annoncé qu'il voulait faire son intervention au J.T. en direct avec moi. Bigre. Ils voulaient faire ça à côté du public pendant le concert de Saule. Un boucan incroyab, le public super-chaud, la sono à fond d'balle, Saule qui f'zè des "Ca va?", le public répondait "Wouéééééééééééé", Saule en r"mettait une couche: "J'entends rien, est-ce que CA VA?!", le public: "WOUEEEEEEEEEEEE!"... et nous en direct à la télé.<br />
Le journaliste restait zen et confiant. J'ai rien compris à sa première question. Je m'étais dit que j'allais lire sur ses lèvres mais il avait la bonette RTL-TVI devant sa bouche, j'étais très embêté. <br />
Je voulais rester méga-sérieux, j'me concentrais à fond, je sentais qu'il allongeait sa question pour qu'on r'tombe sur un petit faux-plat de calme. Il allongeait sa question pour me donner des mots-clés, je me voyais m'évanouir. <br />
Un grand moment de solitude, ke j'dis.<br />
Le gars est resté méga-zen, j'ai jamais senti dans ses yeux de l'impatience, de l'énervement ou de la mauvaise humeur, c t cool.<br />
www.youtube.com/watch?v=IQdDHsQPPvI]]></description>
	<pubDate>Mon, 25 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les Octaves (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier donc, nous étions conviés aux Octaves de la musique. Octaves de la musique qui sont aux Oscars ce que Borat est à Brad Pitt.<br />
Nous y allions avec le sourire carnassier, une micro-dose de cynisme (wi, j'avoue), pour voir des jolies filles et parceque nous fûmes nominés 4 fois.<br />
Pourrions-nous disserter mille ans sur ces Octaves et le fondement même d'une telle manifestation, que parle à mon cul ma tête est malade. Je dois admettre notre joie.<br />
Avouons que le premier prix n'était pas une totale surprise en soi (nous étions programmés pour jouer juste après, haha), le deuxième prix (inattendu) pour l'album de l'année nous a sonné.<br />
Une reconnaissance: un album dense et quelque peu sombre, qui est porté par d'autres que nous. <br />
<br />
L'objet, l"Octave" est beau, ke j'dis. C'est un oiseau en bronze qui s'élève et pointe son bec vers le plus ciel.<br />
Malheureusement, une fois revenus à nos places, Julien avait posé l'objet à mes pieds et quand j'ai rabattu mon siège pour m'assoir, j'ai complètement plié la pointe du truc.<br />
Le bec ressemble maintenant à un crochet de cintre, ce qui le rend plus facile à accrocher dans une penderie par exemple.<br />
<br />
La cérémonie, très drôle. On a fort ri.<br />
Je retiendrai les quelques bourdes du présentateur, bonhomme, qui a enchainé une belle brochette de boulettes. De quoi tenir son barbecue tout le week-end.<br />
Je retiendrai un tunnel ubuesque de la responsable du Classique qui a souhaité adresser une mention spéciale à une jeune et jolie jeune femme chanteuse d'Opéra. <br />
Celle-ci monte sur scène, et la responsable de monopoliser la parole dans une belle confiture d'approximations:<br />
- "Chère demoiselle, votre parcours est magnifique, vous dégagez une telle grâce qu'il nous était impossible de ne pas vous attribuer cette mention spéciale, vous qui avez fait le conservatoire de Mons..."<br />
- "Non, de Verviers..." a soufflé timidement la jeune femme.<br />
- "Oui pardon de Verviers, ensuite vous avez gagné le prix de Paris..."<br />
- "Non, le prix de la Communauté Française..." a encore osé la jeune femme.<br />
- "Oui, oui, c'est la même chose, c'est sûr que j'aurai pu réviser un peu plus, mais il n'empêche, vous êtes un riche symbole du talent de notre Wallonie. Vos parents doivent être fiers de vous et la ville de Tournai d'où vous venez aussi..."<br />
- "Je suis de Verviers..." a rectifié poliment la chanteuse.<br />
- "Oui certes, mais on est pas à 30 kilomètres près."<br />
<br />
(Parmi les gagnants, j'ai particulièrement fait des bravos-bravos pour la musique de chambre de Namur. Fort drôle, inventif, expressif et j'étais complètement capturé par les personnages.)<br />
<br />
Donc, voilà... merci pour cette chose, ke j'dis. Merci beaucoup.<br />
Vraiment.<br />
Merci à tout ceux que nous avons remercié sur scène, <br />
et tous les autres que nous ne remercierons jamais assez.]]></description>
	<pubDate>Fri, 22 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>google earth (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je viens de découvrir google earth et je voyage donc.<br />
J'ai évidemment passé en revue tous les endroits du monde où j'ai posé mon cul, et me suis demandé si j'allais m'apercevoir marchant dans la rue. Ce serait gag, non? <br />
La rue où j'habite, j'ai tout scruté aussi. J'y vois pas ma voiture.<br />
Comme quoi google earth c'est pas encore super fiable.]]></description>
	<pubDate>Tue, 19 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Claque (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, 'tain, j'viens de m'manger une claque géante. <br />
J'viens d'écouter le nouveau White Stripes. "Icky Thump". <br />
Le texte, le titre déjà, le débit, le son, le riff, la simplicité de la batterie (but yet, man, son efficacité), le petit synthé, putain, ça m'a donné une fulgurance... Une décharge d'adrénaline comme un trop plein d'mercure. <br />
Gras sans être grossier, lourd sans être immobile, viril tout en étant maternel, ethéré, intelligent sans arrogance, O joie!<br />
Ca m'rappelle un peu la première fois que j'ai entendu "Hang up to dry" de Cold War Kids... Oui. Une claque aussi. Une claque. Mais j'avais mis mes coudes dans les gants. J'trouvais le son énorme mais avec la voix, j'avais un peu de mal au début. J'avais peur qu'il s'éclate une couille et trouvais qu'il chantait comme le chanteur de Midnight Oil. <br />
(Puis un détail, certes, mais l'anecdotique inutile volée de fausses notes au piano après le premier refrain, j'étais pas fan.)]]></description>
	<pubDate>Sun, 17 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La peur du zèbre (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[C'est l'histoire d'un lion qui est en train de faire l'amour avec un zèbre. Un deuxième zèbre apparait au loin, sur une colline. <br />
Le premier zèbre dit au lion: "Merde, c'est ma femme, fait comme si tu me tuais".<br />
C'est drôle, non?]]></description>
	<pubDate>Sat, 16 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Cave (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Rien à voir. L'autre soir, j'ai accepté l'idée d'un concert confidentiel dans une cave. Pas de micro, pas d'ampli, ukulélé seul, guitare de nain et hop. Donc, bon, faut admettre, 25 personnes, public gagné. Ils chantent comme un seul homme. Chaleur humaine désarmante. Ambiance amicale, fraternelle et tendre. Certes. Désarmante tout autant quand j'entends à ce point les micro-réactions. Le souffle, les toussements étouffés, la respiration, les petits rires.<br />
Et je me disais: le disque s'éteint, Dafit. Tu le sais, Dafit. <br />
Les ventes chutent. Pour tout le monde. Dans 5 ans, le disque-objet n'existera plus. A part pour les grosses stars telles Céline Dion et André Rieu. Et le jazz et le classique. L'économie conduira l'article à l'honneur dans les derniers bacs.<br />
Trop de musique, partout. Dans l'ascenseur, dans le métro, dans ton I-pod, dans ton ordi, dans myspace, sur le net, youtube, à la télé, dans la rue, dans la voiture, dans les magasins, trop.<br />
La technologie. C'est comme ça. Le téléchargement légal, dernier rempart? <br />
Ha,ha.<br />
Ca tient plus à de l'idéologie personnelle. <br />
Qui relève de quoi? Chacun son paramètre.<br />
La culpabilité? ("Coupable d'avoir téléchargé tout Prison Break, j'acheterai le nouveau White Stripes, promis.")<br />
Une éducation raisonnée? ("Faut que ces pauvres artistes vivent! Bon, j'ai téléchargé tout Sharko, mais j'acheterai le dernier Michel Sardou pour ma grand-mère, promis.") Des valeurs chrétiennes ou protestantes? ("Tu ne téléchargeras point.")<br />
Du fétichisme? ("Je kiffe le moche plastique transparent!")<br />
Dans 5 ans: que du fichier.<br />
Bref. Revenons à notre cave de l'autre soir et ma réflexion. Je me disais, le public boude les salles de concerts. Trop de concerts.<br />
Mais il ne boudera pas de rencontrer un artiste frontalement à 50 centimètres, sentir son haleine et sa voix. Ses mots, comme ils sortent. Le futur des artistes rock-pop, c'est ça, non? <br />
Chanter chez les gens. Dans leur salon. Dans la cuisine. Devant cinq personnes. Dix ou quinze. Contre un repas et une petite pièce. Non? <br />
Si.<br />
Non?<br />
Si.<br />
Non.<br />
Si.]]></description>
	<pubDate>Thu, 14 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Prison biesse en tournée (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[-"Sé biè hè gross'neur". <br />
Heureusement kon avait "Prison Biesse" (http://youtube.com/watch?v=26cCJaBSe4c) pour rire un peu. <br />
On apprenait les répliques et on jouait à Scôfil dans le van. <br />
On a fort ri. Ca a animé toute la tournée. <br />
Yves était Abruzzi, je faisais T-Bag, Frainswo faisait Bellick et on a rencontré Pope dans un restaurant à Amiens. Fort Pope avec ses spécialités locales. <br />
Moi, j'sais pas toi, mais moi, les longues heures de route, ça m'va, j'assume disons pendant 20 km. Après j'pète un câble. <br />
Les trop longues heures de route, ça me TUE. Certes entrecoupées par les péages, la voix monocorde du GPS, les triangles sandwichs à 14 euros, les répliques de "Prison Biesse", les prouts de Yves (Hiroshima-Tchernobyl pour situer), etc... <br />
En fait, dans l'habitacle, réduit-à-sardines, on est prison biesses! <br />
<br />
Amiens, cool. Sommes allés boire des fausses margaritas ds le pub irlandais du coin avé des fans. <br />
J'aime bien Amiens. J'aime bien cette salle. <br />
Lendemain, 11 heures de route. Brouillard et pluie. Grise mine.<br />
Surlendemain, Avignon, j'aime bien Avignon. Notre meilleur concert. Fort des fans venus de Marseille. <br />
En sortant de scène, une sublime jeune femme, une amazone rare, beauté immédiate mais accessible plonge ses yeux dans les miens et me dit: <br />
-"Bonjour... C'était formidable... Je voulais te dire, je tiens à te dire que tu as une voix incroyable, j'ai eu des frissons plusieurs fois, c'est rare. C'est intense, ta voix est vraiment touchante, sensuelle, très sensuelle... On sent que tu vas loin..."<br />
Je l'observe. Elle enchaine:<br />
-"J'peux te présenter à mon mari?"<br />
Haha. Hahaha.<br />
Le jour d'après, Clermont Ferrand - Festival Europa Vox. Avons croisé Neneh Cherry dans le couloir.<br />
-"Sé bié hé gross'neur". <br />
Ai fait une interview pour un webzine, et le jeune homme m'a demandé si le titre "Requin" du dernier album, c'était un jeu de mot avec le "Shark" de Sharko. Hein? <br />
Ai pas compris tout de suite. <br />
Puis, enfin, j'ai capté. "Rock 1" prononcé en français = "Requin".<br />
Concert horrible.<br />
J'ai eu des problèmes de retours dans mes enceintes, c'était horrible. Au s'cours. <br />
Impossible de rentrer dans le bain. Complètement déconcentré par la technique défaillante, trop emmerdant, impossible de pratiquer l'indifférence, de passer outre, de plonger dans l'univers. <br />
Là-dessus, haha, comme il avait beaucoup plu, ils avaient mis du sable dans le chapiteau, y avait du sable partout. Sur scène aussi. Sur "Rip Off", dans le solo de Teuk, lui d'habitude statique comme un seul homme, il s'est mis à bouger comme un guitar-hero fou-furieux, j'ai pris peur, j'ai voulu l'éviter et dans mon élan bardaf j'ai fort glissé ma gueule à terre. Me suis r'trouvé la tête sous le bac à sable, me suis relevé comme j'ai pu, pour constater que mon câble de basse s'était enroulé autour de ma gorge. Un pendu. Le temps de retrouver le chemin du filet, je me suis demandé où était la symbolique. Une chute, le cordon ombilical autour du cou et les retours en panne. <br />
Une analyse jungienne me ferait du bien en ce moment.<br />
Je suis tombé une deuxième fois, toujours à cause du sable, sur l'arrête de la scène, et j'ai cru que mon tibia ressemblerait à celui de Djibril Cissé juste avant la coupe du monde 2006. <br />
Une grosse bosse, un deuxième genou en dessous du genou. <br />
J'ai tenu mon rôle avec dignité jusqu'au bout. Suis ensuite sorti de scène pour pleurer toutes les larmes de mon corps.<br />
- "M'sieur Scôfil, vous compreneye biè ke j'peuye pas vous laisseye sortir avec une keutiô, hein, m'fi".<br />
-"Sé biè hè gross'neur". ]]></description>
	<pubDate>Tue, 05 Jun 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Un petit plouf (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je ponctue moins qu'avant<br />
Nous sommes au bord d'une piscine à Montpellier Un petit plouf, fait méga beau, aujourd'hui day-off, hier super concert, fort improvisé, engagement de tous les diables, là, maintenant, un petit plouf Hier à 1 heure du matin, on rentre à l'hôtel un peu hacienda mexicaine sud de France comme dans les rêves, le gardien de nuit nous voit débarquer avec une bouteille de rhum, hilares un peu, Julien torse nu dans le lobby, on voit la piscine, belle comme une pierre précieuse luisante et au philtre de joie toute en joie, et on demande "plouf?" au gardien qui nous répond "hé peuchère, pourquoi pas cong?" et hop, nous voilà à nager dans les bras des sirènes, je t'aime, plouf, berce-moi en ton sein, bain de minuit, eau fraiche, en slip, rien n'est important, le gardien, il aurait pu dire mille fois non mais il a eu ce sourire et cette bonne humeur douce comme une caresse et jamais on va oublier ça Il aurait pu dire "nong, peuchère, doucemeng, cong, y a des gens qui dorment cong, vous allez vous noyer cong, peuchère..."<br />
Ah quelle belle âme douce et tranquille<br />
Biensûr nous ne sommes pas affichés mais c'est pas si grave<br />
Là, on est en shorts, faut voir nos guibolles blanches comme des vieilles aspirines des années 50, mais bientôt le coeur rouge au front]]></description>
	<pubDate>Tue, 22 May 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko aux nuits (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, avec un peu de recul, je pense pouvoir écrire que, tu sais, c'était probablement notre plus fort concert. <br />
Biensûr, il y a des composants, des paramètres qui font que. <br />
La panique de l'après-midi, le stress insensé quelques minutes seulement avant de conduire vers le Bota, le nombreux public, les amis à qui nous voulions procurer joie et fierté, les ennemis que nous voulions faire taire, la rage de convaincre, l'ambiance sur le plateau, les bénévoles, les cadres du bota, la presse,... <br />
Quel shoot...<br />
Le lendemain, se motiver pour aller donner un concert en France... dans une salle à moitié pleine entre 2 groupes de gras boogie.<br />
Un peu comme faire la Ligue des Champions contre le AC Milan le mercredi et le jeudi se retrouver à Bourzette-sur-Semois pour jouer un match de Coupe de la tête de veau.<br />
C'est pas super élégant d'écrire ça, journal, mais c'est un peu vrai, que j'dis.<br />
Honte à moi de dénigrer et cataloguer les concerts comme ça, mais après le shoot de vendredi, j'avais le sevrage turneresque.]]></description>
	<pubDate>Tue, 15 May 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Résonateurs (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, j'ai enfin vu le grand spécialiste des cordes vocales à Paris. Guérisseur des maux de gorge du tout-Paris, de Bruel à Johnny. Son cabinet, il est beaucoup woaw. Non, sérieux. Beaucoup de goût, une certaine chaleur sans être grandiloquent ou intimidant. C'est un grand appart' dans un chic quartier de Paris, là où les madames promènent leur chien avec une laisse Vuitton. <br />
Le doc, il sourit beaucoup, il est fort gentil et il parle beaucoup de lui. C'est normal, il a vu les amygdales de Sophie Marceau, il peut s'permettre de la ramener un peu.<br />
Il me pose quelques questions ultra-précises. Me fait rentrer dans son cabinet équipé comme un spaceship Nasa et commence la consultation de mes trous d'nez. <br />
Il me dit: "Mmm, vous avez de belles cordes vocales. Vous êtes solidement équipé. Je vais les mesurer maintenant... Vous inquiètez pas, c'est pas douloureux... Ouvrez la bouche... J'y vais là, on n'bouge plus... Voilà. Oh, c'est pas mal. Vous êtes dans la catégorie baryton... Je regarde hein... Je me disais bien: catégorie baryton-martin!"<br />
Moi, j'ose: -"Comme les requins?"<br />
Lui: "Les requins?"<br />
Moi: - "Oui, les requins-martins."<br />
Lui: - "Non, on dit requin-marteau."<br />
Moi: - "Oui, enfin les poissons, quoi, vous voyez?"<br />
Lui: - "Les martin-pêcheurs?"<br />
Moi: - "Oui, c'est ça."<br />
Lui: - "Le martin-pêcheur, c'est un oiseau, non?"<br />
Moi: - "C'est ce que je dis! Je chante comme un oiseau..."<br />
Plus tard, il me parle de mes résonateurs. Ou comment déplacer un son pour l'amplifier sans plus d'effort. Me parle de technique. M'explique que le son peut résonner depuis ma gorge, certes, mais que j'pourrais le diriger vers mon nez ou l'arrière de mon palais et que j'ferais bien d'y travailler. <br />
Et là, j'ai lâché une grosse prout, et j'lui ai dit: -"Vous avez entendu? C'est pas au point mais j'y travaille déjà."]]></description>
	<pubDate>Sun, 13 May 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko aux nuits (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Il était 20h10 et avec Julien, nous étions encore chez le monsieur vendeur-réparateur d'ordi d'occasions à chercher une solution. Dans l'heure, nous devions nous produire devant 1200 personnes dans un chapiteau bondé à Bruxelles, notre fief. <br />
Dans l'heure, nous étions supposés monter sur scène zen, calmes et héroïques, la mèche rebelle et le charisme tranquille. Dans l'heure, nous devions jouer et miser. Scotcher tout le monde. Dans l'heure. Devant la presse et les gendarmes, les professionnels de la profession, les amis et les ennemis, les journalistes, les cadres, les cadors, les fifis, les loulous, les rififis et les relous, tout le monde quoi. <br />
Sauf que. Sauf que dans l'après-midi, en testant le son, le nouvel ordinateur qui pilote nos séquences sur scène, l'ordi qui envoie effets de manche et effets de scène, l'ordi, bein il est mort ce poète.<br />
Cher journal, c'est le deuxième en 2 jours qui me pète à la gueule. Je veux pas sombrer dans la parano mais bon, sache que. <br />
A 16h30, dans la panique, Julien et moi sommes partis chez le monsieur vendeur-réparateur d'ordi d'occasions qui est aussi réparateur de Mac que moi trapéziste Gruss. <br />
Au début, les 2 premières heures, Julien et moi, entre tractations polies, argumentations pleines d'humour et suppositions diplomates, demandions un simple échange de machine. <br />
Le monsieur quant à lui, campait sur ses interrogations, méfiant, dubitatif, s'obstinant dans l'énigme informatique, tout en répondant au téléphone toutes les 2 minutes avec brio et recevant des clients sans se démonter. Julien se montrait ultra-cool. N'a jamais perdu son sang-froid, ni un sens positif. Moi par contre, après 2 heures, j'ai lâché prise. Je naviguais entre ulcères et attaques cardiaque, apoplexie et envie d'assomer le monsieur, prendre un autre Mac et courir. <br />
Après 2 heures, le monsieur a enfin compris: le problème était irréparable et il nous fallait avancer. <br />
Et à 20h, après avoir configuré un nouvel ordi, monté la mémoire requise, le bon OS X, la mise-à-jour qui convient à notre carte-son, il ne nous restait plus qu'à enregistrer les codes, charger le programme, tester le nouvel ordi et partir. Mais. Mais. <br />
Mais à 20h10, nous nous sommes rendus compte... que nous avions perdu... les codes d'accès au programme. Ha,ha,argh, ha,ha.<br />
Cette scène surréaliste où l'écran affichait la page d'accueil du programme avec l'invitation d'y inscrire les codes. Fallait voir nos têtes. Cruches. Cette demi-minute où nous avons observé l'écran sans mots dire. Blêmes. Choqués. Sans même l'énergie de pleurer et dire "putain de merde de fils de pute de ta mère". <br />
Le néant sous nos pieds. <br />
...Mais Deus ex-Machina, le coup de bol est arrivé: avons eu les contacts d'un ange gardien qui nous a donné des codes d'accès, avons ouvert nos effets, tout vérifié, tout rangé, serré dans nos bras le vendeur comme des frères se disent adieu, rushé à 170 km/heure vers le chapiteau, garé la bagnole sur les clous, coursé, sommes montés sur scène, avons joué et gagné.<br />
Il y avait 2 solutions: la paralysie ou la rage. Et nous avons choisi la rage de vivre et de vaincre. <br />
O Brutus, carpe diem et fiat lux!]]></description>
	<pubDate>Sun, 13 May 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ca fait beaucoup (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier soir tard, devant mon ordi, faisant les comptes avec ma petite calculatrice, mes petits post-its et ma gomme, prenant des notes toute langue sortie, besogneux, besogneux. Devant cet ordi qui nous est indispensable en concert et dans le bon management de Sharko. Besogneux, besogneux et soudain ploc! <br />
L'ordi qui freeze et ne se relève pas. L'ordi est mort. Godspeed, ordi.<br />
D'abord, l'espace d'une demi-seconde, un calme olympien. Puis immédiatement après, une panique absolue et laisse-moi courir à l'foufelle. Un coq à qui on vient d'couper la tête.<br />
Tard, j'ose appeler Frainswo, j'lui explique, j'lui dis: "J'peux venir t'montrer? J'crois que j'viens de perdre tous nos fichiers non sauvegardés depuis 9 mois...". <br />
J'file en voiture, tard. Besogneux, besogneux et soudain ploc! <br />
La voiture qui freeze et ne se relève pas. La voiture est morte. <br />
Le système éléctronique... Tous les voyants allumés qui font "Born to be alive" sur le tableau d'bord.<br />
<br />
Ca fait beaucoup.]]></description>
	<pubDate>Thu, 10 May 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Phrase entendue à la radio (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA["Ce n'est pas parce que vous avez Judas à table que vous êtes Jésus".]]></description>
	<pubDate>Sun, 06 May 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Concourt-circuit (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, j'espère que tu ne m'en veux pas pour la vie que j'mène. Mais tu sais journal, la vie est ce qu'elle est. <br />
Le ciel bleu, moi, ça me bouleverse. Le ciel bleu quand il est vraiment bleu, j'veux dire. Sans nuage. Bleu. Moi, ça me bouleverse. Je sais pas pourquoi journal. Je trouve ça beau. L'absence de nuage. L'absence de menace. Quelconque.<br />
Journal, il y a 10 ans, dis, jour pour jour, j'étais en finale du circoncis cuit... tiens, je viens de faire un lapsus écrit, c'est assez drôle, je laisse... Tiens, c'est bizarre quand même... Bref. <br />
Je reprends: j'étais donc en finale du CONCOURT-circuit. Il y a 10 ans. Jour pour jour. La finale. 9 groupes, jouer live, convaincre, et hop rafler les prix. J'étais naïf. <br />
Je pensais pas gagner. J'étais tellement à côté de la plaque. J'étais tellement loin de tout ce qui était proposé... Je n'imaginais pas une seconde remporter quoi que ce soit. Les autres groupes, ils avaient des tonnes d'amplis, de belles guitares, certains faisaient aller leurs cheveux comme ça, d'autres provoquaient des larsens comme quand on fait Jimi Hendrix, certains avaient une attitude rock, une image rock, un son rock chromé cadillac. Moi, j'avais rien. Rien. Mais tellement rien... Seul sur scène avec une guitare sans ampli, des boucles mises en séquences et un relief bizarre à défendre pour faire la route en brouette.<br />
J'avais un gilet d'enfant que j'avais trouvé dans la rue qui m'arrivait juste en-dessous des aisselles. J'avais un bonnet à clochettes. J'avais des chansons tordues, structurées bizarres, avec des textes pour la plupart écrits quand j'étais mort-triste à San Francisco. Des textes fièvreux et hermétiques tels que: "Do I stand in the book I read, the pages I read in the book I read?". <br />
Et bien sûr, j'avais "Such a bone". Haha, fallait voir le silence qui accompagnait mon hystérie. Car journal, j'étais un peu hystérique. <br />
Je terminais sur cette chanson, seul avec cette guitare espagnole pourrie, qui n'avait d'espagnole que la castagnette dessinée sur le manche.<br />
Bref, j'étais à l'ouest. Avec la rage.<br />
J'étais tellement pas dans le cadre. <br />
C'était il y a 10 ans. <br />
On ne se connaissait pas journal. Tu t'rends compte? Viens m'faire un bisou.]]></description>
	<pubDate>Thu, 03 May 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Naaâmuûr je ponctue pas (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier soir concert à Namur en Belgique c'était chouette j'aimais bien la salle et le public était tendre certes sur scène c'était un peu Namur deux d'tension avec 5 minutes pour mettre un câble et comme on a beaucoup de câbles ça fait beaucoup de minutes <br />
je me disais pourquoi se faire chier avec les ponctuations? Aïe j'ai craqué j'ai mis un point d'interrogation <br />
Je suis conscient que nous avons eu des problèmes techniques tout le long problèmes d'écoute de larsens de phases et problèmes avec ma voix qui était quelque part entre la Sibérie et Frasnes-les-Avins je gémis de peine et de tristesse et fais le deuil de cette voix qui fût mienne certes donc nous avons eu des crasses techniques mais l'humain l'humain il était là dans la salle chez nous on a donné me semble t-il et au-delà des soucis technicotechnocrates on a donné de l'humain et j'étais bien<br />
Le pire hein c'est de faire un concert technique galère romaine horreur et d'être coincé inhibé et de pas pouvoir être humain et briser la vitre public nous et d'sortir de scène et se dire putain j'étais pas dedans j'ai pas pu vendre le truc<br />
Se sentir comme un vendeur d'encyclopédies universalis qui a peur des chiens et qui va essayer de vendre son truc chez un fermier qui a des bergers allemands plein sa cour<br />
Oui il veut vendre hein c'est sûr mais il sait pas décoller son oeil du chien qui lui renifle ses couilles tout l'temps il sent la sueur inonder son dos et s'entend dire gentil gentil au chien qui bave sur ses mephisto<br />
Dernièrement on a fait des concerts comme ça où j'sortais de scène et j'me sentais comme un vendeur tétanisé par les croquettes du chien<br />
mais hier j'assume les erreurs si on sent l'humain j'assume j'assume et me voilà dans la nuit noire chez moi seul au monde avec des angoisses terribles sur ma voix ô combien perdue et loin loin loin seigneur doux jésus je prie jamais et suis athée mais si tu peux faire quelquechose sinon je vais chez bouddah]]></description>
	<pubDate>Sun, 29 Apr 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Squelette (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'ai encore le squelette de mon texte qui me vient au corps.]]></description>
	<pubDate>Mon, 23 Apr 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Débat à la Une (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier en direct à la télé belge, dis. <br />
Je n'avais pas été fort briefé, donc je pensais avoir été appelé pour débattre du dynamisme du rock wallon dans un petit studio sympathique. Mais je n'avais rien compris à rien. <br />
C'était une grosse émission style "Des racines et des ailes" mais en belge. Dans un musée, avec un matos de fou, plein de techniciens, 150 personnes invités, et des politiciens de haute volée pour s'encanailler non pas du rock (mégalo-naïf que je suis, haha), mais bien de la Wallonie, Ô terre de Wallonie, Ô langue de Wallonie.<br />
De plus, je n'étais même plus convié au débat, on me demandait plutôt de chanter une chanson. <br />
(C'est William Dunker, un chanteur wallon plus "établi" comme on dit, qui a été préféré pour débattre. Pour me venger, dans la loge, je lui ai désaccordé sa guitare et sur le parking je lui ai mis un auto-collant Sharko sur son pare-brise.) <br />
J'étais donc avec Christophe (label boss de Bang!) dans cette grande loge commune V.I.P. où nous riiâmes de bon coeur. <br />
Nous riiâmes, nous riiâmes, car les invités pénétraient au compte-goutte, et nous jouiâmes à distinguer qui était qui. <br />
Par exemple, lorsqu'un individu rentrait avec faste et tenue, et qu'il serrait toutes les mains à tour de bras, techniciens et serveurs compris, c'est qu'il s'agissait d'un homme politique. Lorsque beaucoup plus discrètement, un individu rentrait profil bas pour s'approcher lentement du buffet, c'est qu'il s'agissait d'un employé d'la maison venu se fluter un petite coupe à l'oeil. <br />
A l'antenne, un politicien a parlé de Courcelle-Sud comme d'un lieu populaire et chaleureux. Je n'ai pas compris pourquoi mais ça a fort fait rire Christophe.<br />
Olivier Gourmet était là. Elio Di Rupo aussi. Je lui ai parlé. Il est fort drôle.<br />
J'ai été appelé et j'ai fait "I need someone" avec mon ukulélé. <br />
Devant moi, 3 mémés incrédules. <br />
J'étais aussi à l'aise qu'un poisson dans un fishstick.]]></description>
	<pubDate>Thu, 19 Apr 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pacte éco-logique (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, deux associations m'ont contacté la même semaine pour que nous Sharko marquiâmes notre engagement écologique. <br />
Oui, ke j'ai répondu immédiatement, flatté d'être enfin utile, et mon égo gonflé par tant d'égards.<br />
Pris par l'ampleur de mon engagement, j'ai immédiatement couru après le sachet d'chips que je venais de balancer par la vitre de ma voiture essence, et de plus, j'me suis promis de ne plus jamais jeter mes détritus non-triés dans le jardin de ma voisine du dessous. <br />
Plus encore, j'ai décidé de ne plus tricher avec mes sacs poubelles. J'me suis promis de ne plus masquer mes déchets-cuisine avec du papier dans la poubelle jaune. Promis, craché. F'rai plus.<br />
Une jeune écologue m'a ensuite téléphoné pour s'enquérir de mon engagement au jour le jour. Je lui ai répondu en faisant une grosse prout que j'étais en train de manger un Big Mac et qu'elle me rappelle si possible après que j'eusse pris mon bain quotidien.<br />
Une fois dans mon bain, j'ai eu l'eureka magique. Une divine idée. Pas loin de chez moi, il y a une immense salle de fitness.<br />
Et si on installait un système pour récolter toutes ces énergies inutilement perdues en vélos d'appartement et autres step-ups? Si à chaque fois que Rambo junior travaille 100 fois ses pectos, un système permettait la récupération d'énergie? Quand je pense à cette immense salle fitness avec tous ces marathoniens du tapis roulants suant à tour de bras, je me dis: woaw, que de calories pour éclairer l'Afrique et éradiquer l'effet de serre! <br />
Génie, va.]]></description>
	<pubDate>Thu, 12 Apr 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ma gorge, krrrr (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cinq jours de tournée. Quatre concerts. Paris-Le Havre-Bretigny-Chateaulin.<br />
Intense, dis.<br />
Concert le plus émouvant? Paris. Salle vraiment bien. Public chaud. Public qui connait les paroles. Public qui chante à fond. Un choeur devant nous, chaud. Qui bat. Vibrant.<br />
Je suis parti avec fort une boule sur une corde vocale. Une vraie merde. Une vraie grosse merde, ke j'dis. Fort tracassé. <br />
Problème est, je sais où elle se trouve la boule, je fais même de la rééducation. Pour muscler autour. Mais la boule, même si je fais attention, ben elle s'infecte. Une minuscule bactérie? Hop, laissez, c'est pour moi!<br />
Va faire une tournée avec une gorge comme un trottoir de Manille avec des rats qui font parade de percussions avec des rapes à fromage. L'impression d'avoir gobé un rasoir électrique rouillé. L'impression d'avoir un parapluie ouvert dans mon larynx avec les baleines qui grattent. L'impression d'avoir une luette de 15.000 tonnes et les molaires de Tom Waits derrière.<br />
L'instant le plus bluffant? Le dernier rappel à Paris avec "I need someone" a capella. Le silence total, total, total, juste avant le dernier refrain. Magique. Même pas un "David à poil" ou un toussement inévitable. Non. Rien. C'était woaw, dis. <br />
Ma voix comme un vieux pneu à Joe Cocker. J'ai dû prendre 400 strepsils, je crois. Boire 20.000 sachets de tisane. A Paris, tracassé. Je ne disais rien, mais mon désarroi était sérieusement grand. Je m'disais: comment j'fais si demain, j'ai plus de voix? Comment on fait si je me réveille demain matin avec rien? Comment ils font les autres chanteurs en tournée? Comment? L'angoisse du vide? <br />
Je ne disais rien, mais tout le monde a remarqué. Notre éditeur adoré, tiens, le lendemain du concert, il me laisse un message sur mon répondeur: "David, écoute, j'ai les coordonnées de l'ORL le plus couru du Tout-Paris. Bruel et Johnny vont chez lui. Voilà son téléphone. Prends rendez-vous."<br />
Ha,ha. Vachement rassurant.<br />
La question de journaliste la plus consternante? "Sharko, c'est votre quatrième album, le premier en anglais, pourquoi?". Ma réponse, froide et toute en cynisme rentré: "Par défi. Il nous fallait un nouveau défi."<br />
Le Havre. Promenade sur les galets blancs. Repenser la track-liste. Epargner cette voix.<br />
Jouer tous les soirs est essentiel. Pour la bonne santé de la musique. Pour bien prendre conscience des progrès, de la nécessité des changements, de comprendre l'organisme du jeu. Evoluer, s'entendre, prendre des risques. Et réagir à chaud. Bouger. Il est bon de jouer devant un public concentré. Car il y a une émulsion communicative. S'ils écoutent, on écoute ce qu'ils écoutent. On est au-delà du jeu. Les choses évoluent. On manie un corps vivant: notre musique.<br />
Le problème des répétitions, c'est qu'un groupe peut répeter tous les soirs pendant 6 mois, il n'aura pas la bonne mesure. Techniquement, certes, en répét', on s'améliore, on a le bocal, mais pas le fluide.<br />
Faire des premières parties, c'est de la démonstration technique. Les gens ils n'écoutent pas. Ils entendent. Faire des festivals, c'est de la démonstration technique avec la valeur économique ajoutée.<br />
Dans le bus, c'est incroyable comme on s'emmerde. C'est à pleurer. C'est proche de la torture. Ke j'dis.]]></description>
	<pubDate>Tue, 10 Apr 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Grand Mix (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier, concert au Grand Mix de Tourcoing (Nord-France). <br />
Fort amusant. Le retour de la fibre. Se sortir ses tripes. Essayer en tout cas. Les tripes. L'enthousiasme. Seigneur-Jésus. Pourvu que je perde ça moins souvent. Ha,ha. <br />
Après le concert, rencontrer le public. Dire bonjour, signer des posters, signer des disques, faire des photos, être disponible. Bonsoir, oui, bonsoir, merci, bonsoir.<br />
Soudain un gars, Fred Sannier (héhé t'es cité, m'gars, tu vois?) capture mon attention et me pose une question brute de caisse. <br />
Il me dit, en gros, je vulgarise hein, il me dit: "T'es vachement différent sur scène que quand on te rencontre là comme ça. Où est la frontière? Comment tu fais? T'es posé, t'es calme, t'es souriant. Où est la frontière?". <br />
En fait, il m'a pas dit ça, mais je retiens ça.<br />
Ma première réponse fut: "endorphines post-concert". <br />
En fait, j'ai pas répondu ça mais je retiens ça.<br />
Bref, en rentrant dans la nuit froide, la gorge douloureuse comme si des rats frottaient des orties contre mon larynx avec des fourches, je ne cessais de penser à sa remarque. <br />
Entre deux Strepsils, je pensâme: "C'est sûr que si j'allais à la poste comme je bouge sur "Trip" ou "Rip Off" sur scène, je s'rais vite envoyé sur l'Île du Diable."<br />
C'est la scène qui fait ça. C'est comme ça. Le reste, ça ne regarde personne. Non? <br />
Et qui veut vraiment savoir comment je me comporte quand je fais les deux heures de file à la poste de Saint-Gilles pour récupérer mon recommandé? Qui?]]></description>
	<pubDate>Sun, 01 Apr 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>"Inrockuptibles" Chronique "Molecule" mars 2007 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Chronique "Inrocks" Mars 2007 Sharko "Molecule"<br /><br />
Le précédent, Sharko III, nétait donc quune ébauche. Les premières marches vers, peut-être, quelques riches sommets. Car il ny a finalement pas grand-chose à voir entre Sharko III et Molecule, entre un grand petit album de pop tordue et un album de grande pop pour les masses. A lévidence, à loreille, caressée dans le sens du tympan par les replis moelleux de la grosse production de Dimitri Tikovoi, par des guitares rondelettes et des rythmes au goût du jour, Molecule est un disque fait pour les radios  du Japon à lAngleterre, de la Californie à la Suède. <br /><br />
<br /><br />
Mais Molecule est aussi un album dillusionnistes : les Belges nont pas perdu, dans leur métamorphose, leur petite grâce pour les mécanismes pervers. Caméléon ou éponge, les deux à la fois sans doute, le groupe peut en trichant un peu se faire passer pour Coldplay, Police (une ressemblance parfois troublante, parfois gênante), Archive ou Placebo. Mais il conserve des échardes dans la langue, des épines dans les doigts, des gnons à la tête. Et la tête dans les nuages ; des nuages plutôt chargés, plutôt sombres, David Bartholomé ayant apparemment passé quelque temps à 20 000 lieues sous la sérotonine. Cest le syndrome Flaming Lips, sans doute linfluence la plus évidente de Molecule, notamment par la voix tout en étranglements de Bartholomé : faire passer les tsunamis à lâme en y déversant tous les colorants possibles, du bleu électrisant (Trip, lexcellente No More I Give up ou Rock 1) aux gros bleus au moral (la très belle I Need Someone).<br /><br />
(Inrockuptibles/Thomas Burgel)]]></description>
	<pubDate>Fri, 23 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Famous? Superfamous! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Journal, tu vas bien? Moi ça va, et toi? <br />
Tu sais journal, Paris. J'ai passé beaucoup de temps à Paris. J'te jure. Promo, interviews, blabla, faire les radios, des sessions acoustiques... Ouï FM, Le Mouv', Radio Nova, des webzines, des camzines, des zines. Courir le métro, se faire payer le taxi... <br />
<br />
Dans un bar, en interview, à Bastille, soudain passe devant moi Benoit Poelvoorde. Je le rattrappe, il fait rigole, je le tance: "M'enfin! T'es passé à côté de moi comme si j'étais une vieille chaussette!". La demi-minute que nous avons passé à parler, il a signé 2 autographes et s'est fait observer de bas en haut par une trentaine de personnes. Dans son regard, je ne percevais aucune gêne. Il a dû totalement intégrer la célébrité dans son système, ke j'pensais. <br />
J'ai une vision cynique et absurde de la célébrité. Je surjoue et abuse de la nôtre, notre petite "célébrité". Je suis ô certes, réaliste: nous sommes connus des convertis et complètement inconnu du grand public. Longtemps, j'ai signé des autographes "Tom Barman". C'est dire. <br />
De conversations en longues conversations, on m'a fait comprendre dernièrement que j'en faisais... trop? <br />
J'ai besoin de me divertir, on rit pas assez. C'est souvent maladroit. Je sais. Tiens, au coin de St-Gilles, y a un épicier. L'autre jour, je faisais des achats de dattes et soup-noodles, je lui ai dis: "Vous voulez un autographe?". Je le regardais avec assurance, avec mon petit sachet plastique transparent, avec mes vilains cheveux péroxydés. <br />
Le pire, c'est qu'il a pas osé dire non. Pris à mon propre piège. ]]></description>
	<pubDate>Sun, 18 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Hors phase (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Sharko en concert entre Mulhouse, Belfort et Nancy, dis.<br />
Les 10 premières minutes, à notre arrivée à la salle, j'étais effrayé. On se s'rait cru dans "Le nom de la rose" sans Sean Connery. Dans l'association qui organisait, ils avaient presque tous 50 balais, ressemblaient presque tous à Michel Blanc période "Les Bronzés 2" et presque tous étaient disons légèrement frappés du mimoza. On a pas échappé à la gnôle qui t'arrache la glotte. <br />
Fort un monsieur, il s'occupait du feu de bois dans la salle (un vrai feu ouvert dans une salle de concert, c'est magnifique, ceci dit), un peu décollé de la ciboulette, il répétait à l'envi "Not' Sarkozy-lô, le p'tit, j'm'en vais te l'mettre au feu mwô, t'vô vouâre!". <br />
<br />
L'installation sonore stéréo était hors phase. Depuis toujours, estimait le technicien Michel Blanc sur place. "Hors phase", c'est un peu compliqué à expliquer, mais pour résumer, c'est physiquement perturbant (jusqu'à provoquer des nausées) et techniquement "lorsque le même signal est présent simultanément sur deux baffles, l'addition des deux signaux conduit à une diminution de l'intensité totale dans le meilleur des cas, à une annulation pure et simple des fréquences dans le pire des cas". <br />
Ce qui veut dire que pour tous les groupes qui ont joué là depuis cinq ans, bein le son était hors phase. Incroyab'. Lambert Roo notre ingé-son remarquable s'il en est, de prendre son fer à souder pour s'improviser chef de chantier.<br />
<br />
Pendant le concert, devant moi, devant la scène, à 50 cm de mon nez, il y avait un gros baraqué style Rambo-130 kilos, torse nu, qui dansait, survolté. Il était tatoué de partout, essayait de capturer mon attention par des grands signes et m'envoyait des bisous avec sa main. De temps en temps, dans son élan, il tentait une choré à la James Brown-Prince, grand écart jeté, triple axel, double vrille. Manquait juste un peu de souplesse pour se relever. <br />
Concert bien. Nous nous sommes amusés. Repas excellent vraiment excellent, super dodo dans une maison, super petit-déj' au p'tit matin. <br />
<br />
Sur la route du retour, Teuk dormait, Julien essayait de dormir et François nous conduisait avec bravitude. Lambert Roo (notre ingé-son s'il en est) et moi blablations sans mot pâlir. Nous avons parlé de Mitterrand, de l'affaire Dreyfus, des juifs en France, de Emile Zola, de ma propension à faire des blagues, de mon cynisme, de la présence scénique fade du chanteur de Calexico, de rock en Belgique, de sa veste orange, des filles, de chaussettes, de Nicholas Cage. Et enfin par ennui, nous nous sommes livrés au jeu des "Tu préfères". <br />
Ca commence toujours par "Tu préfères Muse ou Placebo?", et on en arrive très vite à des "Tu préferes qu'on te greffe un perroquet sur l'épaule jusqu'à ta mort ou que 10 canards te suivent partout où tu vas pour le restant de tes jours?".]]></description>
	<pubDate>Sun, 18 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Marly-Gomont (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Le paradoxe de l'art moderne:<br />
Le peuple: -"Mon gamin d' 4 ans fait aussi bien!"<br />
Le marché de l'art: -"C'est unique. Quelle réussite!"<br />
<br />
La simplicité.<br />
J'vais vulgariser, journal:<br />
Un black, français, y s'appelle Kamini et s'amuse sur son ordi avec un programme musical à 135 euros. Y fé du rap sur un beat  cheap, y s'pose pas d'questions. Ca donne une chanson un peu longue, simple, minimaliste, toute à la gloire de son village; Marly-Gomont. C'est drôle, plein d'esprit, dénué de toute revendication populiste, politique, sociale, morale. <br />
Il y relate sans haine les tribulations de sa famille, des blacks intégrés dans une France rurale avec des fermes, des vaches et des tracteurs. <br />
En plus d'un rap bien à lui, aux inflexions parfois surprenantes, il a d'la fraicheur le gars.<br />
Bon. L'été venu, y s'amuse à faire un clip dans son village avec les habitants, une caméra DV et un programme de montage à 149 euros. Y s'pose pas d'questions. Le clip est drôle, les habitants sont mis en valeur et y z'offrent d'authentiques moments d'anthologie.<br />
Le mec, y met son clip sur dailymotion-youtube et boum, explosion. <br />
Buzz foudroyant, la presse s'anime, les chaines de télé enchainent, les parisiens font la ola, s'arrachent le phénomène, des hebdos U.S. se penchent sur le cas, des télés japonaises s'invitent, 1,5 millions de connections à ce jour.<br />
Soudain, le drame.<br />
Une "major" lui fait un pont d'or, y signe, et là je me dis: "C'est foutu. Game over."<br />
<br />
Sauf que.<br />
Semaine passée, son nouveau clip arrive: grosse claque.<br />
Putain, la compo. Fallait oser.<br />
Une compo méga-simple, un son resté cheap, un beat "reason" à deux balles, un vieux son moog qui pue l'vieux cul.<br />
Le rap toujours drôle, la technique toujours perso.<br />
<br />
Il aurait pu virer vinaigre, le gars, sortir la grosse cartouche rap creuse, s'la jouer Diam's, faire des filles à poil qui s'grattent autour de la BM. Champagne. Bein non.<br />
Il aurait pu virer cake, le gars. <br />
Se faire mettre un réal' et une prod' Amel Bent-Christophe Willem, un peu fun, dance, smiley, patate, fausse-patate.<br />
La pression, les fausses bonnes idées.<br />
Non.<br />
<br />
Bein ça, j'trouve ça inspirant, ke j'dis.]]></description>
	<pubDate>Thu, 15 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Lumière et popcorn (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ces temps derniers, cher journal, j'ai lu. J'ai beaucoup lu. Biensûr, certes, hein, on lit des mails, on lit le journal gratuit dans le métro, on lit ses sms, mais on ne lit plus. Tu vois c'que j'veux dire, journal?<br />
Donc je me suis remis à lire.<br />
J'ai lu un essai sur le commerce et l'art. Je me pose beaucoup trop de questions, il est vrai, cher journal, sur le rôle du commerce et son influence indirecte sur mon écriture de chansons rock pop chantées belge.<br />
Bref. Donc, je lisais ça et là des choses pour nourrir mon âme sur le commerce, le génie du commerce et le génie de l'art.<br />
Exemples. <br />
Quand les frères Lumière ont "inventé" le cinéma, une fois découverte l'image projetée sur leur mur empreint d'humidité, qu'ont-ils fait? Ils ont couru directement au coin de leur rue voir le patron du "Grand Café" pour lui proposer le film.<br />
Depuis, distribution=commerce.<br />
Génial, non?<br />
Plus encore, en Iowa, il y a deux siècles. Il était une fois. La ferme des LeButte prend feu et la gigantesque récolte de maïs dans les entrepôts avoisinants brûle. Tout brûlé, dis. Catastrophé, dépité, ruiné, Monsieur LeButte fait venir son banquier-assureur qui constate l'ampleur du désastre. Il voit le maïs brûlé, oui, cette espèce de flocon léger. Miam, qu'il fait en goûtant. Certes, c'est un peu brûlé, mais l'idée surgit: vendons le maïs brûlé sous un nom sympa!<br />
Le "pop corn" est né.<br />
Depuis, accident=commerce. ]]></description>
	<pubDate>Sat, 10 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>"Magic" Chronique "Molecule" mars 2007 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Chronique "Magic" Mars 2007 Sharko "Molecule"<br />
Il y a quelquechose de pourri au royaume de Belgique. Pendant près de dix ans, la scène musicale belge a offert à la pop européenne ses plus vigoureux hérauts, inpirant respect et jalousie chez les mélomanes des nations attenantes. Mais les temps changent, comme disait l'autre. Baromètre légitime, le concourt-circuit a récompensé en 2003 Hollywood Porn Stars, et, l'année suivante, Malibu Stacy, dont le premier album est aujourd'hui distribué en France. Outre un goût pour la power pop à l'américaine et une réputation de bêtes scéniques, ces deux formations partagent un même vice, celui de chercher l'efficacité radiophonique à tout prix. A la folie et la finesse de leurs aînés, ils répondent par le calibrage et la facilité, les riffs bubblegum et l'imagerie érotique en toc. Résultat: alors qu'on a pas fini d'explorer l'inaugural "Worst Case Scenario" de dEUS, la date de péremption de "G"  (Malibu Stacy) est déjà dépassée.<br />
Heureusement, la "vieille" garde ne se rend pas, à l'image des indispensables Sharko. Depuis la sortie du chef-d'oeuvre "III" (2004), David Bartholomé a pourtant traversé une période de blocage créatif, restant interdit durant de longs mois devant la page blanche. Le naturel est heureusement revenu au galop, avec quelques idées noires sous la selle. Moins délié et réjouissant que ses prédécesseurs, "Molecule" conserve l'essentiel: lyrisme pudique des mélodies, textes frondeurs, arrangements en forme de claque-doigts. Avec, bien sûr la voix unique de David Bartholomé, réconfortante comme une accolade avec votre meilleur ami. Seule la production, confiée à l'infréquentable Dimitri Tikovoi, bride la portée émotionnelle de certains morceaux en les recouvrant d'une laque froide. Reste qu'on échangerait pour rien au monde une "Molecule" de Sharko contre deux barrils de lessive belge nouvelle génération.<br />
(Michael Patin/Magic Mars 2007)]]></description>
	<pubDate>Wed, 07 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>"Rocksound" Mars 2007 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Rocksound Mars 2007<br />
SHARKO "Fini le bricolage"<br />
Le dernier album en date du trio belge, sorti en 2004, avait eu bonne presse. Sharko reveient avec Molecule, un opus à la production et aux mélodies plus ouvertes. Le groupe apporte une pop low-fi et une tonalité rock plus développées. Rencontre avec David chanteur du trio.<br />
<br />
Si 2005 n'a pas forcément été une année ensoleillée pour David Bartholomé, chanteur du groupe, alors en lutte contre une dépression, 2007 devrait augurer du meilleur pour le trio belge. Trois ans après "III" sorti en 2004, la bande a fait du ménage dans sa tête. Et le résultat est probant. David Bartholomé noous apparaît tout de go comme un artiste à part entière aussi bien dans ses propos souvent imagés ou poétiques qu'au travers de son attitude un peu désabusée et son amertume déconcertante. Le trio sort aujourd'hui "Molecule", quatrième album distribué en France: "On a mis un an et demi pour le composer. Avec ce disque, je voulais créer une sensation, une essence qui puisse répondre aux besoins de pleins de gens tout en restant dans l'air du temps et sincère dans ma musique", explique David Bartholomé. Blasé d'un train de vie trop répétitif où l'excitation artistique n'était plus possible, Sharko a troqué sa vieille technique du "Do-it-Yourself" pour s'ouvrir à l'extérieur. Plus léchées, ses nouvelles chansons ont été conçues sous la houlette du très demandé Dimitri Tikovoï ("Meds" de Placebo): "On lui a donné carte blanche, car on était fatigué d'avoir déjà autoproduit trois albums. J'en avais marre de travailler dans les mêmes circonstances. Je ne voulais plus de bricolage, de chansons qui ressemblent à des bouts de ficelles. J'avais envie d'être encadré". Même après dix ans d'existence, Sharko se remet toujours en question à chaque album! Rock on. <br />
(Emeline Marceau/Rocksound)]]></description>
	<pubDate>Wed, 07 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>"Rocksound" Chronique "Molecule" mars 2007 (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Chronique Rocksound Mars 2007 Sharko "Molecule"<br />
Sorti en 2006, le cinquième album des trois trublions belges conforte leur assise dans le sillon de la pop. Produit par Dimitri Tikovoi (responsable de "Meds" de Placebo), "Molecule" s'inscrit dans un format de chansons moins lo-fi et plus orchestrées qu'à l'accoutuée, souvent sous forme de ballades allègres, sensibles ou désarmantes ("I Need Someone") de tubes implacables ("Sweet Protection") ou de rock convulsif ("Rock 1"). Plus ouvertes et d'apparences moins bricolées, ces mélodies font d'une pierre deux coups en plaçant le groupe beaucoup plus en phase avec la modernité. Sharko aurait pu porter l'innovation de cet album un peu plus loin, mais est-ce un mal pour autant? (E.M./Rocksound)]]></description>
	<pubDate>Wed, 07 Mar 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Visionné AB (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Aujourd'hui, je voulais comprendre. Je voulais comprendre pourquoi je n'étais pas heu-reux après le concert de l'AB. Je ne rayonnais pas. J'avais une sensation bizarre. Sur le moment, hein, je sentais bien qu'il y avait un truc qui clochait, que je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus, ni la main. Pendant le concert, j'observais l'ordre des morceaux, je me disais: "Merde, y a un truc qui cloche, y a pas d'emphase..."<br />
Aujourd'hui, j'ai visionné et j'ai compris:<br />
j'étais coincé du cul.]]></description>
	<pubDate>Wed, 31 Jan 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>AB et wawazat (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier à l'AB. Nous avons présenté l'album. <br />
Un "showcase" comme on dit chez nous, dis.<br />
Nous avions travaillé le bouzouk. Mise en route, hop, "installer le diesel sur l'autoroute" disait Yves (not' ingé son), et carburer jusqu'au platane. <br />
Sûrement mis "Excellent" trop tôt dans le set, et "Minute" trop tard. <br />
Concert un peu court? Ben c'est un choix... <br />
<br />
Au bar après, fort fait des photos et fort signé des autographes. (Avant, je signais toujours "Tom Barman". Maintenant je sais que je dois signer "Patrick Dewaere").<br />
<br />
Après nous sommes allés au "PP". J'aime bien les margaritas du "PP". Ils les servent avec une cuillère pour mieux goûter la glace pilée. Mon foie s'en souvient.<br />
<br />
Et cher journal, je dois avouer un truc, un secret qu'on a travaillé pendant une semaine à l'entrainement. <br />
Pendant "Rip Off", hier devant 850 personnes, on a élaboré une coupure totale son et lumières le temps d'un demi refrain. <br />
Une idée de Ludo, not' ingé lumières. <br />
J'trouvais ça génial. Méga couillu. <br />
Noir total, pas de son, juste les amplis sur scène. Et une grosse montée d'adrénaline pour toute l'équipe. <br />
Yves (not' ingé son) m'expliquait que pendant la coupure, les techniciens de l'AB, ils faisaient des yeux comme ça, tous autour de la console: "WAWAZAT?"]]></description>
	<pubDate>Sat, 27 Jan 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>L'escalier à Liège (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier, concert surprise dans un café à Liège. Pour faire monter le bouzouk, pour être en jambes, pour faire claquer les espadrilles, pour rôder un peu le bazar, pour se chauffer, pour se mettre en confiance, parceque c'est pas du luxe.<br />
Hier concert, comme au bon vieux temps: l'impression de devenir sourd, la sueur, les yeux qui piquent, le tabac froid et la bière qui pue.<br />
Après le concert, une table de 4 filles trop jeunes. Une d'elles s'en va aux toilettes, j'en profite pour poser mon vieux cul 2 secondes sur la chaise vide, les 3 autres oublient que l'illustre chanteur était sur scène 20 minutes avant, et que l'illustre est fatigué parceque l'illustre est vieux. Elles me regardent avec mépris et regards mauvais. Je dis à l'une d'entre elles: "C'est la guerre de Corée ici? L'ambiance est dégueulasse, non?".<br />
Elle me répond: "Non mais c'est parceque vous venez de prendre la place de notre copine."<br />
Ooooooooooooh attention, attention! Attentat, appelons le 17! Propriété protégée! Alarme! Piouuuuuuw!<br />
(Elle m'a vouvoyé! J'ai pas fort apprécié.)<br />
<br />
Avant le concert, conversation avec Teuk. Sur la Flandre, sur les interviews qu'il donne à la presse flamande, sur le fait qu'on joue aux Nachten, à Gand, etc...<br />
Je lui demande à not' Teuk: "Teuk dis-moi, si tu ne jouais pas dans Sharko, tu aimerais Sharko?"<br />
Il ne savait pas. Je lui ai dit que je pensais que non, parceque c'était trop foufou. Il m'a répondu: "Ouais, comme tous les flamands. Tous les flamands pensent que c'est trop foufou. Les flamands, Dafit, n'aiment pas les concerts rock sans l'attitude formaté rock qui va avec. Par exemple, il se passe 1000 choses à un concert de Calogéro, c'est très varié, il fait des poses rock mais après il fait des trucs touchants, il parle au public, il est humble... et les flamands détestent ça. Il ne se passe RIEN à un concert de Ozark Henry, branlette égotique, mais les flamands adorent Ozark Henry."<br />
Je lui réponds: "Ouais Teuk, c'est vrai ce que tu dis, dis. Mais Ozark Henry, il ne trouvera jamais de distribution en France ou en Angleterre."<br />
Teuk me répond: "Et Calogéro ne trouvera jamais de distribution en Hollande."<br />
Wafwaf. ]]></description>
	<pubDate>Thu, 25 Jan 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Tourcoing (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[En vue de préparer les nachten d'Anvers (ha,ha), nous venons de passer une semaine de répétition à Tourcoing. Tous ensemble: son, lumières, tout le matos, les strip-teaseuses, les danseuses tunisiennes, les trapézistes venus de Cannes, ma basse Fender piccolo retrouvée dans un "cash-converter" après un cambriolage, les retours, la façade, les Ludo tricks, les gauche-droite de Yves et les 200 kilos enlevés dans le bas médium de Fanny.<br />
A propos du cambriolage, j'ai eu un bol monstre pour ma basse. Un copain passe par hasard devant un "cash-converter", il reconnait ma basse, m'envoie un mail pour me demander pourquoi je vends ma basse, je lui réponds "cambriolage", on court à la police, ils font une saisie, le cambrioleur se fait arrêter plus tard par hasard en flag et je récupère ma basse juste le jour de son procès. Du bol. C'est une basse unique.<br />
A propos de cambriolage encore, comme j'y pense souvent et que j'en parle beaucoup, on me relate des anecdotes hallucinantes.<br />
Le flic qui faisait le P.V. par exemple, il racontait qu'une grande spécialité des cambrioleurs était de sévir les jours d'enterrement. Ils lisaient les pages nécros et hop vidaient la maison des morts pendant que la famille pleurait au cimetière.<br />
Ou encore, les grosses bandes organisées, elles cambriolent les vedettes et les stars les soirs où celles-ci passent en direct à la télé. Le flic parlait d'un joueur de foot super connu qui s'était fait cambrioler 2 fois pendant qu'il jouait. Ben forcément, s'il était sur la pelouse, il pouvait pas être chez lui. Les mecs, ils poussaient même le vice à mettre Canal+ pour voir le match. Après, ils laissaient des mots du style: "Ouais, pas mal ton assist sur le goal!".<br />
Ou encore cette histoire du gars qui se fait cambrioler, les mecs, ils lui prennent des tonnes de trucs; son éléctro-ménager, ses dvds, ses disques, ses crèmes, parfums, son coupe-ongle et même ses vêtements! Un des cambrioleurs se fait arrêter grâce aux empreintes laissées sur le frigo, et comble du comble, le jour du procès, le cambrioleur se présente au tribunal avec le pull tricoté par la grand-mère du cambriolé. Haha. Quel choc.<br />
<br />
Bref, Tourcoing. Aaaaaaaaah Tourcoing, la déprime. Quelle ville.<br />
Nous répétions comme des bêtes, à jouer les morceaux cent fois, à contrer la détresse, à narguer l'ennui. La fatigue et la sono à fond nous mettaient les oreilles à l'foufelle.<br />
J'en veux pour preuve cet échange entre Ludo, Yves et moi-même:<br />
moi: -"Ludo, ça va les lumières?"<br />
Ludo: -"Ouais, sauf que je suis emmerdé: ils n'ont plus de liquide pour la fumée, et je suis au bout... Je sais pas comment on va faire pour terminer la journée..."<br />
Yves: -"Quoi? Ludo... Si t'as faim, y a des biscuits en haut."]]></description>
	<pubDate>Tue, 23 Jan 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Interview (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier, interview au téléphone avec un journaliste flamand d'un journal flamand ("De Standaard" je crois?).<br />
Il me dit: "Donne-moi des choses bien qu'on trouve en Wallonie."<br />
Ca commençait mal.<br />
Je lui ai dit: "Michel Preud'homme".<br />
Je lui expliquais que la Wallonie n'allait pas si mal que ça. Je lui disais que la Wallonie, c'était un peu le New Jersey de la Belgique. L'ambiance était parfois un peu cake, mais que les wallons, ils étaient pas aussi stupides que ça.<br />
Et le journaliste de me répondre cette phrase terrible:<br />
"Ouais, les wallons sont pas si stupides mais ils ont quand même cru à cette fausse émission sur la fuite du roi au Congo!"<br />
Aïe. ]]></description>
	<pubDate>Tue, 23 Jan 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>AB est complet, merci hein (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[C'est une bonne nouvelle, oui?<br />
<br />
Le 23 décembre, nous avons fait le "Père Noel est un rocker" à Dour. Le concept: pour assister aux concerts des nombreux groupes, il fallait donner un jouet en bon état. Jouets rassemblés sur place puis distribués aux enfants défavorisés en Belgique.<br />
Alors que nous étions sur scène, j'ai pris mon ukulélé "No contest" et j'ai entendu cette phrase du public (rajoutez un fort accent belge):<br />
- "Allez qwé, t'as vu sa guitare, fieu? Il s'est quand même pas servi dans les jouets des enfants, si?"]]></description>
	<pubDate>Tue, 09 Jan 2007 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ouais bof (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Une fille lautre soir, elle me dit: Je taime bien toi. Pas ta musique, mais toi. Je taime bien. Tas une déguaine. Un peu comme Brad Pitt dans Snatch.<br />
Jme suis méfié comme de la peste de son compliment, suis vite passé à autre chose, mais le lendemain et le surlendemain, jétais Brad Pitt dans la rue. Jétais bien. <br />
Je sais que j'ai le bagage. Je sais juste pas où aller.<br />
<br />
Soirée Elle Belgique hier au Baazar. Des gens.<br />
Eu une belle conversation de 3 minutes avec Vincent Mud Flow.  D'une justesse étonnante. Vincent, il a pas toujours les yeux en face des trous, mais il voit clair.<br />
J'ai eu une fort belle conversation avec la voisine de Jul. <br />
Un potentiel cette fille. Un réservoir de Mercedes cette fille,  mais la peur paralysante de ne pas trouver dessence sur la route.<br />
Soudain Alexandra Vassen. Qui passe. <br />
Ai ensuite parlé à coeur ouvert avec le réalisateur de notre clip.<br />
Clip que nous avions le matin même fini de tourner.<br />
Magique. On a rien vu, on ne sait rien du visuel final, mais lenthousiasme de léquipe, leur énergie, leur vision seront inattaquables. Ils ont carte blanche, qu'ils aillent loin.<br />
<br />
Tout le monde parlait de la fausse édition spéciale sur la RTBF sur l'indépendance proclamée de la Flandre. Je lai pas vue, mais le concept est génial, oui? <br />
Très étonnant de la part de la RTBF. Enfin une réponse couillue à la montée du vlaams belang. La fiction, arme de bataille.<br />
<br />
Lautre soir, le soir de cette fameuse édition spéciale, nous étions avec Teuk à lhôtel Conrad 5 étoiles pour assister à un concert de musique classique jouée au piano. Fort amusant. Il sagissait dun concert à concept: Les Etats-Unis et laprès-11 septembre... Où en est le rêve américain?. <br />
Le compositeur est monté sur lestrade, a expliqué avec profondeur son propos, a invité le pianiste venu de Suède à interprèter son oeuvre devant un public concentré. Sur le programme, la liste des morceaux aux titres imagés sur les rêves brisés dune Amérique en perdition.<br />
Le concert commence... On se regarde... <br />
On se serait cru dans un ascenseur avec André Rieu.<br />
Musique naïve, simpliste, vision poétique scolaire... <br />
A lheure de Borat et son regard acide sur les U.S.A. lidée de faire des musiques aussi molles sur une idée aussi complexe avait-elle un sens?<br />
Si on nous avait dit: Cest une musique dans la lignée de Richard Clayderman mais avec un poil plus dambition, on va  vendre des tonnes de CD au Japon et cest cool dêtre à la soirée de présentation au Conrad, nous aurions applaudi des deux mains.<br />
Mais comme on nous a vendu ça comme du Satie teinté de Susan Sontag avec une couleur hautement philosophique, on a vite filé au bar déguster le champagne offert par lhôtel ouais.]]></description>
	<pubDate>Sat, 16 Dec 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les Nocturnes de RTL (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier soir, dans la nuit, conviés aux Nocturnes de Georges Lang sur RTL France. Emission spéciale belge et spéciale Saint-Nicolas, set acoustique de rigueur devant un public de choix. <br />
En direct de Bruxelles. Dans un bar à bières. Boissons gratuites... (Vite un Dafalgan!)<br />
Il y avait Axelle Red et Christophe. Il y avait dEUS sauf quils ne sont pas venus. Il y avait Ann Pierlé. Il y avait aussi ce chanteur anglais(?) dont jai oublié le nom. Une voix dor, une super technique de guitare, produit par Ben Harper avec les musiciens de Ben Harper. Il parle français mieux que moi mais quand il parle, il parle de lui à la troisième personne et il est aussi amusant que la tombe de mon arrière grand-père. <br />
Ce qui est mauvais signe, ke jdis.<br />
Axelle Red, cétait super cool parceque les invités, hop, ils se sont pressés devant la scène et que du coup le bar était déserté. Il était donc bien plus facile de commander des whisky-cocas. <br />
Quant à Christophe, il tue. Prend son piano, commence Les paradis perdus, il tue. Un physique, une présence, une nervosité à fleur de peau. A changer davis toutes les 3 minutes. Je chante, je chante pas, jy vais, non, jy vais pas, je ne chante quune chanson, non, je ne sors plus de scène. De quoi faire vomir une girouette. Mais il tue. Il est sapé comme un Roi desperado. En tout cas pour le haut. Pour le bas, ça fait plus Rabbi Jacob avec son pantalon de soie rentré dans ses bottes en cuir. Il touche le piano, fait monter la voix et des larmes chez beaucoup. Lémotion simple. Pure.<br />
Nous avons même pu faire un boeuf avec lui en fin démission! Un boeuf raté, certes, mais un boeuf quand même. Lui au piano et harmonica, et nous trois à le regarder avec des yeux comme ça en faisant semblant de rien... <br />
Nous avons joué "I went down", "No contest" et "I need someone". <br />
C'était fort chouette.<br />
<br />
Le but dans une soirée people, hein, cest de capturer un instant une personnalité et lui dire des conneries. Jai croisé Yves Bigot et nous avons parlé de lannée fiscale 1988 du chanteur Renaud (!). Comment est-ce possible?... La faute à Axelle Red ke jdis.<br />
<br />
Au bout dun moment, jai pu converser avec Georges Lang et son épouse. Nous avons parlé de leur parcours, dArlon, de leurs enfants... Jétais dans un drôle de trip... Je lobservais, et je ne voyais pas en face de moi un mec de radio, je voyais un rêve devenu réalité.<br />
Parceque moi, quand j'étais petit, je dormais jusqu'à minuit et à minuit, j'écoutais les Nocturnes de RTL. Les Nocturnes, le Powerplay, le jingle qui tue ("Doctor, doctor... Golden greats!"). <br />
Georges Lang et Chewing Rock à la télé aussi. Les nuits de la St-Jean à Luxembourg, l'importation des clips U.S. à la télé belge, le concert TC Matic/Téléphone à Arlon, le déroulant LIVE avec le papier cul dans les W.C. <br />
Ce gars, Georges Lang, dans ma chambre, avec les Nocturnes, il m'a donné des outils pour construire mon rêve. <br />
Ke j'dis.]]></description>
	<pubDate>Fri, 08 Dec 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nocturne (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je suis trop vieux... Aïe, mes genoux.<br />
Mercredi, on fait, on nous fait l'honneur, nous sommes flattés, nous sommes ravis, au bord de l'apoplexie, nous sommes comblés, bouleversés, nous avons la pêche, on se pisse dessus, nous sommes totalement honorés de faire l'émission "Spéciale Belgique" des "Nocturnes" sur WRTL/ RTL France en direct avec Georges Lang. <br />
Il y aura dEUS, Christophe (ah, il est belge?) et Axelle Red. On a trop une belle vie. Je kiffe la vie. Une margarita et je croque la vie, telle sera mon épitaphe. Si épitaphe il y a car avec les taux actuels pratiqués par les services mortuaires... C'est hors de prix, irréaliste, hors propos, iconoclaste, fou, triplé, TVA comprise, impossible, inabordable, trop cher.<br />
Je crois au whisky. <br />
Je crois qu'il nous faut donner, donner, mais c'est pas simple de donner car on adore recevoir, et on aime l'orgueil de recevoir sans avoir donné. <br />
J'ai copié (Universal: fé moi un procès) le nouvel album de Sean Lennon. Putain, c'est pas mauvais! Il a une voix de phasme, mais c'est pas mauvais! Bien sûr, il y a le contexte. C'est le fils de John. Non, sérieux. C'est pas mauvais. Ca vaut pas Amnesiac. Mais ça vaut.<br />
<br />
Aujourd'hui, nous sommes allés sur le tournage de notre clip "Sweet Protection". Wouaw!<br />
WOUAW, WOUAW!]]></description>
	<pubDate>Sat, 02 Dec 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>BONK!! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Aujourd'hui, fort ri:<br />
Christophe (label boss) m'appelle de sa bagnole, sur la route qu'il était, il me dit:  <br />
- "Putain David, j'ai une bonne nouv... BONK!!..." <br />
- "... allô? Christophe?"<br />
- "Merde, y a un mec qui vient de me rentrer dans le cul... J'te rappelle..."<br />
]]></description>
	<pubDate>Thu, 30 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Athus terre hostile (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Aujourd'hui, notre agent adoré me demande de rédiger un texte afin d'aider au mieux la promotion d'un concert Sharko dans un festival estival en 2007 à Athus, terre qui ne m'a pas vu naitre. Terre qui ne m'a pas vu naitre... mais où j'ai habité.<br />
Voici ce que j'ai envoyé.<br />
<br />
Bijoul Madame,<br />
Nous habitions Arlon. Longtemps. <br />
Ma mère était responsable de l'auberge de jeunesse d'Arlon. Seule, divorcée, très belle. Pas l'auberge, neuneul, ma mère.<br />
En vogue à l'époque, les auberges voyaient alors débarquer des familles entières au budget restreint et peu attirées par le camping. L'ambiance était cool, c'était dans l'air du temps.<br />
C'était pas le public à fumer des pétards, loin s'en faut, la marijuana étant quasi introuvable, mais le salon commun de l'auberge était souvent plein d'aventuriers en tout genre. <br />
Ils avaient toujours une bonne vibration à faire passer.<br />
La mode des auberges s'est ensuite éteinte au début des années 80 et nous avons dû déménager à Athus. Comme des vieilles chaussettes ou les sorcières de Salem.<br />
<br />
Je fus alors envoyé en pension à Izel près de Florenville. <br />
Pour survivre, ma mère faisait tous les boulots possibles à "l'américaine" en femme vitale qu'elle était. Elle fut, tour à tour vendeuse de jean à Pantashop, cantinière dans une boite commerciale quelconque, gardienne de zoo, infirmière, assitante au carwash du GB, hôtesse de l'air, bijoutière de kakailles, tout était bon.<br />
Nous habitions dans une boite de carton, et dévorions nos ongles pour étouffer la faim. Parfois nous recevions un bout de vieux pain du voisin pour accompagner notre Royco Minute Soup. Notre voisin lubrique espérant ainsi obtenir les faveurs de ma sublime mère. Rien n'y fit.<br />
<br />
A Athus, nous avions donc faim, froid (aaaaaah les hivers de la rue de Longeau!) et passions nos jours à nous évader. Quelques outils pour ce faire: le discobus près de la gare, le disquaire dans la rue du centre et le vol à l'étalage à la superette plus haut.<br />
Nous n'avions ni la télévision, ni la radio. Le téléphone étant trop cher, nous disposions de 2 pots de yaourt relié par une ficelle tendue trouvée derrière la caserne d'Aubange.<br />
Les filles ne me regardaient pas, j'étais trop pauvre ou trop moche. J'ai quitté Athus pour la Californie un soir d'été, ma mère pleurant les larmes de son corps à jamais.<br />
Voilà, j'espère vous avoir donné tous les arguments pour écrire le joli conte de l'enfant du pays qui revient sur la terre hostile pour corriger son destin.<br />
Bien à vous,<br />
Dafit]]></description>
	<pubDate>Thu, 30 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>St-Pierre (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Il y a plus ou moins 10 ans, jai eu un accident, je me suis retrouvé à lhôpital St-Pierre, comme une crêpe, du sang partout. <br />
Aux urgences, une jeune urgentiste ma pris la tête entre ses mains et plongé son regard dans le mien, et ma empêché de sombrer dans le coma, je me sentais glisser, je me sentais glisser, elle se tenait là pour mempêcher de glisser. <br />
Je me suis accroché à son regard, son humanité, son sourire, ses mots. <br />
Tout semblait abstrait, irréel. <br />
Elle se tenait au-dessus de moi couronnée dun halo mystérieux.<br />
Je me sentais glisser. Elle ma sauvé la vie. <br />
Elle a ensuite terminé sa garde et je ne lai plus jamais revue.<br />
<br />
Lautre jour, je rendais visite à une amie hospitalisée à St-Pierre. Et qui crois-je reconnaitre dans le hall dentrée? <br />
Ben ouais.<br />
Jai hésité fortement car je navais jamais vu sa tête à lendroit, mais mon instinct na fait quun bond. Jai couru et jlui ai dit: Bonjour, vous allez pas me croire hein, mais y a 10 ans, vous mavez sauvé la vie, jétais en train de partir et vous mavez dit des choses et je suis super content de vous revoir, et javais une hémorragie et...<br />
Et elle me sort: Je me souviens de vous! Vous étiez mon dernier patient de ma dernière garde avant daller à Paris finir mes études! On a eu du mal avec vous... On nsavait pas ce que vous aviez... Mais cétait pas il y a 10 ans, cétait en août 1998. Le lendemain, je suis parti à Paris!<br />
<br />
Woah. Jétais trop sur le cul.<br />
Jai barbouillé deux, trois inepties et me suis éclipsé...<br />
Mais jétais trop bouleversé. Je me devais de souligner à quel point sa présence fût vitale ce jour-là, à quel point son humanité fût précieuse, ke jdis. <br />
Suis allé acheter des fleurs, en courant, et me suis mis en quête de la revoir là tout de suite, sans connaitre son nom, rien, avec ma bête gueule, la revoir et lui dire: Ces fleurs, cest rien à côté de ce que vous mavez donné.<br />
Me voilà donc à St-Pierre avec mon bouquet, à expliquer à laccueil que je viens de croiser une jeune femme et... quelle ma sauvé la vie, et que... <br />
Non, Madame ne veut pas comprendre... Vous savez jeune homme, il y a 400 medecins ici hein....<br />
Faut que jbouge. Je dois trouver. Une autre accueil. <br />
La femme me dévisse du regard... Elle pense: Mon Dieu, un fou.<br />
Je sais que cest fou et grotesque, mais je dois la r'trouver! <br />
J'interpelle des médecins, jexplique. Je rentre dans une salle à café pleine dinfirmières, jinterromps leur pause, j'menfonce, j'menfonce, elles rient doucement... Je me sens cake. Mais trop loin dans la connerie pour reculer. <br />
Je sors dehors, je demande encore. <br />
Finalement, un bâtiment à lécart. Jy vais. Jexplique à nouveau: Alors voilà, je cherche une jeune femme médecin, je connais pas son nom, ni dans quel service elle travaille, mais elle ma sauvé la vie, il y a 10 ans, je voulais la remercier, elle a fini ses études à Paris, elle doit être parisienne, elle est brune, petite, jolie et je veux la pécho ce soir. Non jrigole, non, sérieux, sivouplai, aidez-moi.<br />
Une infirmière passe la tête, mobserve, murmure: Un instant, jarrive.<br />
Après 5 longues minutes, elle vient, me dit: Voici son nom, vous la trouverez dans laile externe là-bas.<br />
Nerveux comme un seul homme putain, j'me sens fébrile. 40 minutes à courir partout. A demander. A me sentir débile et grotesque, à défendre un concept bizarre, avec sincérité certes, mais avec maladresse (ou mal interprété...). <br />
Jme disais: On dirait du Sharko!... Hoho.<br />
Bref. Jarrive dans lcouloir, jarrive devant son cabinet, devant sa porte, quelle ouvre avant que je nai eu le temps de frapper... Elle sourit: Je sais, je sais, ça fait 10 minutes que tout lhôpital me prévient de votre arrivée...<br />
Elle me sourit avec la même tendresse quil y a 10 ans et me remercie chaleureusement, dis. Je rayonne.]]></description>
	<pubDate>Thu, 23 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>SHARKO for remix: nage petit potame (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je reçois beaucoup de réactions concernant les versions a capella de 4 titres de Sharko disponibles sur myspace (www.myspace.com/ihadacameointitanic). <br />
Offrant par ce biais aux mordus qui chipotent la possibilité d'en faire des mixs, remixs, versus en tout genre, etc...<br />
...des enthousiastes me demandent maintenant les autres pistes; les guitares, les batteries,...<br />
Nous n'avons pas trop envie d'aller trop loin dans l'offre non plus. <br />
Il faut tout refaire, oui, et le défi est plus grand pour vous et plus excitant pour nous! <br />
C'est pour le fun qu'on fait ça, pour recevoir des choses qui vont nous woof.<br />
C'est un terrain à construire qu'on propose, pas un appart' à retaper pour le louer plus cher. Oui?<br />
Nage petit potame, nage!]]></description>
	<pubDate>Fri, 17 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Bob Marley d'Afrique (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Entendu cette phrase tard à l'Union (café de Saint-Gilles) un soir:<br />
"L'Afrique est un grand pays en matière de musique, quand tu regardes bien, l'Afrique nous a donné beaucoup, beaucoup d'artistes, l'Afrique ne nous a pas uniquement donné Bob Marley..."]]></description>
	<pubDate>Fri, 17 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Lemca, vernissage Teuk et Agnès Varda (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Après-midi, session photo au centre-ville. Avec la jeune photographe, nous sommes allés chez Lemca, magasin de musique, emprunter une guitare Gretsh et faire le malin sur les photos. Les deux boute-en-trains magasiniers, ils ont été dune grande (souplesse) gentillesse. Ce qui est rare dans un magasin de musique à Bruxelles.<br />
La jeune photographe les tenait à distance avec un regard de tueuse, et moi je frimais avec la Gretsh. <br />
Jai dit au magasinier, le brun: Je connais des magasins où quand on fait des photos ddans, hein, ben le chanteur célèbre il reçoit une guitare style Gretsh gratos pour la pub faite au magasin.<br />
Et le mec y ma répondu: Ouais, ben si tu viens avec un chanteur célèbre faire des photos ici, on lui donnera une guitare. Ha,ha.<br />
Vilain, va.<br />
<br />
Ensuite, mini-concert acoustique au vernissage de lexpo de Teuk (Quarantaine, 43a rue Lesbroussart, 1050 Bruxelles jusque fin-novembre). <br />
Ai joué 6 chansons.<br />
Pas de sono, pas de micro, juste une chaise au milieu des gens. Ai fermé les yeux par timidité, je suppose, et me suis retrouvé revisitant de vieilles caves. L'adrénaline délivrée dans "Such a bone"... Wouah.<br />
Bref. <br />
Je nai probablement jamais vu Teuk aussi expansif dans la joie. Il avait les yeux brillants cet homme-là. Son visage rayonnait. <br />
Un vrai soleil, not' Teuk, un vrai soleil... Ses créations, ses amis soulignant son travail, lambiance chaleureuse, le ponch ravageur et les coton-tiges exposés... <br />
Teuk, il ma fort pris dans ses bras, jétais fort ému.<br />
<br />
Ensuite, comme si de rien nétait, nous nous sommes tous rendus à la fête Agnès B. aux Halles de Schaerbeek. Doux Seigneur-Jésus, quelle ambiance dégueulasse (mais bon, moi, jdis ça pour moi, hein, j'suis sûr kia des gens qui se sont amusés). <br />
Lartificiel superficiel, tu vois.<br />
Comprends le contexte cher journal; jétais dans un petit lieu avec Teuk et ses oeuvres, à chanter mon coeur mon cul sur une chaise au milieu des gens (le sens de la proximité), et je me retrouve dans une grande salle avec des gens qui sla pètent et qui se croisent avec un soupçon de mépris maitrisé chromé dans le regard, ouch, argh.<br />
Le plus cake dans cette soirée, cest quils offraient des roll-mops et des hot-dogs gratos. Jai trouvé ce détail débile dans une soirée aussi woosh, jaurais presque trouvé ça vulgaire si je navais pu en commander à la pelle pour les offrir aux gens qui passaient, expressément les plus prout-prouts.<br />
Je leur disais: Cest offert par Agnès Varda! et ils me défiguraient de bas en haut avec mes hot-dogs ketchup-moutarde.<br />
Ho,ho.]]></description>
	<pubDate>Sat, 11 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pyramide (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Moi, j'ai une petite vessie. J'ai un sommeil limité aux dimensions de ma vessie, on va dire ça comme ça.<br />
Je me réveille la nuit, urgence pipi, je mets "Pyramid song" de Radiohead et je retombe dans tes bras Morphée.<br />
(J'ai rêvé que Parrain, il avait laissé mes amplis de la sono dehors, dehors dans la rue. Sous la pluie, comme ça, sur le trottoir, dehors dans la rue.<br />
Et Tine qui était petite. Et je relevais mon courrier de mon ancienne adresse à St-Gilles parceque j'avais encore la clé de la boite à lettres et qu'il y avait un courrier de Pierre-Martin.)<br />
Donc, là-dessus, pipi, Pyramid et back to ronpich.<br />
J'ai trop une belle vie ke j'dis.]]></description>
	<pubDate>Thu, 09 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Tram (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'attendais le tram pour le centre-ville. <br />
Soudain, une voix:<br />
"David, David!"<br />
Une jeune femme sur le quai d'en face.<br />
"...David, "Molecule"... c'est super!"<br />
Et le tram est arrivé pile à ce moment-là comme dans les films.<br />
Wouah. J'ai trop une belle vie.]]></description>
	<pubDate>Thu, 09 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>The Queen (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Suis allé voir The Queen. Ben cest plutôt très bien.<br />
Dans la salle, il y avait 4 mamies à droite qui parlaient tout haut. Cétait chouette. On faisait Chhhhut toutes les 2 minutes mais une mamie qui nen a rien à foutre des autres, il faut la bailloner ou létouffer pour la faire taire ke jdis.<br />
Elles sexclamaient: Oh, cest Chérie Blair, il parait que cest une vraie peste. Oh et lui ce serait l'prince Charles? Il lui ressemble pas du tout. Cest le prince Williams? On le voit pas assez. Il est beau. Il sera un bon Roi. Et cest Camilla, ça, non? Non? Ah.... La reine, elle joue bien. Oui, oui, la Reine était mécanicienne à larmée, cest vrai ça, cest vrai, je le savais!<br />
etc...<br />
Après le film, ai dit bien fort: Ah cest cool, comme ça on aura eu les commentaires du DVD en même temps!]]></description>
	<pubDate>Mon, 06 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Télé belgique (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Enregistrement 50° nord émission télé. <br /><br />
On mavait dit, cest "Arte Belgique".<br /><br />
Dans ma tête, ça voulait dire "cérébral, sobre". <br /><br />
Et bouf, je me retrouve sur un plateau peps, du public, un décor un peu à la Ardisson, des chroniqueurs un peu à la Ruquier, le temps de un peu réaliser, bouf un peu enregistrement. <br /><br />
Eric Russon, le Yves Calvi belge.<br /><br />
Un bon gars. Tonus, cool, bonne humeur même hors antenne... Pro. <br /><br />
Pendant les magnétos, il chauffe ses chroniqueurs. Il leur pose des questions. Sils savent répondre, il repose la question à lantenne avec le même ton.<br /><br />
Sils savent pas répondre, il laisse tomber et part vers autre chose. Il les piège pas. <br /><br />
Il cède la lumière.<br /><br />
Jétais tout cake. Je savais pas comment répondre. <br /><br />
Je mdisais: "Aïe, tais-toi, non, tais-toi, dis pas de bêtises...". <br /><br />
Fort à côté dla plaque.]]></description>
	<pubDate>Mon, 06 Nov 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pizza sunrise (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Depuis 2 mois dans ma rue au-dessus, y a un "cocktail bar" qui vient d'ouvrir.<br />
Pas un truc à putes, hein, non, un "vrai" cocktail bar avec des "spécialités" cocktail, etc... <br />
Ca se veut hype, mais c'est surtout hype pour les gens dont la dernière sortie remonte à janvier 1993. Genre Hibernatus.<br />
Un petit écran "géant" accroché au mur avec du scotch double-face fait son petit effet "Hard Rock Café Arménie". On peut y voir les meilleurs moments de la "StarAc" chypriote.<br />
Je regarde la carte et n'y trouve pas mon cocktail favori au monde. L'amazone serveuse arrive vers nous, avec autant de grâce qu'un lapin-carottes surgelé.<br />
Je lui dis: "C'est pas sur la carte mais je voudrais une Margarita, c'est possible?"<br />
Et elle me répond: "Ah non Monsieur, ici on ne fait pas de pizzas."]]></description>
	<pubDate>Tue, 31 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sortie du disque reportée (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Le chef de l'usine qui fabrique notre nouvel album nous a appelé pour dire qu'un ouvrier tourmenté avait mis ses doigts dans la machine à cellophane, et qu'un autre ouvrier, n'écoutant que son bon coeur, avait sauté sur le bouton d'arrêt d'urgence. Dans sa précipitation, l'ouvrier héroïque avait malencontreusement démarré un collage de stickers sur nos boitiers CD ouverts. Boitiers CD qui étaient ouverts car l'ouvrier qui gérait la machine de pose du disque sur son support était tombé dans les pommes "à la suite d'un malaise". Fort heureusement, un ouvrier stagiaire qui passait par là a "fort courageusement" relevé la gestion de la pose des disques mais dans la panique s'est trompé de pile mais "Doux-Seigneur Jésus" tout est finalement rentré dans l'ordre.<br />
Le chef de l'usine nous demandait donc où envoyer les CDs du dernier Kylie Minogue à la pochette Sharko qui avaient maintenant la particularité d'avoir du cellophane autour du sticker "le meilleur de la musique celtique" collé derrière notre boitier cristal.<br />
Résultat des courses, le nouvel album ne sera pas dans les magasins ce 25 octobre. Au nom de toute l'équipe de l'usine et de leurs partenaires sociaux, "leurs plus plates excuses".]]></description>
	<pubDate>Mon, 23 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La Cigale (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Paris, c'était giga ke j'dis, fieu. <br />
Arrivée méga à la bourre, le stress, les embouteillages, le régisseur qui te parle comme cochon. <br />
Méga à la bourre. <br />
Bon, on teste les lignes du son, soundcheck hein comme on dit chez vous, un deux, un deux. <br />
MCM interview: la présentatrice à qui j'avais cru avoir donné des vapeurs, elle est super cool, on peut tout lui dire, on la croit blessée, elle s'en tape. <br />
Elle nous pose des questions sur l'importance d'être à Paris, vague belge,... Julien répond sérieux, Teuk aussi. Mais à la fin de l'interview, elle pose une question qui tue: <br />
"Que pensez-vous des autres groupes à l'affiche ce soir?" <br />
Waaf, je n'résiste pas une seconde! Je fais comme les saumons, je vais pas dans le sens du poil! Ongézakatamé! C'est trop évident! <br />
- "Bon, ben, tu vois, les Hollywood on sait pas les saquer, avec leur rock poum tchak et leurs mèches devant les yeux là. On sait pas les saquer. Après, y a Ann Pierlé, on sait pas la saquer, piano prout, lalala lala, on sait pas la saquer. Venus gnagnan on sait pas les saquer, sans compter Tom Barman, on sait tellement pas le saquer lui, qu'on l'a saqué et d'ailleurs il est pas venu... <br />
Naaaaaaaaaaaan j'rigole!!!!!!! <br />
(Mais suis sûr qu'ils vont garder ça au montage. Pour la vie.) <br />
<br />
Retour loge, relax. Cool. <br />
Ann me dit bonjour, elle est ravissante (je m'rattrap', je m'rattrap'). <br />
On traine. On fait les sots. <br />
On fait des imitations. On se chauffe. <br />
<br />
Puis on y va. Sur scène, la rage. <br />
Les parisiens, ils sont durs, mais c'est normal. Ils ont tout vu, ils sont durs, ils sont pas tendres, ils observent... <br />
Arrivent Spotlite et Trip et tac ils sont ddans. Tac fieu!<br />
Cher journal, jai eu un moment de grâce.<br />
Un moment de grâce, dans Trip, quand Teuk joue le riff seul, tendu mais seul, au milieu de la chanson après la tempête batterie-basse-guitare. Je laisse couler, Julien attend dans les broussailles pour achever la bête, je laisse passer un temps, je regarde les gens, ils font des yeux comme ça. Y s'attendent à tout, tout est possible. Le morceau est fini? Il va rechanter? Ils vont faire quoi? C'était fabuleux. <br />
Ca a duré 10 secondes, mais dans ma tête, c'était en long, en large et en travers. <br />
Bouf, concert fini. <br />
Retour loge, blabla, euphorie post-concert... <br />
Dimitri (Tikovoi) qui appelle. Tu trends compte? Il est à Londres, il appelle pour prendre des nouvelles.<br />
<br />
Après le bal, concerts tous aboutis, tout lmonde content, les belges wouéé, buvons tous du whisky au bar du coin, blabla. <br />
Venus très réussi. Ann Pierlé, le sens inné du public. <br />
HPS la jouvance. (Je m'rattrap'.)<br />
<br />
Nous suivons les HPS vers un bar de Pigalle ultra kitsh.<br />
Petit bar, le mec aux commandes, il faisait des yeux comme ça. Il croyait caser clochette, frottait son bar vide, et bam il se retrouve avec 20 personnes d'un coup, on s'prend tous un coca et je sors la bouteille de Jack Daniels et on sfait des whisky-cocas bien tapés. <br />
Le mec au bar, il a rien capté. Il disait tout le temps: Non, les mecs, sérieux-là, je dois fermer, non vraiment-là... Sivou plait, les gars, non allez, jdois fermer maintenant... Sivou plait....<br />
Haha, on rigole trop. On a trop la belle vie.<br />
Changeons de zone, blabla, pub irlandais.<br />
Buvons, buvons. Dun seul coup dun seul, les HPS se lèvent à lunisson, me laisse avec un coeur de beurre et Teuk enchanté, bouf, tout lmonde parti. Le serveur arrive: Faut mpayez la dernière tournée! 17 euros.<br />
Ah ben bravo, bravo le rock belge que jai dit au monsieur, ah ben bravo, jai même rien bu! 17 euros dans ma gueule, ouais.<br />
Ah bravo la scène belge, bravo! Vive wallonie Bruxelles musique, ah ben super, vive Dumortier, non vraiment, et lautre qui renverse le restant dune bière en partant en plus. Ah super, hein, non mais vraiment merci. Vive la scène belge ke jai dit fieu. Ah vraiment.]]></description>
	<pubDate>Tue, 17 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Battle of album covers (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[http://www.koreus.com/media/battle-album-covers.html ]]></description>
	<pubDate>Tue, 17 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Faire du feu (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Moi, j'ai un penchant: j'fais du feu avant d'avoir la bête à cuire.]]></description>
	<pubDate>Sun, 15 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Bon, je m'éclipse (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[D'abord, journée, bon, on répét' comme des bêtes, fieu.<br />
Et plus encore, bon, on y retourne encore et encore.<br />
Après, soirée, bon, on va à cette réunion avec une conseillère en management dans une pizzeria où la musique allait trop fort. Bon, pizza pas terrib' ke j'dis et pizza ok pour les autres. Fort parlé avec cette jeune femme pleine de vie (bon, comment attaquer le marché allemand? Ach ach ach-tung!).<br />
Ensuite, bon, ai rappelé la fille de MCM pour m'escuzé pour parceque j'avais été un peu rude en interview l'autre jour. Bon, je regrette nullement, c'est juste que je veux être clair, okay?  Bon, à la base je l'appelle pour présenter mes excuses si je l'ai blessée, et au final, bon, je lui dis que je regrette pas du tout ce que j'ai dit. Ha,ha. Pffff, un troisième hémisphère ne me ferait pas du mal.<br />
Après, bon, direction Bota pour concert Marie Warnant. Bon, je connaissais pas du tout. Yves notre ingé son ("YES!") travaille avec elle. Bon, on a bu, un minuscule peu. <br />
Moi, bon, j'bois pas. <br />
Après concert, on a fort parlé. <br />
Une amie de Yves ("Yes!") qui m'dit: quand je lis le journal de Sharko, et que tu cites Yves, je crie "Yes!".<br />
Ensuite, bon, on part chez Fred et Marcan. Soirée pour l'anniversaire de Fred. Les gens se sont cotisés pour lui acheter un petit chien. Wouah. Le petit chien arrive. Fort petit. Fait caca.<br />
Foooooooooort un petit chien.<br />
Bon, dans cette sublime maison, les soldout, girlsinhawaii, sharko, on boit fort des grosses giclées d'alcool fort, bon, on se dit avec Yves: "Une bombe explose et il n'y a plus de rock belge! Waf waf waf, hihi".<br />
Je dis que des conneries, blabla par ci blabla par là, bon, je m'en vais, vais faire zzzzzzzz. Je dis au revoir à Teuk, Teuk à mourir de craquant, il se tient debout avec son Humo dans la poche qui dépasse. Il plait aux filles cet homme-là. <br />
Bon, je m'éclipse.<br />
Je ne sais plus où je suis garé. Je vais demander au monsieur là. Monsieur avec son chien là, blabla, où suis-je garé? <br />
Non? Sait pas. Ah.<br />
Je marche, je ne sais plus. Bon, je reviens vers la fête de Fred.<br />
Je repense à cette phrase prononcée pendant la soirée: "Il ne faut pas nettoyer le cheval AVANT qu'il ait couru".<br />
Je repasse, hey aaaaaaaaah, bon, voiture trouvée! <br />
Je mets "city", je retrouve mon chemin et haha, je brûle quelques feux rouges, j'écrase une vieille et je prends que des sens uniques en envoyant des sms et mon pied qui dépasse de la fenêtre pour sentir un peu le vent dans ma chaussette.]]></description>
	<pubDate>Fri, 13 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Me i ke j'dis (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[j<br />
djibbck  n <br />
je suis chez alex, mon voisin, ki n'ets plus mon coivsin il minviet chezlui il est meêm pas là haha il est fou, <br />
ramblin'; aujourd'hui repetition trop lourd, l'écoute pas bonen <br />
soucis de mie en tehnqiue je suis faituiqgué<br />
faoqytigué, vraiment use; mais je peux peme pas dormeir cjezh moi!<br />
ca ca me tue; je veux doermr!<br />
ronpich ronpich ronpich ronpich!!!!!!!!<br />
<br />
bon ele même tmsp, je les écouet parler ce'est amsuant, je veisn de leur doire que ca me rapelair quand on est gamin,  et qunad les parnets parlent dans le salon ou debvant la tékéllé<br />
et que toi t'zcoutes, c'est rasuuant, frzed et n ico koni, zico, enfin  j'ai oublié son nom, il parel;<br />
je suis encoute, j'"dote; mas pas que<br />
en plus, one sa eu une réponse NEGATUIVE! haha de Lssoir por un sticker, mais moi je dis bravo! moi je vouslais pas voir de ringue sir le sicker sharko! no mo<br />
<br />
et puis soudain cet apers midi un coup de bleus, tiens blues en fatugéu ca donne bleus; bref, je recois des mails , je lis tout, ca mevite de paeter une case, un comble. je vais voir szur le net je voulais parler a alex, il me amqnue, je veux de ses bnouvelles, eil est ave cizo, izo, izo, izo, le mec des phostso un bon gars, sa copine est jolie en plus, c'est tjrs un signe, une jolie scopeine, k<br />
ou alors les technique s de drague sont parilles s dans le MONDE ENTIER. c'ets halluncinant!!!<br />
c'est oparile partout, ! wouah, on parourra m'accuser de tous les moauxts, masi je veux mourir vote, je vme vois pas supporter cette musiqe dans mon coffre,  qui poour quoi? tu vois?<br />
aujourdui! !!<br />
<br />
encore qie,ce qui me chagrine c'est le vapeur que ca dégage, le souffre, l edre<br />
humain, j'ai voe un truc de OUF, un aelx blog, pas surfisnat, c'ets pas drole, IZO au secours aide moi, le blog les omc<br />
la haine que je te voue mon petit choufleur; haha; mais tu les ais <br />
<br />
ou alros muhammad lai ali alia lia nnici <br />
et comme me disait notre prof de géo à l'écoel:<br />
"roma a vu"<br />
<br />
laove:DROGUE DURE une molécule!!!!!!!!!!!!!!!!j'uy suis!<br />
c'est la répon se!molecule!]]></description>
	<pubDate>Wed, 11 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Mastering des séquences live (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Marcan-génie méconnu:<br />
"En dessous des 170 kilohertz, sur la rythmique ici en fait, full range, y a un truc qui résonne, 160-200 y a un truc qui résonne. J'ai poussé à 170. Pour pousser. Le sub, il faut que ça frappe. Sinon ça masque. Il faut écouter fort pour voir ce que ça donne. Ecoute bien, maintenant t'as plus ça, ou beaucoup moins. T'entends la différence? Il faut un peu bypasser le volume du guide. Un peu lourd. Ici p-e je mets un "de-esser" sinon la voix elle attaque dans les médiums. C'est vite agressif."]]></description>
	<pubDate>Thu, 05 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La pression, quelle pression? (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Finir la pochette, ne rien oublier, ne rien oublier, et quand on a fini et que les fichiers sont envoyés à l'usine, se rendre compte qu'on a oublié un détail:<br />
notre éditeur dans son bureau qui donne sur les Champs-Elysées avec son Redbull tiède et son cigare machouillé aux deux bouts. Entre deux appels de Bernard Lavilliers et Nana Mouskouri, il m'appelle la voix tremblotante et le menton qui va dans tous les sens, murmure: "David, je ne suis pas dans les crédits... Je ne suis même pas dans tes remerciements..."<br />
J'ai beau lui expliquer qu'il n'y a pas de remerciements sur les pochettes de Sharko. Jamais. Je trouve ça cake. Une pochette, c'est pas fait pour dire merci, la vraie vie c'est fait pour dire merci. <br />
Il n'est pas convaincu... Il reprend une gorgée de Redbull tiède qui traine là depuis trois semaines, inspire, étouffe un sanglot: "Juste mon nom... même en petit..."]]></description>
	<pubDate>Tue, 03 Oct 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le grand luxe (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je fais mes courses au Lidl, et après je me tape des margaritas à 10 euros dans des lieux classieux. Ha,ha.]]></description>
	<pubDate>Sat, 30 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Cirque Royal (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'étais à fond d'dans, mon vieux. Tellement dedans, que si on m'avait dit  il y a 10 ans que je serais à fond dedans comme ça un jour, j'aurais eu peur et j'aurais dit "Escusé moi, me suis trompé dporte. Encore Adieu!". <br />
J'étais en rage. Contre le système. Contre tout c'que je déteste.<br />
Avant, je serais parti en poésie belge, avec ma chaussure, mais la poésie ça emmerde tout le monde. "Et le mec dis, avec sa chaussure, fieu!". La poésie belge, c'est cool un dimanche de temps en temps pour tonton Georges, avec son col roulé noir et ses pompes à scratch, lui faire plaisir devant mamie et lui dire comme c'est joli tonton ton poème avant d'attaquer la tarte.<br />
Non, j'avais honte de rage.<br />
Mais bon, on peut rire quand même.<br />
Après le concert, on sort de scène, on me kidnappe, on me jette dans le bus "Pure fm" qui transmet en direct studio mobile la soirée, j'arrive, paf, je suis tout tricot de sueur, les techniciens sourient, l'animateur Tom Cruise me fait des yeux. On me réclame urgent: "Tu dois choisir une chanson qu'on va diffuser vite, maintenant choisis!".<br />
"A bicyclette" de Yves Montand, j'ai choisi!<br />
On rit, on rit. "On est en direct!".<br />
Deux, trois questions, on est en direct.<br />
Par la fenêtre du bus, des gens quittent le navire, des gens quittent le cirque, ils me voient, je leur fais signe d'approcher, j'ouvre la porte du bus studio mobile, je les invite à venir, j'insiste "vous êtes d'où, mais venez!", tout ça en direct fieu, "de mons? rentrez!". Ils sont cool, pas impressionnés pour un sous de voir comment qu'on fait la radio, ils rentrent dans le bus, et j'en profite pour filer comme un beau diable, haha, retourner dans la matrice, et poser ma tête sur les épaules des autres.<br />
Julien, force brutale. Teuk, force crue.<br />
Le reste n'est que dérisoire.]]></description>
	<pubDate>Fri, 29 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Londres (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Londres. Mastering studios. <br />
Avec le monsieur qui vient de terminer Daft Punk. Cool.<br />
On a fort ri avec Yves (l'ingé son qui m'accompagnait). <br />
On a fort parlé.<br />
Sauf que quand on rit, on rit, on rit, oui, on rit mais on a eu des merdes au mastering. Des dats qui "glitsh"... L'absence de copie de secours. Les bounces qui n'sont pas sur un timestamp unique, donc impossible à recadrer sur Logic fieu. <br />
Le stress insupportable, moi j'aime pas ça, je répétais: "Mate, cheers, mate, fuck, stress hein, Jesus, mate, fuck, okay?".<br />
Nous, on doit partir, nous.<br />
Je pensais partir avec l'album sous le bras, le master, la copie d'écoute, mon disque dur, ma clé usb, le nouveau daft punk en exclu mp3... et je me retrouve ma sale gueule mon cul sur la banquette dans le métro de Londres avec mon sac vide. ]]></description>
	<pubDate>Fri, 29 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Répétitions au bota- Neneh Cherry (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[On joue le 26 janvier à l'AB.<br />
<br />
Je le dis parceque je suis vilain. Je t'emmerde.<br />
D'ailleurs j'emmerde tout le monde. <br />
J'suis pas d'humeur.<br />
Sorry hein.<br />
J'vais te dire, je m'en fous. Je m'en fous. Tu sais pourquoi je m'en fous? Parcequ'on a répèté comme des bêtes et qu'aujourd'hui j'ai rencontré Neneh Cherry.<br />
<br />
Christophe (boss label) faisait une journée de presse avec elle au bota, là où on répètait comme des nains, d'accord?<br />
Que j'ai dit:<br />
"Je suis trop fan, je la trouve trop belle, putain, Christophe, Christophe, si tu ne me la présentes pas, je tue tes ânes et je brûle ta voiture."<br />
Et donc, Christophe s'approche et lui dit: "Néné, erm... We have an artist here hein... David... his name hé. Erm... Néné, so meet please to introduce meet David."<br />
Et moi, hein, j'ai regardé Neneh dans les yeux et j'ai soufflé un peu sexy: "When I was a kid, I stole your record at a recordshop. Do I owe you something now? And on top of that, do you like wafles and Standard de Liège?"<br />
On riait de bon coeur, dis fieu.<br />
On riait.]]></description>
	<pubDate>Thu, 21 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Un cadavre qui parle (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal,<br />
Un cadavre qui parle, c'est dur de lui dire qu'il est mort, mais en même temps il trompe personne.]]></description>
	<pubDate>Thu, 21 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ozark Henri (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[C'est chouette Ozark Henri. Quand on est vraiment en manque de Coldplay, ou quand on connait tous les albums de Coldplay par coeur, ça fait du bien. L'impression d'écouter un inédit de Coldplay quoi. C'est cool. Ou mieux encore, en France, pour faire des blind-tests, ça arrache. Tu mets Ozark Henri, les gens y crient "Coldplay"! <br />
Ca l'fait fieu.]]></description>
	<pubDate>Tue, 19 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Répétitions au bota (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ce dimanche en Belgique, il y avait les journées du patrimoine ET la journée sans voitures dans toute la ville. Woua. Surréaliste, dis. Nous répétions comme des bêtes à l'orangerie du Bota, au bout du long couloir à plantes du botanique. Donc, les gens débarquaient à pied avec leur petit sac à dos dans la salle. A chaussettes blanches, petit short sympa fieu, avec des commentaires;<br />
"Oh dis, j'pensais qu'y avait des oranges à l'orangerie."<br />
"Ah c'est chouette ici."<br />
"Ya beaucoup de spots, hein, on imagine pas ça de l'extérieur."<br />
Bon, nous, on s'posait pas d'questions, on jouait le jeu de la porte ouverte-patrimoine. Parceque Sharko, c'est un peu le patrimoine belge quoi. Donc, les gens y zétaient là.<br />
On a eu un problème de patch, de lignes mal câblées, on s'demandait "La 14, tu l'envoies dans la 48 finalement? T'enlèverais pas la phase?"<br />
Et Teuk, il a dit: "Demande au vieux monsieur-là."<br />
]]></description>
	<pubDate>Tue, 19 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 25. Mix. Terminé? (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Bon... <br />
Il nous faudrait du recul. C'est sûr.<br />
Dans l'Eurostar, j'étais épuisé. J'avais l'impression d'avoir une chaise dans la main.<br />
C'est fini? Tu parles... Ca commence:<br />
Quel titre pour l'album? Quels morceaux on jette? Celui-là on garde? Dans quel ordre on les met sur le cd? Quels mixs on prend finalement? T'as la version courte de c'morceau-là?<br />
Quelle pochette on fait? T'as une idée? Aucune idée? Rien? Moi non plus. Une photo? De quoi? De nous. De nous? Oui, de nous mais comment? Noir et blanc? Couleur? Comment? <br />
Quelle chanson on prend pour le single? Il faudrait y penser. La meilleure stratégie, c'est quoi? Prendre le meilleur tout de suite ou bien lâcher l'obus en deuxième? Tu penses quoi?<br />
Le titre de l'album, il en faudrait un pour la pochette, ça aiderait... Ou alors on attend de voir la photo... Quelle photo?<br />
Le mastering, c'est quand? On va pas refaire un morceau quand même, si? Tu veux remixer un truc? Faudrait savoir pour l'ordre. J'suis sur les genoux, tu me parles déjà d'un remix? <br />
T'as pas une idée de graphisme? <br />
On fait un clip? On fait quoi comme clip? Sur quel morceau? Sur le single? Quel single? Comment on fait? Tu gères et on regarde faire? Comment? En noir et blanc le clip? Ils vont pas l'diffuser si c'est en noir et blanc, si? En couleur, alors. T'as pas une idée pour le clip? Faudrait voir la pochette pour mieux cerner l'atmosphère? Ouais, c'est sûr...mais on a pas de pochette. Ni de titre. Ca aiderait pour le clip? Ouais, j'imagine.<br />
Bon, pour les concerts, comment on fait? On fait tout live? Il nous faudrait un meilleur matos, non? Moi, mon ampli cake, il a assez vécu... Bon, "ampli cake" comme titre, c'est bien, non?]]></description>
	<pubDate>Tue, 12 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 18. Mix. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Fort amusant.]]></description>
	<pubDate>Tue, 05 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 19. Mix. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Yes indeed.]]></description>
	<pubDate>Tue, 05 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 19. Mix. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Mixing Motels, yes.]]></description>
	<pubDate>Tue, 05 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 20. Mix. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[]]></description>
	<pubDate>Tue, 05 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 17. Mix. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Généralement, assiter à un mix, c'est méga-chiant.<br />
L'ingénieur peut écouter 40 fois le même passage par exemple, en manipulant des trucs, sans que je capte aucune différence. Il travaille sur des effets, des phases, des fréquences... Je suis loin de son expertise.<br />
A chaque fois que je veux me promener, il me dit "Wait, wait, j'ai presque fini! Je veux ton avis" et je remonte donc m'affaler dans le canapé en regardant les chimpanzés sur "BBC Nature".<br />
<br />
Cette fois-ci, l'hôtel, il est pas top cool. Pour seule lumière, il y a une ampoule qui pend du plafond et les douches et toilettes sont 2 étages au-dessus. Je fais donc pipi dans l'évier.]]></description>
	<pubDate>Mon, 04 Sep 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 2. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Génial. J'ai trouvé une boulangerie qui fait des gaufres. Cool. <br />
Je me sentais super bien aujourd'hui. Dimitri nous faisait faire des prises et des prises et des prises, changer de tonalité, changer les accords, changer le tempo, revenir au tempo précédent, rechanger de tonalité, revenir deux accords en arrière, repartir, changer de tonalité en haut, et en bas aussi.<br />
Au bout d'un moment, je ne savais plus comment je m'appelais, et je n'osais pas regarder Teuk de peur d'avoir un fou rire. Car Teuk ne savait plus comment il s'appelait non plus. Ses doigts qui cherchaient les cases, et son capodastre avec.<br />
Puis, au bout d'un moment, surviennent la confiance et l'assurance. On est chaud, prise live, boum, Dimitri capture.<br />
Son souhait est d'obtenir une prise nette et sans bavure, une "vibe" comme on dit chez eux, sinon on recommence. On a dû faire 30 ou 40 prises comme ça. Parfois 18 ou 19. Dès fois 15 mais c'est rare. <br />
Après ça, nous réécoutions et je trouvais que ça sonnait super bien, et que c'était vivifiant de nous entendre comme ça. A trois dans une même pièce.<br />
C'est comme une ligue au-dessus, quoi. <br />
On a mal aux muscles qu'on ne pensait pas avoir.]]></description>
	<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 4. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je fais le deuil des démos comme on dit. Des mois que ces démos m'accompagnent, que je tombe amoureux d'un univers qui résonne en moi, qui est en phase avec ce que je suis au moment où je l'suis. Et puis, en studio, on dit au revoir à la démo et on démolit la maison.<br />
J'ai des soucis avec ça. Dimitri le sent mais il avance. On a des batailles inconscientes ou occultes avec des parties de morceaux, des choses qui touche l'un et pas l'autre. <br />
Des guerres occultes.]]></description>
	<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 5. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Dimitri installe les amplis guitare. Il installe les 3 amplis de Teuk en synchro.<br />
Je lui fais remarquer qu'il y a vraiment beaucoup de souffle sur un des amplis. Il dit: "Le souffle, c'est la vie."<br />
Ah.]]></description>
	<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 6. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je ne trouve pas les filtres à café.]]></description>
	<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 7. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Maigre journée. On a passé 12 heures à trimer sur un morceau qu'on a pas trouvé. C'est le pire. Le morceau est là, mais on a pas la robe qui l'habille. On cherche au grenier, à la cave, dans les armoires de mamie, dans le château de Barbie, on trouve rien qui aille. <br />
Au bout de 12 heures, on s'parle. On a pas trouvé. <br />
T'as rien trouvé? Non, et toi? Ben, non. Merde? Oui, merde.<br />
C'est un sentiment d'échec épouvantable. Parceque j'me dis, avec le fric que ça coûte. Parceque je m'dis, si j'avais été capable de pondre un truc évident, qui met tout le monde d'accord, qui indique immédiatement la destination. <br />
Sans doute aucun.<br />
L'universel. L'immédiat.]]></description>
	<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 8. Premier mix à Londres. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Le mixeur, c'est une bête. Il a travaillé avec Elton John, Kylie Minogue, Robbie Williams, Morrissey et des tonnes d'autres. Il a assisté Hugh Padgham et Steve Lillywhite (Police et U2). C'est une bête. On travaille sur une vieille console qui appartenait à Toni Visconti. J'fais des yeux comme ça, bouche bée, je salive sur le fauteuil.<br />
Le studio est vraiment cool. <br />
Méga hôtel aussi, réservé par Bang. Et comme c'est Christophe de Bang! qui a payé par Visa, à l'hôtel ils n'ont pas capté, ils m'appelent "Mister Christopher" quand je rentre ou quand je sors. C'est très drôle.<br />
Comme c'est Christophe de Bang! et sa visa qui racke, je me fais toute la nuit des films pornos pay-per-view et je vide tous les soirs le bar frigo de la chambre. Ha,ha.]]></description>
	<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko en studio. Jour 12. Retour à Bruxelles. (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[On avance. On a eu un mois entre les premières prises, les premiers mixs et la deuxième session de studio. <br />
C'est une excellente chose, dis, en fait.<br />
Je suis sorti de la première session de mix avec une certitude: il me fallait composer de nouveaux morceaux qui cadre avec la porte que Dimitri nous ouvrait dans le sens de la voie qu'il nous montre. <br />
Donc, dans le train Eurostar de retour de Londres: phosphore!<br />
En clair, ça veut dire que j'avais une attaque de panique.<br />
Je me disais: Ok, il nous faut au moins 2 morceaux, des nouveaux, à jouer live. Il faut un morceau juvénile, très simple à jouer et à chanter, court et plein d'énergie. Et un autre plus obscur avec un riff à la basse et un refrain débile au milieu.<br />
Et dans le train, ces 2 idées sont venues.<br />
C'est bizarre, j'ai passé 18 mois sans pouvoir pondre une prout, et en une demi-heure dans un train sous la manche, j'avais l'esquisse de deux nouveaux titres sous la manche.]]></description>
	<pubDate>Thu, 31 Aug 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Rss (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[]]></description>
	<pubDate>Tue, 11 Jul 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Dimitri est arrivé (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Dimitri est arrivé.<br />
Il est sorti du train, avec un look d'ange noir desperado. A côté, on fait vraiment cake; en short, avec le tee-shirt qui sent l'barbecue, les baskets avec les chaussettes tennis blanches, et la crème sur le coup d'soleil sur le nez. <br />
Nan, j'éxagère.<br />
Nous faisons donc connaissance. Dimitri est producteur. Il a produit Placebo. Il a travaillé avec Shakira. Il est co-propriétaire d'un studio avec Flood. Il est arrivé. A la gare du midi.<br />
<br />
Nous allons dans un bistrot-restaurant prout-prout en dehors du centre ville. <br />
Ma fine stratégie: manger au calme, pouvoir parler production-chansons, boire un coup, rentrer sagement, ronpich et demain frais et dispo pour la première journée au studio. <br />
Sauf que. Sauf que nous tombons sur un serveur espagnol magnifique de relâchement, excentrique, jeune poète de la vie, il nous prend d'affection, flashe sur Julien, admire les tatoos de Dimitri, et veut nous offrir de boire à l'oeil toute la nuit. Aïe.<br />
Il nous propose de vider le bar. Ouille.<br />
Un acte fou de désespoir? <br />
J'sais pas s'il fait ça parcequ'il vient d'être viré(?), ou s'il s'en fout d'être viré(?), pour l'amour du coup de folie(?), ou parcequ'il a préparé sa fuite en Argentine avec la caisse(?). <br />
Une belle serveuse nous rejoint timidement. <br />
Tequila? Rhum? Sel et citrons, d'acc? <br />
Le bistrot est maintenant désert. <br />
Le quartier bourgeois s'éteint. Le trottoir s'anime de nos surréalistes rires. Et l'amour ressenti dans cette complicité entre eux et nous.<br />
La belle met Dolly Parton sur la sono. Elle nous parle d'Excalibur. De John Boorman. Elle ressemble à une sculpture d'Akira Kurosawa. Lui ressemble à un jeune Roman Polanski et nous parle de ses années d'école. Et prétend avoir voulu mourir en regardant Glenn Close dans le "Mystère Von Bulow"...<br />
Rare.]]></description>
	<pubDate>Tue, 11 Jul 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ma coach (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier, l'anniversaire de Teuk. Il ne fait pas son âge.<br />
<br />
Nous allons vraiment commencer lalbum Sharko 4 ce lundi. <br />
Et je vais péter un câb.<br />
On va rentrer en studio lundi. Et Julien dit de me relaxer. <br />
Il a raison. Je dois me relaxer. <br />
<br />
Jai préparé les sessions protools. C-à-d quà larrivée du producteur, je voulais des sessions propres, sans avoir 481 audio files dans tous les sens et des bouts qui trainent sur des tonnes de pistes. Because avec certaines de mes sessions, il arrive qu'on entende un truc bizarre et qu'il nous faille 25 minutes avant de comprendre d'où ça vient. Ca arrive. <br />
Je voulais donc tout nettoyer, ki plus est mettre sur clic, hein, c'est plus simple, constater que plus rien nétait sur le bon tempo, chipoter pour comprendre, oublier de faire "save" avant que l'ordi ne freeze, exploser à coup de pied la tour du vieux mac, reprendre ses esprits, être interrompu par la manageuse du producteur qui voile à peine ses mauvaises intentions, essayer de réserver un eurostar, reprendre la session protools, remarquer que dans le crash une chanson a disparu, mais être rassuré plus tard par ma coach qui dit que c'est peut-être un "acte manqué". Si c'est ça, alors ça va.<br />
<br />
Jai dit à ma coach que jallais péter un câb. <br />
Mais elle dit que je fais des "dépressions salutaires". <br />
Si c'est ça, alors ça va.<br />
Depuis peu, jai donc un coach pour apprendre à gérer mon stress. <br />
Elle voudrait que je lui raconte mes rêves (elle a fait lécole freudienne, moi, à la base je suis plutôt jungien). Elle penche aussi vers Lacan. Je lui ai demandé si Lacan était le dessinateur des grottes de Lascaux. Elle ma dit non et nous avons interprété ce lapsus pendant plus dune heure.<br />
Comme mes rêves sont très érotiques en ce moment, et comme je n'ose pas lui parler bite-couilles, je lui parle donc de la coupe du monde de foot. Je lui ai expliqué combien jétais surpris par le déblocage psychologique de léquipe de France et de lexpression de lorgueil de Zidane.<br />
Je lui ai également expliqué le niveau de jeu impressionant même chez les équipes dites faibles. Je lui ai expliqué combien le jeu sétait modernisé; les équipements, les chaussures, les maillots, la technique, le jeu d'acteur des joueurs qu'on touche au bras et qui s'effondrent en se tenant le nez, le schéma tactique, le marketing et tout le tralala. Sauf larbitrage qui demeure archaïque et grotesque.<br />
Elle ma demandé si je projetais des choses sur les arbitres. Je lui ai répondu que parfois, jaurais bien projeté une poubelle pleine sur le con qui a sifflé penalty pour lItalie à la dernière minute en huitième.<br />
<br />
Sans blague, moi, jaime le foot. <br />
Quand jétais en philo à Liège, jai fait un travail de fin de première année candi sur loeuvre de Socrates- pas le philosophe, non, le joueur de foot pour le Brésil à la coupe du monde 1982.<br />
Jai donc remis ma copie au jury. Et peu de temps après, jai défendu mon travail à loral. Ils nont pas apprécié en philo. <br />
Le maitre es-philo avec son gilet brun et ses gros sourcils quon aurait dit des chenilles mortes, il ma dit: Monsieur Bartholomé vous vouliez faire de lesprit, mais vous êtes tout juste vulgaire.<br />
<br />
J'ai raconté cette anecdote à ma coach, qui m'a demandé: "Parlez-moi un peu des chenilles mortes."]]></description>
	<pubDate>Thu, 29 Jun 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Violons sur Sharko (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Lautre jour, en studio avec ma petite guitare honolulu pour enregistrer avec un quatuor chez Rudy Coclet. <br /><br />
Suis arrivé hyper tendu et contrarié. <br /><br />
Jpensais que jallais pèter une durite. <br /><br />
En effet, le chef du quatuor violons, Renaud, avait écrit une partition que je pensais trop riche et compliquée. Et je savais pas comment lui expliquer. Il avait mis des crolles à tous les cheveux.<br /><br />
<br /><br />
Je voulais un truc sobre. Je voulais des silences, des espaces, des vides. Je lui avais montré les notes sur un petit synthé et il avait écrit un arrangement très beau, mais trop nourri.<br /><br />
Donc, pas simple hein. Pas simple de localiser où qui fait quoi comment, et dexpliquer quil faut du vertige à un équilibriste. <br /><br />
<br /><br />
Les violonistes, quand ils ont commencé à jouer... javais des poils de bras partout.]]></description>
	<pubDate>Fri, 23 Jun 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Ami-ami (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Aujourdhui, jai découvert que quand je jetais une chips pour la rattraper avec ma bouche, si elle cassait pas, il y avait but à la coupe du monde de foot. Cétait assez fascinant. Ca ne marche pas avec les mnms, parcequ à la deuxième mi-temps, y a pas eu but.<br /><br />
Aujourdhui, jai vu notre tourneuse Anso qui ma confirmé une tournée en France en octobre 2006. Elle ma même montré des sites où cétait annoncé. De mon côté, jai fait écouter des démos, elle était ravie. Elle tapait du pied en écoutant. Elle ma demandé si javais des idées de mise en scène pour les concerts. Jai expliqué que je voulais faire un truc avec une piscine et deux nageuses en nage synchronisée. Et avec la jambe de Djibril Cissé, on aurait fait une apparition du monstre du Loch Ness.<br /><br />
On a fort ri. <br /><br />
Jai envoyé un sms à tout le monde pour la tournée doctobre. <br /><br />
Mais 2 heures plus tard, la tournée était... erm... annulée. <br /><br />
Jen sais pas tellement plus. Mais jétais tout paf.<br /><br />
Pour me consoler jsuis allé voir un peu où en était notre page myspace. Jai vu quon avait de plus en plus des amis, et ça ma remonté. Cest cool davoir des amis.<br /><br />
De temps en temps, je consulte des pages au pif, à laveuglette, sans raisonner. Par exemple, dans le moteur de recherche je tape australie parceque je veux des amis en australie, je consulte ça et là et quand une profil me touche pour une raison débile ou un détail insupportable, jenvoie un message et je fais ami-ami.]]></description>
	<pubDate>Thu, 22 Jun 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Un barbecue (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'étais à un barbecue géant l'autre soir. <br />
En musique de fond, U2 avec Sunday Bloody Sunday. <br />
La vieille chaussette nostalgiqueque je suis s'adresse aux plus jeunes: -"Aah c'est pas de vot' génération, mais U2, c'était quand même énorme avec Sunday Bloody Sunday...". Et un autre nostalgique de préciser: "Ouais, U2, c'était énorme ET politique. Parcequ'ils étaient les premiers à dénoncer ce qui s'était vraiment passé ce samedi-là!".]]></description>
	<pubDate>Mon, 05 Jun 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Synchronicité (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[L'autre jour, avec Teuk, la loi de Murphy qui jongle avec la synchronicité de Jung: je sors de la voiture, je prends une bouteille d'eau et une bouteille de coca. Je ferme les portes, Teuk me dit: "Shit, j'ai perdu mon téléphone!" Je lui ouvre la portière pour kil vérifie, il entre dans la voiture et cherche. A ce moment, la bouteille de coca me glisse des mains et tombe à terre, et là, coup d'bol, je remarque le gsm de Teuk dans le caniveau. Je dépose la bouteille d'eau sur le toit du véhicule, je ramasse la bouteille de coca, je frappe à la vitre pour prévenir Teuk, je me baisse pour pécho le gsm, averti, Teuk sort, se faisant il fait bouger la voiture, et alors que j'étais plié en deux, la bouteille d'eau qui était sur le toit vacille et me tombe sur la nuque, assomé, je veux me refaire une santé en ouvrant la bouteille de coca et comme elle fût secoué, elle me gicle en pleine poire.<br />
Il perd son gsm et je m'en prends plein la gueule.]]></description>
	<pubDate>Fri, 02 Jun 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le sport (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Alors bon, mon programme: le tennis, ensuite y aura la coupe du monde de foot, suivi du Tour de France (s'il a lieu) et puis siestes à gogo, mangé des chipes et buvé des biaires.<br />
J'adore le sport.<br />
<br />
J'ai raconté notre page "myspace" à notre éditeur à Paris. Il est dans son bureau qui domine les Champs-Elysées, à fumer le cigare, à négocier des passages radio, entre deux posters de feu Led Zeppelin, à essayer de pécho un rendez-vous avec la gagnante de la Star Ac suédoise de passage à Paris pour lui pitcher des chansons pas spé à placer sur le disque officiel de l'équipe de Finlande de foot pour la coupe du monde et qui s'appelle "We're gonna win" et qui doit sortir le 8 juin avant le disque officiel de la FIFA qui lui sort le 9, entre deux gorgées d'un RedBull tiède et Nana Mouskouri qui le harcèle parcequ'elle cherche une chanson pour son récital chypriote qui va en décaper plus d'un et mon appel perdu avec ma voix tremblotante et mal assurée de chanteur tête-à-claques.<br />
Je lui dis enthousiaste: "Hey t'as vu notre page myspace? 400 écoutes depuis une semaine!"<br />
Il répond entre cigare et RedBull: "Putain, à 25 centimes le passage fois 400... On aurait pu s'faire 100 euros si les gens avaient acheté le disque!" ]]></description>
	<pubDate>Tue, 30 May 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>myspace (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'entends parler de "myspace" depuis des lustres. Et "myspace" ceci, et "myspace" cela. Il parait que Arctic Monkeys auraient vendu 350.000 exemplaires de leur premier album grâce à "myspace" (?). Il parait que Beck, il y travaille tous les jours et qu'il change ses chansons en écoute tous les jours (?). Il parait que des cadres de majors (?), ils construisent des pages de groupes fictifs (?) pour y mettre en ligne des chansons-tests de groupes connus (?) afin de faire écouter à leurs représentants et commerciaux (?). (Ils auraient fait ça avec U2 sous le nom "The Speed Dating Flags"  (?) pour Vertigo...).<br />
<br />
J'ai contacté un producteur/mixeur à Londres et la première chose qu'il m'a demandée c'est "T'as une page myspace?". <br />
Ou encore ce reportage sur France Inter sur les très jeunes groupes de rock parisiens ki jouent au Gibus et ki disent "Nous, on s'en fout de signer chez Universal. Ce qu'on veut, nous, c'est une belle page myspace. Fuck Universal!". <br />
Ou encore ce long mail insultant d'un costaud ki terminait sa diatribe par "Sans rancune, j'espère que tu vas accepter d'être mon ami sur myspace".<br />
<br />
Bref, avec l'impulsion de Julien kon a mis not' "myspace" sur orbite. <br />
Et j'en ai profité pour mettre une nouvelle chanson inédite au ukulélé! <br />
Wouéééééééééé!]]></description>
	<pubDate>Mon, 29 May 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Pénélope et Sofia (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je suis allé voir la Palme d'or. "Volver". Avec les piedro de plombos. Car je n'aime pas micolason Almodovar. J'ai vaguement apprécié les premiers Almodovar comme "Matador". J'ai aimé "Atame" d'Almodovar. Mais j'ai détesté tout le reste d'Almodovar. Il parait que dans la vie, il est supra chiant diva de chez diva. Mais bon, ça me regarde pas s'il couche avec des hommes.<br />
Bon, là, je m'installe. Et je suis capturé par la beauté rayonnante de Pénélope Cruz. J'ai toujours détesté Pénélope Cruz. Je trouvais que la relation bidon de Pénélope Cruz avec Tom Cruise était le sommet du cynisme opportuniste arriviste. Car Tommy souhaitait instaurer la scientologie en Espagne et chez les hispanos U.S. <br />
Et Pénélope Cruz voulait développer sa carrière U.S. <br />
Il faut dire que les patrons des majors U.S. ont vite compris que les hispanos U.S. allaient moins au cinéma U.S. car les hispanos U.S. ne se reconnaissaient pas dans Catherine Zita Swoon car elle faisait pas bien l'accent espagnol dans Zorro. Pénélope Cruz avait meilleure image.<br />
Bref, l'intégrité artistique de Pénélope Cruz était éteinte pour moi. Je la voyais au bras de Tom Cruise pour les premières, le contrat signé avec une clause pour le bisou devant les photographes et ça heurtait mon système nerveux.<br />
Bref, là, elle m'a capturé. Beauté saisissante. Filmé avec amor.<br />
La première heure du film est excellente. L'histoire, le développement des personnages, la lumière, les décors, les zabits, le charme de la langue. Puis la deuxième heure est méga chiante à mourir.<br />
<br />
Avant la projection du film d'Almodovar, nous avons pu voir la bande-annonce de"Marie-Antoinette" de Sofia Coppola (la cousine de Nicolas Cage).<br />
Putain, ça a l'air génial! La musique dans la bande-annonce, c'était New Order! Woah! Et ça colle à mort! J'ai trouvé ça top excellent. <br />
Sofia, c'est un coup de génie. Remets le bonjour à ton père.<br />
<br />
A LIRE CI-DESSOUS L'ARTICLE DE LIBÉRATION<br />
La ponte des soupirs<br />
<br />
Sofia Coppola, réalisatrice de «Marie-Antoinette»<br />
par Sabrina CHAMPENOIS<br />
QUOTIDIEN : mercredi 24 mai 2006<br />
<br />
Dieu que Sofia Coppola a la main molle. Pas l'embryon d'une pression, juste ces bouts de doigts qui glissent entre les vôtres, poignet cassé. Elle apparaît pourtant presque engageante, regard noir bien droit, bras réunis sur les genoux. Mais très vite, c'est comme si un sortilège cotonneux prenait les manettes. Dès qu'elle dit «I'm so anxious». Elle prononce ça avec une telle aphasie, comme un soupir. Tout l'entretien sera à cette aune, voix douce, politesse indiscutable, aspérité nulle ; si lisse qu'on se dit qu'à 35 ans Sofia Coppola est déjà lasse, qu'on en vient à se demander comment elle a pu impulser et mener à bien un tournage à 40 millions de dollars, 600 figurants, avec Versailles en prime.<br />
Macarons. «I'm so anxious» : Sofia Coppola parle de la présentation à Cannes de Marie-Antoinette, un troisième film attendu au tournant. Après Virgin Suicides (coup d'essai, succès critique), Lost in Translation (essai transformé, carton critique et jackpot), il pourrait signer la consécration ou, tout aussi bien, le coup d'épée dans l'eau avec un parti pris pour le moins sensible en terre républicaine, le portrait empathique d'une reine flambeuse et inconsciente à en mettre sa tête à couper. Elle temporise : «Mon film n'a clairement pas de prétention à établir une quelconque vérité historique, je me suis concentrée sur l'individu...» On insiste sur le haro potentiel que pourraient susciter les séances de shopping avec chaussures signées Manolo Blahnik, la coqueluche des people américaines, et les gavages de macarons Ladurée. Elle répond avec sa force tranquille quasi anxiogène : «Le Festival de Cannes célèbre le cinéma sous toutes ses formes, je ne crois pas qu'il y aura de malentendu.»<br />
Il faut dire que Cannes, Sofia C. connaît, née en mai 1971 de Francis Ford C., alors en plein tournage du Parrain (elle y apparaît bébé, et dans le Parrain III, elle sera fiancée), élevée au contact quotidien de Scorsese, Lynch, et autres Cassavetes-Rowlands (leur fille Zoe est sa meilleure amie), trimballée sur des tournages aussi dantesques qu'Apocalypse Now, jusqu'à ces escales sur la Croisette. «Je n'ai pas d'anecdote précise, je sais juste que c'était toujours excitant de se retrouver là, de monter les marches...» Rien de précis, juste un état d'esprit à prendre ou à laisser : voilà ce qu'offre Sofia Coppola en chair et en os, qu'il serait tentant et facile de ne voir qu'en enfant gâtée et blasée, arrivée au cinéma dans des pantoufles de vair après un passage glamour par la mode : stagiaire chez Chanel, égérie de Marc Jacobs, amie du créateur d'APC Jean Touitou, qui aurait inspiré le personnage de Bill Murray dans Lost in Translation, initiatrice à son tour de Milk, marque qui cartonne au Japon.<br />
Loin de jouer les affranchies d'une ascendance forcément cannibale, elle affiche son attachement au clan familial (son frère Roman l'a de nouveau assistée à la caméra, son cousin Jason Schwartzman joue Louis XVI, sa mère a réalisé l'interview du dossier de presse), et revendique cette fois encore un côté «ma petite entreprise». «Certains ont parlé de paranoïa parce qu'on a dissimulé les costumes sous des bâches, mais je n'aime pas montrer un travail en cours, c'est tout. Et malgré le budget et l'équipe, bien plus importants que sur Virgin Suicides ou Lost in Translation, j'ai fait en sorte de conserver une certaine souplesse d'action. Pour le prochain, je reviendrai à un dispositif plus léger.» Ce projet, elle n'en dira rien, mais on ne lui en demandait déjà plus tant, elle qui reste atone même dans l'enthousiasme (Terrence Malick, Wong Kar-wai...)<br />
Petite robe. Nous revient cette image d'elle à Cannes, il y a deux ans, en haut des marches précisément, au côté de son compagnon d'alors, la pile Tarantino (aujourd'hui, elle attend un enfant de Thomas Mars, chanteur du groupe Phoenix ; avant, elle a été brièvement mariée au cinéaste Spike Jonze) : sourire à peine esquissé, comme empruntée dans sa petite robe très sixties, elle paraissait aspirer à l'effacement quand QT dévorait le chaland des yeux. Elle se refusait au cinéma, ou plutôt, au cinoche. C'est peut-être ça, la clé. Peut-être.]]></description>
	<pubDate>Wed, 24 May 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Karaoké Indie (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[http://www.club2.wohnzimmer.com/karaoke.html]]></description>
	<pubDate>Tue, 09 May 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Alex Stevens (TM) photo (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[]]></description>
	<pubDate>Tue, 09 May 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Genève (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal.<br />
Nous avons dabord répèté comme des bêtes toute la semaine. <br />
Cétait cool.<br />
Beaucoup de plaisir (O joie!) avec les nouveaux morceaux. <br />
Samedi, nous sommes partis vers Genève comme un seul homme.<br />
Javais des craintes avec la douane suisse, tellement réputée. <br />
La Suisse réclame un carnet dimportation lorquon pénètre son territoire avec les effets dits non personnels. Si on a un camion plein de caisses doranges, ils veulent savoir quoi, combien, poids, origine, nombre, quantité, blabla. Ca je peux comprendre. Mais comme on joue pas sur des oranges, cétait compliqué de complèter un formulaire avec Teuk joue sur une pédale Boss S-40 Zub de 615 g dorigine U.S. mais achetée sur Ebay à un allemand dont le login est Pikabum1975. <br />
Problème est quen plus à Bruxelles, à la chambre du commerce qui délivre ce sésame, le fameux carnet ma été refusé car jindiquâ les détails de notre matériel en minuscule. Où avais-je la tête pour oublier qu'il fallait complèter les trois exemplaires en majuscule? <br />
Arrivés à la frontière suisse, jé moin fé le malin. Dabord parceque notre chauffeur Frainswo (admirable sil en est) avait une coiffure de cheveux en dreadlocks rouges pâles (on dirait des flamands roses morts sur sa tête. Oh Frainswo, j'rigole, on peut rire, non?). <br />
Que nous navions pas la vignette à 30 euros pour rouler 6 km sur lautoroute. Et surtout que nous avions 300 grammes de shit glissés dans une corde de basse. <br />
Non, jrigole. <br />
(... Nous passâmes la frontière sans ennui.)<br />
<br />
Sur la route, nous regardions en DVD le doc Some kind of monster sur lenregistrement de lalbum de Metallica. Cest le meilleur doc que jai vu sur lenvers du biz-rock baby. Incroyab. Démesuré. Hallucinant. Un vrai document pour conscientiser la démesure quengendre le succès. Des moments danthologie. <br />
A louer. Ou à télécharger sur internet sur Napster. <br />
Non, je rigole.<br />
<br />
Sur la route, cétait un festival de vilainetés de la part combinée de Frainswo et Yves notre ingé son (admirable sil en est). Ils narrêtaient pas de nous embêter avec des et que Sharko cest pas connu, et que Sharko cest tout cake, et que Sharko ceci et que Sharko cela, et que Ghinzu ils sont plus riches, et que Girls in Hawaii ils se font plus de meufs, et que Sharko on dirait U2, dailleurs Dafit on va pas tappeler Bono mais Bolo et Julien Paschal ce sra Julien Pesto et Teuk Henri, Teuk en riettes.<br />
Fort vilains.  <br />
<br />
Sur place, à Genève, dans le parc de cette drôle de ville suisse. Il pleut comme vache qui pisse. Mais lambiance est là. Et dimaginer ce que donnerait un festival comme ça sous la douceur dune nuit ensoleillée.<br />
Quelques bagarres et des couples agressés au tournevis. Quelques rappeurs au regard méchant, quelques punks à chien, la Suisse pour le coup métonne. Jimaginais Genève dénuée de troubles. Ville bourgeoise et riche, tranquille dans sa neutralité. <br />
Mais en fait ça ressemble à un mélange de Liège et Lyon. <br />
Lorganisateur mexplique: Ici, les jeunes frustrés ont observé les émeutes de Paris. Ils rêveraient den faire autant. Mais le contexte na rien à voir. Cest comme mettre des chaussettes à ses mains quand on a déjà des gants.<br />
<br />
Avant le concert, des mecs zonent à larrière de la scène. <br />
Un mec à peine louche sapproche:<br />
Le mec: -Ouais, salut. Ca joue?<br />
Julien (pas peur de se prendre un coup dboule): - Ouais, à laiz, man.<br />
Le mec: - Vous vnez doù?<br />
Yves (pas peur de se prendre un coup de tournevis): - Tu vois pas doù on vient? On vient de loin tu sais? Tu sais où cest loin? Tes djà allé loin?<br />
<br />
Pendant le concert, une énorme couille a presque failli faire exploser la sono. Sagissait dune boite D.I. mal câblée. On a dû sarrêter de jouer. Dur de se remettre en selle quand on tombe du cheval dit le prophète. Surtout quand y a pas de cheval dessous la selle.<br />
Bref, on y retourne. <br />
Et là, jai un éclair de lucidité.<br />
Ca dure lespace de 2 chansons. Je conscientise. <br />
Le parcours de Sharko. <br />
Les concerts, la foi, lécriture des chansons...<br />
La souplesse (ou non) pour les transporter. Et lénergie. Quil faut.<br />
Je vois les gens qui bougent sous la pluie. Je me dis On a des putains de chansons.... Je ne peux plus saboter... Que Dieu me porte.<br />
<br />
Après le concert, Frainswo installe son derrière sur un bafle et commence à draguer les filles qui sapprochent pour demander qui on est. Il drague, il drague, et nous on démonte le matériel en faisant des petits signes timides derrière.<br />
<br />
La nuit, dans lappartement de lorganisateur. <br />
On refait le monde.<br />
Teuk trouve un faux-nez en allant pisser. Il lenroule autour de son doigt (!) et revient des toilettes: -David, jai le doigt cassé!!.<br />
Nous dormons, sauf que je narrive pas à dormir. Jai froid. Jattends les premières lueurs. Que Dieu me porte. Je pense à Metallica, je pense au fric de Metallica. Je pense à nous. Je pense au fric de nous. Je pense à Villepin et le montage psychologique de son orgueil dans la tempête. Je pense à Chirac. Je pense à Christophe Willem. Je pense au prix de lessence. Je pense aux manipulations du monde en général. Je pense aux manipulations de Sepp Blater à la tête de la FIFA. Je pense à Klinsmann face aux attaques de Beckenbauer. Je me demande qui va être gardien de but pour les français. Je me dis que ça doit miner Barthez. Ou pas. Je pense trop à rien. Je pense au Bota. Je pense aux nuits du Bota. Je pense à Pete Doherty aux nuits du Bota. Il serait arrivé en taxi dAmsterdam quelques minutes avant son concert. Je me demande de quoi il a parlé dans le taxi avec le chauffeur. Il devait avoir de la dope sur lui. Le taximan, il a dû halluciner...<br />
Je pense tchick... Je pense tchock... Je pense trop.<br />
Jai le cerveau dune locomotive de train à vapeur au charbon remorquée et sanglée sur un TGV qui va dans le métro.<br />
<br />
Les huit heures de route pour rentrer. Interminables. <br />
Teuk qui lâche quelques hiroshimas dans le van. <br />
Je comprends Tchernobyl parfois. <br />
Frainswo qui roule dune traite. <br />
Julien qui regarde les Pixies en DVD. <br />
Yves qui dort.<br />
A lheure (enfin) de rentrer chez moi, cette petite voix: Ne pas saboter. Que Dieu me porte. The secret is letting go. Mmmm, une petite tarte au sucre!.]]></description>
	<pubDate>Mon, 08 May 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Fort ri (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[http://www.youtube.com/watch?v=j67-Iu5pr04&search=bohemian%20rhapsody]]></description>
	<pubDate>Thu, 20 Apr 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Antiques (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier moi tombé sur cassette de Prefab Sprout, l'album "Steve Mc Queen". Que je n'avais pas écouté depuis longtemps. L'album. Bien. Premier mot de la première chanson, crié, surprenant:<br />
"Antiques!"<br />
<br />
Tout le monde a son blog. Je croise un gars lundi soir, il me dit: "Ouais, on est allés à Bastogne en bagnole, putain, il nous est arrivé des merdes, j'te jure... Enfin, t'iras lire sur mon blog, quoi".<br />
On ne se parle plus. On code. On sms. On email. On blogue. On se lit soi-même. On se relit. <br />
Je suis qu'un vieux con.]]></description>
	<pubDate>Tue, 18 Apr 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Pull (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Il ne me va pas ce pull. J'me sens moche dedans.]]></description>
	<pubDate>Tue, 11 Apr 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>Répétitions. Villa sublime (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[On nous a prêté une villa sublime pour travailler. <br />
Sublime maison en pleine campagne. Elle simpose royale. Assise. <br />
Nous avons travaillé fort. Sans relâche. Dur. <br />
Sur dix fois jouer le même morceau, dix fois du génie mais jamais à la même place. <br />
Jme comprends. <br />
<br />
Au bout dune journée de travail, je regardais la nature dans limmense jardin.<br />
Nous sommes la nature pensais-je soudain. Faits à limage de la nature. <br />
Je regardais les arbres nus faire face au froid. Leurs branches sont le dessin de nos nerfs dérivais-je. Et si leurs branches nues sont à limage de nos nerfs, leur sève est à limage de notre moelle épinière. Et leurs feuilles sont nos poils.<br />
Ha,ha.<br />
<br />
Lu dans un magazine cette phrase dacteur: Je boxais comme on joue la comédie. Plus doué pour le beau geste que pour la gagne.<br />
Jai trouvé ça magnifique.<br />
Cest beau hein?<br />
Sauf que je ne pensais plus à la phrase, mais je mdisais Putain, le type, il a vraiment dit ça? Ou cest le journaliste qui fît synthèse?<br />
<br />
Bref. On a bossé. Des structures. Des phrases...<br />
Nous répétions une chanson 35 fois jusquà ce que le texte vienne à moi.<br />
Wouéé.<br />
Cest cool ça! Cest à dire aux journalistes en interview: Les paroles venaient à moi... Blabla....<br />
Les acteurs quand ils font des interviews, ils se laissent rêver à dire des Jai dû rentrer dans le personnage, mon personnage mest venu à moi, blabla... Jai porté le personnage comme un costume et il ne ma pas lâché... Blabla... J'ai de suite adoré le script... J'ai choisi ce rôle car le personnage blabla....<br />
Alors qu'on voudrait entendre: Jai couché avec l'actrice ou bien, Le producteur, cest un vrai pédé. Ou bien Mon partenaire détestable qui fait tout pour avoir des gros plans il connaissait pas son texte, ce con ou bien "J'ai eu le rôle parceque  José Garcia l'a refusé. J'ai pas lu le scénario, j'ai fait le film pour le blé... Ca m'a permis de refaire la piscine dans ma maison à Nice."<br />
<br />
Avec Teuk, le plus dur, cest lui dire que ce quil vient de faire cest génial. Parceque la fois daprès, il va y penser et le papillon sera figé. <br />
Parfois aussi également, une incompréhension simpose et celle-ci peut à notre insu nest-ce pas durer des heures.<br />
Exemple: nous étions penchés sur cette chanson que jappelle Sweet protection et que lui appelle Mama said (ça commence bien).<br />
Nous fixions les dynamiques et les relances, les silences. Je lui disais Teuk, pense à dynamiter le refrain, il est trop calme. Il faut que ça pète!.<br />
Il acquiessait, serein. Mais après quelques reprises appliquées, toujours aucun signe du grand vent sur la voile. Je meusse étonné: Teuk, au refrain, tu dois faire monter la sauce. Oui, oui répondait-il lair convaincu de lâme en paix.<br />
Et dy repasser quelques fois, mais peu de changements remarquais-je... <br />
Je fûs perplexe mais nen dît rien. Songeur.<br />
Lors dune pause, il se confie: Je pense avoir trouvé une chouette ligne pour le refrain, non? Celle qui fait Wouinpoui pin pin..., tu vois?<br />
Et là, je constate, illuminé par la foudre:<br />
Teuk, le refrain cest pas ça... Ce dont tu parles, cest la fin du couplet!.<br />
<br />
Bon, dit comme ça, ça ma fait sourire à mon coeur.<br />
Puis, soudain, de mon sang se glacer: sil pense que le refrain est le couplet et le couplet le refrain, est-ce à dire que le refrain est trop faible pour sélever au rang de refrain?<br />
Et donc la ligne mélodique du couplet serait-elle plus accrocheuse que le refrain? Si tel est bien le cas, ne serais-je pas dans la merde?]]></description>
	<pubDate>Sat, 08 Apr 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La Belgique d'en haut (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Nous étions donc dans cette ferme avec Teuk. <br />
Le soir, nous regardiâmes la télé et les chaines belges néerlandophones. Il y eusse un programme d'auto-congratulations affolant sur les "Humo Awards". Des stars flamandes qui se remettent des prix d'allégresse, de "meilleur chanteur belge", de "meilleur actrice belge", de "meilleur comique belge". Sans qu'il y ait le moindre francophone en lice évidemment. C'est ce qui fait le charme de la Belgique d'en haut.<br />
Ca, c'est le pire.<br />
Le meilleur, c'est un autre soir, où il y eusse un programme décapant appelé "De laatse show". Tous les soirs, un présentateur pinçant et quasi-cynique reçoit des invités et il leur balance des casseroles bien grasses sans rire. Dit comme ça, ça ressemble à Cauet où à Arthur, hein? <br />
Ben non, tellement le mec, il fait ça génial. Il porte des sweat-shirts horribles achetés au marché de Schaerbeek 4 euros pour 2. Il éclipse son égo loin derrière ses invités. Il fait politiquement incorrect sans jamais user de pièges malsains. Il est drôle sans jamais forcer la farce. Et plus encore, ce qui m'a touché le plus, c'est qu'il ne s'abaisse jamais à expliquer ses feintes aux téléspectateurs ou à les vulgariser pour un public qui serait moins aiguisé ou moins cultivé. Jamais de gros clins d'yeux complices vers la caméra pour dire: "Ici feinte, ok? Compris?".<br />
En d'autres mots, il tire les téléspectateurs vers le haut. <br />
Toujours vers le haut. <br />
A la RTBF, on a pas ça. On a Malvira et le mec qui brosse dans le sens du poil à reluire.<br />
<br />
Mon Dieu, je me relis et je suis stupéfait par mon intelligence.<br />
Mais comment je fais? D'où vient cette analyse et cette plume? Suis-je une réincarnation de Rimbaut?<br />
Pourquoi avec tout ce talent ne suis-je pas appelé à écrire des éditos dans les journaux belges? Comment est-ce possible que ce talent n'apparaisse que dans un journal d'une rockstar populaire? <br />
Ma mère a eu de la chance d'avoir mon nombril pour respirer pendant sa grossesse.]]></description>
	<pubDate>Fri, 31 Mar 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Répétitions (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'étais n'est-ce pas, avec Teuk en répétition dans une ferme isolée près de Ypres. Une ferme rénovée avec goût et science du confort.<br />
Avec des meubles classieux, une literie confortable et un vieux, fort vieux baby-foot branlant de partout à l'image du football belge.<br />
Isolés que nous fûmes pour mieux travailler, reclus du monde réel pour se lancer aveuglement dans l'univers Sharko. C'était très agréable. La ferme s'élevait dans la brûme d'une Wallonie bucolique, et nos volutes de guitares et autre illustre jeu de basse rivalisaient avec fureur dans cette cossue et bourgeoise région champêtre. Nous fûmes ravis de nous évader à travers champs le coeur en joie, l'inspiration portée haute dans cette matrice de créativité que fût ce petit coin de paradis.<br />
Sauf que cette conne de proprio fermière de mes deux ne m'a toujours pas reversé la caution sur mon compte, cette sale pute.]]></description>
	<pubDate>Thu, 30 Mar 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Cinderelela man (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je viens de voir "Cinderelela man". On y croit pas une minute.]]></description>
	<pubDate>Tue, 21 Mar 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sa lettre (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Pour Spotlite... Pour répondre à vos questions, fans transies, la guitare nest pas accordée normal. Laccordage employé est le suivant: au lieu du MI LA RE SOL SI MI, il faut faire SOL FA RE SOL SI MI. Métonne pas ktas du mal.<br /><br />
<br /><br />
Ce soir, jécoute. Ce soir, jécoute des vieux vinyles. Est-ce cest parceque je passe mon plupart du temps dans les grid et les clic track que je maperçois de la manifestation de la vérité? <br /><br />
Putain, ils jouaient au feeling dans le temps... (Oui Pépé). <br /><br />
Ils jouaient, enregistraient et cutaient grave dans les tracks. <br /><br />
Protools pas inventé... Ca tafait fort quand même. <br /><br />
Avec les mixes sans automation... <br /><br />
Avec les edits et les punch-ins...<br /><br />
Le pire punch-in que jconnaisse, cest quand même We will rock you. <br /><br />
Le punch-in de ouf sur le chant au début. Incroyab.<br /><br />
... man someday/ YOU GOT MUD ON YOUR FACE... <br /><br />
Plus encore. Where the streets have no name de U2, à la fin y a un de ces cuts... Cest mixé à la hache.<br /><br />
Plus encore. Is this love? de Bob Marley... Le tempo... Ca bouge de 89 Bpm à 110 Bpm. Ca flotte dans tous les sens, ça navigue au pif, à linstinct. Au feeling... <br /><br />
<br /><br />
Oui, allô?<br /><br />
<br /><br />
Quand je travaillais avec Ben Findlay en 2003, le soir, il me racontait des secrets. Il me disait quen 1985, Depeche Mode faisait déjà des tournées bande playback. Le son venait dun multi-linked DAT et quil ny avait que le chanteur qui performait, les autres faisaient des poses eighties-tensions-urbaines sympas sur leurs synthés pas branchés. <br /><br />
Dave Gahan devant et lautre folle derrière avec ses menottes et ses casquettes en cuir à hauts talons. <br /><br />
(Oooh, on peut rire, non?)<br /><br />
<br /><br />
<br /><br />
Si je rencontre un martien et sil me dit: Dafit, je dois repartir ce soir. Merci pour tout. Avant de partir, je veux voir un film américain. Quest-ce que tu me recommandes?<br /><br />
Je lui dirais: Dabord, Vertibus, tu me tutoies pas, on a pas couché les cochons ensemble. Ensuite, il faut que tu vois un vrai film de cul, cest hilarant. Ha,ha. Non, sérieux. Je dirais Pulp Fiction. Non, attends... Non, il faut que tu vois Le parrain. Oui, Le Parrain... Ou bien Taxi Driver? Non, il faut que tu vois Sideways tu vas rire à la scène où il couche avec lasiatique. Non, attends, bien sûr, où avais-je la tête? Il faut que tu vois un docu de Michael Moore. Non, il faut que tu vois un vrai film. Un western? Non, plutôt un film de Chaplin évidemment! Ben ouais cest clair. Mais tu vas rien comprendre aux sous-titres. Attends, erm... je dirais un Hitchcock alors. Prends plutôt... Pfff, cest dur. Je dirais La marche des empereurs mais cest pas américain. Mais putain TU ME FAIS CHIER AVEC TES QUESTIONS, quest-ce tas besoin dvoir un film dabord? Tas rien daut à foutre?<br /><br />
 <br /><br />
Mon père. Que je connais à peine, soyons bref.<br /><br />
Il a eu cette attaque cérébrale. En juin. Une vilaine attaque. <br /><br />
Il souffre désormais daphasie. <br /><br />
Il a perdu lexpression et la cohérence des propos. <br /><br />
Aujourdhui, jai reçu sa lettre:<br /><br />
David. Leau vient de la mer, du sable, qui vient à toi. Aussi, Adam avec les petits garçons sont entre les oreilles ou entre son nez et écoute.]]></description>
	<pubDate>Tue, 21 Mar 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Le foot belge? Ha,ha (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Lagonie du foot belge ke j'dis. Et ces révélations de matchs truqués à grande échelle. Kel arnaque. Le pire cest que cest tellement énorme et débile, que vu de létranger, on passe encore pour les plus cons.<br />
Et faut entendre les explications des joueurs... <br />
Et puis, il y a ceux qui disent: Jai rien vu!. Ha,ha.<br />
Nous sommes tous coupables CAR il y avait des signes qui auraient dû nous ouvrir les yeux:<br />
- Les attaquants en charentaise qui jouaient à Sudoku pendant le match.<br />
- Le gardien de but qui hurlait: Pas besoin de mur pour les coups-francs!.<br />
- Après un auto-goal les défenseurs qui se congratulaient.<br />
- Il ny avait jamais dentrainement. Les joueurs se présentaient 10 minutes avant le match.<br />
- Larbitre arbitrait dune chaise longue à côté du banc de touche.<br />
- Cette affiche à lentrée du stade: Pour 5 euros devenez ce soir le gardien de but officiel de léquipe. <br />
- Ils passaient Loser de Beck en boucle à fond à la mi-temps.<br />
- Régine était back droit.<br />
- Un joueur, sur le parking du stade nous avait interrogé: Tu mexpliques vite cest quoi un hors-jeu?.<br />
- A la mi-temps, ces photos de la femme du gardien de but ligotée dans un coffre de voiture qui circulaient dans les tribunes...]]></description>
	<pubDate>Sun, 19 Mar 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Y a plus simple, c'est sûr (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Bon, ben jai 70 nouvelles chansons. Que de la merde. Ha,ha.<br />
20 quon dirait une démo fleurie dun chanteur à acné de Habay-la-Neuve, 20 quon dirait une sous-copie dun groupe nul anglais par un groupe de jeunes de Uccle, 20 quon jurerait tordues dans la grande veine de Feuded, 20 quon dirait un titre de démonstration pour Protools-Slovaquie, 20 quon dirait une musique dattente téléphonique pour un réparateur dascenseur, 20 quon dirait une musique pour Brian Joubert, 20 quon dirait que ça ne passera jamais sur aucune radio au monde et enfin 20 quon dirait un 45 tours griffé de Weezer joué en 33 tours sans le diamant.<br />
Je me pose trop de questions. Je passe mon temps à démonter le moteur avant de prendre la route pour être sûr quil tiendra jusquà la Costa Del Sol.<br />
Y a plus simple quand même. <br />
Psychologiquement, je ressemble à un fade qui passe 6 mois à apprendre l'allemand pour indiquer le chemin des toilettes à un chinois.<br />
Jai des morceaux de bois, je veux en faire une grande échelle et je me retrouve avec une tour Eiffel miniature en allumettes. <br />
Y a plus simple quand même. <br />
Ou alors, je trouve que ça manque de matière viscérale, de tripes. Ca se mange, oh, c'est sûr, mais comme y a pas de digestion: tu bouffes et tu chies. <br />
Faut m'comprendre:<br />
Nous, les gens, quon est à la recherche démotions et de sensations que jdis.<br />
On a besoin dêtre hantés. Quand on va au ciné, dans le meilleur des cas, on y va pour être hanté pendant 3 jours. Dans le pire des cas, on veut au moins être ailleurs pendant la durée du film. Cest sûr que si tu vas au ciné voir Le cactus tu risques pas dêtre hanté. Bref.<br />
On va aux concerts pour prendre une claque. On achète un disque pour être voyagé dans une étoffe irrationnelle quelques jours. Ou bien être mis à nu et se sentir vivre. Vivre! <br />
Vibrer! Se sentir être humain sur une planète.<br />
Je fais de la musique pour ça. Pour vibrer. Et pour voir des femmes à poil backstage.<br />
Y a plus simple quand même. <br />
Jai limpression de chercher la clé dune porte qui est grande ouverte.<br />
Tout me désarroi. Tout me triste. Tout. <br />
Un exemple; il mest arrivé de ne pas pouvoir mendormir à cause de Jean-Jacques Eydelie. Faut le faire quand même...<br />
Je me disais: Pourquoi, Jean-Jacques... Pourquoi?. <br />
Certes, que ceux qui se dopent se dopent, mais pourquoi cette histoire de cul à la queue-leu-leu? (Eydelie, footballeur champion dEurope en 1993 avec Marseille vient de dénoncer dans un livre le dopage et les tricheries sous lère Tapie au début des années 90. Il relate notamment cette scène où les joueurs se seraient alignés les fesses à lair pour recevoir une piqûre avant la finale.)<br />
Le football belge ressemble à... rien. (Pour les non-belges, cest trop long et désolant à expliquer. Veuillez demander à info@kaynoovel.be)<br />
Le football belge... Ah le cynisme... Oui! Ha,ha. Quel cynisme! Et vas-y que jte mets 7 buts dans la vue. Hop, jai glissé! Oh cest trop bête. Oh vas-y que le gardien a une poussière dans loeil. Trois fois de suite. <br />
Y a plus simple quand même. <br />
Donc quoi?<br />
Le temps fera son nid dans la manifestation de la vérité.<br />
Pas toujours. Ha,ha.<br />
Je pense trop. Je sidère la consternation en moi.]]></description>
	<pubDate>Wed, 15 Mar 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La musique décryptée (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[]]></description>
	<pubDate>Fri, 13 Jan 2006 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Bleu tête (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[]]></description>
	<pubDate>Wed, 28 Dec 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Jaune tête (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[]]></description>
	<pubDate>Wed, 28 Dec 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Raisons qui nous amènent à penser que (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[En général, quelles sont les raisons qui nous amènent à penser quun concert Sharko va tourner au cauchemar? Erm... Voyons...<br /><br />
- Sur la porte de la salle quand on arrive, il y a un post-it avec CONCERT ANULER écrit en tout petit.<br /><br />
- Quand on arrive en ville, on ne trouve pas la salle.<br /><br />
- Sur laffiche, il est écrit: Ce soir: soirée gore fist-fucking + Sharko<br /><br />
- Sur laffiche, il est écrit: Sarko Président (Soirée UMP)<br /><br />
- La salle et les loges sont inversées.<br /><br />
- Il ny a ni loges, ni scène.<br /><br />
- Nous sommes plus sur scène que dans la salle.<br /><br />
- Pendant le concert, des touristes nous interrompent pour demander Excusez-moi Monsieur, il est où le camping?.<br /><br />
- On est programmé pour jouer à 18 heures (hahaha).]]></description>
	<pubDate>Mon, 05 Dec 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>"Saint-Nicolas est un rockers" (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, soirée Saint-Nicolas hier soir. <br />
Concert de charité avec de nombreux groupes belges aux Halles de Schaerbeek.<br />
Suis arrivé tôt vers 16 heures. Le régisseur me demande: Tes le premier arrivé. Tu sais à quelle heure tu joues au moins?.<br />
Je risque pas doublier à quelle heure je joue! ke jdis, vu que les organisateurs ont calé Sharko à 18 heures à louverture des portes. Ha,ha. (Lire "Saint-Nicolas, Pâques et un couplet? 26/11/2005")<br />
A la base on devait jouer sur le trottoir des Halles à 16 heures mais jai refusé. Refusé également leur proposition de nous caler à 13 heures à larrêt du tram 93 à Sainte-Marie. Et hésité devant leur idée de nous placer à 10 heures devant un Pierrot Croissant pas loin. Il y avait une option pour jouer le jeudi vers 13 heures dans la pièce à photocopies des Halles, mais jai pu négocier.<br />
Public jeune. Enthousiaste. <br />
Je commence donc à 18 heures par un nouveau morceau ukulélé et on enchaine direc avec une nouvelle chanson scolaire-basique, waaaheu, one-two-three-four, puis bam on sort: rien vu venir.<br />
Passé à une vitesse!<br />
Limpression dêtre encore sur scène alors ke j'terminais une boulette à la cantine. ]]></description>
	<pubDate>Sun, 04 Dec 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Repet (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ce soir david et moi on a répeté. David avait son bonnet sur sa tête pendant toute la repet. Je crois qu'il a peur de montrer ces cheveux... fort drôle. Peutêtre demain??? TH]]></description>
	<pubDate>Fri, 02 Dec 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Saint-Nicolas, Pâques et un couplet? (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, cette semaine jai multiplié les mails dinsultes aux organisateurs du concert de charité Saint-Nicolas le 3 décembre aux Grandes Halles. En effet, Sharko a été programmé pour jouer en premier à 18 heures. <br />
Noble cause, oui, mais mon égo dabord.<br />
<br />
Je dois tavouer cher journal que jai fait une grosse connerie avec mes cheveux. Jai mis de leau oxygené plein partout sur ma coiffure de cheveux et je ressemble à un poussin dans un supermarché une semaine avant Pâques. Je suis nul. Je men veux. Je ressemble à rien. Pourquoi?<br />
<br />
Jai aussi passé 3 jours à écrire un couplet pour compléter une chanson dun groupe français. Ils ont un ÉNORME refrain, ils cherchaient un couplet. Le morceau, cest une tuerie, ça tarrache la tête dès la première écoute.<br />
Jai envoyé mon couplet à léditeur qui ma répondu: Ton couplet; cest de la merde.<br />
<br />
Et enfin, j'ai eu de fort nombreuses réactions de gens qui ont consulté le site que je conseillais. Je ne rappelerai jamais assez l'adresse: http://www.kcrw.org/show/mb]]></description>
	<pubDate>Sat, 26 Nov 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Clint Eastwood (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Enfin vu Million Dollar Baby. Dvd version française (Clint en français c'est horrible mais l'option language marchait pas! vive les dvd!). J'étais déçu. Alors je prefère Rocky. Aprés Rocky j'avais vraiment envie de faire la boxe. Après Million Dollar Baby j'avais envie de... chier. En fait, ce n'est pas un film sur le boxe, c'est un film religieuse. Clint adore Jesus. TH]]></description>
	<pubDate>Tue, 22 Nov 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Consultez ce site! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[http://www.kcrw.org/show/mb<br />
Un radio-show new-yorkais hyper-culte, filmé en plus (cliquez sur "Watch the video") dans un mini-studio. <br />
Les groupes y jouent uniquement en live au moins 30 minutes.<br />
Vous y trouv'rez ke des perles. De Keane à Franz Ferdinand, Arcade Fire, Rufus Wainwright, Beck, Moby, Neil Young, Madeleine Peyroux et TOUS les autres...<br />
Unique. Majeur.<br />
Formidable. Magique. <br />
Y a pas d'mots. Allez-y voir.<br />
Qu'est-ce qu'on dit?]]></description>
	<pubDate>Sat, 12 Nov 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Chaussons (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier avec Teuk et Jul qui nous offre des chaussons-gosettes achetées chez son épicier au coin de sa rue. Une expérience unique. J'ai demandé si c'était à la banane. Teuk a répondu "Non, c'est de l'abricot". Jul a vérifié sur l'emballage et a dit: "J'avais raison, c'est aux pommes".]]></description>
	<pubDate>Thu, 03 Nov 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Meilleures pages du journal? (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[- Rennes (07/12/2003)?<br /><br />
- Ludivine (28/02/2004)?<br /><br />
- MAGIC BUS TO LONDON (05/04/2004)?<br /><br />
- Nos selles, Teuk (15/04/2004)?<br /><br />
- Notre fantastique semaine IV (23/04/2004)?<br /><br />
- Vincent Delerm (24/05/2004)?<br /><br />
- Ris Orangis (10/06/2004)?<br /><br />
- Professeur (25/08/2004)?<br /><br />
- Mariage et baptême (30/08/2004)?<br /><br />
-  La série des cartes jaunes (Février 2005)?<br /><br />
- Tournée française (19/02/2005)?<br /><br />
- War of the Worlds (21/07/2005)?<br /><br />
- Mon orrdinateu§r (27/07/2005)?]]></description>
	<pubDate>Fri, 28 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Des frites à son ventre (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Et rentrer dans la nuit froide vers Bruxelles. Avec. Des frites à son ventre. Dans le calme puisqu'on m'a volé ma radio. <br />
Il y a 6 mois.<br />
J'ai vu "De battre mon coeur s'est arrêté" et j'ai adoré. L'intelligence de ne pas tout dire. Avec. <br />
La fatigue qui gratte à mes yeux. Dans lesquels on croise des gens sans relater notre surprise de voir le couloir du fameux hangar à Shangaï. Avec.<br />
Non, j'ai adoré ce film. Trouvé Duris très bon. Même si je suppose. Avec. Des frites à son ventre. Trop. Avec. Je suppose que la fin du film est ratée. J'ose. Allez. La partie finale supplémentaire violente est merdique. Putain, soit il le tue, soit il le rencontre pas, merde. Avec.<br />
Ou alors, il dépose la meuf, il gare la voiture et on comprend ce qu'on veut. Fin. Trop. Mais pas "et que j'te rencontre le russe et que je le tue pas!". Putain, soit il le tue, soit il le rencontre pas, merde. "De battre mon coeur s'est arrêté". Et puis Aure Atika, j'l'ai trouvée très juste. Son meilleur rôle. Avec. Duris, quand il veut, il peut. Sauf qu'on y croit pas une seconde qu'il est pianiste. Il se tient à son piano comme moi je scie une branche en Ardennes. Avec. Cher journal. Avec. Des frites à son ventre.]]></description>
	<pubDate>Fri, 28 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Semaine (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, Teuk est jaloux de ma barbe. <br />
Que je viens de raser.<br />
L'aut' jour, j'étais chez Alain Georges et il m'a fait écouter le nouvel album de Katerine. J'avoue, j'écoutais à reculons comme font les vaches et je m'attendais à du grotesque. Mais non. J'ai fort ri. Il y a cette chanson où il arrête la musique et les gens font "Woooooo!" et il remet la musique. Fort drôle. Et cette admirable chanson sur Radio France et Marine Le Pen. J'ai adoré les premières paroles de la chanson, c'est du grand art.<br />
Que de rires, que de rires. <br />
Ai vu le film "Garden State" que j'ai bien aimé. J'ai adoré la fille, là, allez, comment, non, allez aide-moi, Natalie Portman! <br />
Super la meuf. Wouéé. Et cher journal, quelques jours avant figure-toi que j'avais vu cette même meuf dans un super film avec la même meuf qui s'appelle "Closer".  J'ai adoré ce film-là aussi. Je vais conseiller à Teuk d'aller le voir, il va adorer aussi. Teuk, tu dois voir "Closer". Putain, la gonz', elle arrache dans ce film. Ké meuf. "Closer". Bref. Donc, dans le film "Garden State", Natalie, 'fin, le personnage que joue Natalie, elle conclue une discussion sur les mecs pas beau qui s'font des terrib' meufs par un cinglant: "Julia Roberts s'est bien marié avec Lyle Lovett!". Mais le plus incroyab', c'est que dans le film "Closer", Nat'lie, elle partage carrément l'affiche avec JULIA Roberts! 'Tain, t'imagines la scène dans la loge à 15 milliards de dollars: <br />
- "Heeeey salut Natalie -smack- howyadoin'?!"<br />
- "Ooh Julia -smack- howyadoin, j'ai joué un film où je devais parler de toi! ...Et ton mari qui est fort laid."<br />
'Tain, on imagine même pas les prises de tête dans ce monde-là. ]]></description>
	<pubDate>Fri, 21 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouvelle project... (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Prochaninement sur scene: Crosby, Stills, Nash en Dafit!<br /><br />
(on peut rire...)]]></description>
	<pubDate>Sun, 16 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Quel bel homme! (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[]]></description>
	<pubDate>Fri, 14 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>A l'foufelle (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, toujours à lfoufelle depuis deux jours. Vraiment une impression de légèreté depuis vendredi soir. Certes, ô journal, je sais reconnaitre les conditions trop top: la salle, le son, l'aimable organisation, labsence totale de pression, la surprise de saisir le public, la liberté, la durée, ...<br />
Et les mails généreux et sympathiques reçus depuis:<br />
Fanny: Moi, voir un musicien heureux ça amplifie encore mon bonheur d'être là. Damien: Super, man!<br />
Pascaline: Woua, cétait carrément... Excellent! Bravo. Pierre dajouter: Grosse claque, I went down, grosse claque!<br />
Et ce mail dIsa qui ma fait fort rire (est-ce vilain dapprécier les remarques cruelles sur mes collègues, hihi?)<br />
Cétait fabuleux... Ton look, il te va super bien; classe mais humble... Quant à Zita Swoon, c'est vraiment pas pour moi. Le mélange Bon Jovi-Compagnie Créole, non merci.<br />
Fort ri.]]></description>
	<pubDate>Sun, 09 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Invité surprise, oui (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, hier soir, jétais linvité-surprise dune soirée au Grand Mix de Tourcoing. Juste avant le concert de Zita Swoon. Trente minutes acoustiques avec le lieutenant Alex Longo au Rhodes; Spotlite, I went down, un medley de Supertramp (Ha,ha), deux nouveaux morceaux, Such a bone et enfin Excellent repris (O joie!) par un public à lfoufelle.<br /><br />
Je me sentais si bien. Je retrouvais, cher journal, des sensations perdues depuis des lustres. Le bien-être de présenter détendu un ouvrage travaillé avec ô fierté.<br /><br />
Sur un des nouveaux morceaux, nous eûmes demandé au batteur de Zita Swoon - Aarich Jesper très à lfoufelle - de jouer des percussions. Il acceptû et ce fût ému que je lui fûs dire que cétait un vieux rêve pour moi. Quel plaisir. Une chanson sur des indiens à lfoufelle dAmérique du Nord et Aarich Jesper qui fait les tambours.<br /><br />
Biensûr, jeu droit à quelques vilaines taquineries sur mon nouveau look: Chouette coiffure de cheveux à la Kagagoogoo, Dafit ma dit Philippe le bien nommé. Ou encore: Luc Besson, y aura t-il un Grand Bleu 2?.<br /><br />
<br /><br />
Avec Frainswo notre road-manager à lfoufelle, nous avons fait fort une blague à la dame de laccueil. Nous avons déposé notre liste dinvités en ajoutant B. Poelvoorde.<br /><br />
Du coup, elle était à lfoufelle toute la soirée et quand elle a compris que cétait une fort farce, elle a sucré tous nos invités de la liste.<br /><br />
Cest de bonne guerre, comme Philippe-le bien nommé- nous eûmes dit.<br /><br />
<br /><br />
Le concert de Zita Swoon était impresionnant, varié, chaud, moins rock quà lOctopus, mais bien tassé. Un poil fort, mais bien. Un mélange curieux dinfluences multiples, avec des sources rock-grunge des années 90, des sons fiévreux des années 2000, des courbes génération pub des années 80, à la Gainsbourg-Grace Jones, très tendance post-Carpentier télé française Enfants du Rock/Farid Chopel/Mondino. Je mcomprends.<br /><br />
Quant à notre prestation, jen suis encore tout à lfoufelle.]]></description>
	<pubDate>Sat, 08 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Nouveaux morceaux (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, j'ai donc fait écouter 2, 3 nouveaux morceaux à Julien, Teuk et... François, notre road-manager.<br />
Et François a commis l'irréparable: qu'il soit maudit à regarder les matchs de nos diables rouges pour une saison entière.<br />
En effet, cher journal, je lui ai fait écouter un nouveau morceau, qu'il a trouvé pas mal du tout. Il a même ajouté: "Il y a quelquechose dans celui-là... Il est très prometteur!..."<br />
Puis un deuxième qu'il n'a pas trop aimé, puis un troisième qu'il a trouvé reggae et rigolo. Ensuite, comme je souhaitais vivement qu'il me définisse plus ce qu'il avait apprécié dans le tout premier, je lui refais écouter... et là, c'est le drame. <br />
Il me confie timidement: "Je sais vraiment pas quoi dire sur celui-là..."<br />
Ha,ha. <br />
Honte à toi, Frainswo.]]></description>
	<pubDate>Sun, 02 Oct 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Télérama (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Alain nous écrit:<br />
"En effet, Sharko est cité dans un article sur dEUS dans la version "papier" de Télérama-<br />
http://musique.telerama.fr/edito.asp?art_airs=M0509261213590&srub=2<br />
 Mais la cartographie des groupes belges avec des commentaires élogieux n'apparait que sur le site de Télérama, pas dans l'hebdo".]]></description>
	<pubDate>Thu, 29 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Captain Beefheart au dancing (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Loin de moi l'idée d'encourager le téléchargement illégal, mais pour Captain Beefheart "A carrot is as close as a rabbit gets to a diamond", il faut l'entendre pour comprendre que ce serait hautement original et amusant de voir Kamel Ouali de la StarAc' faire une choré dessus en prime-time. Et que les paroles sont effectivement difficiles à trouver. Ha,ha. <br />
(J'eusse aimé être une petite mouche pour voir la tête de ceux qui l'entendront pour la première fois.)<br />
Merci et tendre clin de noeil à ceux qui ont voulu m'aider. <br />
Ké boute-en-train ce Dafit!]]></description>
	<pubDate>Thu, 29 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Sharko dans Télérama (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, j'ai pas lu, j'ai pas vu, mais un petit mail d'un ami français m'avertit qu'il y a un petit kekchose dans le Télérama de cette semaine. Je suppose que c'est en relation avec la sortie du dEUS. ]]></description>
	<pubDate>Wed, 28 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Paris Hilton (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Jai trouvé le numéro de portable (son ancien) de Paris Hilton sur le net. Ha,ha. <br /><br />
Si je lavais au téléphone, je lui ferais une fort blague, jlui dirais: Oui bonjour Madame, je voudrais réserver une chambre à lHilton de Zaventem pour mercredi, merci.]]></description>
	<pubDate>Sun, 25 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Spielberg au Ritz (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier soir, appel de Rachid de Paris: Tu veux voir Spielberg? kim dit.<br />
Parceque Spielberg il est au Ritz ici à Paris, il va faire une projection de rushes du film quil est en train de tourner dans une salle à létage. Jai un pote ki a des passes. Viens tout de suite! On lui donnera un CD Sharko! Si ça tombe il va écouter et tu seras sur la bande-son! Ramène tes genoux! <br />
Putain! Je lui ai répondu: Non, pas envie, jsuis en plein montage dun oeuf-cadeau-kinder.<br />
Puis après réflexion...<br />
...mmm... jme suis dit: il est devenu quoi le gamin quon voit depuis des années sur les paquets kinder? Vous savez ce premier dclasse avec ses dents blanches et ses yeux gobelets bleus? Il est devenu quoi? Boss d'un poney club à Saarbrücken?<br />
<br />
Kenye West featuring Jamie Foxx Gold Digger: jécoute ça tous les matins depuis 2 semaines. Me donne la pêche, dedjeuh!<br />
<br />
Cher journal, je crois que jai à peu près 30 chansons maintenant. <br />
Que de la daub.<br />
Pas une qui simpose vaillante. Pas une où jpeux dire: Celle-là, cest un carton live ou Celle-là, Miles il va adorer ou bien encore Celle-ci Pierre va dire que cest pas terrib ce qui veut généralement dire quelle est pas mal. Ha,ha. On rit trop. <br />
Quel bel homme. ]]></description>
	<pubDate>Fri, 23 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Brian ENO interview (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[MUSICIAN Magazine: Que recherchent les artistes établis quand ils font appel à vous; U2 par exemple dont la popularité était déjà très élevée ou Talking Heads qui possédaient déjà une personnalité forte?<br /><br />
<br /><br />
Brian ENO: Ils souhaitent trouver une issue à un problème qui semble miner leur travail. Sans vraiment pouvoir déterminer quel problème. Parfois cest le poids de leur passé qui bloque leur avancée, ça arrive... <br /><br />
Cest comme un monolythe noir que vous avez dressé et que tout le monde admire: à quel point cest génial et fabuleux, à quand votre prochaine oeuvre, etc... Bref, le blabla habituel.<br /><br />
Et ça prend des proportions folles, ce qui nétait à la base quun amas didées jetées en lair un soir (il rit) devient soi-disant un monument culturel ET commercial dune importance insoupçonnée. <br /><br />
Mais soudain, une petite voix en vous se fait entendre, une minuscule flamme dinspiration, une envie différente qui résonne timidement. Vous écoutez la petite idée fragile qui semble séveiller, vous jetez un oeil sur le monolythe, et vous vous dites: Mon dieu, cest pathétique, cest nul comparé à ce que jai pu faire!<br /><br />
Et donc peu dartistes écoutent la petite voix... La plupart des artistes nont eu quune seule bonne idée quils ont réussi à exploiter jusquau bout. <br /><br />
A vrai dire, et en toute franchise, cest la formule magique: une seule grande idée et la gestion de cette idée pour construire toute une carrière... <br /><br />
Pensez-y, cest le lot de beaucoup dartistes de nos jours. Un dessinateur croque un personnage sur un bout de table en 20 secondes et 15 ans plus tard ce personnage est une marque déposée reproduite à linfini sur des tee-shirts, des tasses à thé, des boites de chocolat ou des figurines quelconques...<br /><br />
Bref. Je suppose que certains attendent que quelquun arrive et regarde ce pathétique embryon didée et vous dise: Hé, cest pas mal! On pourrait y travailler! <br /><br />
Alors seulement cette minuscule chose prend forme. Elle prend vie sous vos yeux et soudain le monolythe savère moins sévère et indestructible, et plus encore, il semble un peu désuet et passé de mode vu sous un autre angle. Vous comprenez alors que la minuscule idée est fraiche et organique, pas figée, même encore maléable...<br /><br />
Donc, je suppose que cest ça quils recherchent... Un oeil nouveau sur des petites graines et un encouragement pour les planter dans un sol fertile.]]></description>
	<pubDate>Thu, 22 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Les filles trop belles (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Devant les filles trop belles, il tourne les talons. Voilà l'orgueil des timides, de l'hidalgo floué, la fierté de se recroqueviller sur soi plutôt que de ne pas être jugé à sa valeur. <br />
Portraits - Libération juin 2005]]></description>
	<pubDate>Thu, 22 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Cher journal (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je suis au plus mal. <br /><br />
Jai de nouveau chopé un virus-à-fièvre. Jsuis allé à la pharma ai demandé un thermomètre. Un thermomètre à pile. Est supposé faire Bidididip-Bidididip quand la température saffiche. Oui. Mais quand il est dans ton cul, le thermomètre, cher journal, comment on fait pour entendre les Bidididip-Bidididip? (Débat: suis trop vulgaire dans ce journal, journal? Suis-je trop pipi-caca?)<br /><br />
Jai dû annuler tous mes rendez-vous (kil est bon de safficher overbooké).<br /><br />
Je devais aller voir dEUS à Thionville, mais je ne me vois pas tenir debout. A moins dêtre aux toilettes avec la porte ouverte qui donne sur la salle...<br /><br />
Un gens de la salle: -Putain, ça pue, ferme ta porte, merde!<br /><br />
Sur scène, Tom Barman: - Thank you... for the roses... for the roses...<br /><br />
Moi des chiottes: Bidididip-Bidididip<br /><br />
<br /><br />
Hier, cher journal, jai loué The life aquatic. Visuellement très réussi. Belles idées. Les meilleures idées: le mec qui fait des reprises Copacobana dos Braadzil de Bowie avec sa guitare. Ou le sikh avec son turban rouge imperturbable à la caméra.<br /><br />
Mais le fil narratif est fort trop décousu. Un autre truc ma gêné; les acteurs ne sont jamais filmés en gros plan. Ce qui laisse un effet de monotonie dans lorchestration des personnages.  (Débat: quelle vilaine année pour le cinéma, non?)<br /><br />
<br /><br />
Cher journal, je suis au plus mal. <br /><br />
Jai réfléchi. Et je me suis demandé si je devais mettre un peu de Botox dans ma lèvre supérieure. Ca me donnerait un look sérieux et intello. (Débat: est-ce que ça provoque une perte de sensibilité quand on sfait des bisous? Emmanuelle Béart ou Angelina Jolie, ressentent-elles encore quelquechose? Et moi si je le fais, cher journal, les filles auront-elles la sensation dembrasser un tupperware?)<br /><br />
Ceci dit, journal, jai vu des photos de Courtney Love en pleine overdose dhélium dans sa bouche il y a deux jours. A la prochaine injection, on la croise en haute altitude en orbite autour de la terre. (Débat: que dirait Kurt Cobain?)]]></description>
	<pubDate>Wed, 21 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Mon orrdinateu§r Rde LE RETOUR (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cher journal, je t'ai délaissé ces temps-ci, j'en suis désolé. J'avais des problèmes de disque dur interne céphalé, et je me repentir.<br />
J'ai laissé Teuk prendre un relai inspiré, aussi inspiré que les américaines sur le 4 fois 100 mètres aux mondiaux d'athlétisme d'Helsinki cet été.<br />
<br />
Je viens de passer 2 jours, vraiment j'exagère pas, DEUX jours sur UNE ligne de basse! Deux jours à la refaire, effacer, refaire, écouter, effacer, refaire, etc... C'est que tu me connais cher journal: je suis perfectionniste. C-à-d, comme dirait mon neurologue qui porte des chaussettes Mickey: Monsieur Barthelmé, vous êtes un maniaque pathologique. (Sans déc': le neurologue que j'ai consulté, il portait des chaussettes Mickey. Débat: Quel est son message? Son diagnostic est-il décrédibilisé?) <br />
<br />
J'ai acheté le nouvel album de dEUS. A la première écoute, je me suis dit: "Certains groupes belges vont souffrir". <br />
(Débat: quels groupes?)<br />
Bref, revenons à nos moutons. J'ai avancé, cher journal, sur 2 morceaux. <br />
Je savais que Teuk allait prendre un avion le 15 septembre. J'avais vu des reportages horribles sur les crashs d'avion cet été et sur les kamikazes du 11 septembre 2001. Je me disais: "Putain, pour Teuk, je panique. S'il s'crashe ou s'il apercoit Ben Laden faire du surf sur l'aile de l'avion, on est mal." Bref, dans la nuit je grave les deux démos sur un CD-R, car si Teuk devait mourir en avion, je veux qu'il eusse écouté les démos avant. (O journal, je sais! Je conscientise la bêtise égoïste de mon effrayante pensée.) Mais que Teuk soit franc comme il sûme l'être, qu'il me dise le fond de sa pensée avec sagesse. Qu'il me dise que Sharko 4 c'est Laurent Voulzy ou Marka, qu'il me sorte les vers par le nez, qu'il me remette les pendules à leur place!<br />
Je glisse donc le CD dans la boite de Teuk, qui me répond par sms: "J'ai écouté les morceaux: top!" (Débat: a t-on trop d'expectatives dans la vie?)<br />
<br />
Je passe du coq à l'âne qui n'a rien à voir:<br />
New-Orleans. J'avoue, j'ai eu les larmes dans mes illustres beaux yeux verts à la vue de ces gens déconcertés laissés comme des vieilles chaussettes aux abords d'un stade en Louisiane.<br />
Oui, journal, je conscientise l'aveu de faiblesse, mais j'ai eu du mal. Plus encore devant ce témoignage de cette jeune maman qui portait à bout de bras son nouveau-né en pleurant. Hurlant: "J'ai eu un bébé mort-né il y a un an, je sais ce que c'est. Mon nouveau né, il est déshydraté, il a de la fièvre, il va mourir." Ses hurlements, sa voix, et le bébé inerte dans ses bras... J'ai eu du mal. Cette pensée me taraude: où est-elle cette jeune maman? Comment va le bébé?<br />
<br />
Journal, je termine par cette anecdote: dans les années '80, il y avait un groupe anglais qui s'appellait "Katrina and the waves". Ils ont eu un tube "Walking on sunshine" et ils ont participé à l'Eurovision il y a 2 ou 3 ans, je crois que je suis sûr.<br />
Je pensais à ce groupe dès que j'ai vu les effets dévastateurs du cyclone. Et dix minutes plus tard, journal, devine quelle chanson illustre la nouvelle pub pour l'Opel Safira: "Walking on sunshine" de Katrina and the Waves. <br />
Illustre ironie de la vie et autre synchronicité des coïncidences. <br />
Les mystères de l'air du temps.]]></description>
	<pubDate>Fri, 16 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>The Loss (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[The loss of sexual innocence. A la télé. 1999. Mike Figgis. Sublime. Mike Figgis c'est aussi: Leaving Las Vegas(Le rôle de Nicolas Cage!), Liebestraum. Mike était aussi musicien. Il a joué avec Brian Ferry dans un project qui s'appelait Gasboard. C'est lui qui a appris Brian de jouer le piano. Going Down, 2005 completed dit le site de Imdb. Je suis impatient... TH]]></description>
	<pubDate>Mon, 05 Sep 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Mon orrdinateu§r REFONCTIONNEééé (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Mon orrdinateééééééééééééééééé<br /><br />
éééééééééééééééééééééééééé<br /><br />
éééééééééééééééééééééééééééé<br /><br />
<br /><br />
ehhelp]]></description>
	<pubDate>Thu, 25 Aug 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>S.G (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[L'amour en soi<br />
c'est si simple<br />
Et pourtant ça ne résiste<br />
au temps<br />
Autant pour moi<br />
aux atteintes du temps.<br />
Th]]></description>
	<pubDate>Wed, 24 Aug 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Soirée NW (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Samedi soir il y avait une soirée New Wave au Athanor. Aah, des  souvenirs quand j'étais jeune et maquillé... J'ai dansé avec Siouxie, Robert Smith, Peter Murphy, Ian Curtis. Mon ami Bert avait mis sa jupe. Th]]></description>
	<pubDate>Mon, 22 Aug 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Mon orrdinateu§r (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J''ai un gros soucs ave mon d'ordinat eur.<br />
Le disque dupr va la^cher<br />
Ca commmence tjoudours par le cla^vier, le technicieen Apllle m'a dit(.<br />
jJe crois qu'il va c rasher. Je dervrias suavevre les donnees sinon jsssssssssùz,n<br />
snnnoiuz^ù`h""éàoioàçézééééééé<br />
ééééééééééééééééééééééééééééé<br />
éééééééééééééééééééééééééééééééééé<br />
ééééééééééééééééééééééééééééééééééé<br />
éééééééééééééééééééééééééééééééééééé<br />
éééééééééééééééééééééééééééééééééééé<br />
éééééééééééééééééééééééééééééééééééé<br />
éééééééééééééééééééé]]></description>
	<pubDate>Wed, 27 Jul 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Trop cool ket! (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[François qui a travaillé avec U2 m'a donné un plectre de The Edge qu'il a utilisé pendant le souncheck!!! (il est vert et il y a marqué U2 dessus) Gaaf! TH ]]></description>
	<pubDate>Wed, 27 Jul 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>J'adore Paris (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[J'ai été à Paris. 4 jours. Cool. J'ai vu des très belles choses. J'ai bu des cafés très chers. Manger une crêpe dégueulasse: 'J'avais commandé une crêpe au sucre et pas une peau de chamois au sucre monsieur...'. J'ai mangé des petits plats pour des prix énormes. J'ai bu une Leffe en promotion(!) pour 5,10. J'ai vu beaucoup de sexshops. J'ai vu la Joconde avec 200 chinois devant moi tous avec leur Panasonic digital. J'ai vu plein de homos dans Le Marais. J'ai vu des portraits horribles au Montmartre (les originaux n'étaient pas mieux j'avoue). Je n'ai pas vu des français célèbres. Je n'ai pas vu John Stargasm(si sur M6, mais ça compte pas). J'ai eu peur quand j'ai vue 300 jeunes devant la porte de l'Olympia à 15h...ils ont déjà joué le mois passé... mais c'est pour qui alors? Dir en Grey? Connais pas. Du punkmetal japonais j'entends dire un petit punk de 11 ans avec des épingles de sûreté en plastique. <br />
Dimanche soir quand je voyais le journal j'ai compris pourquoi je ne pouvais pas traverser la place de Concorde ce jour là: Tour de France. Lance a gagné. Le soir il a chanté avec Sheryl: 'All I wanna do, is win the Tour de France'.<br />
Paris, c'est trop cool. TH]]></description>
	<pubDate>Mon, 25 Jul 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>War of the Worlds (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Ai vu War of the Worlds: fort ri. <br />
Trop mort de rire parceque cest écrit comme un épisode des Simpsons ou un vieux Columbo, avec des zoulettes et des effets spéciaux en plus.<br />
Tom Cruise porte une veste comme un djeun de la Star Ac et il court beaucoup.<br />
Il est ouvrier-docker sympa dans un quartier un peu funky. Il se retrouve dans une rue doù un vaisseau spatial caché depuis 1 million dannées sextrait pour exterminer le peuple terrien. <br />
Les vaisseaux sappellent les Tripods. (Je pensais quil sappelaient comme ça à cause des Ipods, mais non, cest parcequils ont trois jambes. Tri= trois. Pod= trois jambes mon pote.)<br />
Les Tripods sont fort amusants: ils ont des aspirateurs pour aspirer les gens et possèdent même un faisseau laser incroyable qui gicle les humains tout en repassant leurs vêtements comme au 5-à-Sec.<br />
Évidemment Tom a la chance inouïe de se procurer lunique voiture qui roule encore dans toute lAmérique pour séchapper avec sa famille. Avec la clim et un plein d'au moins 600 litres dessence.  <br />
Même que plus tard, un Boeing 747 sécrase sur la maison familiale parcequun Tripod lui a foutu une baffe, mais heureusement pour Tom, tout le voisinage est explosé sauf la voiture au réservoir toujours plein restée intacte. Ouf dis.<br />
Soudain, O Sainte horreur, les Tripods ont des petites cages sous les bras où les humains sont provisionnés comme des cacahuètes et Tom se fait capturer pour se retrouver dans une de ces cages! Pire, juste au-dessus de la cage, se trouve un anus géant qui aspire de façon aléatoire les humains comme nous on schoperait des MnMs. Pire encore, Tom se fait à son tour aspirer par lanus! Aaaaaah!<br />
Mais Tom na pas peur: il a avec lui 2 grenades, quil dégoupille juste avant de sextraire de lanus comme une lettre à la poste. Le Tripod explosé sécrase et les humains sont libérés sains et saufs. <br />
La fin est brusque, frustre et vraiment digne des Télétubbies. Une fin tellement hallucinante que je pensais être filmé par une caméra cachée dune télé du Québec, et que la vraie fin allait mêtre révèlée après la séquence où tous les techniciens TV applaudissent ma réaction bouche-bée. <br />
Moi, je me dis que Spielberg, il a vraiment pas eu peur. <br />
Si je faisais une chanson comme lui il termine son film, je me dis que Sharko narriverait même pas à décrocher un concert à la kermesse aux poneys de Bastogne. On arriverait même pas à être programmé pour la foire aux boudins de Honchie-sur-Semois. <br />
Que j'dis.<br />
Et dire que je me torture la tête.<br />
Ha,ha. ]]></description>
	<pubDate>Thu, 21 Jul 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Insomnie (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Et je pèse mes mots.<br />
Jai des insomnies. Tout est prétexte à insomnie, que jdis: <br />
Les moustiques, la chaleur, une vessie pleine, une soif quelconque, un mal divers, le dos qui racke, une céphalée, les voisins bruyants, les poubelles oubliées, ma carte de téléphone qui déconne, mon disque dur dordi qui se meurt avec les infos non-sauvées, les interrogations glaciales sur lêtre et son contraire, les rumeurs débiles qui bruissent (style: Londres a t-il corrompu le C.I.O? Le mariage Holmes-Cruise est-il un leurre? Tom est-il pédé? Yannick Noah a t-il vraiment vendu 1,3 million de disque en France alors quil a le filet de voix dun phasme? Lance Armstrong est-il dopé? A quoi? Où trouve t-on ce dopant? Cest cher? etc...)<br />
Dans la nuit froide, je regarde derrière moi et je me dis avec tristesse que jai limpression dêtre un coureur cycliste dont la meilleure prestation serait davoir été 6ème à Liège-Bastogne-Liège. <br />
Alors que javais des ambitions détape du Tour de France que je mdis. <br />
Et je pèse mes mots.<br />
Sept tours de France pour Armstrong, cest un peu le U2 du rock que je mdis. <br />
Le sommet du Kilimandjaro.<br />
(Pédaler. Surtout ne pas arrêter de pédaler. Même dans la choucroute. Ha,ha.)<br />
Lautre nuit, jai eu cette vision lumineuse. Je pensais à Teuk et Julien et je me disais: Julien, sil était un film, il serait les 15 premières minutes de Being John Malkovitch. Et Teuk, lui serait les 15 dernières minutes du même film. Lumineux que j'dis.<br />
Si je rencontrais un martien, je dirais ça.<br />
Et toi, si tétais un film? me demanderait le martien.<br />
Je lui réponderais Hé oh martien, de quoi jme mêle? Tu as fort vilaine haleine!<br />
Et je pèse mes mots.]]></description>
	<pubDate>Thu, 14 Jul 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Live Fuite (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je n'arrivais pas à capter Live 8 sur la télé. Aggggh!<br />
Je me suis retrouvé à regarder des bouts sur M6 (!), ce qui fût une horripilante expérience. Avec un présentateur nul qui voulait parler "djeun", à saucissonner les concerts par des interviews nulles, ou des pubs nulles, le tout découpé par des interminables séries nulles.<br />
Extraits: <br />
- "Woa, c'est super, nous sommes en direct live de Versailles jusqu'à plus d'heure, vous êtes des milliers, c'est cool. A côté de moi, et parceque on veut TOUT vous montrer sur M6, c'est Cure que vous voyez, mais avant on va passer à Londres parceque Bono vient de monter sur scène!"<br />
(LONG BLANC)<br />
- "Ah non, on a pas encore Londres. Londres, qui accueillera, tenez-vous bien, une reformation de Pink Floyd, woa c'est trop le flip jusqu'à plus d'heure sur M6. Regardez, en direct live vous voyez Muse à côté de moi, on envoie la pub, à tout de suite les kids, bougez pas!"<br />
(PUB)<br />
- "Voilà, nous voilà de retour en compagnie d'une immense star qui défend la cause Unicef depuis toujours, Axelle Red. Bonjour Axelle, alors terrib' hein ce Live-fuite?"<br />
- "O oui, mais n'oublions pas les enfants pauvres qui meurent de faim."<br />
- "Oui bien sûr Axelle. Avec tout ce que tu as comme sérum physiologique dans tes lèvres, y a de quoi implanter un lac au Mali."<br />
- "C'est du Botox, c'est un gel, ça n'aidera personne en Afrique."<br />
- "Oh oui, Axelle, déjà qu'ils ont faim si en plus il gèle... Ha,ha. Merci Axelle. Alors, maintenant, vous voyez Coldplay en direct live, woa c'est super, on vous montre tout jusqu'à plus d'heure sur M6. Ah... mais on doit rendre l'antenne. A tout à l'heure pour toute la zique sur M6!"<br />
(PLUS TARD)<br />
-" Resalut les kids, vous êtes de plus en plus nombreux, c'est magique jusqu'à plus d'heure sur M6. Exclusif maintenant alors que vous voyez à côté de moi Calogéro se préparer à monter sur scène. Salut Calo, c'est génial, ah excuse-moi calo, Philadelphie nous appelle! Will Smith en exclu pour vous, en direct live sur M6!"<br />
(Will Smith)<br />
- "Quel rappeur ce Will! Nous voici avec une immense star du rap français: Diam's! Salut Diam's, alors tu avais 22 jours quand le premier LiveAid a eu lieu, comment tu te sens?"<br />
- "Wouais, 'tain, c'est l'arrache ici, c'était mon premier LiveAid, il y a 20 ans, c'est ouf pour une meuf comme moi d'aider les sans-abris."<br />
- Diam's t'es quand même... Ah... alors qu'on voit des extraits de Londres pendant qu'on parle... jusqu'à plus d'heure sur M6... On va tout vous montrer, c'est cool. Diam's merci. A tout à l'heure sur M6, maintenant votre série "Pirate C.I.A.". On vous montre tout sur M6, Vas-y Calogéro!"<br />
(Calogéro monte sur scène et la pub coupe.)]]></description>
	<pubDate>Mon, 04 Jul 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>putje-zon (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Dafit, fils de pute, c'est 'hoerenzoon' en flamand.<br />
Merde, c'est le curateur qui doit gérer quand un entreprise est déclaré failli... ça va prendre des mois, des années, des siècles!!<br />
KLUTSERS!! (=bousilleurs! que des bousilleurs partout!) TH]]></description>
	<pubDate>Sun, 26 Jun 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>Fils de pute (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Tous des fils de putes.<br />
Il y a kek' mois, je fais réparer mon minidisque 4 pistes dans une entreprise de réparation électronique à Bruxelles. Le fils de pute me dit: Je le répare pour dans deux semaines. Je lui réponds: Fils de pute, pour dans ça sdit pas.<br />
Bref, plus de nouvelles. Jappelle une fois, deux fois, trois fois. Finalement, je tombe sur un con me dit que le fils de pute est en vacances. Il me conseille de rappeler plus tard. Je rappelle plus tard. Je tombe enfin par chance sur le fils de pute qui me dit quil na pas eu le temps de faire la rép parcequ'il était en vacances et que promis, il me répare mon MD "pour dans" très vite. Je reste calme.<br />
Jattends. Pas de nouvelles. Jappelle une fois, deux fois, trois fois. Rien.<br />
Jinsiste. Finalement, je tombe sur une pute qui me dit que lentreprise est en plein déménagement... Elle me donne ladresse et le nouveau numéro de téléphone de lentreprise à Hoeilaart. Je reste moins calme.<br />
Jappelle 1200 fois sans réponse. Je fais des recherches pages jaunes pour comprendre que la pute ma donné un mauvais numéro. Je suis colère et note le nouveau numéro.<br />
Je fais le nouveau numéro, et j'tombe sur un trou de cul qui me dit que le fils de pute est en arrêt-maladie et quil y a beaucoup de retard dans les rép. Jexplose. Je lui hurle que ça fait 4 mois quon me balade et que je vais acheter une batte de base-ball à Décathlon pour gicler le fils de pute, le con, le trou de cul et la pute qui me refile des mauvais numéros. Il me dit: Cest une menace?. Je lui dit: Je retire ce que jai dit sauf pour la batte de base-ball.<br />
Jattends. Pas de nouvelles. Jappelle une fois, deux fois, trois fois. Rien.<br />
Je suis tellement colère que je supplie François (notre tour-manager) de prendre le relais, "il aura plus d'autorité que moi" pense-je. <br />
Mais très vite, lui-même saperçoit que le téléphone sonne dans le vide.<br />
Je fais des recherches. <br />
Et... japprends... que... lentreprise... a... fait... faillite!!!<br />
Le fils de pute était en dépression, le trou de cul et le con sont sans doute partis avec la caisse et la pute qui me refilait des mauvais numéros travaille désormais au 1307-renseignements Belgacom.<br />
Ce qui signifie que jai perdu mon minidisque, nom de djeu!<br />
Je vais à la gendarmerie de Saint-Gilles-Bruxelles porter plainte et dexpliquer quun fils de pute devait me réparer mon MD et quil est tombé en dépression et quune pute narrêtait pas de me donner des faux-numéros avec un trou de cul parano qui voyait des menaces partout. Ces gentilhommes gendarmes me précisent que je dois me rendre à Hoeilaart déposer plainte. Hoeilaart... La Flandre... Bigre.<br />
Je renâcle. Jhésite. Je formate. Je suppute. Finalement je me déplace à Hoeilaart. <br />
Je mentendre dire que je dois Monsieur déposeren ma plainte alstublief en...  néerlandais. <br />
Luister politie maneke, een putje-zon heeft een reparatie moest doen over mijn MD 6 maanden geleden plus een putje gaaf niet goed nummers plus ik heb een décathlon base-ball batje te kopen om de putje-zon te pletsoren op de caje, dus, ik ben niet in een goed sfeer een wil ik mijn md terug te heben, toch ja well?]]></description>
	<pubDate>Sun, 26 Jun 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>La vie et l'amour (Teuk)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Il n'existe pas d'être capable d'aimer un autre être tel qu'il est. On demande des modifications, car on n'aime jamais qu'un fantôme. Ce qui est réel ne peut être désiré, car il est réel. (PV) Th]]></description>
	<pubDate>Sun, 26 Jun 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
<item>
	<title>C'est l'été + les Beatles ont splité (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Cest lété: les corps, la chaleur, les sensations, les rencontres, les petites robes, les nuits tièdes et courtes, les bisous, les étoiles, les regards, les doudouces, les capotes, le fist-fucking, le gangbang, les larmes de joie, la musique au loin, les complicités naissantes, les fou rires, les glaces, les glaçons, les melons (Ha! Je suis sûr que vous avez lu mamelons!), les canettes, le vomi, la pisse du chat, les terrasses, les barbecues, les petites amours, les grandes histoires,... Bigre. Cest lété.<br /><br />
<br /><br />
Voici ce que prétextent les filles quand elles ne veulent pas sortir avec nous (et entre parenthèses la vraie tra-duc-tion vraie; ce quelles signifient VRAIMENT): <br /><br />
- Non, je ne peux pas sortir avec toi... Tu sais tes comme un frère pour moi... (Bon dieu, cque tes moche! Non, je ne mettrai jamais ma langue dans ta bouche.)<br /><br />
- Non... Mais je taime bien, tu sais... (Je taime pas, oui.)<br /><br />
- Je ne saurai pas surmonter notre petite différence dâge, tu comprends? (Jvoudrais pas donner limpression que jbaby-sitte mon grand-père.)<br /><br />
- Ma vie est trop compliquée pour le moment. (Je suis amoureuse dun autre mec qui nen a rien à foutre de moi...)<br /><br />
- Jai déjà un amoureux. (Je préfère rester seule.)<br /><br />
- Jévite de mélanger boulot et histoire damour, tu vois? (Je vis une aventure cachée avec le boss depuis 4 mois déjà...)<br /><br />
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Biographie sur Paul McCartney (le gaucher des Beatles).<br /><br />
Deux petites histoires:<br /><br />
Peu de temps avant sa mort (dun cancer du sein), la femme de Paul Mc Cartney, Linda, a envoyé à Sarajevo (alors en plein boum) 22 tonnes du hamburger végétarien quelle produisait.<br /><br />
Les conclusions de la presse anglaise:<br /><br />
- Elle a fait ça pour sa pub personnelle et parceque Paulo prépare un nouveau cd.<br /><br />
- Elle fait ça pour se déculpabiliser dêtre aussi riche.<br /><br />
- Ses burgers sont tellement dégueu et se vendent tellement mal quelle est obligée de les refourguer dans un pays en guerre.<br /><br />
Ca ma fait penser à cette phrase: <br /><br />
Si je marchais sur leau, les gens diraient que cest parce que je sais pas nager.<br /><br />
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La deuxième chose, cest quand John Lennon a rencontré Yoko Ono vers la fin des Beatles. Ils se voulaient inséparables et indissociables. Tellement-tellement que Lennon imposait Ono dans toutes les activités du groupe: sessions-photos, enregistrements, réunions dentreprise, réunions de production, promo, studio, ...<br /><br />
Et le pire, cest quelle faisait des commentaires sur tout.<br /><br />
Du style: Ringo, tu en fais trop sur ce morceau, un shaker pourrait suffir. George, laisse John jouer du tam tam.<br /><br />
Ce qui ulcérait les autres membres du groupe. <br /><br />
Un matin, alors que les Beatles tentaient denregistrer dans lambiance dégueulasse quon connait, ils apprennent que Yoko a chuté lourdement à moto la veille. Les médecins lui ont ordonnée de rester au lit pour ménager ses vertèbres. <br /><br />
Wouaw! Ouf! se disent Paulo et Ringo (cest pas très gentil) qui pensent que ça va leur permettre de renouer avec Johno.<br /><br />
Mais que no, le lendemano, un énorme lito médicalisé est installé dans le studio par Yoko qui demande égalemento quun micro soit suspenduo-dessus de son lito pour faire ses commentaires sur les sessions en cours. Ha,ha. Ha,haha.<br /><br />
Jai fort fort ri.<br /><br />
(Les Beatles ont splité.)]]></description>
	<pubDate>Fri, 24 Jun 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
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	<title>Van Gogh (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Je termine à l'instant la lecture d'un article concernant les peintres. Anecdotes tristes sur Vincent Van Gogh. Plus connu comme "génie-maudit-qui-ne-vendit-aucune-toile-de-son-vivant".<br />
Je ne sais pas si c'est vrai mais, son oreille, il lui aurait fallu plusieurs jours pour la trancher. <br />
Il ne l'aurait pas eu du premier coup.<br />
Putain, mais ça doit faire mal!<br />
Mais l'anecdote la plus troublante, c'est que son père à Van Gogh, il était pasteur prostestant aux Pays-Bas. Avec Madame Van Gogh, ils eurent un fils appelé Vincent Van Gogh. Le bébé meurt dans des circonstances tragiques comme on dit. <br />
Un an plus tard JOUR POUR JOUR, Madame Van Gogh donne naissance à un nouveau né. Un fils qu'ils appelleront... Vincent Van Gogh. <br />
J'comprends mieux pour l'oreille.]]></description>
	<pubDate>Tue, 21 Jun 2005 06:00:00 GMT</pubDate>
</item>
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	<title>U2 au Stade Baudouin (David)</title>
	<link>http://www.sharko.be</link>
	<description><![CDATA[Hier midi, Frainswo (road manager de Sharko et engagé dans la production du concert de U2 à Bruxelles depuis 12 jours) mappelle. Quest-ce que tu fais ce soir?<br />
AAAAAH jexplose! Concert U2? Invitation? Jai trop une belle vie ke jdis!<br />
Frainswo bardé de talkie-walkies et de passes vient nous chercher, nous pénétrons dans lenceinte du stade, passons les 4 magnifiques limousines blindées (Cest pour chacun des membres du groupe) et rentrons dans le stade, devant à gauche. Wi, dis.<br />
(Et là, Frainswo me présente à Bono, qui dit:  <br />
Ah cest toi qui chante Found in the ground?<br />
Naaaaan, jrigole.)<br />
Le stade plein, les olas commencent, le public est un poil plus âgé que je ne le pensais, et de toutes destinations (surtout de Hollande- je suis, il est vrai entouré de gras hollandais relativement sobres mais hollandais quand même). <br />
Jobserve avec grande attention le staff de U2 qui oeuvre. Quelle précision dans le geste, quel professionnalisme... Toutes ces abeilles ouvrières qui virevoltent, cest fascinant. <br />
Frainswo me raconte des anecdotes sur quelques uns, je suis tout en réflexion devant leur courage, leur vie sur la route. <br />
Vie éreintante mais ô combien excitante ke jdis.<br />
Je nai jamais vu Frainswo aussi marqué par la fatigue mais je ne lai jamais vu aussi heureux. Cette fatigue exacerbe les sentiments, les accolades, la solidarité des-uns-les-autres sur la route et le déracinement déchirant quand le projet se termine.<br />
Tous les mecs et les filles du backline (il y a de plus en plus de filles dans le milieu) vivent sur cette fatigue. Ah cest beau.<br />
Frainswo me parle dun chef-plateau qui perd ses dents parceque nest-ce pas quand il a débuté dans ce métier tout jeune quil était, la coke lui semblait inévitable pour tenir le coup. Et la coke ça ramolit les gencives kil a dit. <br />
Bref, tout le monde en place et... hop bonsoir U2 sur scène.<br />
Ils sont hyper calmes, posés. Ils dominent la montée dadrénaline (ou subissent-ils peut-être son absence après tant danné