<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"><channel><title>sharko</title><description>sharko</description><link>https://www.sharko.be/journal</link><item><title>NOUVEAU SINGLE &quot;Uppercut&quot;</title><description><![CDATA["Uppercut" (David Bartholomé)Produit par Jukka Jahnukainen + DBMixed by Laurent Eyen at KOKOEn écoute partout, on va dire.<img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_c2581927283d4582931f7de3e5a8fccf%7Emv2_d_3096_3096_s_4_2.jpg"/>]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2019/09/03/NOUVEAU-SINGLE-Uppercut</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2019/09/03/NOUVEAU-SINGLE-Uppercut</guid><pubDate>Tue, 03 Sep 2019 12:35:10 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_c2581927283d4582931f7de3e5a8fccf~mv2_d_3096_3096_s_4_2.jpg"/><div>&quot;Uppercut&quot; (David Bartholomé)</div><div>Produit par Jukka Jahnukainen + DB</div><div>Mixed by Laurent Eyen at KOKO</div><div>En écoute partout, on va dire.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Nouveau Clip &quot;When I Was Your Age&quot; (Hometour Version)</title><description><![CDATA[Salut les kids. Au cours du hometour et ses concerts, j'ai pu vous demander vos captures de smartphones et autres appareils photo. Les voici compilés ici à la truelle. Vous êtes tous des Steven Spielberg en sommeil (profond haha) en fait. Merci aux hôtes, aux invités, à votre folle énergie et immersion dans le game. Merci! Tellement!<img src="http://img.youtube.com/vi/-2HZpFSqChU/mqdefault.jpg"/>]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2018/06/27/Nouveau-Clip-When-I-Was-Your-Age-Hometour-Version</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2018/06/27/Nouveau-Clip-When-I-Was-Your-Age-Hometour-Version</guid><pubDate>Wed, 27 Jun 2018 08:12:29 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Salut les kids. Au cours du hometour et ses concerts, j'ai pu vous demander vos captures de smartphones et autres appareils photo. Les voici compilés ici à la truelle. Vous êtes tous des Steven Spielberg en sommeil (profond haha) en fait. Merci aux hôtes, aux invités, à votre folle énergie et immersion dans le game. Merci! Tellement!</div><iframe src="https://www.youtube.com/embed/-2HZpFSqChU"/></div>]]></content:encoded></item><item><title>&quot;Never&quot;</title><description><![CDATA[Cher journal. Ca va chef? Le nouveau clip est en ligne, je te le livre ICI.Je loue sa simplicité, je mets des coeur et des émojis à foison. Brice VDH à la "cinematography", Camille Bernon en "guest star" et 9700 tonnes d'acier en "special guest".Ce pont, éloquent. A la dernière seconde, cet oiseau souligne de son passage la fin de la chanson.(“NEVER” consigne, dans une combinaison harpe-guitare, les petites joies de l'existence, dont on ne souligne JAMAIS assez l'importance.)]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2018/03/14/Never</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2018/03/14/Never</guid><pubDate>Wed, 14 Mar 2018 15:09:39 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal. Ca va chef? Le nouveau clip est en ligne, je te le livre <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kysaKNzRe-8">ICI</a>.</div><div>Je loue sa simplicité, je mets des coeur et des émojis à foison. Brice VDH à la &quot;cinematography&quot;, Camille Bernon en &quot;guest star&quot; et 9700 tonnes d'acier en &quot;special guest&quot;.</div><div>Ce pont, éloquent. A la dernière seconde, cet oiseau souligne de son passage la fin de la chanson.</div><div>(“NEVER” consigne, dans une combinaison harpe-guitare, les petites joies de l'existence, dont on ne souligne JAMAIS assez l'importance.)</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Tenir un journal en 2017?</title><description><![CDATA[Cher Journal.A l'heure des tweets, des stories, des photos qui n'apparaissent que 5 minutes ou 24 heures, des posts aussi vite déposés qu'ils sont oubliés, à l'heure du tout internet hyper connectant, à l'heure des "carrières" qui ne durent que quelques mois ou quelques semaines, à l'heure des Logan Paul, Jeremstar, Kathy Griffin, Noah Lunsi*, à l'heure des mèmes, des gifs, des clic-baits, des youtubers, des likes, des petits coeurs,... Cher journal, tu es désuet comme c'est pas possible,]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2018/02/01/Tenir-un-journal-en-2017</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2018/02/01/Tenir-un-journal-en-2017</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2018 13:37:04 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher Journal.</div><div>A l'heure des tweets, des stories, des photos qui n'apparaissent que 5 minutes ou 24 heures, des posts aussi vite déposés qu'ils sont oubliés, à l'heure du tout internet hyper connectant, à l'heure des &quot;carrières&quot; qui ne durent que quelques mois ou quelques semaines, à l'heure des Logan Paul, Jeremstar, Kathy Griffin, Noah Lunsi*, à l'heure des mèmes, des gifs, des clic-baits, des youtubers, des likes, des petits coeurs,... Cher journal, tu es désuet comme c'est pas possible, excuse-moi de te dire.</div><div>Tu es vieux.</div><div>Has-been.</div><div>Never really was.</div><div>L'idée même d'une tenue de journal, de nos jours, est obsolète. L'idée même d'une tenue de journal fonctionnait-elle en 2006, que tout est devenu bien trop rapide pour toi, gros. Les gens ne prennent plus le temps de lire des choses trop longues sur une application aussi laide. Haha.</div><div>Aussi cher journal, tu m'excuseras de ne plus poster ici des mots d'esprit ou diverses anecdotes insipides sur la non-vie de non-rock starlette et d'exhumer ainsi les réflexions bien légères (et néanmoins tourmentées) sur mes occupations de musicien-artisan. J'estime sans doute que le meilleur de toi journal se trouve quelque part entre 2003 et 2009, un beau livre (aujourd'hui épuisé) rassemblant les écrits de cette période faste existe par ailleurs.</div><div>J'inviterais peut-être les lecteurs motivés à fouiner, creuser, dépoter et trouver des exemplaires de ce petit livre bleu, il a sa vie propre et se balade de main en seconde main, faut-il l'espérer.</div><div>* bien conscient que ces noms cités seront totalement obsolètes dans quelques jours ou semaines, tsé</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>&quot;Hep Taxi!&quot;</title><description><![CDATA[<img src="http://img.youtube.com/vi/EwaKPkTaAh8/mqdefault.jpg"/>]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2018/01/06/Hep-Taxi</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2018/01/06/Hep-Taxi</guid><pubDate>Sat, 06 Jan 2018 09:37:41 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><iframe src="https://www.youtube.com/embed/EwaKPkTaAh8"/></div>]]></content:encoded></item><item><title>Élucubrations artistiques et managériales</title><description><![CDATA[Élucubrations artistiques et managériales sur la route la nuit: Idée de promo pour un concept d'humoristes très mauvais:"Nous avons trouvé le plus mauvais duo d'humoristes de France. Aucune blague ne les fait rire eux-mêmes! Ne vous déplacez pas, ils sont leur propre public!" Nom de groupe improbable: "Concert annulé".Second nom de groupe improbable: "Près de chez vous." Concept de groupe pour faire le buzz et assumer l'art du rien dans une société de consommation outrancière:"Groupe inexistant]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2017/11/24/%C3%89lucubrations-artistiques-et-manag%C3%A9riales</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2017/11/24/%C3%89lucubrations-artistiques-et-manag%C3%A9riales</guid><pubDate>Fri, 24 Nov 2017 08:12:21 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Élucubrations artistiques et managériales sur la route la nuit: Idée de promo pour un concept d'humoristes très mauvais:</div><div>&quot;Nous avons trouvé le plus mauvais duo d'humoristes de France. Aucune blague ne les fait rire eux-mêmes! Ne vous déplacez pas, ils sont leur propre public!&quot;</div><div> Nom de groupe improbable: &quot;Concert annulé&quot;.</div><div>Second nom de groupe improbable: &quot;Près de chez vous.&quot;</div><div> Concept de groupe pour faire le buzz et assumer l'art du rien dans une société de consommation outrancière:</div><div>&quot;Groupe inexistant qui ne tournerait qu'avec un road-manager, un créateur lumières et un roadie dans un grand van vide. La scène est vide mais les lumières et les spots sont effectifs. La billetterie est vraie, la tournée est vraie, le stand merchandising - n'ayant rien à vendre - est installé. Les gens se bousculent pour voir le concept de leur propres yeux. Certains sont déçus.&quot;</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>La promotion</title><description><![CDATA[Le nouvel album est né, sorti, mis en vente et en écoute, il faut désormais le faire connaitre aux yeux, aux oreilles et au coeur du plus grand nombre. Pour ce faire, on loue, fébrile, les qualités des chansons aux programmateurs radios.On soumet l'idée d'une chronique magnifique et engagée dans un hebdomadaire.On défend, auprès des diffuseurs TV, le charisme du chanteur à la cool qui, s'il ne fait pas d'audience globale écrasante, possède quand même une présence télévisuelle remarquable on va]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2017/11/21/La-promotion</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2017/11/21/La-promotion</guid><pubDate>Tue, 21 Nov 2017 12:27:11 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Le nouvel album est né, sorti, mis en vente et en écoute, il faut désormais le faire connaitre aux yeux, aux oreilles et au coeur du plus grand nombre. Pour ce faire, on loue, fébrile, les qualités des chansons aux programmateurs radios.</div><div>On soumet l'idée d'une chronique magnifique et engagée dans un hebdomadaire.</div><div>On défend, auprès des diffuseurs TV, le charisme du chanteur à la cool qui, s'il ne fait pas d'audience globale écrasante, possède quand même une présence télévisuelle remarquable on va dire, haha.</div><div>On chipote ou bidouille des clips vidéos.</div><div>On dilate les concerts de belle manière.</div><div>On active les réseaux sociaux.</div><div>On soigne ses maux de dos et ses divers rhumes. On se mouche. On prend de la vitamine C et on repart à la petite vaillance.</div><div>Artisans!</div><div>Les interviews et les entretiens pour les radios, TV ou presse papier sont toujours, toujours, si pas amusants, surprenants et troublants.</div><div>Vous pouvez avoir une entrevue riche et débordante de passion avec un journaliste brillant et plus tard observer que le compte-rendu de l'entretien fait deux lignes sans envergure.</div><div>Vous pouvez trouver l'échange avec une jeune débutante pour le moins timide mais la vision du projet dans l'article contiendra des réflexions pertinentes au possible.</div><div>Vous pouvez vous dire que tel quotidien semble vulgaire et vous retrouvez devant un reporter exquis.</div><div>Vous pouvez évaluer d'un entretien télévisuel qu'il soulignait une richesse folle dans les regards et les silences complices et comprendre que le montage fait de vous un pauv' con.</div><div>Vous pouvez être applaudi par l'équipe technique TV pour votre envolée verbale et ne retrouvez aucun passage de vos bons mots dans le montage.</div><div>Vous pouvez vous assoir en face de chroniqueurs qui n'ont vraiment pas écouté l'album et ne pas leur en tenir rigueur tant ils sont excellents dans l'exercice de la flottaison improvisée.</div><div>Vous pouvez, avant de prendre l'antenne, converser avec un présentateur d'une tristesse assommante et comprendre qu'une fois l'émission lancée, cet individu pétarade d'enthousiasme et pétille de tous ses pores, ce qui vous gonfle d'énergie, sans doute superficielle, mais tellement bonne à prendre.</div><div>Toujours est toujours, toujours surprenant dans la valse de la promotion.</div><div>(Il n'est pas toujours simple d'avoir une énergie constante lorsque vous êtes en pleine promotion. De fait, la semaine passée, ai-je vu le documentaire de 1994 sur la campagne électorale de Didier Schuller, l'homme politique qui se présentait alors aux cantonales dans les Hauts-de-Seine - avant de viser la Mairie de Clichy. Le documentaire suit le parcours d'un homme ô combien jovial, diplomate, souriant, démagogique un peu ou beaucoup, toujours truculent à l'oeil doux.</div><div>Rien du montage ou de la réalisation ne m'ont permis pas de savoir combien l'homme politique était faux ou viscéralement sincère. Le personnage m'a semblé souvent sincère. Si c'est le cas, c'est épatant à observer une âme aussi constante dans l'humeur et la jovialité. Si ce n'est pas le cas, si Didier Schuller n'était que cynisme, c'est tout aussi épatant et d'un niveau himalayayesque.)</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>&quot;Spotlite&quot; - nouveau clip (Hometour Acoustic Version 2017)</title><description><![CDATA[Qu'elle est belle cette vidéyo. Et simple. Et ce regard lorsque la trompette est confiée! Que d'humanité. De sincérité. De véracité.Extrait du journal de Sharko sur le festival FlyAway#2 qui s'est déroulé en Corse en septembre 2017: "Nous avons tourné quelques vidéos dont une avec mon maillot de bain à l'envers et les ficelles qui me sortaient de partout derrière. Sur une autre, j'ai demandé à un festivalier en maillot et sac de plage de faire semblant de souffler la trompette empruntée au]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2017/10/11/Spotlite---nouveau-clip-Hometour-Acoustic-Version-2017</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2017/10/11/Spotlite---nouveau-clip-Hometour-Acoustic-Version-2017</guid><pubDate>Wed, 11 Oct 2017 16:01:01 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Qu'elle est belle cette vidéyo. Et simple. Et ce regard lorsque la trompette est confiée! Que d'humanité. De sincérité. De véracité.</div><div>Extrait du journal de Sharko sur le festival FlyAway#2 qui s'est déroulé en Corse en septembre 2017: &quot;Nous avons tourné quelques vidéos dont une avec mon maillot de bain à l'envers et les ficelles qui me sortaient de partout derrière. Sur une autre, j'ai demandé à un festivalier en maillot et sac de plage de faire semblant de souffler la trompette empruntée au chanteur de Warhaus - ils étaient à l'affiche du festival (chanteur qui officie également dans Balthazar, par ailleurs). Trompette dont j'ai ensuite bouché le cornet avec du sable avant de la lui rendre.</div><iframe src="//static.usrfiles.com/html/2c2fb2_3e86279767f9530d1935f5b5dc84b2b1.html"/></div>]]></content:encoded></item><item><title>Hometour Acoustic Woaw - nouveau disque et Wilfried (numéro 2) - magazine swag.</title><description><![CDATA[Salut les kids!Ce 27 octobre 2017, en ligne sur vos plate-formes de premier choix et dans les magasins qui subsistent, vous trouverez ce nouvel album "Hometour Acoustic Woaw". Veinards!Puisque, depuis mars, je suis dans une tournée de concerts à domicile (jouant simple, intime, sans sono, à la cool chez les gens, pour eux, leurs amis et voisins), j'ai pas été cherché trop loin l'idée et l'envie de recueillir les chansons proposées alors dans un espèce de best-of acoustique. (Cette dernière]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2017/10/10/Hometour-Acoustic-Woaw---nouveau-disque-et-Wilfried-num%C3%A9ro-2---magazine-swag</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2017/10/10/Hometour-Acoustic-Woaw---nouveau-disque-et-Wilfried-num%C3%A9ro-2---magazine-swag</guid><pubDate>Tue, 10 Oct 2017 14:59:08 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Salut les kids!</div><div>Ce 27 octobre 2017, en ligne sur vos plate-formes de premier choix et dans les magasins qui subsistent, vous trouverez ce nouvel album &quot;Hometour Acoustic Woaw&quot;. Veinards!</div><div>Puisque, depuis mars, je suis dans une tournée de concerts à domicile (jouant simple, intime, sans sono, à la cool chez les gens, pour eux, leurs amis et voisins), j'ai pas été cherché trop loin l'idée et l'envie de recueillir les chansons proposées alors dans un espèce de best-of acoustique. (Cette dernière phrase est tellement longue que j'ai cru faire un AVC en la tapant.)</div><div>Si certains titres sont transformés, d'autres sont plus fidèles à l'enregistrement d'origine on va dire. La pochette est magnifique. Le titre est inspiré. Les chansons sont connues. Ca sent le carton assuré, non?</div><div>La veille, le 26 octobre, vous aurez loisir d'acheter le second numéro de Wilfried, magazine politique super swag.</div><div>En effet, ô surprise, ô joie, les rédacteurs en chef m'ont à nouveau sollicité pour la rédaction de deux articles. Mais j'y reviendrai.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Hometour</title><description><![CDATA[Salut les kids!Je suis à l'orée de vous annoncer une nouvelle épatante.Vous n'êtes pas sans savoir qu'au printemps, je me suis lancé dans un "hometour" que je souhaitais "low-profile" (comme on dit chez nous) mais qui a vite pris des proportions étonnantes à tous niveaux. De par la demande, de par les émotions suscitées de part et d'autre, de par l'énergie véhiculée, jouer chez vous, ô âmes bienveillantes, dans vos jardins et salons, en toute simplicité, m'a donné une envie folle d'enregistrer à]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2017/08/14/Hometour</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2017/08/14/Hometour</guid><pubDate>Mon, 14 Aug 2017 12:55:42 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Salut les kids!</div><div>Je suis à l'orée de vous annoncer une nouvelle épatante.</div><div>Vous n'êtes pas sans savoir qu'au printemps, je me suis lancé dans un &quot;hometour&quot; que je souhaitais &quot;low-profile&quot; (comme on dit chez nous) mais qui a vite pris des proportions étonnantes à tous niveaux. De par la demande, de par les émotions suscitées de part et d'autre, de par l'énergie véhiculée, jouer chez vous, ô âmes bienveillantes, dans vos jardins et salons, en toute simplicité, m'a donné une envie folle d'enregistrer à nouveau ce répertoire à l'foufelle en mode petite culotte et chaussettes, ç-à-d en acoustique.</div><div>Plus très vite. Bisou-bisous.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Les boules!</title><description><![CDATA[Cher journal, l'histoire suivante (hallucinante mais vraie) m'a été contée: Un jeune plasticien belge se préparait à une exposition prometteuse à Luxembourg-Ville. Cette exposition devant lui rapporter une belle visibilité, ce jeune homme a donc manifesté une ambition et un enthousiasme non pas excessifs mais forts. S'inspirant d'une de ses oeuvres précédentes ("Marée d'angoisses" - 2012) composée de multiples petites boules noires collées et enfouies sur une plasticine sablée, notre artiste]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2017/02/13/Les-boules</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2017/02/13/Les-boules</guid><pubDate>Mon, 13 Feb 2017 11:03:29 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal, l'histoire suivante (hallucinante mais vraie) m'a été contée: Un jeune plasticien belge se préparait à une exposition prometteuse à Luxembourg-Ville. Cette exposition devant lui rapporter une belle visibilité, ce jeune homme a donc manifesté une ambition et un enthousiasme non pas excessifs mais forts. S'inspirant d'une de ses oeuvres précédentes (&quot;Marée d'angoisses&quot; - 2012) composée de multiples petites boules noires collées et enfouies sur une plasticine sablée, notre artiste s'est mis en quête d'élaborer une seconde version plus large; il a donc commandé sur un site chinois bien connu 200 boules noires de plastique à un prix convenable. (Il a même vu un peu plus large, &quot;au cas où&quot; et en a réclamé 220.) Trente jours plus tard, un avis recommandé l'invitait à contacter de toute urgence le service des douanes belges pour s'acquitter d'une amende (&quot;importation non-conventionnée et TVA non-déclarée&quot;) et récupérer son colis exposé sur 27 mètres cube. Croyant à une erreur grossière, il a contacté, nonchalant, les services susmentionnés. Heureusement qu'il était assis: il lui a été signifié qu'un chargement de 220.000 boules de plastique &quot;non-certifiées conformes EC&quot; l'attendait à Anvers. L'amende pour non-déclaration d'une importation non-conforme était de 1500€ (comprenant la tva non-déclarée sur le produit d'achat). Ce à quoi serait rajouté 50€ par jour si, à compter du 15 décembre 2016, il venait à ne pas libérer le hangar des douanes de cet énorme et embarrassant chargement. Une fois passé le coup de massue (comment ne pas avoir compris que chaque boite commandée contenait 1000 pièces?), un exercice de résilience et de souplesse s'imposait: que faire de 220.000 boules de plastique non-conformes EC? Les foutre à la déchèterie? (Refusées car lot non-conforme.) Les donner au Ministère de l'Éducation pour les écoles et les plasticiens en herbe de Wallonie? (Non-conformité EC ici encore: refus catégorique.) Les donner à une association pour monter un buzz autour d'un fait divers? Genre les déverser dans la Meuse pour s'offusquer des comportements des politiciens liégeois ou encore devant l'ambassade américaine pour sensibiliser Trump à un concept à méditer? (Aucune association contactée n'a souhaité prendre le tempo.) Les proposer à la salle de concert rock &quot;La Boule Noire&quot; à Paris pour une déco à l'foufelle? (Ils ont cru à une blague.) Se confier à un chanteur de rock belge pour qu'il écrive vaguement sur le sujet dans son journal? (Voilà qui est fait, humblement.) Voilà donc notre artiste qui se voit, tous les soirs, clandestin de la boule chinoise, contraint à faire le tour de la ville dans laquelle il habite pour se délester de sacs contenant une cinquantaine de boules dans les poubelles publiques. Sachant qu'il remplit une vingtaine de poubelles par soir, combien de temps lui faudra t-il pour se débarrasser de son forfait stocké en urgence dans le jardin de ses beaux-parents outrés par tant de bêtise? Un peu plus de 7 mois, avec une discipline quotidienne, d'après mes calculs.</div><div>Il est déprimé mais il est artiste, vrai, moderne, urbain, dont l'oeuvre est presque un chef d'oeuvre si elle était plus reconnue. Tous les soirs, en toute discrétion, il offre une performance sur le consumérisme, l'import-export et le surréalisme dans l'obscurité d'une ville en hiver.</div><div>Magnifique.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Mon ampli basse</title><description><![CDATA[Cher journal. L'autre jour, mon ampli basse SVT de rêve a rendu partiellement l'âme. Effondrés, nous l'avons aussitôt porté en réparation. Le monsieur-réparateur se montrait très peu prolixe, la distance et la froideur des génies en électronique, ai-je pensé. Un signe de tête pour dire bonjour, un signe de main pour préciser où poser la bête, un signe du menton pour signifier sa bonne compréhension du contexte de la panne et un re-signe de tête pour dire au revoir et pis c'est tout.Il a]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/10/12/Mon-ampli-basse</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/10/12/Mon-ampli-basse</guid><pubDate>Wed, 12 Oct 2016 13:52:48 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal. L'autre jour, mon ampli basse SVT de rêve a rendu partiellement l'âme. Effondrés, nous l'avons aussitôt porté en réparation. Le monsieur-réparateur se montrait très peu prolixe, la distance et la froideur des génies en électronique, ai-je pensé. Un signe de tête pour dire bonjour, un signe de main pour préciser où poser la bête, un signe du menton pour signifier sa bonne compréhension du contexte de la panne et un re-signe de tête pour dire au revoir et pis c'est tout.</div><div>Il a entrepris la réparation, il a envoyé un sms &quot;Réparation finie&quot;.</div><div>Je lui ai quand même envoyé un mail demandant plus d'explications. Genre, ça vient d'où? Pourquoi? Comment? Quelles pièces? Comment prévenir? Comment mieux soigner.</div><div>J'ai reçu cette réponse:</div><div>&quot;En mesurant les circuits, j'ai constaté qu'un consensateur électrolythique de filtrage de l'alimentation du circuit déphaseur (étage juste avant les lampes de puissance) était défectueux. A cause de ce condensateur défectueux, il y avait une tension alternative 100Hz présente sur la ligne d'alimentation du circuit déphaseur. Lee consensateur était une pièce d'origine qui n'a pas été remplacée dans une réparation précédente.&quot;</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>&quot;Plénitude ressentie&quot; Fly Away Festival 2016</title><description><![CDATA[J1 - Départ: Dans l'avion donc.  Nous sommes, les festivaliers et nous, en partance pour le festival belge à la cool.Wesh: puisque je suis une "rock star de Wallonie", je suis évidemment, à bord, placé dans la zone VIP. (Oh, c'est normal après tout; j'ai tout de même composé "Spotlite" sur trois notes et j'ai déjà joué au festival de la saucisse de Issy-sur-Semois en 2005.) J'insiste ici sur l'aspect VIP car en l'occurrence ce qui nous différencie des festivaliers, c'est ce minuscule paquet de]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/27/Pl%C3%A9nitude-ressentie-Fly-Away-Festival-2016</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/27/Pl%C3%A9nitude-ressentie-Fly-Away-Festival-2016</guid><pubDate>Tue, 27 Sep 2016 07:14:32 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>J1 - Départ: </div><div>Dans l'avion donc.  Nous sommes, les festivaliers et nous, en partance pour le festival belge à la cool.</div><div>Wesh: puisque je suis une &quot;rock star de Wallonie&quot;, je suis évidemment, à bord, placé dans la zone VIP. (Oh, c'est normal après tout; j'ai tout de même composé &quot;Spotlite&quot; sur trois notes et j'ai déjà joué au festival de la saucisse de Issy-sur-Semois en 2005.) J'insiste ici sur l'aspect VIP car en l'occurrence ce qui nous différencie des festivaliers, c'est ce minuscule paquet de cacahuètes posé sur le siège.</div><div>Après l'avion, un bus serpente un parcours sinueux et bien que chahuté par la nausée, je me suis endormi comme une mert, la bouche ouverte au petit filet de bave, à côté d'un couple qui m'a confié par la suite avoir hésité à prendre une photo! Ah ben super! Une fois sur place, nous sommes conduits dans nos chambres.</div><div>Si celles-ci sont, mmmh, un petit peu passées de mode on va dire, le cadre mer-montagne-sable se montre immédiatement irrésistible.</div><div>J2:</div><div> J'ai été réveillé au coeur de la nuit! Une tondeuse à gazon attachée sur un drône semblait être rentrée dans la chambre! Non en fait, il s'agissait de mon camarade de chambrée Teuk dont je découvrais la ronflette-magnitude 7.</div><div>Splendide concert de Balthazar hier soir. L'alliance des voix de ces quatre individus marquants est une réussite indéniable. Concert parfait de Joe Bell également, sous un arbre, ce matin, pour un réveil en douceur.</div><div>L'open-bar! </div><div>Comme il y a 6 barmen et qu'ils sont au taquet débordés, on ne boit jamais deux fois le même mojito ou la même pina colada. Tu peux prendre 3 margaritas, elles auront chaque fois un goût différent: les doses varient et même les ingrédients - sans parler du verre. Mais on repère rapidement à qui s'adresser et on a vite nos barmen fétiches. (Certains serveurs font valser les verres derrière leur dos à la Tom Cruise dans &quot;Cocktail&quot;, c'est souvent ceux-là qu'il s'agit d'éviter.)</div><div>L'open-bar a ceci de bon qu'on ne se soucie de rien. Tu ne penses plus à ta bagnole à conduire, ni aux clés à retrouver par ailleurs, ni au vestiaire, ni à ta carte de crédit qui a explosé ni à la petite monnaie à réunir pour un dernier cocktail. Tu commandes, tu reçois un truc plus ou moins équivalent et tu vibres en communion.</div><div>Bon, coolos quand même hein, loin de moi l'idée de faire ici l'apologie de l'alcool; les festivaliers (et nous!) sont donc sages et font montre de modération (mouesh!) et tout se passe sans accrocs. Bien sûr, si les plus timides ont besoin de &quot;Résiste&quot; de France Gall pour monter sur une table et danser, les autres ont juste besoin d'un demi-ponch et hop c'est caisse.</div><div>Ce matin, pour me donner bonne conscience et dérouter les toxines, j'ai entrepris une randonnée dans le maquis. Et je me suis vite perdu. J'ai croisé, hagard, un paysan (ô joie!, un sauveur corse) qui m'a dit: &quot;C'est par là! C'est facile, tu peux pas te tromper!&quot; et 400 mètres plus loin, il y avait déjà une intersection gauche-droite. Ce quoi ce délire?</div><div> J'étais perdu depuis un certain moment quand mon téléphone, sollicité par trop de recherches gps, m'a lâché. J'ai donc commencé à sentir les joies de l'anxiété: &quot;Personne ne s'apercevra de mon absence, je vais finir en dosette pour lézards.&quot;. </div><div>Je me suis vaguement retrouvé sur une simili-route et, après de longues minutes sous la cogne en plein délire, j'ai entendu une voiture que j'ai arrêtée de tout mon corps croyant à un mirage: &quot;Bonjour, je fais du rock belge, j'ai composé &quot;Spotlite&quot; et j'ai déjà joué au festival de la saucisse de Issy-sur-Semois en 2005. Je suis perdu. Pouvez-vous m'indiquer le chemin vers le Club Med?&quot;.  Le gars: &quot;Ah c'est facile, c'est par là, vous pouvez pas vous tromper!&quot;. 500 mètres plus loin, même délire-dilemme: un nouvelle intersection gauche-droite… </div><div>(Ces corses ont une toute autre définition de la facilité.)</div><div>J3 - Jour du concert Sharko: </div><div>Hier super concert de Alaska Gold Rush, sur le sable devant la mer: à ce moment, à cet endroit, juste parfait.</div><div>Entendu au petit-déjeuner: &quot;Un triple sec au coucher, deux double expressos au réveil!&quot;.</div><div>Ce matin, balade sur les rochers en bord de mer. Le Samsung S3 mini, je le confirme ici, n'est pas waterproof.</div><div>Avant nos réglages de son, je tente la détente sur un transat à la plage au milieu de tous. J'ai alors un éclair de lucidité: l'huile solaire mal répandue sur mes coups de soleil écrevisses, mes croqs qui pendent aux pieds et même cette couille téméraire échappée du maillot… Mais comment puis-je, dans quelques heures sur scène, vendre l'image d'une rock star en sur-confiance au charisme lumineux et glamour? MAIS C'EST IMPOSSIBLE!</div><div>Concert terminé. Avons-nous performé trop vite et trop fort? Sans doute. Je mets ça sur le compte de notre attente pendant deux jours, nous avions tellement hâte de rentrer dans l'arène! Vas-y Ben Hur!</div><div>J4 - Jour d'après notre concert: </div><div>Concert acoustique solo improvisé sous l'arbre. Tête à l'envers, fatigue de travers, quelques petites farces, des chansons tourmentées et &quot;No Contest&quot; en bouquet final muée en un vaste défi de réveiller Teuk avec l'aide du public. (&quot;Ôde au dernier couché, dernier levé.&quot;) État de grâce et communion. Plénitude ressentie.</div><div>D'enthousiastes festivaliers, sans doute touchés par mon look &quot;croq-short&quot;, m'ont alors convié à une sortie en jet-ski prévue l'après-midi. Alors que je tentais de polies dérobades telles &quot;je ne suis plus tout jeune&quot;, &quot;je n'ai jamais fait de jet ski, ni du ski tout court&quot;, &quot;mon maillot est trop large en bas&quot; ou encore &quot;je crains pour ma vie&quot;, la charmante jeune femme, très en verve et pleine de ressources a déclaré: &quot;Le jet-ski, c'est comme le Get 27, mais en plus vite!&quot;. </div><div>Bref, me voilà sur la machine. Collé à ma fougueuse co-pilote, assommé par la majesté des lieux, étourdi par les slaloms, éconduit par des vagues robustes à l'eau de mer (10 litres avalés au moins), le sourire béat et les picotements de joie partout! Je ne savais plus comment formuler les &quot;mercis&quot; et mon entière gratitude à mes camarades skieurs.</div><div>Le soir, la nuit et au petit matin, j'ai dansé jusqu'à plus d'heure. Je n'ai pas arrêté de danser. Je dansais en allant aux toilettes, je dansais aux toilettes, je dansais en sortant des toilettes, je dansais au bar, je dansais sur scène, je dansais devant, je dansais derrière. </div><div>Certains festivaliers m'offraient des sourires indescriptibles, d'autres de petits rires nerveux, nous prenions des photos, j'embrassais Teuk qui embrassait Olivier Cox qui embrassait Maxime Firket, j'observais l'amitié sincère et bienveillante entre les DJS, mes camarades de jet-ski me sautaient dessus dans le sable pour faire la pyramide sur mon dos (sympa), nous riions, riions, nous riions tellement! </div><div>Je me suis alors tourné vers le ciel étoilé et la mer: à nouveau, je ne savais plus comment formuler les &quot;mercis&quot; et mon entière gratitude. Plénitude ressentie.</div><div>J5 - Le retour: </div><div>A midi, au dernier repas avant de reprendre le bus, nous étions tous profil bas. Déjà envahis par la promesse de la nostalgie à venir, fatigués d'avoir ingéré tant d'amour et de joies, épuisés d'avoir dansé toutes les nuits, nous échangions, mines défaites, nos emails, nos motiliums, nos secrets pour affronter les lendemains qui déchantent. </div><div>C'est alors que Teuk est apparu, décalqué avec sa tête de vainqueur toute catégorie, dernier couché, dernier levé. Quand nous avons tous compris qu'il avait réussi à se lever pour prendre le bus sans encombres, une immense vague spontanée d'applaudissements est montée, montée, montée, portée par toute la terrasse des festivaliers.</div><div>Fabuleux. Complicité absolue.</div><div>J6 - Le jour d'après :</div><div>Que s'est-il passé? &quot;Un gaz hilarant tout du long sur le site?&quot; m'a demandé une jeune internaute. </div><div>Tous, le public, les techniciens, les musiciens du Fly Away semblaient tellement bienveillants et sympathiques, composés de quadras bien portants qui se retrouvaient dans la bonne humeur pour afficher et revendiquer l'insouciance. Comment dire mieux?</div><div>Il me semblait voir chez tous une forte envie de vibrer, de mordre la vie et d'aller bien. Diligenter le bien. Uniquement le bien. </div><div>Est-ce moi, ma projection et une vue de l'esprit? Si c'était réel, était-ce généré par le contexte actuel? &quot;Revendiquer l'insouciance&quot;, je ne peux pas mieux dire en fait. </div><div>Plénitude ressentie.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Âgir: &quot;prendre de l'âge&quot; sans dire &quot;vieillir&quot;</title><description><![CDATA[Cher journal. Nouvelle vidéo en ligne qui est si belle: "When I Was Your Age" (Acoustic Version).Elle cristallise si bien les thèmes de la chanson: l'isolement, le "âgir", dans le sens "prendre de l'âge" sans dire "vieillir". Un naufrage. Une nostalgie aussi.(Loin de moi, l'idée de tout dévoiler. Mais ce zoom et cet effet, si je révélais ses secrets ici, personne ne me croirait.)<img src="http://img.youtube.com/vi/YV0v67NxFXM/mqdefault.jpg"/>]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/19/%C3%82gir-prendre-de-l%C3%A2ge-sans-dire-vieillir</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/19/%C3%82gir-prendre-de-l%C3%A2ge-sans-dire-vieillir</guid><pubDate>Mon, 19 Sep 2016 11:04:22 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal. Nouvelle vidéo en ligne qui est si belle: &quot;When I Was Your Age&quot; (Acoustic Version).</div><div>Elle cristallise si bien les thèmes de la chanson: l'isolement, le &quot;âgir&quot;, dans le sens &quot;prendre de l'âge&quot; sans dire &quot;vieillir&quot;. Un naufrage. Une nostalgie aussi.</div><div>(Loin de moi, l'idée de tout dévoiler. Mais ce zoom et cet effet, si je révélais ses secrets ici, personne ne me croirait.)</div><iframe src="https://www.youtube.com/embed/YV0v67NxFXM"/></div>]]></content:encoded></item><item><title>Les enfants de choeur</title><description><![CDATA[Cher journal.L'autre jour, à Ethe, contrée gaumaise au sud de la Belgique entre Virton et l'oubli, entre Arlon et l'abysse, j'étais convié à participer à l'enregistrement public de l'émission d'humour de Vivacité; "Les enfants de Choeur".Les chroniqueurs humoristes, Christophe Bourdon, James Deano et Kody m'avaient cordialement proposé de faire la route avec eux. Dans la belle voiture de Christophe. Car il a une belle voiture.Quand j'ai raconté ça à ma voisine du haut, Pauline, elle a frôlé<img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_2214c6a79fa945e7b5f849b251e5c0b4%7Emv2.jpg"/>]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/10/Les-enfants-de-choeur</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/10/Les-enfants-de-choeur</guid><pubDate>Sat, 10 Sep 2016 20:08:10 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_2214c6a79fa945e7b5f849b251e5c0b4~mv2.jpg"/><div>Cher journal.</div><div>L'autre jour, à Ethe, contrée gaumaise au sud de la Belgique entre Virton et l'oubli, entre Arlon et l'abysse, j'étais convié à participer à l'enregistrement public de l'émission d'humour de Vivacité; &quot;Les enfants de Choeur&quot;.</div><div>Les chroniqueurs humoristes, Christophe Bourdon, James Deano et Kody m'avaient cordialement proposé de faire la route avec eux. Dans la belle voiture de Christophe. Car il a une belle voiture.</div><div>Quand j'ai raconté ça à ma voisine du haut, Pauline, elle a frôlé l'apoplexie; elle est archi fan de la nouvelle vague d'humoristes belges (Cactus, Vizorek, Guiz, etc.).</div><div>- &quot;Quoi, t'étais dans la voiture avec eux?&quot;</div><div>- &quot;Oui, à côté de Kody, derrière.&quot;</div><div>- &quot;T'as dû te marrer à fond dans la bagnole, ça devait être la fête de la vanne à l'foufelle, les sketches devaient gicler, devait y avoir une ambiance de DINGUE! Ils ont fait quoi comme gag? Des blagues? Des moqueries sur les gens du métier? Kody a pris des voix rigolotes? Il s'est déguisé? Raconte! Y avait un petit bar avec du champ' derrière? De la coke? Allez, dis-moi. Pas des putes quand même? Vas-y fais pas ta diva, raconte!&quot;</div><div>- &quot;Agh tu vois, comment dire? C'était... très calme. Kody est très calme. Bourdon est d'une douceur et d'une attachante bienveillance, très calme. Deano plus en retrait, très calme, négociant de petites anxiétés ici ou là. Ils se sont endormis... C'était très... doux et calme...</div><div>T'es déçue?&quot;</div><div>- &quot;Oh le loser ici. Calme? LO-SER! Va prendre ta tisane, vieux con!&quot;</div><div>Aaah Ethe, aaah la Gaume... Cette Gaume que j'ai tant connue pour avoir fait mes études à Izel à 20 km de là. J'ai tant aimé cette Gaume. Je l'ai tellement détestée.</div><div>Beaucoup de monde dans la salle, beaucoup de fans de la première heure. La popularité des chroniqueurs à Ethe est folle. Faut dire qu'ils n'avaient plus vu, à Ethe, de stars depuis Pierre Bachelet en 1991 au Festival des Pédalos de Rabais. Haha.</div><div>Jean-Jacques Brunin, l'animateur de l'émission, me fait penser à un curieux mélange de Guy Lemaire et Philippe Gildas. Il passe les plats avec habileté, avec cette bonhommie à la belge, et il exerce l'intelligence suivante: se faire passer pour un idiot ou un conservateur offusqué, ouvrant des brèches qui permettent aux chroniqueurs (et à l'invité) de briller. </div><div>Ce qui est plus drôle encore que leurs sketchs écrits à l'avance, ce sont leurs fulgurances; les improvisations projetées, piquées au détour d'une remarque bénigne. Les bons mots. Si Bourdon et Kody semblent forts dans les bons mots, Deano est très vif sur les rebonds.</div><div>(Il y a deux chroniqueurs supplémentaires, dont un amateur bénévole truculent, mais honte sur moi, j'ai oublié leur nom.)</div><div>Le publi a ri, il a ri, mais il a ri!</div><div>Après tant de rires et de spectacle pittoresque, j'ai pris ma guitare et tenté de poser &quot;When I Was Your Age&quot; en acoustique. Le silence! Bigre! Plus personne ne chuchotait, plus personne ne se faisait répéter la blague d'il y a 10 minutes, plus personne ne toussait, ne buvait de l'Orval à la paille, plus personne n'écossait ses haricots ou déplumait les poules dans la salle.</div><div>Aaaah Ethe, je me moque un peu de toi, &quot;qui aime bien châtie bien&quot;, tout ça, mais sérieusement, c'était très touchant. Certains diront que la chanson était belle, mais je pense plutôt que c'est l'espace créé pour elle qui l'était.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Lettre au Bourgmestre de Waterloo</title><description><![CDATA[Bonjour Madame le Bourgmestre de la ville de Waterloo. Je m'appelle David Bartholomé et je suis le chanteur du groupe rock belge Sharko. La vie m'a, ces dernières années, conduit à me rendre fréquemment dans votre belle contrée. J'ai eu tout loisir de m'émerveiller devant votre lion sur la butte, j'ai par ailleurs longtemps cru que c'était un vrai. Quelle belle oeuvre!Sur notre nouvel album "You Don't Have To Worry", nous avons un morceau qui s'appelle "Waterloo", c'est vous dire mon coup de]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/05/Lettre-au-Bourgmestre-de-Waterloo</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/05/Lettre-au-Bourgmestre-de-Waterloo</guid><pubDate>Mon, 05 Sep 2016 11:41:43 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Bonjour Madame le Bourgmestre de la ville de Waterloo. Je m'appelle David Bartholomé et je suis le chanteur du groupe rock belge Sharko. La vie m'a, ces dernières années, conduit à me rendre fréquemment dans votre belle contrée. J'ai eu tout loisir de m'émerveiller devant votre lion sur la butte, j'ai par ailleurs longtemps cru que c'était un vrai. Quelle belle oeuvre!</div><div>Sur notre nouvel album &quot;You Don't Have To Worry&quot;, nous avons un morceau qui s'appelle &quot;Waterloo&quot;, c'est vous dire mon coup de coeur. Par ailleurs, je suis très admiratif de la force qu'il a fallu, j'imagine, pour convaincre la ville et les habitants d'ériger ce monument qui célèbre la chanson &quot;Waterloo&quot; du groupe ABBA. Chanson qui a permis à ces suédois de remporter l'Eurovision en 1974.</div><div>Comment avez-vous su, je dis vous mais je pense à vos prédécesseurs, convaincre tant de monde, à l'heure du politiquement correct, de cette idée légère et frivole! Pourrais-je consulter les archives qui ont conduit à cette décision? Je voudrais comprendre les arguments des échevins d'alors et aussi comprendre comment fonctionne Tinder. En vous remerciant. Bien à vous.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Les frères Dardenne et la fille inconnue</title><description><![CDATA[Cher journal.J'ai été convié, à ma grande surprise, à l'avant-première du film "La fille inconnue" des frères Dardenne, en présence de ceux-ci. Nous étions cinquante dans une petite salle confortable et cosy, projection privée-privée avec du beau monde, notamment une ministre, un présentateur de J.T., un prix Nobel et un restaurateur étoilé. J’étais évidemment complètement à l’aise puisque j’ai quand même composé “Spotlite” (trois accords La, Ré et Sol tout du long) ou joué dans des salles]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/05/Les-fr%C3%A8res-Dardenne-et-la-fille-inconnue</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/05/Les-fr%C3%A8res-Dardenne-et-la-fille-inconnue</guid><pubDate>Mon, 05 Sep 2016 11:40:30 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal.</div><div>J'ai été convié, à ma grande surprise, à l'avant-première du film &quot;La fille inconnue&quot; des frères Dardenne, en présence de ceux-ci. Nous étions cinquante dans une petite salle confortable et cosy, projection privée-privée avec du beau monde, notamment une ministre, un présentateur de J.T., un prix Nobel et un restaurateur étoilé. J’étais évidemment complètement à l’aise puisque j’ai quand même composé “Spotlite” (trois accords La, Ré et Sol tout du long) ou joué dans des salles prestigieuses telle &quot;La Quèquète à Jules&quot; (café-concert à Ocquier) et participé à de gigantesques festivals telle la &quot;Foire aux Saucisses&quot; de Frasnes-Les-Anvains. Au bout d'un temps, flûtant mon champagne, j'ai abordé le prix Nobel de chimie pour lui demander s'il avait déjà tenté le coup des mentos dans du coca. Était présente également Adèle Haenel, l'actrice du film. Fort belle, ne se tient absolument pas droite, un regard frondeur de garçon manqué en pleine école buissonnière prête à faire des coups bienveillants. Le plus impressionnant, c'était de la voir à trois mètres, en chair et en os, nous inviter à plonger dans le film avant de s'éclipser et son double de cinéma de défiler. Se rendre compte qu'elle était encore là mais qu'elle était toute autre, puissante sur 6 mètres par 4 d'écran, rayonnante, belle sans maquillage. La magie du cinéma. C'était la même fille mais c'était plus du tout la même fille. Une fois la projection terminée, j'ai sprinté vers les petits raviers de hareng et autre tartare de saumon. Les frères Dardenne (minces, élégants) invitaient du regard les convives à converser. Mais que leur dire? Si j'avais bu une demi-caisse de champagne en plus, j'aurais certainement pu leur demander si Michel Preud'homme est leur frère et pourquoi ne pas développer un film sur le football à Sclessin. Un meurtre au stade du Standard, résolu par les anciennes gloires du club (Preud'homme, Gerets, Tahamata, Jos… Daerden - haha), aidé par Olivier Gourmet (en flic de S'raing), Jéremie Rénier (en agent de footballeur cocaïnomane), Déborah François (en vendeuse de frites au stade) et Émilie Dequenne en juge en pleine déroute qui habite près du pont Kennedy derrière le paki. J'aurais dû faire mon pitch, prendre une commission et rentrer à la maison en étant certain d'enjamber les marches de Cannes 2018. Didjos ti.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Que dire de Prince?</title><description><![CDATA[Attention Papy du rock ici. Que dire de Prince qui n'a été dit ailleurs? Dans mon canapé, avec le recul et en zizi? En 1984, alors que notre Baron androgyne terminait la bande-son du film "Purple Rain" (avant d'être mémorable, "Purple Rain"; l'album, était d'abord une bande-son pour "Purple Rain"; le film), un morceau ("When Doves Cry") semblait sortir du lot mais notre Vicomte botté n'était pas au sommet de la conviction intime. Notre Marquis de Minneapolis, à la moue boudeuse, aurait eu alors]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/05/Que-dire-de-Prince</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/09/05/Que-dire-de-Prince</guid><pubDate>Mon, 05 Sep 2016 11:38:17 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Attention Papy du rock ici. Que dire de Prince qui n'a été dit ailleurs? Dans mon canapé, avec le recul et en zizi? En 1984, alors que notre Baron androgyne terminait la bande-son du film &quot;Purple Rain&quot; (avant d'être mémorable, &quot;Purple Rain&quot;; l'album, était d'abord une bande-son pour &quot;Purple Rain&quot;; le film), un morceau (&quot;When Doves Cry&quot;) semblait sortir du lot mais notre Vicomte botté n'était pas au sommet de la conviction intime. Notre Marquis de Minneapolis, à la moue boudeuse, aurait eu alors l'idée de supprimer la basse, ce qui donnera à la chanson un aspect cru et rêche irrésistible. (Je donnais autrefois des cours de basse et j'incitais, malicieux, les élèves à étudier la ligne de basse de &quot;When Doves Cry&quot;. Son absence, comprise ou non par certains, était une leçon en soi.) Auparavant, sur le titre &quot;1999&quot;, les trois voix harmonisées dans le couplet évoluaient à la base ensemble, en choeur, à la Crosby, Stills &amp; Nash. Notre Duc mauve aurait eu l'idée d'en faire trois leads avec les trois harmonies différentes qui se succèdent. Retournez-y l'écouter sous cet angle, c'est fort amusant. J'ai également pu lire que &quot;Sign O' the Times&quot;, dans sa première version, aurait été beaucoup plus chargée, son Altesse pourpre l'ayant développée avec des guitares funk, des percussions à l'foufelle et des cuivres. Notre Seigneur du Minnesota aurait tout supprimé à la dernière minute pour ne garder que la colonne vertébrale totalement audacieuse et réjouissante. Une version funk proche de ce qui existait probablement peut être écoutée ici: &quot;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=5TSVNBpsrys">Rock 'N' Roll Hall of Fame Medley&quot;</a> Et &quot;Kiss&quot; bien sûr: notre Valet en Corvette sommant son ingénieur du son-maison (David Z, frère du batteur-maison Bobby Z) d'arranger une chanson écrite à la va-vite (un blues) pour un groupe de son écurie (Mazarati). David Z étant pour le coup très (ô combien), il s'amusa avec des filtres, du delay et une guitare véhiculée dans un gate guidée par le delay filtré (si vous n'avez pas tout suivi c'est pas grave). Notre Général du funk, à l'écoute de ces idées, s'enthousiasma aussitôt: &quot;Je la prends Coco, n'y touche plus, je rajoute un falsetto, des voix, une guitare wah-wah et je la sors lundi prochain, Fifi. Merci. Bisou.&quot;</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Grèves et sosies</title><description><![CDATA[Cher journal, amis belges, haut les coeurs les gars. Entre les grèves prévues, les grèves sauvages, les grèves secrètes de tous les jours, les embouteillages post-modernes, les travaux, l’état des routes, le cynisme politique, Kana Okada qui perd la finale du Concours Reine Elisabeth 2016 sans que personne ne crie au scandale à part moi personne, nos Diables Rouges qui jouent la Finlande comme des patates dans un stade glacial aux places au prix exorbitant, HEUREUSEMENT, HEUREUSEMENT que nous]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/06/06/Gr%C3%A8ve-et-sosies</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/06/06/Gr%C3%A8ve-et-sosies</guid><pubDate>Fri, 03 Jun 2016 18:04:00 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal, amis belges, haut les coeurs les gars. </div><div>Entre les grèves prévues, les grèves sauvages, les grèves secrètes de tous les jours, les embouteillages post-modernes, les travaux, l’état des routes, le cynisme politique, Kana Okada qui perd la finale du Concours Reine Elisabeth 2016 sans que personne ne crie au scandale à part moi personne, nos Diables Rouges qui jouent la Finlande comme des patates dans un stade glacial aux places au prix exorbitant, HEUREUSEMENT, HEUREUSEMENT que nous avons le soleil et la douceur de l’été pour tenir le coup. Aaah la clarté de mai-juin! Les tee-shirts, les petites robes de fées, les apéros, les jardins, les barbecues, les concerts en plein air avec une bonne bière fraîche, voir – rêveur – Cannes et les stars rayonnantes, Roland Garros et les belles balles jaunes, la sueur des joueurs, les beaux matchs qui claquent dans un beau ciel bleu! Aaaaaaaaah le soleil qu’on attendait tant!  Ah oui, heureusement qu’on a ça.</div><div>L’autre jour, pour des raisons bassement financières, je me suis inscrit au casting d’un show de sosies prévu pour une tournée en Belgique à l’été. On était nombreux à attendre. Il y avait beaucoup trop de Johnny. Il y avait un vague Clooney qui ressemble fort à Emmanuel Chain. Des Rihanna, des Kim Kardashian, des filles qui répétaient des “Non mais allô quoi?”, des Beyoncé… La plus drôle, c’était une fille sosie de Sia: elle était habillée normal avec juste une perruque sur son visage.  Il y avait même un mec qui semblait faire sosie de Zaz, mais en fait non c’était le stagiaire de l’équipe. </div><div>A côté de moi à gauche, il y avait un jeune Justin Bieber et à droite un Charles Michel.  A Justin, j’ai tout de suite avoué, complice: “Ah c’est drôle, je suis chanteur d’un groupe rock et sur notre nouvel album “You Don’t Have To Worry”, j’ai composé un titre qui s’appelle “When I Was Your Age” et qui parle de Justin Bieber!”. Ce à quoi le gamin m’a répondu: “C’est quoi un groupe rock?”.  Je me suis donc plutôt tourné vers ma droite:”Alors et vous en Charles Michel? Haha. Belle idée!” mais il m’a mis K.O. avec son accent de S’raing: “Tsé non wesh, moi je fais le mec de Breaking Bad!”.  </div><div>Après un blanc interminable d’incrédulité qui m’a laissé blême, il m’a demandé en quoi j’étais: “Ben moi, je suis en Alain Juppé, vu que je sors de chez le coiffeur, et je chante comme Sting – ce qui me fait un beau doublé”.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Une semaine formidable</title><description><![CDATA[Cher journal. Lundi: Dentiste. Ensuite. Débat de haute volée sur le thème fermé suivant: “Le rock intéresse t-il au moins les jeunes? Réponse: non”. Vendredi passé, interventions dans deux classes de 5ème à Soignies et je confirme après avoir conversé avec les élèves: le rock c’est pour les vieux. Ce soir, hourra!, les pianistiques du Concours Reine Elisabeth 2016 reprennent: formidable! Mardi: Cambriolage à 5h du matin. Bordel de mert de bordel de mert. Ma veste, mon téléphone et mes papiers de]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/06/06/Une-semaine-formidable</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/06/06/Une-semaine-formidable</guid><pubDate>Fri, 27 May 2016 17:58:00 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal.</div><div> Lundi: Dentiste. Ensuite. Débat de haute volée sur le thème fermé suivant: “Le rock intéresse t-il au moins les jeunes? Réponse: non”. </div><div>Vendredi passé, interventions dans deux classes de 5ème à Soignies et je confirme après avoir conversé avec les élèves: le rock c’est pour les vieux. </div><div>Ce soir, hourra!, les pianistiques du Concours Reine Elisabeth 2016 reprennent: formidable!</div><div> Mardi: Cambriolage à 5h du matin. Bordel de mert de bordel de mert. Ma veste, mon téléphone et mes papiers de bordel de mert. A l’orée du jour et j’étais réveillé! Mert de mert de mert de mert de mert.  Journée à courser les banques, les assurances, la police, l’opérateur, les copies, les doubles des clés, la commune, bravo, super, merci les gars.  Heureusement, ce soir sur La Trois, concours Reine E 2016! Aaaaaah! Je vais kiffer et m’évader et oublier!</div><div> Mercredi: Coiffeur. Oh putain.  Pourquoi les coiffeuses – alors même que tu précises “Merci de couper JUSTE UN PEU” – se sentent obligées (ou tout au plus elles prennent l’horripilante liberté) de tout RATIBOISER? J’y vais, je me sens beau gosse Brad Pitt qui a besoin d’un rafraîchissement, je sors, je suis Alain Juppé. Science-fiction ici! </div><div>Comment c’est possible? Elles sont payées au tif coupé? Elles se sentent de justifier absolument les 35€ qui sont hors de prix à la base? Elles veulent me saboter? Me casser le moral? Me faire voter Juppé? </div><div>- “Tu veux que je prenne tes ciseaux pour te raboter ta bête tronche avec ton tatoo à 2 balles et ton petit gras du ventre dans ton tee-shirt blanc trop petit? Tu crois que je fais mon service militaire à Singapour? Que je suis caporal en goguette? T’as vu? Qu’est-ce que tu crois avec tes airs de chef de salon kitsch? Tu sais qui je suis? Tu sais à qui tu as affaire? Tu sais que j’ai déjà joué à Pukkelpop? Que j’ai côtoyé Lemmy, Jean-Claude Van Damme et Myriam Leroy? Que d’ailleurs je passe à la tv à minuit sur La Trois? Mais nom de djeuh, qu’est-ce que tu crois avec ton parfum Paco Rabane et ta ceinture C&amp;A? Je ressemble à rien! Je préfère un cambriolage qu’un ratiboisage, tu sais ça? Sale CONNE!” </div><div>Calmons-nous. </div><div>Heureusement, ce soir… piano… avec le concours Reine E 2016… (Je me suis fabriqué un clavier en carton pour faire semblant de jouer devant la retransmission. Qui n’a pas fait ça enfant?)</div><div> Jeudi: Grève surprise...</div><div> Hier soir “Coupé au montage”* présentée par Myriam Leroy et diffusée à 22h25 sur La Trois RTBF sauf… qu’il était… BEAUCOUP plus tard.  Tout ça à cause de ce concours de brun Reine E 2016 qui prend du retard à l’antenne. Mais c’est quoi ce concours de mert qui repousse et retarde ma demi-heure de gloire? Vous êtes qui avec vos tics et vos gestes ampoulés devant votre piano à 200.000€? Vous vous croyez devant l’Empereur en 1748? Vous avez pensé aux éléphants qu’on tue à cause de vos conneries? Le délire ici. Oh.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Coupé au montage l'esprit de l'escalier</title><description><![CDATA[Cher journal. Je viens de surnager dans la sueur de la pire des dépréciations en m'écoutant dans "Coupé au montage" cette belle émission de Myriam Leroy sur la Première. Je suis en effet terriblement déçu de mon intervention, c'est frustrant au possible et comment est-ce possible? Je le savais cependant. Au sortir de l'émission, j'ai vécu ce que d'aucuns appellent "l'esprit de l'escalier" (googlez-y, c'est une théorie à la cool); sur la route du retour, me sont venues TOUTES les bonnes réponses<img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_bd293adc02604052b41204f0c5cea0d7%7Emv1.jpg/v1/fill/w_686%2Ch_520/695412_bd293adc02604052b41204f0c5cea0d7%7Emv1.jpg"/>]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/22/Coup%C3%A9-au-montage-lesprit-de-lescalier</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/22/Coup%C3%A9-au-montage-lesprit-de-lescalier</guid><pubDate>Sun, 22 May 2016 08:01:47 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal. Je viens de surnager dans la sueur de la pire des dépréciations en m'écoutant dans &quot;Coupé au montage&quot; cette belle émission de Myriam Leroy sur la Première. Je suis en effet terriblement déçu de mon intervention, c'est frustrant au possible et comment est-ce possible? Je le savais cependant. Au sortir de l'émission, j'ai vécu ce que d'aucuns appellent &quot;l'esprit de l'escalier&quot; (googlez-y, c'est une théorie à la cool); sur la route du retour, me sont venues TOUTES les bonnes réponses aux questions que Myriam Leroy venait de me poser. Le bon développement, les bons arguments. Les bons exemples. Tout m'est venu. Dans la bagnole, pas sur le plateau. Ah c'est CON! A l'enregistrement, mes neurones n'allaient pas assez vite; la communication entre mon cerveau et ma parole s'articulait à la vitesse d'une brouette pleine poussée par une tortue. Mes réponses alambiquées et cérébrales sortaient avec des éléments de language évitables qui revenaient sans cesse, &quot;Nooon pas ce mot là! Oops sorti tout seul&quot;. J'avais l'impression d'être Jean-François Copé ou comme dans &quot;Vice-Versa&quot;, victime de plusieurs émoticones dans ma tête. Agh. Je voulais répondre en étant maillot jaune en juillet, je me retrouvais en marcel à Oslo. Je voulais parader en montant les marches de Cannes, je me retrouvais assis sur les marches du ciné-club complet de Broute-La-Zoute. Je voulais être Bourdieu, je répondais comme Luis Fernandez après trois pastis. Si j'avais pu, j'aurais mieux développé ma pensée, emprunté de jolis détours et glissé des exemples désopilants sur mes rapports exécrables avec les profs de Philo. J'aurais mieux accentué Sandra Kim, ma théorie sur son &quot;J'aime LE vie&quot; (en vitesse: sa façon inconsciente de séduire les néerlandophones - et son futur mari), ou la cristallisation d'une insouciance collective à la belge. J'aurais mieux défendu ma théorie sur Robert Johnston et son pacte avec le diable, on a tous nos diables, et je ne parle pas d'Eden Hazard. Myriam Leroy est une artiste. Je ne suis qu'admiration. Comment construit-elle ses entretiens? Mais comment fait-elle? Oui, comment fait-elle? La brillance des trajectoires dressées par ses questions m'a scotché gutta-percha. Comment elle passe d'un sujet à l'autre, vire-volte et passe-muraille, c'est bien foutu nom de djeuh. A l'antenne, cette voix posée, radiophonique, calme. Des fulgurances. A l'antenne, cette beauté qui ne laisse entrevoir la moindre insécurité. (Je suppose qu'elle a des insécurités, mais elles sont bien masquées.) A contrario, prenons Marie Drucker par exemple: elle est radieuse, oui, elle aussi certes, et brillante cela va sans dire, mais je décèle en elle un doute, un complexe dans la façon qu'elle a de reprendre l'antenne avec un duck-face après les sujets. A l'antenne, je ne sens pas ça chez Myriam Leroy.</div><div>(Oui bon, je sais, c'est pas le même exercice, Drucker est en direct, 35 minutes au taquet entre guerre, attentats, grève et Fabrice Luchini, la pression, son oncle, l'audience, tout ça.) Myriam Leroy me rappelle Pascale Clark des débuts sans les bouderies de diva et la voix parfois pincée quand elle rencontrait l'adversité. Elle pourrait tenir l'antenne d'une grosse radio française les doigts dans le nez, pas le mien, ni le sien, il me semble trop petit pour ça, le mien, il est trop encombré. Elle pourrait tenir la dragée haute au côté de Moix chez Ruquier.</div><div>Je le pense, j'aurais aimé le lui dire. Esprit de l'escalier! Nom de djeuh.</div><img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_bd293adc02604052b41204f0c5cea0d7~mv1.jpg"/></div>]]></content:encoded></item><item><title>Michel Preud'homme est-il un frère Dardenne?</title><description><![CDATA[Cher journal. L’autre soir, j’étais chez mes voisins d’immeuble Leila et Philippe pour une soirée HD à la cool: Eurovision sur La Une, finale The Voice sur TF1, dernière demi-finale du concours Reine Elisabeth sur La Trois et sur mon portable en alerte-foot, la dernière journée de Ligue 1 avec le suspensif “Toulouse et son entraineur Dupraz rélégués ou pas?”. Si Leila (ancienne gendarme) est belle et malicieuse, son compagnon Philippe est affreux et il est teubé comme personne. J’ai passé ma]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/06/06/Michel-Preudhomme-estil-un-fr%C3%A8re-Dardenne</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/06/06/Michel-Preudhomme-estil-un-fr%C3%A8re-Dardenne</guid><pubDate>Fri, 20 May 2016 17:53:00 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal. L’autre soir, j’étais chez mes voisins d’immeuble Leila et Philippe pour une soirée HD à la cool: Eurovision sur La Une, finale The Voice sur TF1, dernière demi-finale du concours Reine Elisabeth sur La Trois et sur mon portable en alerte-foot, la dernière journée de Ligue 1 avec le suspensif “Toulouse et son entraineur Dupraz rélégués ou pas?”. Si Leila (ancienne gendarme) est belle et malicieuse, son compagnon Philippe est affreux et il est teubé comme personne. J’ai passé ma soirée à les observer, aspiré par la pensée “Mais qu’est ce qu’elle lui trouve?”.  Leila, à qui je répète qu’elle devrait participer à Koh-Lanta (côtoyer Philippe doit être un exercice de survie au quotidien, elle y serait donc pleinement préparée), insistait pour regarder The Voice. Philippe voulait quant à lui regarder l’Eurovision (“Je surkiffe! La France va gagner!”) et évidemment je proposais La Trois. </div><div>J’aurais bien regardé l’Eurovision pour le fun, y glisser des anecdotes sur le Papa Pingouin, Sandra Kim et Telex mais les talents du concours Reine E m’apaisent tellement et j’avais hâte de revoir Kana Okada, la pianiste qui va gagner. Leila zappait donc poliment pour contenter tout le monde, mais j’ai vite senti qu’une tension grimpait. Frustrant, en effet, de ne voir qu’un bout de la prestation d’un coréen déclinant Chopin suivi d’une bulgare dans un costume Mad Max suivie d’un Mika flirtant avec l’alligator de Florent Pagny (d’autant plus frustrant qu’Angers venait d’ouvrir la marque face à Toulouse).  C’est donc parti en couille. </div><div>Devant mon interrogation sur la présence de l’Australie en compétition à l’Eurovision, Philippe a soutenu qu’il était normal qu’un pays nordique participe, bien que non rattaché au continent. J’ai explosé de rire car il confondait l’Australie avec le Groenland. Vexé, il a glissé la télécommande dans son slip en lançant un édifiant: “Viens la chercher si t’es un homme!“. Je lui ai sauté dessus en prenant au passage un tube de Springels pour lui enfoncer dans la gorge en lui hurlant que cette invitation à visiter son slip reflétait une homosexualité refoulée. Tandis qu’il tentait de reprendre sa respiration, le candidat nu de la Biélorussie est apparu à l’écran: “C’est pour ça que tu voulais voir l’Eurovision? Pour voir des hommes nus!”, ai-je vociféré.  Pendant cette bagarre de café, Leila avait chipé mon portable, elle votait à tout va pour le beau gosse de la Suède: à 0,75€ le sms, je l’ai mal pris. J’ai récupéré mon téléphone pour constater que Toulouse était maintenant mené 2-1. Sortant de son coma, bien calmé et voyant que je consultais un site de foot, Philippe m’a demandé si Michel Preud’homme était un frère Dardenne. C’était la goutte pour déborder le vase, j’ai préféré prendre congé non sans avoir dit à Leila: “Le truc dur dans son slip, c’est la télécommande.” </div><div>Soirée de mert.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Concours Reine Elisabeth 2016</title><description><![CDATA[Cher journal, l'autre soir, j’ai eu la chance d’être convié au Concours Reine Elisabeth 2016 afin d’assister à une demi-finale. La veille, tout fier d’avoir reçu l’accréditation, j’avais croisé mon voisin Pierre-Marie à qui je n’avais pu cacher ma joie. Vilain, il m’avait de suite assommé: “Mais pourquoi vous? Vous faites du rock! Vous jouez comme une branche au piano, je vous entends des fois, c’est affreux!”. Il avait également eu le culot d’ajouter qu’il eut bien aimé que je l’emmenasse, ce à<img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_9aef2c1f97034fd095d4128007b410ee%7Emv1.jpg"/>]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/18/Concours-Reine-Elisabeth-2016</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/18/Concours-Reine-Elisabeth-2016</guid><pubDate>Wed, 18 May 2016 07:29:37 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal, l'autre soir, j’ai eu la chance d’être convié au Concours Reine Elisabeth 2016 afin d’assister à une demi-finale. La veille, tout fier d’avoir reçu l’accréditation, j’avais croisé mon voisin Pierre-Marie à qui je n’avais pu cacher ma joie. Vilain, il m’avait de suite assommé: “Mais pourquoi vous? Vous faites du rock! Vous jouez comme une branche au piano, je vous entends des fois, c’est affreux!”. Il avait également eu le culot d’ajouter qu’il eut bien aimé que je l’emmenasse, ce à quoi j’avais répondu: “Ça va pas la tête Pierre-Marie? Je suis pas Mary Poppins!“. (Plus sérieusement, Pierre-Marie est en chaise roulante et je me voyais mal me prendre la tête dans les escaliers de Flagey avec celle-ci et l’entendre couiner à chaque volée.)</div><div>Une fois Pierre-Marie écarté d’un coup de pied et d’un rire de hyène, j’avais téléchargé à la hâte “Amadeus” (pour me cultiver) et j’étais parti en quête d’un smoking queue de pie (pour être raccord).</div><div>Sur place, à Flagey, tout était majestueux… Juste avant le début des épreuves, on m’a présenté le candidat américain Alexander Beyer, 21 ans, qui allait entamer un concerto quelques minutes plus tard. Sur le piano d’entraînement des candidats installé dans les loges, je lui ai montré comment jouer la mélodie du nouveau single de Sharko “You Don’t Have To Worry”. Je crois qu’il était impressionné par tant de magie. Je lui ai ensuite demandé pourquoi s’était-il orienté vers le piano et pas le base-ball, les armes ou le surf puisqu’il était américain. Haha. Comme il ne riait pas, j’en ai conclu qu’il était mort de trac. J’ai regagné alors ma prestigieuse place de V.I.P. à la cool.</div><div>Si le premier concerto de EunAe Lee m’a laissé de marbre (j’ai passé mon temps à me demander pourquoi elle avait choisi une robe couleur chair aussi moche), le second avec Alexander Beyer m’a complètement enthousiasmé; il a joué avec une telle excellence, peut-être était-il inspiré après m’avoir vu pianoter “You Don’t Have To Worry”.</div><div>A la mi-temps ou à l’entracte, comment dit-on, je ne sais pas, j’ai été convié à dévoiler mes impressions en direct à la télévision sur La Trois RTBF. J’étais évidemment complètement à l’aise puisque j’ai quand même composé des oeuvres telles “Spotlite” (trois accords La, Ré et Sol tout du long) ou “Motels” (quatre notes en tout, joués avec un doigt). Et puis, pourquoi complexer? J’ai moi-aussi fait des concerts dans des lieux prestigieux telle la foire aux Camemberts de Bouillon ou encore au café “La Quèquète à Jujules” à Ocquier.</div><div>Après cette intervention télévisée de haut vol, j’ai suivi les récitals, magnifiques. </div><div>Cinquante minutes sans partitions, ni copions, ni tablettes cachées, l’impression d’entendre quatre pianos jouer en même temps par une flopée de doigts qui ne se trompent JAMAIS. C’était tellement fort techniquement que ça m’a donné le vertige. (Pour ma part, et pour l’exemple, je me suis frotté l’autre jour à l’intro de “Thunderstruck” de AC/DC à la guitare: je me suis trompé de case au moins deux fois sur 2 mesures: un gage d’humilité, je sais ce que c’est.)</div><div>Depuis cette invitation à cette gloire aux génies, j’ai complètement délaissé les vidéos de Axl Rose chantant “Whole Lotta Rosie” assis. Je suis maintenant branché 24h/24 sur Musiq’3 et je dévore les replays RTBF de toute la compétition. Celle-ci est habilement filmé d’en haut, aussi peut-on contempler la virevolte des mains sur les touches, même sans le son, c’est un spectacle intrinsèque. Je suis donc devenu un fan absolu du récital proposé par Kana Okada, ma grande favorite (je vous invite à visionner son interprétation des “Niais de Sologne”, ça m’a mis les larmes. Sans rire): elle va gagner, c’est quasi-certain, si vous voulez mon avis.</div><img src="http://static.wixstatic.com/media/695412_9aef2c1f97034fd095d4128007b410ee~mv1.jpg"/></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 10 - &quot;Tambour battant et six cordes&quot; (11/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Cher journal, je viens de recevoir les dernières retouches de Mark Plati et je suis tout chose.Ces années de travail, bigre, comment dire. Ces petites idées qui font du chemin... Ces petites énergies qui se collent entre elles pour en aspirer de plus]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/12/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-10-Tambour-battant-et-six-cordes-1111</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/12/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-10-Tambour-battant-et-six-cordes-1111</guid><pubDate>Thu, 12 May 2016 09:23:27 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Cher journal, je viens de recevoir les dernières retouches de Mark Plati et je suis tout chose.</div><div>Ces années de travail, bigre, comment dire. Ces petites idées qui font du chemin... Ces petites énergies qui se collent entre elles pour en aspirer de plus grandes. Ces petites mélodies de rien du tout un jour, en ville, en voiture, la nuit, habillé en manteau ou en zizi, accompagnées ou non, qui deviennent de grandes structures autour desquelles viennent flirter d'autres brols.</div><div>Tout ça est maintenant mixé, fixé.</div><div>Les plans de batterie des nouveaux morceaux dépotent. Comment ne pas être cul-terre devant le spectacle mené tambour-battant par Oli sur &quot;Waterloo&quot;, &quot;Worry&quot; et plus subtilement l'intro de &quot;Amigoes&quot;? Encore plus flagrant quand, en répétition, il les articule avec puissance et solidité. Nous sommes en trio et j'ai l'impression d'avoir derrière moi toute la St-Patrick de Boston sur des chars de Ben-Hur en pleine course. Chan-mé.</div><div>Et que dire de la guitare de Teuk. Son &quot;son&quot; n'a joué été soigné comme ça. Autant d'amour et d'égards pour ses petits doigts sur cette six cordes. Ah le champion.</div><div>C'est fini mais tout reste à faire.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 9 - &quot;Donut Overdose&quot; (10/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Dernier jour. Dans l'avion, les films étaient les mêmes qu'à l'aller! M'enfin, c'est New York, merde! Mixes quasi terminés, ne reste plus qu'à écouter chez soi et demander des changements mineurs, des micro-détails ici et là. Si j'étais vilain, je ferais]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/12/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-9-Donut-Overdose-1011</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/12/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-9-Donut-Overdose-1011</guid><pubDate>Thu, 12 May 2016 09:09:48 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Dernier jour. Dans l'avion, les films étaient les mêmes qu'à l'aller! M'enfin, c'est New York, merde! Mixes quasi terminés, ne reste plus qu'à écouter chez soi et demander des changements mineurs, des micro-détails ici et là. Si j'étais vilain, je ferais ma diva: &quot;Tu peux inverser la phase? Tu peux inverser les pans, j'aime pas tes gauche-droites, je préfère les droite-gauches? Tu peux descendre la guitare d'un ton pour voir? Tu peux mettre un effet flanger sur toutes les basses pour essayer? Tu peux mettre plus de shaker? Non en fait moins? Non c'était mieux plus fort. Et le mettre à gauche? A droite? Au centre? Sans shaker? Voilà c'est mieux sans shaker. Yo, tu vois le trou au milieu d'un donut? Je veux un trou pareil au milieu de la chanson.&quot;.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 8 - &quot;Tempête de neige&quot; (9/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Les médias locaux annoncent une tempête de neige historique. On note une effervescence chez nos proches en Belgique pour nous mais nous, on capte que dalle. Certes les médias relaient ici des alertes dramatisées à outrance, mais il y a un tel décalage]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/12/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-8-Temp%C3%AAte-de-neige-911</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/12/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-8-Temp%C3%AAte-de-neige-911</guid><pubDate>Thu, 12 May 2016 09:00:42 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Les médias locaux annoncent une tempête de neige historique. On note une effervescence chez nos proches en Belgique pour nous mais nous, on capte que dalle. Certes les médias relaient ici des alertes dramatisées à outrance, mais il y a un tel décalage entre l'urgence catastrophée annoncée et la réalité de gens pondérés sur le terrain. Mark Plati n'en fait pas lui-même un fromage, ce qui ne fait rien pour nous alarmer, il avance sur les mixes pendant que je me retiens de pisser. (Ma plus grande préoccupation: le Dunkin' Donut va t-il fermer en pleine tempête?) Les gens semblent très calmes voire enthousiastes quand tombent les premières neiges. Ils se prennent en photo dans le blizzard, portent un toast avec leur verre sur le trottoir et sortent skis et luges. Faut dire que quand ça tombe, ça tombe. Les voitures ne circulent plus, ni les taxis. Quant à nous, nous sommes habillés comme des ploucs devant des habitants qui, eux, sont parés, bottés, couverts, vaillants. On ressemble à rien, je partirai d'ici complexé à mort avec ma chemise Wibra. Nous entamons les &quot;recalls&quot;; modifications d'horloger dans l'équilibre global; parfois délicat. Mark est rapide et confiant. (En parlant d'horloger, vous avez déjà capté que les joueurs de tennis, quand ils remportent un tournoi, ils pensent tout de suite à mettre la montre du sponsor pour la remise de la coupe? Et dans les interviews, ils se grattent le visage ou les cheveux pour qu'on voit bien la montre? &quot;6-0, 6-0, cynisme.&quot;)</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 7 - &quot;Office du Tourisme&quot; (8/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Attention Monsieur Office du Tourisme ici. L'eau est plus douce à New York: quand on se lave, le savon prend du temps à s'évanouir.Les gens sont pour la plupart hyper bien sapés tendance, les jeunes comme les plus vieux.On croise peu de gens obèses, même]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/11/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-7-Office-du-Tourisme-811</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/11/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-7-Office-du-Tourisme-811</guid><pubDate>Wed, 11 May 2016 07:31:35 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Attention Monsieur Office du Tourisme ici.</div><div> L'eau est plus douce à New York: quand on se lave, le savon prend du temps à s'évanouir.</div><div>Les gens sont pour la plupart hyper bien sapés tendance, les jeunes comme les plus vieux.</div><div>On croise peu de gens obèses, même si on trouve des fast-food tous les 200 mètres. Ceci dit, l'offre de nourriture est toujours facile pour qui veut manger sain. Les snacks tex-mex bio, c'est ce que j'ai mangé de meilleur, ça et l'espèce de cheesecake offert dans l'avion (je crois que c'était un cheesecake, j'espère que c'était un cheesecake).</div><div>C'est une ville qui ne dort jamais. Haha. Dans les métros, on trouve des musiciens qui dépotent, ils ont tout pour eux: le look, le jeu, la dégaine, le son, l'originalité. Violents de talent. Un gros bémol alarmant pourtant: comme nous souhaitions faire divers achats, il nous a été conseillé d'aller vers le Manhattan Mall et alentours, dans un complexe de magasins. Expérience déprimante: sur les quatre étages du Mall, deux étaient inaccessibles avec des magasins fermés aux vitrines opaques. Les magasins ouverts sur les autres étages offraient quant à eux des rayons vides, des cartons mi-ouverts dans les allées, des soldes sur des pulls moches qu'on trouve à la Batte, des commerçants seuls débordés entre les rangements et la caisse…</div><div>M'enfin, c'est New York, merde! La capitale de la consommation à outrance! Oh! Où trouver les gadgets modernes? Où trouver du scotch pro-stage de couleur? Où trouver des câbles optiques longs? Où dénicher un deck de skate à la pointe? Ou un jouet qui sort du lot? Où trouver un livre rare de George Plimpton? Ou trouver un beau sweat-shirt de hipster pour pécho? Si c'est pas à New York, où? Ho! Comme j'expliquais notre désarroi à une femme-flic devant la porte à la sortie du Mall, et que je lui demandais pourquoi les boutiques semblaient désertées, laconique, elle m'a répondu: &quot;Amazon!&quot;.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 6 - &quot;You should make a record!&quot; (7/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Mark était proche de David Bowie, qui habitait New York. Ils ont travaillé ensemble pendant onze ans, Mark l'accompagnant sur plusieurs tournées. Aux murs du studio, il y a plusieurs photos d'eux dans l'intimité. Nous évitons le sujet, trop sensible;]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/10/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-6-You-should-make-a-record-711</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/10/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-6-You-should-make-a-record-711</guid><pubDate>Tue, 10 May 2016 10:16:29 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Mark était proche de David Bowie, qui habitait New York. Ils ont travaillé ensemble pendant onze ans, Mark l'accompagnant sur plusieurs tournées. Aux murs du studio, il y a plusieurs photos d'eux dans l'intimité. Nous évitons le sujet, trop sensible; Bowie est seulement décédé depuis quelques jours. La première fois qu'il l'a évoqué, c'était en chuchotant devant une photo: &quot;He…&quot;. Hier soir concert solo dans un club à la cool avec ma guitare. Tous ces jeunes bobos new-yorkais, à la &quot;Frances Ha&quot;, belles gosses et jeunes mômes bien sapés. Devant cent vingt personnes, ai entamé &quot;Such A Bone&quot;, méchant. Au bout de trois chansons, il n'y avait plus que six personnes pour me suivre dans un boucan que j'ai traversé avec une authentique et indécrottable joie d'être là. Certains sont venus après le set avec des compliments invraisemblables. Puis deux jeunes hipsters enthousiastes sont arrivés: &quot;Man, great fucking songs! You really should make a record!&quot;. Un donut?</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 5 - &quot;Attention Papy du Rock ici&quot; (6/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Mark vient de finir un mix complet en deux heures trente (!)… et ça semble sonner… énorme. (Sur "Waterloo".) Certes, Mark n'est pas spécialement affable, il ne mange jamais aux mêmes heures que nous, mais c'est un technicien d'une finesse d'escrimeur. Il]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/10/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-5-Attention-Papy-du-Rock-ici-611</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/05/10/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-5-Attention-Papy-du-Rock-ici-611</guid><pubDate>Tue, 10 May 2016 10:09:08 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Mark vient de finir un mix complet en deux heures trente (!)… et ça semble sonner… énorme. (Sur &quot;Waterloo&quot;.) Certes, Mark n'est pas spécialement affable, il ne mange jamais aux mêmes heures que nous, mais c'est un technicien d'une finesse d'escrimeur. Il allège des zones qui semblaient bouchées. Il décode nos interrogations… et possède le bagage technique pour y répondre avec la vitesse d'un TGV japonais. Sur le coup, je suis scotché gutta-percha.</div><div>Mon esprit s'est alors souvenu de cette histoire d'antan (Attention Papy du Rock ici): pour mixer le premier single &quot;Personal Jesus&quot;, en 1990, les Depeche Mode ont engagé Kerkovian, un DJ français surdoué (et pugnace). Kerkovian n'a pas quitté la console pendant NEUF jours. Neuf jours de mix! Il dormait sur place, il n'a jamais lâché la bête du regard. Hey, je sais, on est en 2016, la console de Mark est digitalisée, automatisée en tous points. Les effets hardware sont compilés en rack avec des options de sauvegarde tac-tac, sans parler des nombreux effets software tic-tic. (Et bien sûr, on est pas Depeche Mode et on a pas la pression du premier single d'un album prévendu à un million d'exemplaires dans le monde et &quot;Waterloo&quot; n'est pas &quot;Personal Jesus&quot;.) Mais deux heures trente pour un mix, quand même! Pocha. Vite un donut pour fêter ça! (&quot;Une autre histoire Papy, une autre!&quot; Pour le mix de &quot;Master &amp; Servant&quot; en 1984, ces mêmes Depeche Mode ont passé trois jours derrière la console! Après ces trois jours, ils ont fièrement couché leur effort sur une cassette DAT avant de tout remettre à zéro (sans possibilité de sauvegarde de console). Le lendemain, c'est le drame: dans l'immersion, la concentration, la tête dans le guidon, le manque de sommeil, ils avaient complètement oublié... la caisse claire. Elle n'était pas dans le mix! La fatigue, l'oreille qui compense… tout ça.)</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Saga Africa</title><description><![CDATA[Cher journal.Aujourd'hui, on nous a proposé d'aller jouer au Bénin.]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/29/Saga-Africa</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/29/Saga-Africa</guid><pubDate>Fri, 29 Apr 2016 14:17:30 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal.</div><div>Aujourd'hui, on nous a proposé d'aller jouer au Bénin.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Sharko à la TV</title><description><![CDATA[Cher journal. Dimanche, je reçois un mail de notre attaché de presse nous informant de notre passage dans l'émission "L'invitation" sur la RTBF LaTrois ce mardi 26 avril. Il m'envoie confirmation avec une bannière provenant de la production avec les horaires précis, à partager sur les réseaux: "12h50 et 21h05 - SHARKO ce mardi!".Passée la vive émotion et après avoir appelé Teuk, Oli et les autres, lundi, ni une ni deux, je cours acheter une vraie télévision, petite mais plate, et je cours]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/28/Sharko-%C3%A0-la-TV</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/28/Sharko-%C3%A0-la-TV</guid><pubDate>Thu, 28 Apr 2016 15:00:29 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal. Dimanche, je reçois un mail de notre attaché de presse nous informant de notre passage dans l'émission &quot;L'invitation&quot; sur la RTBF LaTrois ce mardi 26 avril. Il m'envoie confirmation avec une bannière provenant de la production avec les horaires précis, à partager sur les réseaux: &quot;12h50 et 21h05 - SHARKO ce mardi!&quot;.</div><div>Passée la vive émotion et après avoir appelé Teuk, Oli et les autres, lundi, ni une ni deux, je cours acheter une vraie télévision, petite mais plate, et je cours demander un branchement d'urgence (249€, c'est pas tous les jours) en prenant bien soin de préciser à la vendeuse: &quot;Bon c'est cher, mais vous comprenez, c'est parce que je passe à la télévision à 12h50 et à 21h05 ce mardi!&quot; (assez fort pour les clients captent que je suis un VIP, si ça peut aider pour pécho, c'est tout bénef'). Le technicien arrive de fait à l'heure ce mardi à l'aube et installe le bazar. J'avais pris la peine d'exposer une douzaine d'exemplaires du Focus avec ma photo en couv' dans le salon, il ne pouvait passer à côté sans être impressionné par tant de notoriété. &quot;Je passe à la télé à 12h50 et 21h05 aujourd'hui, vous le saviez?&quot;, lui ai-je demandé, blasé. Après de longues négociations avec ma concierge, Madame Kaminsky (polonaise, super belle femme, veuve), j'obtiens son aval pour installer pour la journée ma nouvelle tv dans la cour de l'immeuble: &quot;Parce que vous comprenez, c'est pas tous les jours qu'on passe à la tv! Surtout à 12h50 ET à 21h05!&quot;. Je cours à l'foufelle acheter une rallonge chez le Paki du coin (189€, premier prix!) et trempé de sueur et de stress, je confectionne un montage audacieux de fils défectueux et j'érige sur le trône d'une chaise ikéa mon nouvel achat plat. Hourrah! A 12h30, l'image irradie la petite cour. Je tente aussitôt d'avertir le voisinage d'une diffusion pédagogique de ma célébrité, je cours dans tous les sens, je frappe aux portes, je sonne partout et sms à tout va, mais seuls Madame Kaminsky et ses deux ados boutonneux et sarcastiques répondent présents, ainsi que mon voisin de dessus, Pierre-Marie Victoire d'Honoré, que je peine à descendre dans l'escalier avec sa chaise roulante. Comme je sue comme un boeuf, mes mains glissent des poignées et sa chaise dévale une rangée d'escalier et heurte de plein fouet le muret. Il hurle mais moi aussi je peux hurler: &quot;Mais enfin Pierre-Marie, à quoi vous jouez?! Vous n'avez pas le monopole de la grosse voix!&quot;. Bref, à 12h49, on arrive enfin devant l'écran, évidemment les boutonneux avaient chipoté à la zapette, j'arrive sur LaTrois pour découvrir… un reportage sur les importations de fruits de mer entre l'Uruguay et l'Argentine. OH! C'est quoi ce délire? Je reste confiant: &quot;Ca arrive, ils ont un peu de retard, c'est juste après! J'ai reçu la bannière facebook: 12h50 et 21h05 - SHARKO!, je suis sûr de moi!&quot;. Devant les rires et le cynisme insupportable des deux zozos pubères, je m'énerve et confisque le programme tv de Madame Kaminsky. Pendant que je le consulte, Pierre-Marie est baladé façon ping-pong par les 2 décérébrés et je constate avec effroi que l'horaire de l'émission est en fait… 12h40! MER-DE!</div><div>Je tente de joindre sans succès Oli et Teuk et je tempête mais tempère: Peu importe! Restons positif! Ca repasse ce soir! 21h05 précise le programme et la bannière! Je remonte Pierre-Marie (d'abord la chaise, ensuite en le tirant lui par les pieds; plus rapide), je négocie avec Madame Kaminsky qu'elle garde un oeil sur ma tv et je cours faire des courses pour un apéro digne de ce nom: cahuètes, chips, pizzas, jus, bières… Je veux la fête ET la gloire ce soir! Apéritif dinatoire de haut-vol! Pour tous mes voisins! Devant la tv! Célébrons le passage de Sharko! Je serai la star de l'immeuble! Enfin reconnu! Après des années de disette sur mon parcours maudit et leurs questions à la con genre: &quot;Tu fais quoi à part la musique? Tu as déjà pensé te présenter à The Voice?&quot;.</div><div>Ah les cons, ils vont voir ce soir de quel doigt je me chauffe! En début de soirée, alors que j'installe mes assiettes en carton et nappes Simpsons, je guette donc le retour des voisins. Je les prie de venir assister à cette fête audiovisuelle, à 21h05: &quot;C'est Sharko! Venez! Des chips! De la bière!&quot;. Je sms, j'appelle, je sonne, je course, j'insiste. (J'entends également Pierre-Marie crier de sa fenêtre &quot;Monsieur Bartholomé, vous m'oubliez pas hein?&quot; mais je feins de ne pas l'entendre, trop chiant à balader dans l'escalier.) Aaah mes voisins… Si Leila (ancienne gendarme, top meuf) est convaincue, son copain Philippe semble trop teubé pour comprendre (elle est si belle, lui est si laid, qu'est-ce qu'elle lui trouve?). La petite Julie, étudiante et jolie comme un coeur, a rendez-vous avec un pote mais elle viendra avant de partir (elle me parle comme si j'avais 82 ans, mais elle est trop chou). Madame Kaminsky a invité sa soeur, presque aussi jolie, la tante des deux boutonneux. Monsieur José viendra mais après le match City-Real Madrid: &quot;Non José, c'est 21h05 pendant 10 minutes, comprendo? Pas après le match, nom de dieu, merde, réfléchissez!&quot;. Les Maquettes (bobos branchés) seront là - dubitatifs, avec leur petit Niels. Monsieur Ibrahim, lui, doit en parler à son épouse et le jeune Thibault répond avec enthousiasme (il veut pécho Julie). Et enfin Kobinyé me dit &quot;Oui, oui&quot; mais il y a peu de chance qu'il vienne. (De temps en temps, j'entends Pierre-Marie hurler mais je n'y prête aucune attention.) Vers 20h55, BINGO, tout le monde est là, pour assister au sacre de Sharko et notre passage télévisuel: la gloire! Tous branchés sur LaTrois! Si Kobinyé est finalement descendu, il propose qu'on zappe sur TF1; il veut voir &quot;Unforgettable&quot;. Ce qui a le don d'irriter José qui veut, quant à lui, voir le match de foot City-Real. De toutes façons, je peux plus changer, les 2 affreux ont planqué la télécommande. Pierre-Marie en remet une couche à l'étage mais on fait semblant de rien. Le petit Niels vomit son biberon sur la pizza 4 fromages et Thibault en reçoit la moitié sur son pull cachemire. La soeur de Madame Kaminsky me regarde avec d'oeil cougar alors que je peine à séparer José et Kobinyé qui se battent devant les encouragements fielleux des 2 débiles. Alors qu'ENFIN arrive le générique de l'émission, je crie de toutes mes forces: &quot;SILENCE!&quot; pour constater, livide, que l'émission de ce soir est consacrée… au chanteur de Mud Flow. Journée de mert.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>PAC Rock en russe</title><description><![CDATA[Cher journal, nous venons de jouer au Pac Rock festival ce samedi, et sommes rentrés avec divers maux de gorge, rhume, refroidissement et pieds congelés en tout genre. Même en doublant mes chaussettes et en mettant un gilet par-dessus (!) ma veste en cuir, rien n'y fit, fi: le froid m'a piqué.Concert débuté à 23h30, 2°. Fini à minuit 30, 1°.Juste avant nous, un groupe russe de coldwave "Motorama". Au sortir de scène, ils avaient la banane et nous confiaient, en tee-shirt: "Quel beau pays vous]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/25/PAC-Rock-en-russe</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/25/PAC-Rock-en-russe</guid><pubDate>Mon, 25 Apr 2016 10:31:07 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>Cher journal, nous venons de jouer au Pac Rock festival ce samedi, et sommes rentrés avec divers maux de gorge, rhume, refroidissement et pieds congelés en tout genre. Même en doublant mes chaussettes et en mettant un gilet par-dessus (!) ma veste en cuir, rien n'y fit, fi: le froid m'a piqué.</div><div>Concert débuté à 23h30, 2°. Fini à minuit 30, 1°.</div><div>Juste avant nous, un groupe russe de coldwave &quot;Motorama&quot;. Au sortir de scène, ils avaient la banane et nous confiaient, en tee-shirt: &quot;Quel beau pays vous avez! Fait doux ici, da! Pour nous, c'est les vacances de rêve!&quot;.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 4 - &quot;Vêtements de jadis&quot; (5/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Le matin, nous nous levons tôt, visite des lieux, repérages et le soir jusque tard, nous tournons des images. Nous tournons partout, tout le temps. Les gens nous regardent à peine; ils en ont rien à péter, c'est parfait et désinhibant au possible. De]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/24/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-4-V%C3%AAtements-de-jadis-511</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/24/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-4-V%C3%AAtements-de-jadis-511</guid><pubDate>Sun, 24 Apr 2016 13:14:20 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Le matin, nous nous levons tôt, visite des lieux, repérages et le soir jusque tard, nous tournons des images. Nous tournons partout, tout le temps. Les gens nous regardent à peine; ils en ont rien à péter, c'est parfait et désinhibant au possible. De temps en temps, on capte un regard plein d'empathie d'un hipster devant nos gueules de con et nos vêtements de jadis.</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 3 - &quot;Pragmatisme&quot; (4/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Cher journal. Ai passé la nuit à observer le plafond. Je comprends avoir été désorienté par l'absence de réactions venant de Mark. Il ne s'est jusqu'ici exprimé ni sur la couleur globale des chansons, ni sur les sons de Teuk, ni sur les valises sous les]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/20/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-3-Pragmatisme-411</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/20/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-3-Pragmatisme-411</guid><pubDate>Wed, 20 Apr 2016 19:19:29 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div> Cher journal. Ai passé la nuit à observer le plafond. Je comprends avoir été désorienté par l'absence de réactions venant de Mark. Il ne s'est jusqu'ici exprimé ni sur la couleur globale des chansons, ni sur les sons de Teuk, ni sur les valises sous les yeux de Christophe, ni sur les enregistrements de batterie d'Oli (que je n'ai ni retouchés, ni beat-detectivés, ni montés car Oli a joué comme dans un rêve et pour un mixeur, ce n'est que le bonheur).</div><div>Et s'il ne fait aucun commentaire, ce serait même rassurant au possible: c'est sa réalité; il a l'habitude de travailler pour des disques de haut niveau, il trouve donc, et je le devine maintenant, tout à fait normal que le batteur soit au top ou que les sons de guitare soient soignés et que le chanteur ne beugle pas comme une casserole auto-tunée. C'est un professionnel de haut vol, donc le matériel est supposé être de haut vol. Non? Je comprends également qu'avec lui, je dois arrêter les commentaires subjectifs et user désormais d'hyper-pragmatisme (il n'a pas d'états d'âme, pourquoi lui en fournir une palette?); une feuille, un stylo et une précision clinique quant à nos suggestions. Et ça fonctionne! Il fait écouter son ébauche, on se concerte, je note, il lit et on avance. Plus simple. Et il nous connait mieux. Et il cerne mieux nos désirs. Et il agit sans se prendre la tête. Énergie américaine, vitalité new-yorkaise?</div><div>Troisième jour de mix tranché, tranchant, vif avec des décisions prises sans hésitations.</div><div>Vu que ça tourne bien, je me détends, Mark également et Christophe se détend de nous voir détendus. Vite un donut pour fêter ça!</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 2 - &quot;La porte!&quot; (3/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Cher journal. Débuts compliqués. Affligés par le jet-lag, on dort à peine la nuit, on se réveille n'imp'. J'ai les yeux gonflés comme des roues de moto du Paris-Dakar et Christophe a de telles valises sous les yeux qu'il exploserait la limite autorisée]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/18/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-2-La-porte-311</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/18/NYC-Mixage-Album-Sharko-Jour-2-La-porte-311</guid><pubDate>Mon, 18 Apr 2016 15:53:15 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Cher journal. Débuts compliqués. Affligés par le jet-lag, on dort à peine la nuit, on se réveille n'imp'. J'ai les yeux gonflés comme des roues de moto du Paris-Dakar et Christophe a de telles valises sous les yeux qu'il exploserait la limite autorisée sur un vol Ryanair. Dehors, le froid pique. Nous décidons pourtant de profiter de New York: le matin avant le studio, nous repérerons des lieux que la nuit après le studio, nous irons filmer pour documenter notre séjour. Nous errons comme des quiches mal fagotés dans Manhattan, j'ai froid et je ressemble à rien. Débuts compliqués au studio également; difficile de trouver la bonne méthode pour communiquer avec Mark. Candide, je veux aider en expliquant le sens des chansons et je me lance dans des explications imagées: &quot;Yo man, tu vois, il y a une cadence hypnotive. C'est comme un petit train dans un tunnel, on promet la fin du tunnel et ça tarde, ça tarde, grosse frustration imposée, you see? Avec le refrain, on ouvre le tunnel et ensuite guitare blabla… you see?&quot;. Je note que pendant que je m'enflamme, Mark trépigne et checke son téléphone. Aïe.</div><div>(Je m'étonne également qu'il ne parle pas davantage des prises et leur contenu, des sons et leur provenance et des arrangements ou même des paroles nom de djeu.) Pour aller aux toilettes au studio, il y a une porte spéciale qui calfeutre le son et protège du froid. Cette solide et large porte n'a pas de chambranle, elle se ferme quand elle est d'équerre. Elle est dure et lourde à manier, tirer, pousser. De retour de toilettes et bon élève, j'ai voulu la refermer correctement mais j'ai senti une résistance. J'ai poussé, j'y étais presque. J'ai repoussé un coup… et &quot;SCHHHHHHRRWIK&quot;, j'ai senti le stud: j'étais passé au-delà de l'équerre, j'avais forcé les vis hors charnières!</div><div>Mais comment c'est possible? Ici? M'enfin, c'est New York, merde! La porte tenait à peine, je me suis senti tout cake, je ne bougeais plus.</div><div>Puis ce léger mais long &quot;Swwwwiiiiiirrrkkkkkrr&quot;; le bruit d'une vis qui cédait sous le poids. Mark s'est levé: &quot;What the fuck! O man! What happened? Fuck!&quot;. Il a inspecté la porte... et s'en est retourné au mix, dépité. Suis allé chercher Christophe: &quot;Viens m'aider, j'ai bousillé la porte, elle va tomber, si elle tombe, ce soir, on est dans l'avion du retour encadré par le FBI. Viens m'aider!&quot;. Avec son allure d'ardennais bourru qui n'a pas peur d'une porte, il a saisi celle-ci avec une autorité de bûcheron de La-Roche-en-Ardenne et a tenté de la remettre dans son lit, les vis dans leur loge. Comme il faisait beaucoup de bruit avec sa bouche et avec la porte, j'ai cru un instant devoir appeler les pompiers. Mark a tenté l'apaisement devant le raffut: &quot;It's ok guys, it was old. It's ok, don't make it worse, it's ok really!&quot; et nous a apporté une aide bienvenue en tirant la poignée de porte avec force mais &quot;SHHHTOK&quot;… la poignée a lâché à son tour, elle s'est cassée d'un coup sec... Mark l'observait incrédule: nous étions bons pour Ryker's Island et le FBI, ai-je pensé en textant à mes proches à quel point je les aimais, adieu.</div><div>Christophe, ce sauveur, s'est emparé de la poignée, et tout en contenant un fou rire épouvantablement malvenu, il a refixé la chose avec des plaques d'acier de fortune et des vis à l'foufelle. Tout est rentré dans l'ordre - sauf la porte.</div><div>(Je me suis retenu d'aller pisser pendant 5 jours.) Vite un donut pour me remonter le moral!</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>NYC - Mixage Album Sharko Jour 1 - &quot;Trompes d'Eustache&quot; (2/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Arrivés à NYC avec Christophe (manager-attaché de presse-conseiller à la production Sharko). Le froid glacial, les rues en travaux et partout des ouvriers à la manoeuvre. Des routes dans un tel état de délabrement, on se croirait sur l'E42]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/18/NYC-Jour-1-Trompes-dEustache-211</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/18/NYC-Jour-1-Trompes-dEustache-211</guid><pubDate>Mon, 18 Apr 2016 15:45:41 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Arrivés à NYC avec Christophe (manager-attaché de presse-conseiller à la production Sharko). Le froid glacial, les rues en travaux et partout des ouvriers à la manoeuvre. Des routes dans un tel état de délabrement, on se croirait sur l'E42 Mons-Bruxelles. M'enfin, c'est New York, merde!</div><div>Dans le taxi, le chauffeur avait la radio en même temps que la télé derrière à fond. Utile pour déboucher les oreilles et les trompes d'Eustache. Avons déposé valises au flat, à Brooklyn, dans un quartier tendance, bobos super bien sapés. A côté d'eux, on ressemble à rien, on va développer un gros complexe, je crois. On file au studio où nous attend Mark Plati, le mixeur du disque. J'ai des appréhensions, suis impatient. Il s'est montré jusqu'ici plutôt évasif, je ne sais rien de ce qu'il a pensé/préparé. Pourquoi lui?</div><div>Parce qu'il possède une patte avec un son large et des rondeurs. Nous souhaitons qu'il sculpte des poignées d'amour aux chansons. A côté du studio, OMG! Un DUNKIN' DONUTS! (Vraiment à côté.)</div></div>]]></content:encoded></item><item><title>Vers New York - Mixage Album Sharko - &quot;Avion et Attention Monsieur Cinéma ici&quot; (1/11)</title><description><![CDATA[(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; "You Don't Have To Worry". Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.) Cher journal, à peine entré dans l'avion qui nous emmène à New York pour mixer cet album avec Mark Plati, j'explore la liste des films mis à disposition (attention Monsieur Cinéma ici) oh quelle chance, que des navets!(C'est quoi un navet Monsieur]]></description><link>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/18/Journal-Vers-New-York-Mixage-Album-Sharko-Avion-et-Attention-Monsieur-Cin%C3%A9ma-ici-111</link><guid>https://www.sharko.be/single-post/2016/04/18/Journal-Vers-New-York-Mixage-Album-Sharko-Avion-et-Attention-Monsieur-Cin%C3%A9ma-ici-111</guid><pubDate>Mon, 18 Apr 2016 13:12:49 +0000</pubDate><content:encoded><![CDATA[<div><div>(Pour info: journal tenu lors de notre séjour à New York en janvier 2016. J'y étais alors, avec notre manager, pour mixer le nouvel album de Sharko; &quot;You Don't Have To Worry&quot;. Il s'agit de mes impressions notées quotidiennement et reprises ici.)</div><div>Cher journal, à peine entré dans l'avion qui nous emmène à New York pour mixer cet album avec Mark Plati, j'explore la liste des films mis à disposition (attention Monsieur Cinéma ici) oh quelle chance, que des navets!</div><div>(C'est quoi un navet Monsieur Cinéma? Un navet, c'est un film qui accompagne cette tenace réflexion: comment des gens intelligents - commerciaux, artistes, décideurs, producteurs, réalisateurs et créatifs en tous genres - ont-ils pu valider cette idée de mert, ce concept ou cette scène catastrophique sans rencontrer une voix de résistance, juste et sage? Est-ce qu'il y a de bons navets? Oui hein. Un bon navet, c'est un film qui se déroule, et sitôt le générique de fin entamé, on a tout oublié, on a rien retenu.)</div><div>Navet de chez navet 1 (the winner): &quot;Danny Collins&quot; dans lequel on veut me faire croire que Al Pacino est une star du rock qui beugle des chansons tout cake sur une scène surpeuplée de faux zicos sapés 1993 devant un faux public exag' hystérique?</div><div>Comment Al Pacino tient son micro, à deux mètres de sa bouche, avec une telle vulgarité et comment il joue mal, ça m'a fait de la peine pour lui et son talent des années Dog Day, Heat, Godfather ou Serpico. Ai tenu cinq minutes.</div><div>Navet 2: &quot;Une Nouvelle Chance&quot;. Clint Eastwood joue un vieux briscard du monde du base-ball. On le découvre dans son appartement tout gris, il se lève au petit matin avec difficulté, il n'y voit plus grand chose, va vers les toilettes et entame un monologue avec son pénis: &quot;Allez Coco, vas-y, tu peux le faire, laisse-toi aller, vas-y mon pote&quot;.</div><div>Comment son entourage et l'équipe du film ont t-ils cautionné une scène affreuse de prostate capricieuse? Ai tenu dix minutes et mon voisin de siège m'a soufflé: &quot;A ce rythme-là, vous aurez vu tous les films avant le décollage...”.</div><div>Navet 3: &quot;The Walk&quot;. L'histoire vraie de Philippe Petit, ce funambule parisien qui a traversé le vide sur un fil entre les deux tours du World Trade en 1973 est, à la base, vibrante. (J'étais resté sans voix devant le documentaire qui lui fut consacré il y a quelques années: &quot;Man on Wire&quot;.)</div><div>C'est ici faussement bien réalisé pour Imax, tout ressemble à un décor d'intérieur sans vie (&quot;Plus belle la vie&quot; à côté, c'est Bollywood), le personnage joué par Gordon-Levitt est supposé être, au début du film, en haut de la Statue de la Liberté. C'est aussi réaliste que moi faisant un parfait de foies de volaille aux truffes 3 étoiles dans ma kitchenette une taque.</div><div>Bref, je croyais être au bout de ma peine quand coup sur coup, ces deux scènes atroces: Philippe Petit est français, il est clown de rue à Paris et il croise une top sexy française. Mais c'est un film américain; il est donc hors de question de sous-titrer un blockbuster pour les américains! Comment faire? Ben, on y va au bazooka: Philippe (joué donc par Gordon-Levitt) flirte: &quot;Hello. My name iz Philippe!&quot;</div><div>La fille: &quot;Bonjour, pourquoi en anglais? T'es français, non?&quot; Philippe: &quot;Yes, but I have-euh to practice ze english becauze I am going to New York!&quot;</div><div>La fille: &quot;Ah ok... My name is Annie then!&quot;</div><div>Et le film continue en anglais. OMG.</div><div>Arrive une deuxième scène atroce: Philippe regroupe ses associés chez lui en vue de préparer la traversée des tours. Ils sont cinq: un belge et quatre français. Même dilemme, comment éviter les sous-titres?</div><div>Philippe: &quot;Ok guyz, let's do it with a rope between...&quot;</div><div>Les autres: &quot;… Oh Philou, c'est quoi ce délire en anglais? T'es teubé ou quoi?&quot;</div><div>Philippe: &quot;Guys, in english pleaze! We need to practice and sound like real people from New York!&quot; Affreux.</div><div>Et le film de continuer en anglais.</div><div>Sans moi.</div><div>L'avion va atterrir, pas pu dormir, j'ai les oreilles en pots de miel à bourdons.</div></div>]]></content:encoded></item></channel></rss>